ARCHIVÉE - Recherche en santé - Investir dans l'avenir du Canada 2003-2004
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Les blessures
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral de la recherche en santé au Canada.
Par l’intermédiaire des IRSC, le gou-vernement du Canada investit près de 21 millions de dollars dans la recherche sur la meilleure façon de prévenir et de gérer les blessures.
Les faits
- En 1999, 13 750 Canadiens sont décédés des suites de blessures. Un quart de million de personnes ont été admises à l’hôpital en raison de blessures entre le 1er avril 2000 et le 31 mars 2001.
- Les blessures sont la principale cause de décès des Canadiens âgés de 1 à 44 ans, et la quatrième cause de décès des Canadiens, tous âges confondus. De plus, elles représentent la principale cause d’invalidité précoce.
- Les blessures non intentionnelles constituent la cause d’environ le quart des décès au sein de la population autochtone.
- Les chutes représentent la principale cause de décès chez les personnes âgées.
- La majorité des blessures non intentionnelles sont évitables.
- Les blessures non intentionnelles sont causées par les chutes, les collisions de véhicules motorisés, la voie ferrée et les collisions impliquant des piétons, les noyades, les asphyxies, les empoison-nements et les incendies.
- Au Canada, les blessures, tant non intentionnelles qu’intentionnelles, représentent un fardeau économique de plus de 12,7 milliards de dollars par année en coûts directs et indirects et viennent au quatrième rang après les maladies cardiovasculaires et celles de l’appareil locomoteur, y compris l’arthrite et le cancer.
- Les chutes – surtout chez les personnes âgées et les enfants – représentent environ 40 % de l’ensemble des coûts liés aux blessures non intentionnelles, et les accidents d’automobile, 20 %. Elles représentent la cause la plus importante d’incapacité permanente ou de décès à la suite de blessures.
La recherche
Renforce le système de santé
- Améliorer la façon de guérir les blessures peut faire économiser chaque année des millions de dollars au système de soins de santé. Bosco Chan, du Robarts Research Institute de l’Université Western Ontario, reçoit l’appui des IRSC qui l’aide à concevoir et à valider de nouvelles façons de panser une blessure qui favorisent la guérison par l’utilisation de biomatériaux qui libèrent graduellement des agents guérisseurs.
- Dans les salles d’urgence, les médecins voient régulièrement des blessures aux pieds, aux chevilles, aux genoux, aux cous et aux cerveaux. Dorénavant, ils peuvent soigner ces blessures de façon plus uniforme, grâce aux règles sur la prise de décisions relatives à l’utilisation des rayons X établies par le Dr Ian Stiell, chercheur émérite des IRSC. Les Règles d’Ottawa concernant l’utilisation des radiographies en cas de blessures au genou et à la cheville, de même que les lignes directrices appelées Canadian C-Spine and CT Head Rules et les règles d’utilisation de la tomodensitométrie pour les blessures à la tête ont amélioré la précision du diagnostic pour les patients tout en permettant aux hôpitaux de réaliser des économies.
La recherche
Améliore la santé
- Chaque année, environ 5 000 personnes meurent et beaucoup d’autres sont blessées en tombant dans des escaliers. En prévenant de telles chutes, on peut aider les personnes âgées à continuer à vivre dans leur propre maison. Grâce aux IRSC, Geoffrey Fernie et Brian Maki ont mis au point le LifeRail, une rampe qui prévient les chutes et vient compenser les difficultés à s’agripper que manifestent les personnes âgées et le manque de force dans leurs bras. Leurs conclusions concernant la sécurité ont influencé les normes de construction et ont été intégrées aux codes des bâtiments.
- Le hockey est peut-être le passe-temps national au Canada, mais il devrait en être tout autrement des commotions. David Goodman, de l’Université Simon Fraser, dirige une équipe formée de chercheurs des IRSC et d’organismes commu-nautaires à la recherche de moyens efficaces de réduire ces commotions. Ils ont déjà découvert que le taux de blessures à la tête est plus élevé que prévu, mais qu’il faut des bénévoles qui sont très proches de l’équipe ou des observateurs bien formés pour détecter les commotions. Leurs conclusions représentent les premiers pas vers l’établissement de moyens pour réduire le taux de commotions parmi les jeunes joueurs, de sorte que le hockey ne devienne pas un jeu qui entraîne des répercussions à vie.
- Des dizaines, voire des centaines, de gènes s’expriment différemment dans le cerveau des gens qui tentent de se suicider et qui ont vécu des dépressions majeures, selon les résultats de la recherche subventionnée par les IRSC et dirigée par le Dr Gustavo Turecki, directeur du groupe McGill d’études sur le suicide de l’Hôpital Douglas de Montréal. Augmenter les connaissances sur les fondements génétiques du suicide peut aider les chercheurs à établir des nouvelles stratégies de prévention.
- Savoir mieux réagir aux enfants maltraités et négligés constitue un défi auquel les organismes de services sociaux sont confrontés. Nico Trocmé, chercheur de l’Université de Toronto subventionné par les IRSC, et son équipe ont découvert que les dommages physiques graves se retrouvent chez uniquement 4 % des enfants maltraités. Ils laissent entendre que les programmes d’aide sociale à l’enfance qui sont fortement axés sur une intervention rapide afin de prévenir les mauvais traitements ne répondent peut-être pas aux besoins d’un groupe plus large d’enfants qui subissent régulièrement de la violence émotionnelle et psychologique. Leurs conclusions ont des retombées pour les services de protection de l’enfance de l’ensemble du Canada.
L’Institut
Les efforts des IRSC en matière de recherche sur les blessures sont coordonnés par Morris Barer, directeur scientifique de l’Institut des services et des politiques de la santé et par le Dr Cy Frank, directeur scientifique de l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite. De plus, d’autres instituts, notamment l’Institut du vieillissement, ont ciblé les blessures comme thème prioritaire de recherche.
Les partenaires
Les IRSC reconnaissent le rôle unique et l’étroite collaboration de tous leurs partenaires dans le processus de recherche. Ils collaborent avec le Réseau canadien d’étude et de recherche en traumatisme (RÉCERT)/SAUVE-QUI-PENSE, le Bureau d’assurance du Canada et d’autres partenaires de l’initiative À l’écoute des nouvelles orientations sur les blessures, laquelle permet de rassembler des chercheurs de pointe et des décideurs canadiens en vue de cerner les priorités stratégiques pour la recherche, le renforcement des capacités, l’application des connaissances et le soutien de base en matière de gestion des blessures. L’initiative cherche à connaître les intervenants et les partenaires et à unifier leurs programmes de recherche afin de parvenir à une approche plus cohérente du soutien à la recherche sur les blessures au Canada.
Les gens
La peur de tomber tenait Barbara Wilkins-Minton loin du terrain de tennis et l’obligeait à rester assise. Mais maintenant, la balle est dans son camp, grâce à un programme proactif de prévention des chutes.
« J’avais envie de jouer au tennis de nouveau, mais mon équilibre était plutôt instable », affirme Mme Wilkins-Minton.
Son médecin de famille l’a donc dirigée vers un programme de prévention des chutes, qui est l’un des services de gériatrie spécialisés offerts au Sunnybrook & Women’s College Health Sciences Centre.
Ce programme permet d’utiliser les connaissances acquises dans le cadre des travaux de recherche de Geoff Fernie et de Brian Maki, financés par les IRSC, pour mettre au point des technologies d’aide à l’équilibre. Les personnes âgées y apprennent à garder l’équilibre et à prévenir les chutes, ce qui leur permet de vivre plus longtemps de façon indépendante et d’améliorer leur qualité de vie.
Pendant six semaines, à raison de deux fois par semaine, Mme Wilkins-Minton a fait des exercices d’étirement, a marché sur un tapis roulant, s’est tenue debout et a marché sans se servir de ses mains et a trouvé son équilibre entre des barres parallèles, tout cela dans le but d’améliorer son équilibre et sa démarche. Elle a également utilisé des poids aux chevilles et un vélo stationnaire pour augmenter sa force musculaire.
« J’ai appris comment mieux coordonner mon corps, déclare Mme Wilkins-Minton. J’ai fait de nouveaux exercices avec mes physiothérapeutes, qui sont tous vraiment fantastiques. »
Le groupe de Mme Wilkins-Minton était composé de 8 personnes – dont une femme de 92 ans qui a mis en pratique ce qu’elle avait appris sur la prévention des chutes lors d’un voyage en Californie – en solitaire!
Mme Wilkins-Minton n’a que des éloges pour le programme.
« Il s’agit d’une merveilleuse occasion d’améliorer sa santé, dit-elle. La santé n’est pas seulement dans notre corps, mais aussi dans notre esprit. Les physio-thérapeutes associés au programme sont bien attentifs à ce principe. »
Mme Wilkins-Minton est maintenant prête à affronter les terrains de tennis, où elle est confiante de battre son mari Bill, qui est âgé de 81 ans – après tout, il n’a pas suivi le programme!
À propos des Instituts de recherche en santé du Canada
Les Instituts de recherche en santé du Canada sont le principal organisme du gouvernement du Canada en matière de recherche en santé. Leur objectif est d’exceller, selon les normes internationales reconnues d’excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application, en vue d’améliorer la santé de la population canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada.
Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web : www.cihr-irsc.gc.ca.