Rapport annuel 2002-2003
Institut du cancer des IRSC
3655 Promenade Sir-William-Osler, pièce 706
Montréal QC H3G 1Y6
Téléc. (514) 398-8845
http://cms/cms/ioEditor/http;//www.irsc-cihr.gc.ca
© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada (2003)
No de cat. : MR1-22/2003 F-HTML
ISBN 0-662-75467-0
Table des matières
Message du directeur scientifique
Profil de l'institut
Biographies des membres du personnel
Recherche exceptionnelle
Excellents chercheurs dans un environnement de recherche solide
Partenariats et participation du public
Application et utilisation des connaissances
Excellence organisationnelle
Conseil consultatif
Financement alloué par les irsc à la recherche sur le cancer
Personnes ressources
Message du directeur scientifique
Pendant l'exercice 2002-2003, nous avons poursuivi avec nos partenaires l'établissement des priorités nationales de recherche dans le domaine du cancer. Cet exercice a été tout à la fois riche de défis et de satisfactions pour le personnel de l'Institut du cancer (IC) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). À titre de directeur scientifique et de président du Groupe d'action sur la recherche de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer, j'ai fait en sorte que l'IC joue un rôle de chef de file dans la coordination du programme canadien de recherche sur le cancer et demeure un acteur de premier plan dans ce champ d'activité.
À la suite du vaste processus de planification et de coordination de l'année dernière, nous avons dégagé six grands thèmes de recherche qui constituent les priorités de l'Institut : soins palliatifs et soins de fin de vie, profil moléculaire des tumeurs, essais cliniques, détection précoce des cancers, comportement à risque et prévention, et imagerie moléculaire et fonctionnelle. Les membres du conseil consultatif de l'IC ont joué un rôle actif en adhérant pleinement à ces priorités et en leur donnant une impulsion en vue de l'élaboration d'un plan stratégique à court et à long terme pour chaque secteur de recherche. L'IC est donc prêt aujourd'hui à lancer une série d'appels de demandes en juin 2003.
Le facteur qui a le plus largement contribué aux progrès accomplis cette année a été l'appui que nous avons obtenu de nombreuses organisations qui sont devenues nos partenaires dans des projets de grande envergure tels que le programme de subvention pour la formation et l'initiative sur les soins palliatifs et les soins de fin de vie. Au nombre de ces partenaires figurent d'autres instituts des IRSC, l'Institut national du cancer du Canada (INCC), le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ), la Société de recherche sur le cancer (SRC), les conseils et organismes provinciaux du cancer et les organisations bénévoles, petites et grandes, qui appuient la recherche en santé. Cette collaboration sans précédent marque l'avènement d'une ère nouvelle de recherche concertée en santé.
Fermement dirigés par notre président, Alan Bernstein, et avec l'appui et les avis du conseil d'administration, les IRSC poursuivent leur croissance et leur développement et commencent à exercer une influence positive sur la recherche en santé au Canada, qui est en pleine évolution. À l'IC, nous nous estimons privilégiés de pouvoir compter sur un effectif dévoué et infatigable, aussi bien sur place, à Montréal, qu'aux bureaux des IRSC à Ottawa. L'essor et la réussite de l'IC ont été rendus possibles grâce à leur ardeur au travail, aux avis et à la détermination d'un excellent conseil consultatif et à l'appui de nombreuses personnes à l'administration centrale des IRSC.
Vos suggestions demeurent précieuses pour nous, au moment où nous amorçons l'élaboration et la mise en œuvre de notre plan stratégique ainsi que le lancement de nos initiatives de recherche. C'est en misant sur nos atouts et en adoptant une approche concertée que nous pouvons imprimer un élan à la recherche sur le cancer afin d'améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement de cette maladie et d'avoir un impact positif sur la vie des patients atteints du cancer et de leur famille. Je crois que les réalisations décrites dans le présent rapport annuel montrent clairement que l'IC a déjà progressé considérablement dans cette voie, avec l'appui aussi bien du milieu de la recherche que de ses nombreux partenaires.
Philip E. Branton, Ph.D., FRSC
Directeur scientifique de l'Institut du cancer des IRSC
Professeur titulaire de la chaire Gilman Cheney,
Département de biochimie de l'Université McGill
Profil de l'institut
L'Institut du cancer (IC) est l'un des 13 instituts virtuels des IRSC et, à ce titre, ses objectifs coïncident avec le mandat des IRSC, qui consiste à appuyer et à encourager la recherche multidisciplinaire d'une excellente qualité dans les quatre grands domaines de la recherche en santé : la recherche fondamentale, la recherche clinique, la recherche sur les services et les politiques de santé et la recherche sur la santé des populations. L'IC occupe trois modestes bureaux au McIntyre Medical Sciences Building de l'Université McGill à Montréal.
Le personnel de base, restreint mais efficace, n'a pas changé en 2002-2003, bien que certaines descriptions de tâche aient été modifiées; il est dirigé par Philip Branton, directeur scientifique. À la suite de la réorganisation des IRSC, Judy Bray, chargée de liaison de l'Institut, est devenue directrice adjointe aux projets spéciaux; tandis que Patrick Haag, agent de projet, rempli maintenant les fonctions d'agent de projets et des communications de l'IC. Tous deux font partie des Ressources des instituts en poste à Ottawa (RIPO) et sont également au service de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires. Benoît Lussier, directeur adjoint de l'IC, et Diana Sarai, adjointe administrative, sont des employés à plein temps de l'IC, en poste dans les bureaux de Montréal. L'IC vise l'excellence sur le plan organisationnel et, pour atteindre cet objectif, il peut compter sur l'appui et le professionnalisme de cette équipe exceptionnelle ainsi que sur les talents et le travail acharné du conseil consultatif de l'Institut.
Le conseil consultatif de l'Institut (CCI) est composé de dix-sept membres issus du milieu de la recherche, de groupes d'intervenants et du public profane. Il se réunit régulièrement pour offrir conseils et orientations au directeur scientifique. Le CCI tient ses réunions en divers endroits aux quatre coins du pays, de façon à faciliter l'interaction avec le milieu local de la recherche, les représentants des organismes gouvernementaux, les organisations bénévoles et les politiciens régionaux. En 2002-2003, les membres du CCI ont joué un rôle de premier plan en mettant de l'avant les priorités de l'Institut; ils ont aussi largement contribué à la planification des initiatives de recherche de ce dernier. Ils ont eu une influence déterminante sur la réussite de l'IC au cours de la dernière année.
Les directeurs scientifiques des treize instituts se réunissent une fois par mois, en personne ou par téléconférence, afin d'échanger de l'information et de discuter de la planification de la recherche et des priorités dans l'ensemble des IRSC. Ces rencontres facilitent les échanges entre les instituts et le personnel des IRSC en poste à Ottawa; elles constituent en outre une tribune favorisant les collaborations entre les instituts. De ce fait, de nombreuses initiatives stratégiques mettent à contribution plusieurs instituts ayant chacun un thème de recherche précis. Cette façon de faire encourage les instituts à mettre de l'avant des initiatives qui sont à la fois multidisciplinaires et intersectorielles. Elle facilite en outre l'élaboration d'importantes initiatives transsectorielles qui dépassent le mandat de plusieurs instituts. La recherche pour la lutte contre le tabagisme, dirigée par l'IC et l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, est un bon exemple d'initiative transsectorielle.
L'IC est en voie de devenir un acteur reconnu et important dans le domaine de la recherche sur le cancer. Il constitue une voie privilégiée pour promouvoir les priorités canadiennes de recherche par l'élaboration de possibilités de financement stratégique. L'IC continue d'inviter les chercheurs et tous les intervenants du milieu de la recherche sur le cancer à participer à la détermination des orientations futures.
Biographies des membres du personnel
Le Dr Philip Branton a mené, pendant plusieurs décennies, une carrière de chercheur très féconde dans le domaine des virus, des suppresseurs de tumeurs, de l'apoptose et du cycle cellulaire. Il est bien connu et respecté dans la sphère de la recherche sur le cancer. À titre de président du Groupe d'action sur la recherche de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer, il a noué des liens étroits avec le milieu de la recherche sur le cancer et a facilité la planification et la coordination de la recherche à l'échelle nationale. Le Dr Branton joue aussi un rôle actif au sein de nombreuses autres organisations liées au cancer.
Le Dr Benoît Lussier est titulaire d'un doctorat en physiologie de l'Université Western Ontario et il a mené pendant plusieurs années des recherches sur la transduction de signal à l'Université de Montréal. Le Dr Lussier s'est joint aux IRSC en avril 2001 et il occupe le poste de directeur adjoint de l'IC depuis septembre 2001.
Mme Diana Sarai détient un baccalauréat en commerce de l'Université McGill et a occupé pendant dix ans les fonctions de coordonnatrice des événements spéciaux au sein d'un groupe canadien de recherche sur le cancer. Depuis mars 2001, elle est responsable de l'administration de l'Institut.
La Dre Judith Bray a obtenu un doctorat en immunologie du cancer au Royaume-Uni et a mené des recherches sur le cancer aussi bien au Royaume-Uni qu'au Canada pendant de nombreuses années. La Dre Bray est entrée à l'IC-en novembre 2000 et elle est actuellement directrice adjointe aux projets spéciaux, à la fois pour l'Institut du cancer et pour l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires.
M. Patrick Haag est titulaire d'un baccalauréat ès arts et d'une majeure en géographique physique de l'Université d'Ottawa. Il a occupé pendant quatre ans le poste d'agent de projet pour les Programmes de jeunesse et de rayonnement de la Commission de la capitale nationale. Il s'est joint à l'IC en janvier 2002, à titre d'agent de projets et des communications à la fois pour l'Institut du cancer et pour l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires.
Recherche exceptionnelle
La lutte contre le cancer se poursuit. On estime qu'en 2003 seulement, 139 900 nouveaux cas de cancer seront recensés et que 67 400 personnes mourront de cette maladie, ce qui fait du cancer la principale cause de décès prématuré au Canada. Au cours de leur vie, 38 % des Canadiennes et 41 % des Canadiens seront atteints d'un cancer, mais on estime que ces chiffres pourraient être réduits de moitié si les gens ne fumaient pas, évitaient de s'exposer de façon excessive au soleil et adoptaient des habitudes de vie plus saines, notamment en étant suffisamment actif physiquement et en choisissant des aliments sains de façon à maintenir un poids corporel satisfaisant. L'abandon du tabac pourrait entraîner, à lui seul, une réduction de 30 % du cancer, principalement du cancer du poumon. Depuis quinze ans, l'incidence globale du cancer et les taux de mortalité par cancer ont plafonné ou diminué, ce qui laisse croire qu'une meilleure compréhension de la maladie commence à avoir des répercussions sur la prévention, le diagnostic et le traitement.
Les IRSC ont la réputation de financer la recherche de grande qualité, et la recherche sur le cancer ne fait pas exception. À titre de principal organisme canadien de financement de la recherche en santé, les IRSC ont investi plus de 79 millions de dollars dans la recherche sur le cancer en 2002-2003, une nette augmentation par rapport à l'année précédente. Dans le domaine du cancer, les réalisations remarquables de chercheurs financés par les IRSC sont légion. Qu'on songe, par exemple, aux travaux du Dr Gurmit Singh, du Hamilton Regional Cancer Centre, qui ont permis d'établir l'efficacité de la tétracycline, médicament courant et peu coûteux, dans la réduction des métastases osseuses du cancer du poumon et du cancer de la prostate dans des modèles animaux; ou encore à la découverte, par le Dr Patrick Lee de l'Université Dalhousie, d'un réovirus qui tue spécifiquement les cellules cancéreuses. Il y a eu de nombreuses autres percées récentes dans le domaine de la biologie moléculaire du cancer, notamment les travaux du Dr Nahum Sonenberg de l'Université McGill et du Dr Charles Boone de l'Université de Toronto. Chaque découverte qui contribue à accroître notre compréhension du cancer nous rapproche davantage d'une intervention efficace dans le processus néoplasique. Dans le domaine du traitement du cancer, les travaux du Dr Steven Gallinger pourraient conduire à la mise au point d'un test permettant de prédire la réaction d'un patient atteint du cancer du côlon à la chimiothérapie postopératoire. Les recherches révolutionnaires du Dr John Dick et de son équipe de l'University Health Network de Toronto dans le domaine des cellules souches pourraient entraîner des percées importantes dans la thérapie faisant appel à ces cellules. Ce ne sont là que quelques exemples parmi bien d'autres de l'excellence de la recherche sur le cancer appuyée par les IRSC.
L'Institut du cancer commence tout juste à financer ses propres initiatives stratégiques. Ces dernières prendront appui sur les solides assises existantes de la recherche sur le cancer au Canada et constitueront une source additionnelle de financement ciblé des IRSC. De concert avec leurs nombreux partenaires, les IRSC consacrent plus de 20 millions de dollars sur sept ans aux programmes stratégiques de formation dans la recherche sur le cancer seulement. L'IC a affecté la moitié de cette somme (12 millions de dollars) à 23 subventions stratégiques de formation qui sont entièrement ou partiellement liées au cancer. L'IC montre ainsi sa ferme volonté de former une nouvelle génération de jeunes chercheurs de haut calibre. Ces centres de formation abordent des sujets de recherche tels que la lutte contre le tabagisme, les produits thérapeutiques, la biologie moléculaire, la bioinformatique, la radio-oncologie, les soins palliatifs et l'oncologie psycho-sociale. En 2002-2003, les IRSC ont commencé à verser les seize premières subventions accordées en 2001-2002 pour des programmes de formation, de concert avec Action Cancer Ontario (ACO), la Société de recherche sur le cancer (SRC), le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) et la Michael Smith Foundation for Health Research. En 2002-2003, l'IC a pu s'engager à financer sept nouveaux programmes de subvention de la formation, avec l'aide de nombreux organismes partenaires. Le financement de ces sept programmes de formation supplémentaires débutera en 2003-2004.
Un engagement financier important a été pris en 2002-2003, soit un investissement de 3,5 millions de dollars sur 18 mois qui visait à renforcer et à accroître les essais cliniques. Le Groupe des essais cliniques (GEC) de l'Institut national du cancer du Canada (INCC) est le principal organisme n'appartenant pas au secteur industriel qui effectue des essais cliniques au Canada. Dans l'ensemble du pays, plus de 60 établissements inscrivent leurs patients aux études faites par le GEC. Étant donné que les essais cliniques figurent parmi les six premières priorités de l'IC, nous avons pris la décision d'appuyer financièrement ce très bon programme d'essais cliniques. Un premier versement de 2 millions de dollars a été effectué en 2002-2003, et le reste du montant sera versé en 2003-2004.
En collaboration avec la Société de recherche sur le cancer (SRC), l'IC a investi en tout 1,27 million de dollars sur 18 mois à l'appui des 29 premières subventions de recherche de la SRC. Parmi les sujets abordés, citons les propriétés thérapeutiques des réovirus, les effets de l'alimentation sur le cancer du côlon, la susceptibilité génétique au cancer du sein, l'apoptose et les analyses génétiques dans un certain nombre de cancers. La première contribution de près de 900 000 $ sera versée en 2002-2003, et le solde sera versé en 2003-2004.
Au cours du présent exercice, l'IC a contribué au financement d'un appel de demandes intitulé Invention - Outils, techniques et instruments pour la recherche et la médecine. Cet appel de demandes a été lancé de concert avec l'Institut de génétique et l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite.
Deuxième initiative stratégique de formation en recherche dans le domaine de la santé, 2002 - Subventions des programmes de formation dans la recherche sur le cancer
| Chercheur principal | Établissement principal | Titre de la proposition |
|---|---|---|
| Cass, Carol E. | Alberta Cancer Board | Programme de formation en recherche translationnelle sur le cancer de l'Alberta Cancer Board, en partenariat avec l'Université de l'Alberta et l'Université de Calgary |
| Cohen, S. Robin | Université McGill | Recherche sur les soins palliatifs dans le domaine du cancer |
| Coulombe, Benoît | Institut de recherches cliniques de Montréal | Programme de formation de l'IRCM en recherche sur le cancer : de la génomique à la thérapie moléculaire |
| Johnston, Gerald C. | Université Dalhousie | Initiative de formation intégrée en recherche sur le cancer de la Nouvelle-Écosse |
| Koropatnick, Donald J. | London Regional Cancer Centre | Initiative stratégique de formation de London en recherche sur le cancer et transfert de technologie |
| Liu, Fei-Fei | Princess Margaret Hospital | Excellence de la recherche en médecine des rayonnements au 21e siècle |
| Loiselle, Carmen G. | Université McGill | Programme complet de formation à la recherche dans le domaine de l'oncologie psychosociale |
Budget stratégique de l'IC - Dépenses pour 2002-2003
| Budget de l'IC pour 2002-2003 | 3,900,000 $ |
| Subventions de programmes de formation (première série) | 912,487 $ |
| EIRS* - thérapie génique des maladies neurologiques | 50,000 $ |
| Bourses de formation | 9,765 $ |
| Total: | 972,252 $ |
| Groupe des essais cliniques de l'INCC | 2,000,000 $ |
| Financement conjoint par l'IC des subventions de la SRC | 859,500 $ |
| Subventions pour le développement de programmes de formation | 37,850 $ |
| Appel de demandes - Inventions | 25,000 $ |
| Total: | 2,922,350 $ |
| Engagements totaux | $ 3,894,602 |
| Non engagés | 5,398 $ |
Excellents chercheurs dans un environnement de recherche solide
Comparativement aux autres domaines de recherche en santé, la recherche sur le cancer continue de bénéficier d'un financement généreux aussi bien au Canada qu'à l'échelle internationale. Au Canada, la recherche est appuyée par des organismes fédéraux et provinciaux et par un certain nombre d'organisations non gouvernementales, dont l'INCC (par l'entremise de la Société canadienne du cancer et de la Fondation Terry Fox), l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ACRCS), la SRC et un grand nombre de fondations et d'organismes bénévoles de moindre envergure qui luttent contre certains types de cancer, comme la National Ovarian Cancer Association et l'Initiative canadienne de recherche sur le cancer de la prostate. L'IC a donc fait son entrée dans un champ de recherche bien établi et performant, qui jouit d'une solide réputation d'excellence et met à contribution des chercheurs de calibre mondial.
À l'IC, le processus d'établissement des priorités a été amorcé en 2001, au cours d'une grande réunion de groupe de travail à laquelle ont participé des chercheurs dans le domaine du cancer représentant les quatre grands secteurs de recherche en santé, des profanes, des survivants du cancer et des partenaires potentiels. À l'issue de cette réunion, un processus Delphi a été mis en œuvre par le biais de l'Internet en vue de préciser davantage les priorités et d'obtenir les commentaires d'une plus vaste population. Le processus Delphi a permis de dégager douze principaux thèmes de recherche. En retenant les deux premières priorités de chacun des douze thèmes, l'IC a compilé une liste de 24 questions prioritaires qui ont fait l'objet d'un examen et d'un vote lors de la réunion du conseil consultatif de l'IC en mai 2002. Les six premières priorités ont été déterminées par les membres du CCI et des représentants de l'INCC, de l'Association canadienne des organismes provinciaux de lutte contre le cancer (CAPCA) et de Santé Canada. En fonction des votes reçus, les six grandes priorités étaient les suivantes : soins palliatifs et soins de fin de vie, profil moléculaire des tumeurs, essais cliniques, détection précoce du cancer, comportement à risque et prévention, et imagerie moléculaire et fonctionnelle. On a mis sur pied un groupe de travail multidisciplinaire pour chacune de ces priorités, présidé ou coprésidé par des membres du CCI ayant l'expertise voulue.
La participation de représentants d'organismes partenaires potentiels a été fortement encouragée.
Depuis mai 2002, les six groupes de travail se sont réunis au moins une fois afin de déterminer l'approche stratégique la mieux adaptée à leurs priorités respectives. Il est possible d'obtenir, en s'adressant à l'Institut, les procès-verbaux complets de ces réunions et la liste des membres des divers groupes de travail. La majorité des fonds engagés en 2002-2003 à l'appui de ces initiatives ne seront pas versés avant l'exercice 2004-2005.
Soins palliatifs et soins de fin de vie
Président du groupe de travail :
Neil Macdonald
Ce groupe de travail, composé de 17 membres, s'est principalement intéressé au renforcement des capacités, au réseautage, à l'infrastructure et à la nécessité de créer des comités d'examen par des pairs spécialisés pour la recherche sur les soins palliatifs et les soins de fin de vie. Finalement, le groupe a recommandé l'adoption d'une approche multidisciplinaire qui dépasserait le champ de la recherche sur le cancer pour englober la recherche sur les soins palliatifs et les soins de fin de vie pour toute maladie actuellement incurable. Il a été proposé de lancer une série d'appels de demandes en juin 2003. Étant donné que le renforcement des capacités a été considéré comme l'objectif premier, les outils de programme retenus ont été les suivants : les subventions d'équipe en voie de formation (EVF) de cinq ans, les subventions pour des projets pilotes et les bourses de transition de carrière d'un an. L'IC a consacré 3,58 millions de dollars au financement de ces appels de demande. En raison de l'approche multidisciplinaire de grande portée de cette initiative, sept autres instituts des IRSC et quatre organismes externes se sont dits intéressés à établir un partenariat relativement aux appels de demande et à verser une contribution financière destinée aux demandes touchant plus particulièrement leurs mandats respectifs.
En plus des fonds engagés pour le lancement des appels de demandes de l'année dernière, l'IC a pu profiter de deux occasions de partenariat pour consacrer un montant supplémentaire de 1,4 million de dollars au financement de deux demandes retenues portant sur les soins palliatifs et les soins de fin de vie, soumises dans le cadre des appels de demandes diffusés en 2002 par d'autres instituts. Le premier partenariat a été établi avec l'Institut du vieillissement, afin de contribuer à une subvention d'équipe en voie de formation dans le domaine des soins palliatifs, qui a été accordée au Dr Pierre Allard de l'Université d'Ottawa. Le deuxième partenariat a été établi avec l'INCC pour une subvention de programme de formation dans le domaine des soins palliatifs et des soins de vie, attribuée à une équipe dirigée par le Dr Robin Cohen de l'Université McGill. Le versement de ces subventions débutera en 2003.
Globalement, les divers programmes en soins palliatifs et soins de fin de vie représentent un investissement financier total de plus de 12 millions de dollars. Il s'agit donc de la plus importante initiative de recherche en soins palliatifs et en soins de fin de vie jamais vue. En tout, l'IC a affecté plus de 5 millions de dollars aux soins palliatifs et aux soins de fin de vie.
| Partenaires de l'initiative des soins palliatifs et des soins de fin de vie |
| Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein |
| Fondation des maladies du coeur du Canada |
| Institut de la génétique des IRSC |
| Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC |
| Institut de la santé des femmes et des hommes des IRSC |
| Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC |
| Institut des services et des politiques de la santé des IRSC |
| Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC |
| Institut du vieillissement des IRSC |
| Institut national du cancer du Canada |
| National Ovarian Cancer Association |
| Santé Canada |
Profil moléculaire des tumeurs
Co-présidents du groupe de travai:
Jim Woodgett et Gerry Johnston
Pour être en mesure d'étudier la multitude de nouveaux marqueurs tumoraux sans cesse découverts et de mettre au point des médicaments potentiels, les chercheurs qui s'intéressent au profil moléculaire des tumeurs doivent avoir accès à des échantillons de tumeurs et de tissus qui sont liés à des données cliniques, tels que des rapports d'anatomopathologie, des données sur le pronostic, la réaction au traitement et l'issue pour le patient. Ce groupe de travail s'est principalement intéressé aux banques de tumeurs et à la possibilité d'établir un réseau national de banques de tumeurs. Actuellement, le système de banques de tumeurs au Canada est fragmenté; dans certaines provinces, cela fonctionne relativement bien, alors qu'il y a peu d'activités organisées dans d'autres provinces.
Le groupe de travail a recommandé que l'IC travaille de concert avec la CAPCA et d'autres utilisateurs potentiels, tels que l'INCC, le FRSQ, l'Ontario Cancer Research Network et Genome Canada, afin de coordonner les banques existantes de tumeurs et d'encourager la normalisation des protocoles et le couplage avec les données cliniques. On prévoit tenir d'autres réunions dans le but de faire avancer cette initiative. L'IC s'est engagé à verser 675 000 $ par année sur 5 ans à l'initiative sur le profil moléculaire des tumeurs. Le financement débutera en 2004-2005.
Essais cliniques
Président du groupe de travai:
Joe Pater
Parmi les atouts du Canada dans le domaine de la recherche en santé, citons les réseaux d'essais cliniques et la possibilité d'avoir accès aux données sur les patients dans l'ensemble du système de santé publique. Les membres du groupe de travail ont notamment abordé des sujets tels que les questions éthiques touchant les essais cliniques, les bases de données sur les essais cliniques, la mise au point de médicaments, les obstacles à la participation des patients, l'utilisation de médicament non cytotoxiques et la fourniture de médicaments par les services de santé. L'évolution récente de notre compréhension de la biologie moléculaire du cancer a eu pour effet d'accroître le nombre de médicaments potentiels en attente d'une évaluation. Il faut de toute urgence accroître le nombre d'essais cliniques sur le cancer au Canada.
Compte tenu de la disponibilité des ressources pour l'exercice 2002-2003, le CCI a recommandé que l'IC agisse sans tarder dans ce domaine prioritaire en investissant 3,5 millions de dollars dans les essais cliniques sur le cancer par l'entremise du Groupe des essais cliniques de l'INCC. Grâce à l'établissement d'un tel partenariat avec l'INCC, la contribution de l'IC permettrait d'accroître le nombre d'essais cliniques sur le cancer au Canada, notamment ceux qui ont trait aux aspects psychosociaux et aux soins de soutien.
Détection précoce du cancer
Co-présidents du groupe de travai:
Heather Bryant et Jacques Brisson
Idéalement, les tests de dépistage devraient faire appel à des techniques non invasives et sûres permettant de détecter le cancer à un stade précoce ou des lésions précancéreuses, tout en donnant lieu à un faible taux de faux positifs et en offrant un bon rapport coût-efficacité. Un programme de dépistage ne peut être efficace que dans la mesure où il gagne l'adhésion de l'ensemble de la population et en particulier des collectivités traditionnellement mal desservies, tels que les groupes ethniques, les Autochtones, les habitants des régions rurales et les immigrants. Parmi les grands enjeux abordés par ce groupe de travail figurent la spécificité des tests de dépistage actuellement largement utilisés, l'éducation des patients, l'acceptation des méthodes de dépistage disponibles et les nombreux facteurs impondérables actuellement associés aux tests existants.
Dans un premier temps, le groupe de travail a recommandé que l'IC offre des subventions de fonctionnement d'un an ayant pour objet:
- d'évaluer et de comparer les nouvelles techniques de dépistage, en créant des équipes de recherche intersectorielles et multidisciplinaires;
- d'effectuer des études de modélisation mathématique sur les coûts et les avantages des programmes existants de dépistage du cancer au Canada;
- de déterminer le taux de complications graves associées aux coloscopies systématiques visant à détecter le cancer du côlon. Cet appel de demandes sera lancé en juin 2003, et l'IC a prévu 500 000 $ dans son budget stratégique de 2004-2005 pour financer cette initiative d'un an.
Comportement à risque et prévention
Président du groupe de travail :
Roy Cameron
Il est permis de croire que la prévention du cancer demeure le résultat le plus souhaitable de la recherche sur le cancer. Pourtant, alors que de simples modifications des habitudes de vie de la population, notamment l'abandon du tabac, permettraient de prévenir jusqu'à 50 % des cancers, l'incidence de la majorité des cancers n'a guère diminué.
Le gouvernement fédéral a joué un rôle de plus en plus actif ces dernières années en investissant dans la santé publique et l'éducation, comme en témoignent la création de l'Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme, de l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada, de l'initiative canadienne Coeur en santé et de la stratégie FPT en matière de modes de vie sains. En outre, de nombreux gouvernements provinciaux et organismes bénévoles font activement la promotion des stratégies de prévention des maladies chroniques pour de nombreuses maladies, dont le cancer. Le groupe de travail a recommandé que l'IC mise sur l'infrastructure, les alliances et les partenariats existants.
Sur le plan de la prévention du cancer, les principaux sujets à étudier sont le tabac, les agents cancérogènes environnementaux, l'obésité, l'alimentation et l'activité physique. Le groupe de travail a recommandé que l'IC concentre ses efforts sur la lutte contre le tabagisme, en affectant certains fonds à d'éventuels partenariats avec d'autres instituts et organismes qui s'intéressent à différents aspects de la prévention des maladies chroniques. Afin de donner suite à cette recommandation, l'IC s'est engagé à verser 480 000 $ par année sur 5 ans à l'initiative transsectorielle des IRSC visant à réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine. Ce projet est coordonné par l'Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme (ICRCT). L'ICRCT est appuyée par un consortium de partenaires comprenant les IRSC, l'INCC, la Fondation des maladies du coeur du Canada, Santé Canada et l'Association pulmonaire du Canada. L'IC lancera en juin 2003 un appel de demandes axé sur la recherche visant à faire progresser les connaissances scientifiques en en vue de réduire le tabagisme et la dépendance à la nicotine, et développer des interventions de lutte contre le tabagisme. Le financement débutera à l'été 2004.
Membres qui relèvent de la coordination de l'Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme
| Association pulmonaire du Canada |
| Fondation des maladies du coeur du Canada |
| Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC |
| Institut de la santé des Autochtones des IRSC |
| Institut de la santé des femmes et des hommes des IRSC |
| Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC |
| Institut du cancer des IRSC |
| Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC |
| Institut national du cancer du Canada |
| Santé Canada |
Imagerie moléculaire et fonctionnelle
Président du groupe de travail :
Ian Smith
Des altérations génétiques particulières accompagnent le développement de nombreuses maladies, dont le cancer. Dans le domaine de l'imagerie moléculaire et fonctionnelle, le défi consiste à relier ces altérations à des données liées aux images. Il importe de disposer de techniques, de procédures et de logiciels de haute technicité pour pouvoir repérer les toutes premières modifications, d'où la nécessité d'acquérir une expertise en bioinformatique, en génie, en physique, en chimie et en mathématique.
Bien que des progrès importants aient été réalisés dans les techniques d'imagerie au cours des dernières années, il demeure nécessaire d'améliorer les appareils d'imagerie et de spectroscopie, les agents de contraste, les produits radiopharmaceutiques et les sondes optiques. Le groupe de travail a recommandé que l'IC encourage tout particulièrement la création de petites équipes multidisciplinaires dont les recherches faciliteront l'intégration de l'expertise des sciences naturelles à la recherche biomédicale. L'IC lancera en juin 2003 un appel de demandes visant à encourager les nouvelles applications technologiques à l'imagerie des tumeurs et à favoriser la collaboration entre les chercheurs du domaine des sciences physiques et des sciences de la vie. L'IC s'est engagé à consacrer à cette initiative 450 000 $ par année pendant deux ans. Le financement débutera à l'été 2004.
Partenariats et participation du public
L'IC continue de miser sur les partenariats existants et d'en établir de nouveaux. Le rôle de chef de file de l'IC à titre de membre du Groupe d'action sur la recherche de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer a grandement facilité les efforts de coordination de la recherche sur le cancer au Canada. Le fait que le directeur scientifique de l'IC préside le Groupe d'action sur la recherche et fasse également partie de quatre conseils d'administration différents dans le domaine du cancer a permis d'accroître les occasions de partenariat et d'engagement du public.
La participation de l'IC à plusieurs initiatives de grande envergure cette année n'aurait pas été possible sans l'appui de nos nombreux partenaires. Ainsi, ce sont les partenariats établis avec l'INCC, ACO, Cancer Care Nova Scotia, l'Alberta Cancer Board, la SRC, la Newton Foundation et la Fondation canadienne Gène Cure qui ont rendu possible la deuxième série de subventions de programmes de formation, dans le cadre de laquelle sept nouveaux programmes de formation en recherche sur le cancer ont été financés. Dans la même veine, l'initiative de soins palliatifs aurait eu une importance et une portée plus restreintes sans l'appui des sept autres instituts des IRSC, de l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ACRCS), de l'INCC, de la Fondation des maladies du coeur du Canada, de la National Ovarian Cancer Association et de Santé Canada. Ces nombreux partenariats font ressortir l'importance de la planification et de l'établissement des priorités à l'échelle nationale et ne sont qu'un exemple parmi d'autres de l'évolution de la recherche en santé provoquée par la création des IRSC.
L'IC examine actuellement les possibilités de partenariat avec la Michael Cuccione Foundation et la National Ovarian Cancer Association concernant des bourses de recherche et des bourses de recherche au doctorat dans les domaines de l'oncologie pédiatrique et des cancers gynécologiques, respectivement. L'IC envisage aussi la possibilité de partenariats avec l'industrie, en particulier dans le secteur de la mise au point de médicaments, et recherche activement ces occasions de partenariat, en collaboration avec le secteur Programmes d'innovation et industrie des IRSC.
Les IRSC continuent d'entretenir des relations étroites avec l'ACRCS, et les deux parties s'emploient à mettre la dernière main à un protocole d'entente qui confirmera le maintien de la contribution financière des IRSC à l'Alliance pour une autre période de cinq ans. Au début de 2002, on a annoncé que les IRSC accepteraient de nouveau les demandes relatives à la recherche sur le cancer du sein dans le cadre du concours pour l'obtention de subventions de fonctionnement; ce changement prenait effet avec le concours de mars 2002. L'IC a versé des fonds additionnels au partenariat existant en concluant une entente avec l'ACRCS et l'Institut de la santé des femmes et des hommes afin d'appuyer les subventions accordées dans le cadre du programme de « Subventions pour l'accélération de la traduction en matière de contrôle du cancer du sein », lancé en mai 2002. Ce programme visait à faire en sorte que les résultats de la recherche fondamentale sur le cancer du sein se traduisent plus rapidement par des applications dans la pratique.
Application et utilisation des connaissances
L'application des connaissances dans le domaine de la recherche en santé est susceptible de couvrir tous les secteurs de la société et toutes les activités, depuis la création des connaissances jusqu'à leur application en vue d'obtenir des résultats positifs pour la santé. Selon la définition proposée par les IRSC, « l'application des connaissances se définit comme l'échange, la synthèse et l'application éthique des résultats obtenus par les chercheurs dans un système complexe d'interactions entre les chercheurs et les utilisateurs des connaissances ».
Les ateliers se prêtent souvent particulièrement bien aux activités d'application des connaissances. L'IC a financé 18 ateliers en 2002-2003. Dans le cadre de ces ateliers de plus ou moins grande envergure (de quelques dizaines à quelques centaines de participants), on a notamment abordé les sujets suivants : la thérapie faisant appel aux virus oncolytiques, la nanotechnologie, les tests génétiques, la protéomique, la psycho-oncologie, l'application des connaissances et l'oncologie pédiatrique. Ces ateliers permettent de réunir des producteurs de connaissances (les chercheurs) et des utilisateurs de connaissances, comme les professionnels de la santé, les responsables des politiques et le public profane. Ils permettent souvent de produire de nouvelles connaissances et d'aborder sous un angle différent la planification stratégique de l'Institut.
Dans le cadre de sa stratégie d'application/de communication des connaissances, l'IC appuie financièrement une exposition itinérante de 1 500 pieds carrés consacrée aux aliments et à la santé. Cette exposition est conçue par le Musée de l'agriculture du Canada. Elle est actuellement parrainée par quatre instituts des IRSC (l'IC, l'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète, l'Institut de la santé des femmes et des hommes et l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire), par l'Agence canadienne d'inspection des aliments, par Santé Canada et par Agriculture et Agroalimentaire Canada. L'exposition débutera en mars 2006 et se déplacera pendant quatre ans d'un océan à l'autre afin de joindre les enfants et leur famille. L'un des principaux messages véhiculés par cette exposition est la contribution importante de saines habitudes de vie, notamment un régime alimentaire équilibré et l'exercice physique, à la prévention de l'obésité et de maladies comme le diabète, les cardiopathies et le cancer.
Excellence organisationnelle
Cette année, les réalisations de l'IC témoignent d'un engagement à l'égard de l'excellence organisationnelle. Avec l'appui d'un personnel de base restreint de cinq personnes et d'un excellent conseil consultatif, l'IC a réussi à faire progresser ses six priorités de recherche pour les mener au stade des recommandations de financement. En l'espace d'un an, le personnel de l'IC, en collaboration avec les membres du CCI, a mis en place des groupes de travail multidisciplinaires, planifié des initiatives stratégiques à court et à long terme et, dans bien des cas, préparé des appels de demandes en vue de leur lancement.
C'est le travail acharné et l'appui d'une équipe de personnes des Programmes de création des connaissances, sous la supervision du directeur adjoint Jean-François St-Denis, qui rendent possibles le traitement et l'examen bien rodés des appels de demandes à l'Institut. Aucun institut des IRSC ne fonctionne isolément et tous peuvent compter sur le professionnalisme et le dévouement d'un important effectif de base de plus de 300 employés en poste à Ottawa. Depuis la création de l'Institut, le Dr St-Denis a donné des conseils au personnel de l'Institut et aux membres du CCI et continue d'orchestrer le processus d'examen par les pairs pour les initiatives stratégiques de l'IC, en plus de gérer les nombreux comités d'examens par les pairs pour les programmes de subvention de fonctionnement et les initiatives des autres instituts. L'excellence de l'examen par les pairs, qui caractérisait le Conseil de recherches médicales du Canada, demeure fondamentale pour les IRSC et garantit la poursuite de recherches de haut calibre au Canada. Cette approche concertée de la planification et de l'exécution des priorités de recherche est un élément primordial de la philosophie des IRSC, et les instituts continuent d'y adhérer. Dans ce milieu dynamique et propice, l'IC se tourne avec confiance vers 2004.
Budget de fonctionnement de l'IC
| Report (de 2001-2002) | 838,191 $ | |
| Subvention de développement de l'Institut (2002-03) | 1,000,000 $ | |
| Total | 1,838,191 $ | |
| CCI | 108,737 $ | |
| Ateliers | 200,325 $ | |
| Groupes de travail | 85,809 $ | |
| Communications | 8,469 $ | |
| Autre | 101,337 $ | |
| Total | 504,677 $ | |
| Salaires | 290,782 $ | |
| Fonctionnement de l'Institut | 229,455 $ | |
| Total | 1,024,914 $ | |
| Non engagés | 813,277 $ | |
Conseil consultatif
| Heather Bryant (présidente) | Directrice, Division de l'épidémiologie, de la prévention et du dépistage, et vice-présidente, Alberta Cancer Board, Calgary |
| Jacques Brisson | Professeur d'épidémiologie, Département de médecine sociale et préventive, Université Laval |
| Sharon K. Buehler | Professeure honoraire - recherche en épidémiologie, Faculté de médecine de l'Université Memorial, Terre-Neuve |
| Roy Cameron | Directeur, Centre de recherche sur le comportement et l'évaluation des programmes, Institut national du cancer du Canada, Université de Waterloo |
| Carol Cass | Chef, Département d'oncologie, Université de l'Alberta, Edmonton |
| Louis Dionne | Chirurgien à la retraite et co-fondateur de laMaison Michel-Sarrazin, Sillery, Québec |
| Michael A. Farmer | Maire de la ville de Stratford, Île-du-Prince-Édouard |
| Gerald C. Johnston | Chef, Département de microbiologie et d'immunologie, Faculté de médecine de l'Université Dalhousie |
| Andrea Laupacis | Président-directeur général, Institute of Clinical Evaluative Sciences, Toronto |
| Anne Leis | Professeure agrégée, Département de santé communautaire et d'épidémiologie, Université de la Saskatchewan |
| Joan Loveridge | Membre du comité consultatif mixte de la SCC/INCC pour la lutte contre le cancer. Mme Loveridge œuvre depuis longtemps comme bénévole au sein d'organismes voués à la lutte contre le cancer, Ottawa |
| Neil MacDonald | Directeur, Programme McGill de nutrition et réadaptation physique pour les personnes atteintes du cancer, Département d'oncologie et de médicine, Université McGill |
| Joseph L. Pater | Directeur, Groupe des essais cliniques de l'Institut national du cancer du Canada, Université Queen's, Kingston |
| Ian C. P. Smith | Directeur général, Institut de biodiagnostic, Conseil national de recherches du Canada, Winnipeg |
| James E. Till | Scientifique chevronné et professeur émérite, Institut du cancer de l'Ontario, Toronto |
| Jim Woodgett | Professeur, Institut du cancer de l'Ontario, Université de Toronto |
| Joy Yorath | Directrice exécutive, Burnaby Hospital Foundation, et survivante du cancer, Vancouver |
Financement alloué par les IRSC à la recherche sur le cancer
|
Subventions de recherche |
2001-2002 |
2002-2003 |
|---|---|---|
| Fonctionnement |
37,581,862 $ |
46,771,719 $ |
| Groupe |
6,259,011 $ |
6,696,895 $ |
| Équipement et entretien |
1,721,822 $ |
1,899,618 $ |
| Essais cliniques |
146,037 $ |
461,760 $ |
| Fonctionnement RCE |
3,525,000 $ |
3,525,000 $ |
|
49,233,732 $ |
59,354,992 $ |
|
Bourses de formation |
2001-2002 |
2002-2003 |
|---|---|---|
| Stages et recherche au doctorat |
2,293,356 $ |
2,386,322 $ |
| Perfectionnement |
3,926,012 $ |
4,392,865 $ |
| Recherche clinique |
362,221 $ |
388,141 $ |
|
6,581,589 $ |
7,167,328 $ |
|
Bourses de recherche |
2001-2002 |
2002-2003 |
|---|---|---|
| Nouveau chercheur |
1,702,659 $ |
2,102,892 $ |
| Chercheur |
2,106,993 $ |
2,143,589 $ |
| Chercheur chevronné |
708,712 $ |
683,058 $ |
| Chaire |
100,000 $ |
100,000 $ |
|
4,618,364 $ |
5,029,539 $ |
|
Ateliers et symposiums |
2001-2002 | 2002-2003 |
|---|---|---|
| Ateliers et symposiums |
5,000 $ |
15,000 $ |
| Ateliers et symposiums financés par l'IC* |
(136,437 $)* |
(185,548 $)* |
|
(141,437 $)* |
(200,548 $)* |
|
Subventions d'initiatives stratégiques
|
2001-2002
|
2002-2003 |
|---|---|---|
| Soutien de l'IC |
1,000,000 $
|
1,000,000 $ |
| Initiative stratégique de l'IC** |
123,975 $ ** |
2,025,000 $ ** |
| Autre initiative de l'Institut du cancer |
- |
640,920 $ |
| ACRCS |
2,000,000 $ |
2,000,000 $ |
| Programme stratégique de formation*** |
367,628 $ *** |
1,992,375 $ *** |
|
3,491,603 $ |
7,658,295 $ | |
| TOTAL |
63,930,289 $ |
79,225,153 $ |
|
Chaires de recherche du Canada financées par les IRSC |
2001-2002 |
2002-2003 |
|---|---|---|
|
CRC - Santé **** |
3,175,000 $ |
5,100,000 $ |
|
3,175,000 $ |
5,100,000 $ |
|
TOTAL (incluant CRC - Santé) |
67,105,289 $ |
84,325,153 $ |
|---|
Personnes ressources
Philip Branton
Scientific Director
Tel: 514-398-8350
Fax: 514-398-8845
philip.branton@mcgill.ca
Benoît Lussier
Assistant Director
Tel: 514-398-4964
Fax: 514-398-8845
benoit.lussier@mcgill.ca
Diana Sarai
Administrative Assistant
Tel: 514-398-5611
Fax: 514-398-8845
diana.sarai@mcgill.ca
Judith Bray
Assistant Director
Special Projects
Tel: 613-954-7223
Fax: 613-941-1040
jbray@cihr-irsc.gc.ca
Patrick Haag
Project and Communications Officer
Tel: 613-946-1270
Fax: 613-941-1040
phaag@cihr-irsc.gc.ca