ARCHIVÉE - Recherche en santé - Investir dans l'avenir du Canada 2003-2004

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Le diabète

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral de la recherche en santé au Canada.

Par l’intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi plus de 27 millions de dollars dans la recherche sur le diabète en 2002-2003.

Les faits

  • On a diagnostiqué le diabète chez environ 1 million de Canadiens. On estime que 700 000 autres Canadiens souffrent de la maladie.
  • Le diabète est la septième cause de décès au Canada.
  • Le diabète de type 1 est habituellement diagnostiqué chez les enfants et se caractérise par une réaction anormale du système immunitaire qui détruit les cellules productrices d’insuline dans le pancréas, nécessitant ainsi des injections quotidiennes d’insuline.
  • Règle générale, le diabète de type 2 commence à l’âge adulte. Ce diabète est
    associé à la fois au style de vie et à des facteurs génétiques. Il réduit l’espérance de vie de cinq à dix ans.
  • Environ 90 % des diabétiques souffrent du diabète de type 2. Une proportion de 10 % a le diabète de type 1.
  • On diagnostique annuellement le diabète chez quelque 60 000 Canadiens.
  • La probabilité que les Autochtones souffrent du diabète est de trois à cinq fois plus élevée que chez les personnes non autochtones.
  • Parmi les complications provoquées par le diabète, il y a les maladies cardiaques, la cécité et la néphropathie.
  • Les pertes économiques causées par le diabète sont évaluées à 12,5 milliards de dollars par année en coûts directs et indirects, y compris les soins médicaux, les médicaments, l’incapacité à long terme et un décès précoce.

La recherche

Améliore la santé

  • Plus de 30 personnes souffrant du diabète de type 1 ont vécu sans insuline pendant au moins un an, et ce, grâce à la transplantation des cellules des îlots pancréatiques mise au point par Ray Rajotte et le Dr James Shapiro et leur équipe, à l’Université de l’Alberta. La procédure, connue partout dans le monde sous le nom de Protocole d’Edmonton, a été élaborée grâce au soutien continu des IRSC. Son potentiel est limité par la disponibilité de cellules saines des îlots pancréatiques. La recherche sur les cellules souches pourrait fournir une source de remplacement de cellules des îlots pancréatiques, rendant ainsi la procédure plus largement et plus facilement utilisable.
  • Les cellules souches adultes ouvrent de nouvelles avenues prometteuses pour les diabétiques grâce aux recherches effectuées par Mickie Bhatia, du Robarts Research Institute de London (Ontario), avec l’aide des IRSC. On a constaté, chez des souris à qui l’on a administré des cellules souches adultes provenant de la moelle osseuse, une régénération des tissus pancréatiques qui ont été en mesure de produire de l’insuline. Il a été surprenant d’apprendre que la régénération n’était pas due à la transformation des cellules souches en cellules pancréatiques, mais au fait que les cellules souches ont poussé les cellules du receveur à se régénérer. La capacité des cellules souches à régénérer naturellement les cellules du corps pourrait un jour faire diminuer le besoin de transplantation de cellules des îlots qui dépend de la disponibilité de donneurs.
  • Le diabète de type 2 pourrait devenir chose du passé pour de nombreuses personnes grâce à un essai clinique financé par les IRSC. Cet essai clinique dirigé par les Drs Hertzel Gerstein et Salim Yusuf évalue la capacité des médicaments appelés Ramipril et Rosiglitazone de prévenir la maladie. L’idée de l’essai DREAM est apparue quand le Dr Yusuf, de l’Université McMaster, a fait un test : il s’est servi de Ramipril pour traiter les maladies cardiaques. C’est au cours de ce test qu’il a constaté une diminution de 34 % des cas de diabète signalés par les patients. L’essai, qui a coûté 25 millions de dollars, est le plus important jamais financé par les IRSC.
  • Ji-Won Yoon, de l’Université de Calgary, a découvert un élément déclencheur du diabète qui pourrait mener à la mise au point d’un vaccin destiné à protéger les enfants contre la maladie. Il a reçu l’aide des IRSC.

La recherche

Renforce le système de santé

Pour lutter contre l’épidémie du diabète de type 2 chez les Autochtones du Canada, il faut trouver de nouvelles façons de faire de la prévention et de fournir des soins qui répondent aux besoins particuliers de ces collectivités.

  • Des chercheurs du Québec et du Manitoba, soutenus par les IRSC, travaillent avec les communautés autochtones afin de trouver des façons de prévenir et de lutter contre le diabète de type 2. La Dre Ann McCauley de l’Université McGill et du Kahnawake Centre for Research and Training in Diabetes Prevention (Centre de formation et de recherche en prévention du diabète de Kahnawake), et le Dr T. Kue Young, de l’Université du Manitoba, examinent la façon de mobiliser les communautés et d’incorporer les pratiques traditionnelles afin d’encourager l’adoption de modes de vie sains.

L’Institut des IRSC

L’Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC, sous la direction de la directrice scientifique Diane Finegood, mène la charge contre le diabète. Grâce à un investissement stratégique de 15 millions de dollars pour la lutte contre l’obésité, l’Institut est en train de faire la lumière sur l’un des principaux facteurs de risque du diabète de type 2. L’Institut a aussi participé, dans le cadre de la Stratégie canadienne sur le dia-bète, à l’élaboration d’une stratégie nationale de recherche sur le diabète qui portera sur les nombreux facteurs, de la génétique au mode de vie, pouvant être à l’origine du diabète, sur la façon de le prévenir, de le traiter, et éventuellement, de trouver un remède à cette maladie débilitante.

De plus, l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires, sous la direction de Bhagirath Singh, a fait de la recherche sur les maladies auto-immunes l’une de ses priorités stratégiques, tout en s’intéressant au diabète de type 1.

Les partenaires

Bon nombre des instituts des IRSC collaborent avec l’Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète (INMD), en vue de résoudre le problème du diabète, notamment l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR), l’Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH) et l’Institut de la santé des Autochtones (ISA). En outre, les IRSC travaillent de concert avec de grands organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé, notamment l’Association canadienne du diabète, la Fondation des maladies du coeur du Canada et la Fondation canadienne du rein. Ensemble, nous investissons 6,9 millions de dollars pour mieux comprendre les aspects communs du diabète, des maladies du rein et des maladies du coeur. L’INMD a aussi collaboré avec l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII), l’Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents (IDSEA) et la Fondation de recherche sur le diabète juvénile (FRDJ). Grâce à ce programme, les partenaires souhaitent renforcer les capacités de recherche et entreprendre des recherches en santé multidisciplinaires, nouvelles et exceptionnelles menant à un traitement pour le diabète de type 1. De concert avec Santé Canada, l’INMD s’assure que les données du Système national de surveillance du diabète sont pleinement utilisées pour comprendre la prévalence et l’impact du diabète sur le Canada et les Canadiens.

Les gens

Bob Teskey avait toujours perçu son diabète comme un inconvénient, mais qui n’était pas très limitatif.

Depuis qu’on avait diagnostiqué chez lui le diabète, à l’âge de 14 ans, il avait obtenu son diplôme de l’école de droit, s’était marié, avait élevé une famille, était devenu un associé directeur au sein d’un important cabinet d’avocats – et il s’était probablement administré 40 000 injections d’insuline.

Cependant, il y a quelques années, les choses ont commencé à empirer. Ce résident d’Edmonton était de plus en plus souvent victime d’hypoglycémie et il s’évanouissait sans avertissement. Puis, sa femme a été tuée par un chauffard, et il a subi de graves blessures. Pendant qu’il était à l’hôpital, les médecins ont découvert un blocage cardiaque qui était causé par son diabète.

« Puis, le miracle s’est produit. Je me plaignais de mes problèmes à ma spécialiste du diabète, et elle m’a parlé d’une étude de recherche à laquelle elle participait. »

Bob est devenu l’une des premières personnes à prendre part au Protocole d’Edmonton. Il s’est fait administrer environ une cuillerée de cellules d’îlots pancréatiques. Aujourd’hui, Bob se sent bien. Il mange ce qu’il veut, même s’il a récemment pris quelques doses d’insuline, cela n’est qu’un inconvénient de peu d’importance, et il affirme que sa vie est indéniablement plus agréable qu’elle ne l’était avant la transplantation. Il doit prendre des médicaments anti-rejet, mais il affirme que les effets secondaires sont négligeables.

Bob a participé à plusieurs études de recherche. C’est sa façon de faire progresser la recherche sur le diabète. Il n’avait jamais pensé, cependant, qu’une étude de recherche pourrait changer sa vie d’une façon aussi radicale.

À propos des Instituts de recherche en santé du Canada

Les Instituts de recherche en santé du Canada sont le principal organisme du gouvernement du Canada en matière de recherche en santé. Leur objectif est d’exceller, selon les normes internationales reconnues d’excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application, en vue d’améliorer la santé de la population canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web : www.cihr-irsc.gc.ca.