ARCHIVÉE - Recherche en santé - Investir dans l'avenir du Canada 2003-2004

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Le cancer

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral de la recherche en santé au Canada.

Par l’intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada investit plus de 93 millions de dollars dans la recherche sur le cancer au Canada.

Les faits

  • En 2003, on estimait que 710 000 Canadiens (2,25 %) étaient atteints du cancer.
  • En 2003, on prévoyait diagnostiquer un cancer chez 139 900 Canadiens et on estimait que 67 400 en mourraient. Le cancer est maintenant la principale cause de décès prématuré au Canada.
  • Selon le taux d’incidence actuel, au cours de leur vie, 38 % des Canadiennes et 41 % des Canadiens développeront un cancer. Plus de la moitié d’entre eux peuvent espérer survivre à la maladie.
  • La forme la plus commune de cancer chez la femme est le cancer du sein et chez l’homme, le cancer de la prostate. La leucémie est la forme de cancer la plus commune chez les enfants.
  • Au moins 30 % des cancers mortels au Canada sont attribuables à la consommation de tabac, qui est aussi largement responsable du cancer du poumon.
  • Le cancer du poumon constitue la principale cause de mortalité due au cancer tant chez l’homme que chez la femme; il est responsable d’environ un tiers des décès chez l’homme et d’un quart des décès chez la femme. Le cancer colorectal est la deuxième cause de mortalité due au cancer chez les Canadiens.
  • Le cancer coûte plus de 14 milliards de dollars aux Canadiens chaque année. De ce total, 2,5 milliards sont consacrés aux coûts directs, notamment les frais d’hospitalisation et les médicaments, alors que 11,75 milliards sont affectés aux coûts indirects, tels la mortalité précoce ou l’invalidité.

La recherche

Améliore la santé

  • La tétracycline, antibiotique abordable couramment utilisé, a permis de réduire l’incidence des métastases osseuses dans les cancers du sein et de la prostate jusqu’à plus de 70 % chez les souris, d’après une recherche menée par Gurmit Singh, directeur de la recherche au Centre régional de cancérologie de Hamilton, professeur à l’Université McMaster de Hamilton et chercheur financé par les IRSC. La prochaine étape consiste à procéder à des essais cliniques pour vérifier l’efficacité du médicament chez l’humain. Le médicament empêche une enzyme, appelée métalloprotéinase matricielle, d’attaquer le tissu osseux et de permettre ainsi la propagation tumorale.
  • Un virus, présent chez les bovins et les porcs, grandit à l’intérieur des cellules cancéreuses et est ainsi capable de tuer efficacement ces cellules chez les souris. John Bell et David Stojdl, du Centre régional de cancérologie d’Ottawa, affirment que ce virus rend également les cellules normales plus résistantes et apprend au corps à se protéger contre une rechute du cancer. Ils espèrent être en mesure d’entreprendre des essais chez l’humain vers la fin 2004.
  • William Muller, chercheur financé par les IRSC de l’Université McGill, fait partie d’une équipe qui a réussi à faire rétrocéder le cancer du sein chez les souris. L’équipe a appris comment manier un « interrupteur » génétique qui permet de bloquer le gène bêta-1 intégrine, gène qui régule la croissance normale du tissu mammaire, mais qui cause des tumeurs lorsqu’il fonctionne mal. Si le gène n’est pas « activé », les tumeurs sont incapables de croître. Le défi à relever maintenant est de mettre au point un médicament qui permettra de bloquer ce gène chez l’humain.
  • Bien que le cancer de l’ovaire ne soit pas fréquent, l’absence de symptômes précoces et d’un test de dépistage fait souvent en sorte que la maladie est déjà à un stade très avancé lorsqu’elle est diagnostiquée. Linda Cook, de l’Université de Calgary, élabore actuellement un programme basé sur une population afin de déterminer les facteurs de risque associés au cancer de l’ovaire pour être en mesure de mieux informer les femmes au sujet de la maladie. Elle étudie également les changements moléculaires qui se produisent dans les tumeurs qui pourraient mener à de nouveaux traitements contre la maladie.
  • Patrick Lee a découvert un réovirus qui tue les cellules cancéreuses, sans toucher aux cellules saines. Patrick Lee, qui est maintenant en poste à l’Université Dalhousie, a reçu le soutien continu des IRSC lorsqu’il travaillait à l’Université de Calgary, où il a découvert que les réovirus testés chez les souris diminuaient de façon importante la taille des tumeurs cancéreuses du cerveau ou les faisaient complètement disparaître. Le médicament qu’il a mis au point, le Reolysin, est maintenant testé chez l’humain et pourrait servir à lutter contre les tumeurs du sein, du poumon et du cou, tout en évitant de provoquer les effets secondaires traumatisants de la chimio-thérapie.
  • L’activité physique permet de réduire le risque de cancer du sein d’entre 30 à 40 chez les femmes post-ménopausées selon une recherche menée par Christine Friedenreich, chercheure du Alberta Cancer Board. Mme Friedenreich est financée par les IRSC grâce à l’Initiative canadienne pour la recherche sur le cancer du sein. Les études actuelles portent sur la définition des types et des niveaux d’activité physique qui permettent le plus de réduire ce risque. Sa recherche pourrait également présenter un intérêt dans le cas des cancers du côlon, de la prostate et du poumon.
  • Le Dr Guy Sauvageau, de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, a identifié un gène, appelé Bmi-1, qui est indispensable à la multiplication des cellules souches qui entrent en jeu dans la leucémie. La découverte de ce gène offre une nouvelle cible de premier plan pour ce qui est du traitement de la leucémie et peut-être d’autres cancers.

L’Institut

L’institut du cancer (IC) des IRSC, sous la direction de Philip Branton, directeur scien-tifique, appuie la recherche visant à réduire le fardeau du cancer pour les personnes et les familles. Ses objectifs sont de prévenir et de traiter le cancer, tout en améliorant la santé et la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie. L’IC, en collaboration avec ses partenaires, a désigné six priorités de recherche principales : soins palliatifs et de fin de vie, profil moléculaire des tumeurs, dépistage précoce, imagerie moléculaire et fonctionnelle, comportement à risque et prévention, et essais cliniques. Les autres priorités sont entre autres le renforcement des capacités et la formation en recherche sur le cancer ainsi que la promotion de la recherche qui porte sur de nouveaux traitements prometteurs.

Les partenaires

L’Institut du cancer (IC) des IRSC est l’un des membres directeurs de la Stratégie cana-dienne de lutte contre le cancer, alliance mise en place dans le but d’examiner la prestation des services de santé et des soins aux patients et d’établir des priorités de recherche et d’utiliser une méthode coordonnée pour soutenir la recherche stratégique sur le cancer. Parmi les autres partenaires de recherche de l’IC, on note l’Institut national du cancer du Canada, l’Association canadienne des organismes provinciaux de lutte contre le cancer, Santé Canada, la Société de recherche sur le cancer, le Alberta Cancer Board, Action Cancer Ontario, Cancer Care Nova Scotia, le Fonds de la recherche en santé du Québec, le Réseau ontarien de recherche sur le cancer, l’Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein, la Fondation CURE, l’Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme, l’Initiative canadi-enne de recherche sur le cancer de la prostate, l’Association nationale du cancer des ovaires et la Newton Foundation.

Les gens

Joy Yorath n’était pas préparée lorsqu’elle a appris, à la suite d’une biopsie au début de 1997, qu’elle souffrait d’un cancer du sein.

« Ça m’a vraiment pris par surprise, affirme maintenant Mme Yorath. Les petites choses, comme être en retard, ne sont plus importantes désormais. C’est l’ensemble de la situation qui compte vraiment. »

Son fils et sa fille étaient tout autant sous le choc qu’elle. La fille de Mme Yorath, qui est professeure en première année, a cru que le bouleversement émotionnel entraîné par le diagnostic et le traitement aurait des conséquences sur sa capacité à enseigner. Son fils, qui s’est fait enlever une tumeur à la jambe quand il était enfant, craignait qu’on lui diagnostique également une forme maligne de la maladie.

Mme Yorath a envisagé de prendre part à un essai clinique sur le tamoxifène et la radiothérapie, mais a décidé d’y renoncer. Une chirurgie subie en mars 1997 a été suivie de 16 séances de radiothérapie.

« Toute votre vie doit être changée lorsque vous êtes admis à l’hôpital », se souvient-elle.

Aujourd’hui, Mme Yorath est une survivante du cancer du sein, une pagayeuse active lors de courses annuelles de bateaux-dragons et en grande forme physique. Mais elle sait aussi que la situation peut changer à tout moment.

« On ne voit jamais vraiment la lueur au bout du tunnel avec cette maladie », affirme-t-elle.

Mme Yorath souhaite aider d’autres person-nes atteintes du cancer à survivre à la maladie en intégrant le point de vue des patients au processus de recherche. Elle a été l’une des membres fondateurs du con-seil consultatif de l’Institut du cancer (CCI-IC) des IRSC et est heureuse de faire partie d’un institut dont les ambitions en matière de recherche sont si bien ciblées.

« Le fait que je suis la seule personne provenant de la Colombie-Britannique invitée à se joindre au conseil est un hon-neur, déclare-t-elle. C’était l’occasion de rendre les bienfaits reçus et d’apprendre en même temps. »

Ce que Mme Yorath a appris, c’est que le cancer est parfois héréditaire – ce qui ne constituait pas une véritable surprise. Son père est décédé du cancer de la prostate, de l’estomac et de la peau, et cinq de ses sept tantes sont également mortes du cancer du sein.

Pour ce qui est de l’avenir, Mme Yorath est optimiste. À ses yeux, ce n’est qu’une question de temps avant que l’espoir ne devienne réalité.

« Je suis convaincue qu’ils vont trouver un traitement », déclare-t-elle.

À propos des Instituts de recherche en santé du Canada

Les Instituts de recherche en santé du Canada sont le principal organisme du gouvernement du Canada en matière de recherche en santé. Leur objectif est d’exceller, selon les normes internationales reconnues d’excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application, en vue d’améliorer la santé de la population canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web : www.cihr-irsc.gc.ca.