ARCHIVÉE - Recherche en santé - Investir dans l'avenir du Canada 2003-2004

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L’obésité

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral de la recherche en santé au Canada.

Par l’entremise des IRSC, le gouvernement du Canada investit plus de 32 millions de dollars dans la recherche sur l’obésité dans l’ensemble du Canada.

Les faits

  • En 1998, 15 % des adultes canadiens étaient obèses et avaient un IMC supérieur
    à 30, comparativement à seulement 6 % en 1985.
  • Les décès attribuables à la surcharge pondérale et à l'obésité ont presque doublé entre 1985 et 2000. En 2000, 9 % des décès chez les adultes âgés de 20 à 64 ans pouvaient être attribués à la surcharge pondérable et à l’obésité.
  • En 1996, 14 % des garçons et 12 % des filles âgés de 7 à 19 ans étaient obèses, soit un taux de prévalence de l’obésité chez les enfants plus de deux fois supérieur à celui de 1981. Au cours de la même période (entre 1981 et 1996), la prévalence du surpoids a augmenté de 92 % chez les garçons et de 57 % chez les filles, de sorte que, en 1996, 29 % des garçons et 24 % des filles présentaient une surcharge pondérale.
  • L’obésité est un facteur de risque de cardiopathie, d’accident vasculaire cérébral, de diabète de type 2, de stéatose hépatique et de maladie de la vésicule biliaire. Elle a aussi été associée à l’hypertension (pression artérielle élevée), à des problèmes liés à la reproduction et à des troubles du sommeil, comme l’apnée du sommeil.
  • Une mauvaise alimentation, une surcharge pondérale et la sédentarité pourraient être à l’origine de 30 % des cancers dans les pays industrialisés.
  • Les coûts directs de santé liés à l’obésité, notamment les soins hospitaliers, les services des médecins et les médicaments, auraient dépassé 1,8 million de dollars en 1997, soit 2,4 % des dépenses totales en santé pour toutes les maladies cette année-là.
  • Selon l’Organisation mondiale de la Santé, l’obésité est un important problème de santé publique largement ignoré.
  • Même si l’on reconnaît que la cause première de l’obésité est une inadéquation entre l’absorption d’énergie et la dépense d’énergie, il reste encore beaucoup à apprendre pour être en mesure de gérer convenablement l’épidémie.

La recherche

Améliore la santé

  • Selon une recherche menée par Katherine Cianflone du Centre universitaire de santé McGill et appuyée financièrement par les IRSC, une protéine réceptrice présente sur les cellules adipeuses pourraitme jouer un rôle dans l’obésité. M Cianflone et ses collègues ont découvert qu’une protéine appelée C5L2 fixe l’ASP, protéine connue pour son action sur la production des graisses. Les personnesme obèses ont des taux élevés d’ASP. M Cianflone affirme que nous serons peut-être en mesure, dans l’avenir, de ralentir le processus de production des graisses en identifiant des molécules qui vont bloquer l’action de la C5L2 et aider à traiter l’obésité chez certaines personnes.
  • L’Étude sur les familles québécoises, financée par les IRSC, révèle que les personnes qui consomment moins de calcium sont plus nombreuses à souffrir de surcharge pondérale ou d’obésité. Bien que le mécanisme en cause n’ait pas été élucidé, M. Angelo Tremblay de l’Université Laval, affirme que l’apport en calcium pourrait accroître l’oxydation des graisses et le nombre de calories brûlées sous forme de graisses.
  • Selon une étude menée par Statistique Canada, une fille ayant un parent obèse court un risque six fois plus élevé de souffrir d’obésité qu’une fille dont les parents ont un poids normal. Les garçons ayant un parent obèse sont pour leur part fois plus nombreux à souffrir d’obésité que ceux dont les parents ont un poids normal. Ces données donnent à penser que l’adoption de mauvaises habitudes de vie pourrait avoir une influence plus déterminante que l’hérédité. Ces données sont tirées de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2001, dans le cadre de laquelle près de 10 000 garçons et filles âgés de 12 à 19 ans ont été interrogés.
  • Chez les adultes âgés de 20 à 64 ans, un décès sur 10 est directement attribuable à un excès de poids, selon une étude menée par M. Peter Katzmarzyk de l’Université Queen’s et financée par les IRSC. Dans ce groupe d’âge, les décès liés à l’obésité ont doublé entre 1985 et 2000, passant de 5,3 % des décès à 9,3 %. Le risque de décès chez les adultes ayant un surpoids augmente de 16 % comparativement aux personnes ayant un poids santé, et il grimpe de 25 % chez les personnes obèses.
  • La probabilité qu’un enfant ait une surcharge pondérale ou soit obèse peut s’élever de 10 à 61 % s’il consacre ses loisirs à regarder la télévision ou à jouer à des jeux vidéo, alors que la pratique des sports ou l’activité physique, qu’elle soit structurée ou non, fait chuter de 10 à 43 % cette probabilité. Une étude menée chez des enfants âgés de 7 à 11 ans par des chercheurs financés par les IRSC, Mark Tremblay de l’Université de la Saskatchewan et J. Douglas Willms de l’Université du Nouveau-Brunswick, a fait ressortir un lien entre la sédentarité et l’obésité chez l’enfant.

L’Institut

L’Institut de la nutrition, du métabolisme et re du diabète (INMD), dirigé par D Diane Finegood (directrice scientifique), a pour mandat d’appuyer la recherche visant à améliorer la santé en regard du régime alimentaire, des fonctions digestives, de l’excrétion et du métabolisme. À l’issue d’une vaste consultation auprès des intervenants, l’Institut a déclaré que le problème croissant de l’obésité et le maintien d’un poids santé sont des questions prioritaires, qui touchent à tous les volets du mandat de l’Institut. En octobre 2002, la ministre de la Santé a annoncé un investissement de 15 millions de dollars qui seront consacrés aux programmes de recherche dans le domaine de l’obésité et du poids santé.

Les partenaires

Les IRSC reconnaissent le rôle unique de tous les partenaires dans le processus de la recherche et travaillent en collaboration étroite avec eux. En juin 2003, l’INMD et l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) ont parrainé la table ronde « L’obésité au Canada : Identifier les priorités politiques ». L’objectif de cette table ronde était : a) d’identifier les priorités clés pour la recherche pertinente aux politiques, et b) d’élaborer des politiques pour prévenir l’obésité.

La table ronde visait également à faire la promotion de l’élaboration de relations intersectorielles entre des groupes qui se penchent sur l’obésité. Actuellement, l’INMD travaille en partenariat avec la Fondation des maladies du coeur du Canada pour financer des équipes de recherche qui étudient les répercussions de l’environnement sur l’obésité.

Les gens

Adrian Moores a toujours eu un léger embonpoint. Mais à l’âge de 12 ans, il sait déjà qu’il ne sera pas un adulte obèse.

Le Dr Glen Berall l’aide à atteindre cet objectif. Le Dr Berall, chef du service de pédiatrie du North York General Hospital, effectue une étude financée par les IRSC afin de mieux comprendre le contrôle de l’appétit chez les enfants obèses. Il a invité Adrian à participer à une série de cours dans le cadre desquels on lui montre comment évaluer la teneur en matières grasses des aliments; à faire de l’exercice pour accroître son sentiment de bien-être; et à faire des choix judicieux au moment des collations.

Jusqu’ici, les cours semblent porter fruit. Adrian, qui mesure 5 pieds 6 pouces, a perdu six livres en trois mois et pèse maintenant 165 livres.

La mère d’Adrian, Annette Moores, est enchantée. Le poids d’Adrian l’inquiétait depuis longtemps, car il y a des antécédents de maladie du coeur dans la famille. Le grand-père d’Adrian a subi un quintuple pontage coronarien, tandis que son père, Robert, qui a tout juste 40 ans, a déjà subi un double pontage coronarien et souffre de diabète de type 2.

« Il commence à perdre du poids, dit Annette. Ces cours lui ont vraiment appris à choisir les bons aliments ».

Annette aide son fils en lui rappelant l’importance de l’activité physique. Elle croit que les cours du Dr Berall encouragent les enfants à s’engager dans la voie de la saine alimentation.

Adrian estime pour sa part que ces cours auront des effets positifs pour tout le monde.

« Je participe à un projet qui aidera un grand nombre de personnes dans tout le Canada, dit-il. C’est merveilleux! »

Mettre le Canada en mouvement!

Dans le cadre d’un projet original lancé par l’Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC, les Canadiens des quatre coins du pays peuvent marcher, puis ouvrir une session sur le Web et « faire don de leurs pas » à la recherche en santé. L’Institut a lancé cette plate-forme de recherche unique en collaboration avec Kellogg’s Canada, qui a inséré un compteur de pas dans 800 000 boîtes de céréales, et d’autres organisations, dont des parte-naires technologiques tels que Sun Microsystems et BlueSpark. Les Canadiens peuvent utiliser des podomètres pour compter le nombre de pas qu’ils font chaque jour, puis entrer les chiffres sur un site Web – ou simplement ouvrir une session à l’adresse www.canadaenmouvement.ca pour signaler leur activité physique quotidienne. Les chercheurs dans le domaine de la santé pourront utiliser les données ainsi obtenues pour déterminer les stratégies et les facteurs qui encouragent l’utilisation des podomètres et favorisent une augmentation soutenue de l’activité physique. Un corpus de plus en plus considérable de données indique que l’exercice d’intensité modérée, comme la marche rapide, a de nom-breux effets bénéfiques sur la santé aussi bien physique que mentale. Les podomètres constituent un bon moyen de mesurer l’activité quotidienne.

À propos des Instituts de recherche en santé du Canada

Les Instituts de recherche en santé du Canada sont le principal organisme du gouvernement du Canada en matière de recherche en santé. Leur objectif est d’exceller, selon les normes internationales reconnues d’excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application, en vue d’améliorer la santé de la population canadienne, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web : www.cihr-irsc.gc.ca.