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Lauréat : Jason Connolly - Données biographiques Article : Portée de la recherche : Jusqu'à présent, il a été difficile de dissocier le rôle relatif des cortex frontal et pariétal dans le contrôle oculomoteur. Des recherches antérieures ont montré que ces régions sont co-activées dans des paradigmes où les sujets effectuent des mouvements oculaires ou détournent leur attention. La série d'expériences d'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf) présentée dans cet article montre que les deux régions peuvent être dissociées sur le plan fonctionnel et évoque la possibilité d'un rôle particulier du cortex frontal dans la planification motrice précoce. L'observation que certains signaux précoces de planification motrice sont localisés dans le cortex frontal éclaire l'un des débats les plus intenses en neuroscience cognitive ces cinq dernières années - le lobe pariétal a-t-il quelque chose à voir avec l'attention ou avec la planification motrice précoce? L'importance de notre article dans ce débat a été reconnue dans le commentaire New and Views paru dans la revue Nature Neuroscience décrivant notre article. Pour étudier la planification motrice précoce, nous avons demandé à des sujets normaux de regarder vers un objet visuel qui apparaissait dans la périphérie (pro-saccade) ou de détourner les yeux de cet objet (anti-saccade) après un délai variable et une mesure de l'activation dans le cortex pariétal et frontal par IRMf. Cet article fournit les premières preuves en neuro-imagerie que le cortex frontal et non le lobe pariétal est sélectivement activé lorsqu'un sujet compte faire un mouvement et non l'autre - avant l'apparition de la cible du mouvement. Ces observations mettent en évidence non seulement les fonctions relatives des deux régions mais démontrent également que le cortex frontal peut jouer un rôle relativement plus important dans la sélection des mouvements - avant qu'une cible ne soit précisée. Le cortex pariétal, par contre, est davantage intéressé à transformer l'information spatiale concernant la cible en un mouvement approprié. En plus d'éclairer le débat opposant le cortex pariétal et frontal, notre article fournit des renseignements critiques sur l'utilisation de ces techniques dans l'étude des patients présentant certains troubles au niveau des lobes frontaux. Plus précisément, nous avons identifié les signaux de contrôle dans les lobes frontaux qui devraient être altérés dans la schizophrénie, le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité et d'autres troubles intéressant les lobes frontaux. Nous pouvons maintenant déterminer si ces signaux sont de fait altérés et si des traitements peuvent rétablir le fonctionnement lors d'une tâche mobilisant les lobes frontaux, comme la tâche d'anti-saccades. |