IRSC – Institut de la santé publique et des populations - Réunion du 10 juin 2004 du conseil consultatif mixte


« Renforcer la recherche du thème Quatre » - Résumé



Introduction

Les IRSC doivent mobiliser les chercheurs du « thème Quatre »  pour s’acquitter de leur mission. Beaucoup de chercheurs du thème Quatre veulent y contribuer, mais on croit que des obstacles les empêchent de participer à fond aux recherches des IRSC et que ces obstacles émanent en partie du fait que les « milieux du thème Quatre en général » n’ont jamais reçu beaucoup de financement de la recherche en santé à l’époque du CRM. Les chercheurs du « thème Quatre » membres des CCI se retrouvent dans une position sans pareille pour établir le lien entre les milieux généraux de la santé publique, de la promotion de la santé et des politiques publiques sur la santé et les IRSC, et pour aider les instituts à appuyer davantage ce type de recherche de façon prospective.

On a organisé une réunion sur invitation d’une journée du conseil consultatif de l’Institut de la santé publique et des populations (ISPP) et des représentants des conseils consultatifs des 12 autres instituts, du conseil d’administration des IRSC et de membres du personnel des instituts (voir la liste des participants ci jointe). La réunion vise à : 

  • définir des obstacles structurels importants auxquels les IRSC pourraient s’attaquer afin de permettre aux milieux du thème Quatre de contribuer davantage à la réalisation de la mission des IRSC, d’établir des priorités à cet égard et d’élaborer des mesures constructives pratiques pour commencer à aborder les enjeux clés.

Présentations Plénières

Le Dr John Frank, directeur scientifique de l’ISPP, présente un tour d’horizon de la « recherche dans le thème Quatre aux IRSC » dans le contexte des initiatives stratégiques et de financement ouvert des IRSC afin d’aider à lancer la discussion. Son exposé porte sur des sujets comme les suivants : investissements dans la recherche en santé des IRSC selon le programme de financement et le thème de la recherche (par exemple) au cours des dernières années et taux de réussite; définitions du thème Quatre; rôles de l’ISPP et des autres instituts des IRSC pour renforcer la recherche du thème Quatre, le financement, l’examen par les pairs et les défis que doivent relever les milieux de la recherche du thème Quatre sur le plan des capacités. Il présente ensuite une analyse des demandes désignées comme étant du thème Quatre et montre les limites de la désignation par les chercheurs en fonction du thème de recherche (c. à d. biomédicale, clinique, services de santé, santé publique et des populations) et comment cette démarche n'a pas la sensibilité ni la spécificité nécessaires pour confirmer en toute confiance la proportion du total des fonds de recherche qui est affectée vraiment aux milieux de la recherche du thème Quatre. Une copie de l’exposé est jointe à la présente.

M. Roy Cameron, membre du conseil consultatif de l’Institut du cancer, présente un exposé convaincant sur la nouvelle science que constitue la recherche interventionnelle auprès de la population dont on a besoin pour produire la base de données probantes nécessaires pour que les stratèges et les praticiens abordent des problèmes complexes de santé publique. Il estime qu’une assise factuelle reposant uniquement sur la conception d’essais contrôlés randomisés ne constitue pas la solution. Il ajoute qu’il y a actuellement une mauvaise harmonisation entre les occasions éventuelles et qui, souvent, se présentent rapidement, d’étudier des expériences naturelles et la raison pour laquelle les chercheurs reçoivent actuellement du financement. Il présente de nombreux exemples de recherche interventionnelle auprès de la population tirés de l’expérience de la lutte contre le tabac et décrit les caractéristiques d’environnements d’appui « dotés d’un financement de base » nécessaires pour encourager une telle recherche. Il présente aussi un bref instantané du type de « recherche interventionnelle » qu’appuient actuellement les IRSC, ainsi que des moyens de financement nécessaires pour appuyer l’étude d’expériences naturelles et d’autres possibilités « éphémères ». Il aborde enfin la réalisation d’études comparatives internationales, ainsi que les systèmes de mesure et de collecte de données dont on a idéalement besoin pour appuyer ce travail dans le contexte canadien. Une copie de l’exposé est jointe à la présente.

Discussion Plénière

Une période de questions suit chaque exposé. Les questions portent avant tout sur le besoin de renforcer la capacité d’analyse et de surveillance des IRSC pour effectuer systématiquement des analyses comme celles qu’a préparées le personnel de l’ISPP afin d’éclairer les discussions au cours de la réunion. On s’inquiète de la possibilité de rendre les thèmes « flous », ce qui pourrait arriver si l’on ne suit pas de façon systématique et uniforme le pourcentage du financement total affecté à chacun des thèmes. Comme on met davantage l’accent sur l’interdisciplinarité, il est compréhensible que ces frontières se brouillent et que l’on ne réponde pas aux besoins des milieux de recherche de chaque « thème » en particulier. Il peut en découler une marginalisation plus poussée de certaines collectivités comme les milieux de la recherche sur la santé publique et des populations (SPP), qui n’ont jamais reçu leur juste part du financement de la recherche en santé. Comme on a embauché récemment du personnel à l’Unité de l’évaluation du rendement et de l’analyse, on est vraiment optimiste et on croit que les IRSC s’occuperont au centre de ces questions « d’analyse de portefeuille ». On pense aussi qu’un effort plus systématique s’impose pour étudier le rôle d’autres éléments moteurs qui ont des répercussions sur l’appui accordé à la recherche en SPP – les chercheurs du secteur obtiennent-ils leur juste proportion des bourses accordées au personnel et des Chaires de recherche du Canada? Qu’est ce que la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) peut faire pour mieux appuyer le besoin en infrastructures des milieux de recherche du thème Quatre? Comment mieux faire connaître et comprendre la contribution des milieux du thème Quatre à la recherche en santé et à l’amélioration de la santé des Canadiens?

D’autres enjeux soulevés au cours de la discussion portent sur les questions suivantes : 1) le besoin d’établir une distinction entre les essais contrôlés (y compris les essais  communautaires prospectifs) et la recherche opportuniste qui profite d’expériences naturelles; 2) le besoin d’appuyer le type de recherche qui porte sur les questions reliées au caractère généralisable des interventions et sur « l'augmentation » ou la durabilité plutôt que sur l’efficacité seulement; 3) le besoin d’établir une voie de financement distincte pour appuyer la recherche sur les interventions en SPP (p. ex., concepts quasi expérimentaux pour étudier les interventions au niveau des politiques et des programmes). Il faudra peut-être lancer cette voie de financement au moyen d’un concours d’appels de demandes spécialisé, mais un avertissement s’impose : il faut créer des courbes de financement à long terme durable au lieu de compter seulement sur les possibilités ponctuelles de financement pilote/à court terme. C’est particulièrement problématique, lorsqu’il ne semble pas y avoir de moyen évident de financement approprié dans le concours ouvert de subventions de fonctionnement (particulièrement après la dissolution du comité d’examen par les pairs de la recherche sur l’information et la promotion sanitaires qui recevait de telles demandes). On croit en outre que pour appuyer de telles recherches, les programmes universitaires de formation en santé publique doivent comporter des cours sur la recherche relative à l’efficacité des interventions quasi expérimentales et observationnelles, il faut avoir une meilleure idée du nombre de chercheurs qui effectuent de telles recherches et il faut créer des partenariats avec le gouvernement et d’autres organismes subventionnaires d’interventions au niveau des politiques et des programmes, car les IRSC pourront financer le volet « recherche » seulement des interventions. On laisse en outre entendre que les Centres nationaux de collaboration en santé publique annoncés récemment pourraient avoir un mandat en recherche interventionnelle prioritaire.

Sommaire des discussions en petits groupes

On a réparti les participants en trois groupes et on leur a demandé d’aborder un éventail de questions qui ont surgi au cours des discussions du matin. Voici un résumé des discussions.

Groupe 1 : Obstacles à la recherche du thème Quatre et à l’application des connaissances

  • Il existe des différences culturelles entre les milieux de la recherche.
    • Le rapport de Thorngate démontre qu’il y a deux cultures d’examen par les pairs : des comités d’examen par les pairs de la recherche biomédicale par rapport à ceux qui s’occupent de « santé », contribuent aux écarts de notation entre ces comités et favorisent le premier domaine de recherche.
    • Les cultures traditionnelles de recherche des centres des sciences de la santé ne semblent pas appuyer autant le thème Quatre.
    • Il faut encourager la diversité, mais non au détriment des besoins particuliers de n’importe lequel des thèmes.
    • La culture doit adopter et appuyer la recherche qui a des répercussions démontrables et est pertinente à divers programmes, en plus de la « recherche poussée par la curiosité ».
  • Définitions de la recherche du thème Quatre
    • Il se pose des questions sur la définition actuelle du thème Quatre dans la Loi sur les IRSC et dans le contexte du mandat de l’ISPP. Ces définitions sont-elles trop étroites? (Par exemple, on se demande pourquoi la recherche sur les « populations de patients » et les politiques à cet égard ne devrait pas être considérée comme recherche du thème Quatre).
    • On reconnaît que le thème Quatre est un mode de pensée (qui pourrait s’appliquer à tout un éventail de domaines de recherche) caractérisé par l’analyse de populations au complet, la recherche de causes profondes et la compréhension du changement social.
  • Les IRSC doivent améliorer la surveillance de la qualité des données et la production de rapports sur les affectations financières. Les questions soulevées portent sur la qualité et la subjectivité des processus actuels d’analyse, ainsi que sur le fait que les résultats de ces travaux ne sont pas très diffusés.

Thèmes communs possibles

  • Qu’est ce qui constitue les « degrés de certitude » (exemples de données probantes de qualités variables sur les causes) entre tous les secteurs?
  • Comment traite t on l’incertitude de la preuve? (c. à d. démarche du « poids de la preuve »).
  • Application des connaissances (AC) :
    • Comment les utilisateurs qui ont besoin de données probantes émanant de la recherche clinique plutôt que de celle qui porte sur les services et les politiques de santé, ainsi que de la recherche sur la santé publique plutôt que de celle qui porte sur la santé des populations, les comprennent-ils et les utilisent-ils?
  • Nous devons reconnaître que les chercheurs spécialisés en sciences du comportement, en sciences sociales et en sciences humaines hésitent légitimement à participer :
    • aux travaux d’équipes interdisciplinaires;
    • à des activités d’application de connaissances.
  • Mécanismes de financement
    • On présente trop souvent les appels de demandes comme des interventions « uniques ».
    • Il n’y a habituellement pas d’option permettant de présenter de nouveau une demande et, par conséquent, aucune possibilité de rétroaction et d’apprentissage.
    • Certains sont d’avis que recourir aux appels de demandes pour obtenir quatre propositions complexes mais non retenues par proposition subventionnée sans offrir une deuxième chance, c’est du gaspillage.
  • Il faut reconnaître les histoires différentes de milieux de recherche différents.
    • Nous ne pouvons nous attendre aux mêmes courbes de croissance et de développement reliées au niveau de financement dans tous les milieux de recherche.
  • Les chercheurs spécialisés en santé des populations sont toujours très partiaux et parfois contradictoires.
  • Le « changement des paradigmes de recherche » est un concept qui n’est pas bien compris ni étudié en soi.
    • Par exemple, quels sont les risques/avantages/coûts de la recherche en grandes équipes ou sur l’AC?
  • Mandat d’autres organismes subventionnaires de recherche
    • Le rôle et la mission du CRSH sont actuellement « en révision », ce qui pourrait entraîner une augmentation ou une diminution du financement consacré par le CRSH à la recherche en santé.
    • Le processus est-il isolé?
    • Qu’est ce que les IRSC pourraient/devraient faire à ce sujet?

Groupe 2 : Activités/stratégies de partenariat

Il y a des partenariats internes aux IRSC (p. ex., instituts) et externes (p. ex., la nouvelle Agence de la santé publique du Canada, l’Association canadienne de santé publique et la Coalition pour la santé publique au XXIe siècle, ou d’autres bailleurs de fonds, des utilisateurs des résultats de recherche sur « les politiques, les programmes, la pratique et le public » et les universités).

On a présenté les suggestions suivantes pour faire progresser les activités de partenariat à l’appui de la recherche du thème Quatre :

  • Il faut des objectifs pour encadrer et orienter cet effort. Les buts pourraient inclure les suivants :
    • Faire progresser la mission des IRSC dans les milieux du thème Quatre.
    • Harmoniser/maximiser le « rendement de l’investissement » en créant des synergies entre les efforts déployés par les instituts des IRSC dans ce domaine (p. ex., l’Institut de génétique partage avec l’ISPP des activités en génétique démographique et en épidémiologie génétique).
    • Optimiser/concrétiser l’impact que pourraient avoir les milieux de la recherche du thème Quatre.
    • La mission globale des IRSC consiste à avoir un effet sur la santé de la population canadienne.
      • Comment positionner la recherche du thème Quatre pour qu’elle apporte une contribution majeure à cette mission?
  • La législation sur les IRSC établit quatre domaines très généraux et habilitants. Il faut redéfinir/préciser/clarifier les définitions existantes du thème Quatre sans modifier la loi. Ce besoin de clarification émanera de la collectivité.
  • Les chercheurs et, peut-être, les bailleurs de fonds manquent de connaissances au sujet de la pertinence et de la valeur du thème Quatre. Il faut donc :
    • Clarifier la définition et la mission.
    • Lancer un programme d’éducation au sujet du thème Quatre.
    • Mieux comprendre le point de vue des intervenants au sujet de ce dont ils ont « besoin » sur le plan des résultats.
  • La recherche est un « moyen de parvenir à une fin », car elle crée des connaissances et a en général des répercussions, du moins dans le thème Quatre.
    • Avons-nous besoin d’une proposition de valeur ou d’une vision de ce qu’il serait possible d’accomplir?
  • On pourrait créer une telle vision par des partenariats.
    • Envisager d’aborder des partenaires qui participent à l’établissement de programmes (p. ex., responsables de politiques, régies régionales de la santé, la population, organisations non gouvernementales, associations professionnelles, etc.).
    • Il faut intégrer nos efforts à ceux des milieux du thème Trois, le cas échéant, et créer une synergie.
    • Comment canaliser les besoins des régies régionales de la santé vers le programme de recherche?
    • Comment exploiter les moyens existants (p. ex., ACSP) afin de faciliter l’établissement de priorités?
  • Certains domaines de base précis (comme l’épidémiologie) manquent de capacité.
    • Manque de programme de formation de premier cycle; possibilités limitées de financement; mais…
    • Intérêt renouvelé suscité par le domaine de la santé publique et la disponibilité possible de nouveaux emplois intéressants.
  • Comment exploiter nos forces en partenariat?
  • Il faut prévoir les besoins futurs en ressources humaines dans le domaine de la recherche en santé afin d’informer les IRSC, les universités, les gouvernements, les organisations non gouvernementales.
  • Il faut une tribune pour déterminer les besoins en recherche des milieux de la santé publique.
  • Comment faciliter le cycle : production des résultats de recherche  transfert des connaissances  évaluation? Coup d’œil sur les modèles existants (FCRSS) qui comportent des incitatifs intégrés. Ces modèles sont la clé.
  • Il faut explorer plus à fond la possibilité de partenariat entre les IRSC et l’Agence de la santé publique.
  • Il faut reconnaître que la recherche fondamentale (p. ex., études de cohortes comportant des mesures biologiques) a des répercussions sur la santé de la population (p. ex., étiologie de divers degrés de dépendance de la nicotine).
  • Il est crucial de reconnaître et d'accepter les déterminants de la santé pour hausser la sensibilisation (p. ex., effet de l’inégalité des revenus sur la santé au niveau agrégé) et aider à orienter la perception publique.
  • L’utilisation des données suscite de la résistance.
    • Les gens réagissent aux données locales et non globales.
    • Il faut localiser les données.
  • L’auditoire en cause doit être plus étendu – p. ex., planificateurs municipaux (urbanisation).
  • Reconnaître et exploiter le rôle des organismes de bienfaisance dans l’orientation du processus politique.
  • Tenir compte du fait que des procédures d’examen éthique mal conçues peuvent constituer des obstacles compte tenu du manque d’information au sujet de la protection de la vie privée et d’autres préoccupations, etc.
  • Établir des partenariats avec des organismes comme Statistique Canada pour effectuer des études longitudinales nationales. Ces domaines peuvent comprendre les suivants, notamment :
    • participation à la conception
    • accès aux données et utilisation
    • conception d’études jumelées
    • gestion de la perception politique

Groupe 3 : Améliorer l’environnement de la recherche et de l’application des connaissances pour le thème Quatre

Défis/obstacles

  • Structure des IRSC
    • A t elle « évolué » suffisamment depuis le CRM?
  • Image
    • Les partenariats sont très coûteux en temps et en ressources financières.
  • Hétérogénéité des chercheurs du thème Quatre (c. à d. défis posés par l’interdisciplinarité)
  • Composition de l’examen par les pairs
  • Besoin d’appuyer et de maintenir la capacité des personnes (attirer des ressources humaines et les encadrer).
  • Les IRSC devraient être un « foyer » pour tous les chercheurs en santé.
  • Besoin de reconnaître différentes cultures de recherche (p. ex., spécialistes du comportement et chercheurs en sciences sociales face aux chercheurs en sciences de la santé).

Contexte universitaire – Défis/solutions

  • Capacité
    • Attirer des gens et les appuyer; encadrement
    • Besoin de facilitateurs de subvention
    • Besoin de s’attaquer aux obstacles à la publication
  • Un changement de culture s’impose dans certains journaux en ce qui a trait à la publication de recherche qualitative/AC
    • Reconnaissance générale de l’AC
    • Changer la reconnaissance de ces activités dans le module CV et dans le processus de demande.

IRSC/Organismes subventionnaires – Défis/solutions

  • Collaboration interorganismes au sujet des appels de demandes
  • Demande
    • Les formulaires devaient être conviviaux pour tous les domaines.
  • Comités d’examen
    • Reconnaître les pairs examinateurs (p. ex., dans l’évaluation des enseignants par le comité de promotion et de permanence des universités).
    • Il faut documenter les activités d’AC/interaction dans le module CV ou le formulaire de demande.
  • Améliorer le processus de demande et redévelopper la collaboration entre les disciplines.
  • Fournir des capitaux de démarrage afin de laisser le temps d’élaborer/de lancer des projets (financement pilote).
  • Fournir du financement de base pour l’infrastructure et le personnel (au lieu de subventions d'achat d'appareils qui n’offrent aucun avantage aux chercheurs du thème Quatre).
  • Définir des stratégies pour tenir compte de la diversité aux comités du thème Quatre.
    • Par exemple, les IRSC pourraient offrir des cours sur l’étude de subventions.
  • Promouvoir une meilleure compréhension et de meilleures stratégies d’établissement du processus d’examen par un comité de pairs.
  • Promouvoir la compréhension des approches/traditions de disciplines différentes du thème Quatre.

Structures d’AC – Défis/solutions :

  • Faciliter l’établissement de priorités avec les intervenants (comme À l’écoute lancé par l’ISPS, la FCRSS et d’autres partenaires) du thème Quatre. Ces priorités pourraient éclairer le travail de la Conférence des sous-ministres, la Coalition des organismes de réglementation de la santé, etc.

Sommaire : Changements suggérés

  1. Continuer d’améliorer le mécanisme d’examen par les pairs.
    1. Étudier la composition des comités pour assurer qu’ils ont l’envergure et l’expertise nécessaires.
    2. Formation pour sensibiliser les pairs examinateurs (p. ex., au sujet des pratiques interdisciplinaires respectueuses).
  2. Créer une tradition CV.
    1. Documenter les activités d’application des connaissances dans le module CV.
  3. Renforcer la capacité des ressources humaines.
    1. Mentorat
    2. Facilitateurs de subvention
  4. Fournir du financement de base pour l’infrastructure et le personnel (semblable aux subventions d’achat d’appareils des thèmes Un et Deux).
  5. Encourager les moyens appropriés de publication des résultats de recherche du thème Quatre (p. ex., journaux).
  6. Appuyer l’utilisation complète et créatrice d’ensembles de données déjà du domaine public/payés.
  7. Faciliter un changement de culture dans les universités en ce qui a trait à l’interdisciplinarité et à l’application des connaissances.
  8. Appuyer le financement de recherches en collaboration (enjeux nationaux/d’envergure).
  9. Créer de l’intérêt aux niveaux supérieurs afin d’augmenter le financement de la recherche du thème Quatre.

Étapes suivantes

À la suite du rapport de chaque groupe, les participants ont discuté plus à fond des étapes suivantes possibles pour faire progresser le programme de recherche du thème Quatre. Nous les résumons ci dessous. 

  1. Mettre en œuvre un système de collecte et d’analyse systématique des données afin de continuer de surveiller le pourcentage des fonds affectés à chacun des domaines et de contrer la tendance à « brouiller » le financement affecté à différents types de recherche sur la santé, sans égard au domaine.
  2. Améliorer la définition de la « recherche du thème Quatre » et inclure une liste complémentaire de mots clés que les chercheurs peuvent utiliser pour catégoriser leurs projets de recherche d'une façon normalisée et documenter les activités d’application de connaissances et les répercussions de leur recherche. Assurer que ces changements se reflètent dans le processus de demande (il pourrait être nécessaire de modifier le formulaire de demande, module CV commun, etc.).
  3. Continuer d’améliorer la composition des comités et les processus d’examen par les pairs afin d’appuyer la recherche du thème Quatre.
  4. Continuer de collaborer avec l’Institut des services et des politiques de la santé et les milieux de la « recherche du thème Trois » qui ont des défis semblables à relever.
  5. Élaborer une stratégie de communications qui aide à appliquer les avantages et les retombées de la « recherche du thème Quatre » par des partenariats stratégiques avec des organisations non gouvernementales, la mobilisation proactive de directeurs de départements universitaires pertinents et d’autres intervenants clés, l’usage d’anecdotes convaincantes sur des recherches innovatrices, et d’autres stratégies.
  6. Encourager les initiatives de formation afin d’inclure des programmes d’études portant sur la recherche interventionnelle dans la population.
  7. Élaborer d’autres possibilités de programmes de financement pour remplacer des programmes comme les subventions pour l’achat d’appareils et les subventions d’entretien des IRSC (envisager des subventions pour « capital humain » comme le salaire d’appoint pour le personnel technique et les attachés de recherche) et la voie de financement des ECR (p. ex., programme de recherche interventionnelle pour les initiatives de recherche qui n’exigent pas de concevoir un ECR