Sommaire du sondage auprès de dirigeants de centres/réseaux de recherche clinique - novembre 2004

Sondage pré-atelier auprès de dirigeants canadiens de centres et de réseaux de recherche clinique


Novembre 2004

L'Initiative de recherche clinique des IRSC a organisé à Toronto, le 1er novembre 2004, un atelier sur les centres/réseaux de recherche clinique qui a attiré trente-huit (38) directeurs/chefs de file de centres et de réseaux de recherche clinique. Un rapport de l'atelier est disponible en ligne [ (2,300 Ko) | Aide ].  Avant la réunion du 1er novembre, on a établi, au moyen d'un questionnaire, un échantillon des opinions des participants au sujet des facteurs de réussite, des défis et des menaces reliés aux centres/réseaux existants de recherche clinique, ainsi qu'à un programme national possible de centres/réseaux de recherche clinique. L'exercice visait à aider à planifier l'atelier. Nous avons reçu des questionnaires remplis de vingt-quatre (24) chefs de file.

On a demandé d'abord aux répondants de déterminer les éléments qui contribuent à la réussite de leurs centres/réseaux. Plus de la moitié (52 %) ont mentionné que la possibilité de « favoriser un esprit de collaboration entre chercheurs » était un des principaux aspects qui contribuent à la réussite de leur centre/réseau. Ils ont aussi mentionné souvent la création d'un bureau centralisé de services de soutien (personnel qui connaît bien le contexte réglementaire, la biostatistique, la gestion des données, la gestion de projets, les essais cliniques, etc.), une bonne communication entre chercheurs et administrateurs, une bonne relation avec les établissements  collaborateurs, la mise en place de procédures de fonctionnement de base utilisées par tous les chercheurs du centre/réseau et, enfin, le recrutement de chercheurs de grande qualité.

Trois quarts (75 %) des répondants ont mentionné l'aide financière médiocre comme défi clé que doivent relever les centres/réseaux existants pour réussir. Ils ont mentionné aussi les normes réglementaires et éthiques complexes et rigoureuses, le manque d'espace de recherche et les défis associés aux collaborations.

On a demandé ensuite aux répondants d'envisager la forme d'infrastructure nouvelle dont la recherche clinique canadienne bénéficierait le plus au cours des 10 à 15 prochaines années. Le soutien infrastructurel/technique, ainsi que les centres en réseau, ont constitué les réponses les plus fréquentes. Vingt-sept pour cent (27 %) des répondants sont d'avis que l'idéal serait de créer de quatre à six nouveaux centres, même si les réponses varient d'un à plus de vingt. Les répondants sont en général d'avis que les centres/réseaux de recherche clinique devraient être situés dans des hôpitaux universitaires (54 %) et qu'il faudrait les localiser en fonction de l'expertise plutôt que de la géographie (36 %). Dix-neuf (19) répondants sur 22 soutiennent que l'autogouvernance est souhaitable et l'on retrouve divers commentaires sur le besoin d'un conseil national de régie des comités et de la surveillance des organismes subventionnaires.

Les sources de financement mentionnées sont les coentreprises (82 %), qui se rapportent généralement aux IRSC, à l'industrie, à la FCI et à des organismes provinciaux, mais on en a envisagé d'autres aussi, y compris des organismes de bienfaisance du secteur de la santé, les ministères provinciaux de la Santé, les universités et les hôpitaux. Comme les ressources sont limitées, à peu près le quart des répondants sont d'avis que 50 M$ (ou 1 à 5 M$/centre) suffiraient pour établir des centres/réseaux de recherche clinique, mais les réponses varient de moins de 1 M$ à plus de 250 M$. Presque la moitié des répondants sont d'avis qu'il faudrait de 1 à 25 M$ par année (1 à 5 M$/année/centre) pour faire fonctionner ces centres.

Les répondants sont d'avis que la création et le financement de centres de recherche clinique permettront au Canada de devenir concurrentiel sur la scène internationale (43 %), de favoriser l'application des connaissances (33 %), d'accroître la qualité de la recherche (24 %), d'améliorer notre système de soins de santé (24 %), d'encourager la formation de nouveaux cliniciens-chercheurs (18 %) et d'augmenter le volume de la recherche clinique effectuée au Canada (18 %).

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