Survol des réalisations de 2000 à 2005

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Introduction

Les maladies infectieuses telles que la grippe et le VIH/sida peuvent avoir des effets dévastateurs sur la santé humaine et l'économie mondiale. La découverte de moyens de protéger les populations contre les maladies infectieuses par la recherche sur l'immunité et la mise au point de vaccins sont des enjeux d'une importance cruciale pour de nombreux pays partout sur la planète. Ces menaces et défis en santé publique rendent le travail de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) - l'un des treize instituts des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) - de plus en plus important.

La création de l'Institut a changé le contexte de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires au Canada. Par suite directe du leadership exercé par l'IMII et grâce à son étroite collaboration avec de nombreux partenaires et intervenants, un programme national de recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires a vu le jour au Canada. L'approche coordonnée préconisée par l'Institut et ses partenaires contribue à la santé et à la qualité de vie à long terme des Canadiens et au renforcement de notre système de soins de santé.

L'IMII soutient la recherche de pointe à la fois rentable et basée sur des données factuelles dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires. Ses activités et programmes ciblent les questions de santé qui touchent les gens au quotidien comme l'auto-immunité, la grippe, la transplantation tissulaire, l'hépatite C, l'asthme, la salubrité des aliments et de l'eau et les nouvelles maladies infectieuses. Pendant ses cinq premières années d'existence, l'IMII a abordé de façon proactive les défis de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires en établissant des priorités de recherche et en mettant sur pied des programmes pour réaliser ces priorités, sans pour autant négliger la vitalité à long terme du milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires par son soutien à la formation et au développement de carrière. Tout en demeurant centré sur ses priorités, l'Institut a su réagir de façon rapide et efficace à de nouvelles menaces comme le SRAS, la maladie à prions et la grippe. Il a également profité de toutes les occasions d'étendre son réseau en travaillant avec des partenaires comme la Bill and Melinda Gates Foundation.

Le présent document décrit l'impact de l'Institut et démontre comment celui-ci atteint ses objectifs stratégiques avec la contribution précieuse de ses partenaires et intervenants.

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Profil de l'institut des maladies infectieuses et immunitaires

L'IMII a été créé en 2000 avec le mandat de stimuler et de coordonner la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires et de veiller à ce que les résultats de la recherche se traduisent par des gains sur le plan de la santé et de la qualité de vie des Canadiens. Dirigé par un directeur scientifique, il dispose d'un personnel de taille modeste et d'un conseil consultatif composé de 16 spécialistes des maladies infectieuses et immunitaires de réputation internationale.

L'Institut se livre à une variété d'activités appuyant son mandat. Il finance la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, établit et entretient des partenariats et favorise le réseautage, la création de connaissances et les communications. Depuis sa fondation, l'IMII appuie les initiatives stratégiques des IRSC, y compris des programmes innovateurs de formation interdisciplinaire. Quatorze programmes de formation stratégiques dans le domaine de la recherche en santé sont directement liés à l'Institut, et ils ciblent la plupart des priorités de recherche établies. Lorsque les initiatives sont associées à des programmes visant à favoriser l'établissement de nouveaux chercheurs (par ex. un programme auquel on s'inscrit en grand nombre qui finance des projets pilotes visant les nouveaux chercheurs), elles permettent le développement d'une culture de recherche dynamique. Depuis peu, l'Institut travaille activement à la promotion de l'Initiative de recherche clinique, dont le but est de renforcer les capacités canadiennes en recherche clinique en formant et en soutenant la prochaine génération de cliniciens-chercheurs.

Au cours des cinq dernières années, l'Institut a distribué plus de 17 millions de dollars en aide financière et a soutenu environ 110 projets dans divers domaines, notamment :

  • nouvelles technologies et nouveaux services de santé liés à la résistance aux antimicrobiens;
  • renforcement de la capacité d'accélérer la recherche en réponse au SRAS et à l'éclosion d'autres maladies infectieuses au Canada;
  • recherche sociale et comportementale dans les domaines du VIH/sida et de l'hépatite C;
  • recherche sur la contamination microbienne des aliments et de l'eau et sur la désinfection de l'eau potable au Canada;
  • stratégies visant à prévenir et à combattre la grippe pendant et entre les pandémies;
  • facteurs de risque, traitement et prévention de l'asthme, et impacts de l'asthme sur les services et systèmes de santé au Canada;
  • usage des technologies des cellules souches dans le traitement des maladies auto-immunes comme le diabète;
  • nouvelles approches à l'égard de la résistance et de la sensibilité aux agents pathogènes de l'hôte;
  • approches innovatrices en médecine régénératrice; et
  • recrutement de la prochaine génération de chercheurs en maladies infectieuses et immunitaires au Canada.

L'Institut travaille avec une grande variété de partenaires du milieu des maladies infectieuses et immunitaires. Par le biais de ses partenariats, il stimule et coordonne la recherche et veille à ce que les résultats de celle-ci profitent aux Canadiens. Les partenaires de l'Institut comprennent notamment le Fonds de la recherche en santé du Québec, la Fondation Michael Smith pour la recherche en santé, l'Institut canadien de la sécurité du patient, le Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies, Santé Canada, la Bill and Melinda Gates Foundation et l'Agence de santé publique du Canada (ASPC). L'Institut n'aurait pas pu accomplir toutes ces réalisations sans les contributions précieuses de ces partenaires et bien d'autres. Il ne doute aucunement que les partenariats continueront de jouer un rôle important à l'avenir.

Une des premières activités de l'Institut a consisté à mener de vastes consultations auprès de tous ses partenaires et intervenants. À la suite de ces consultations, l'IMII a établi deux priorités de recherche stratégiques - les maladies infectieuses et la réponse de l'hôte - chacune assortie de plusieurs thèmes connexes (voir tableau ci-dessous).

Priorités de recherche de l'IMII

Maladies infectieuses Réponse de l'hôte
  • Résistance aux antimicrobiens
  • Nouvelles maladies infectieuses
  • VIH/sida et hépatite C
  • Salubrité des aliments et de l'eau
  • Mise au point de nouveaux vaccins
  • Asthme et allergies
  • Maladies auto-immunes
  • Immunité innée
  • Greffe d'organes et régénération tissulaire

Ces priorités de recherche figurent dans le plan stratégique de l'Institut, publié en 2002. Par un processus de discussion et de consultation continu avec les chercheurs et le comité consultatif de l'Institut, l'IMII réaffirme la pertinence de ces champs de recherche à l'égard de son mandat et de l'étude sur les maladies infectieuses et immunitaires en général. Plusieurs de ces thèmes de recherche recoupent les grandes initiatives des IRSC en santé mondiale et en médecine régénérative.

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Progrès au regard des priorités de recherche stratégiques


Domaine prioritaire : maladies infectieuses

Résistance aux antimicrobiens - Du point de vue de la santé publique, la résistance acquise par un usage accru et/ou impropre des médicaments antimicrobiens constitue une menace grandissante pour la santé et l'environnement. Le recours massif aux antibiotiques contribue au développement de microbes pathogènes résistant aux médicaments.

L'Institut effectue un travail considérable dans ce domaine, notamment en présidant et en finançant une conférence d'orientation nationale et en soutenant des ateliers d'établissement des priorités de recherche sur la résistance aux antimicrobiens. Ces réunions ont fait appel aux contributions des partenaires et intervenants de l'IMII, de scientifiques, d'épidémiologistes, de cliniciens, d'organismes de santé et des gouvernements.

Ces activités ont abouti à la création de programmes de recherche axés sur la surveillance, la recherche fondamentale ainsi que les nouvelles technologies et les nouveaux services de santé dans le domaine de la résistance aux antimicrobiens. Voici des exemples de projets de recherche soutenus par l'Institut dans ce domaine :

  • étude de la résistance aux antimicrobiens dans le contexte des soins de courte durée aux personnes âgées (Dr Mark Loeb, Université McMaster);
  • étude du profil de résistance aux antimicrobiens dans les collectivités du Nord du Canada (Dr Michael Mulvey, Laboratoire national de microbiologie, ASPC).

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Nouvelles maladies infectieuses - Le spectre du bioterrorisme et les nouvelles maladies infectieuses requièrent un effort de recherche concerté avec d'autres instituts des IRSC, des organismes gouvernementaux, des organismes de santé bénévoles et des partenaires du secteur privé.

L'IMII joue un rôle clé en dirigeant les efforts de recherche sur les maladies infectieuses au Canada. Il a tenu des conférences visant l'établissement de priorités de recherche sur le bioterrorisme et la bactérie Clostridium difficile (C. difficile). Voici des exemples de projets de recherche soutenus par l'Institut dans le domaine des nouvelles maladies infectieuses :

  • évaluation des bienfaits cliniques et de la sécurité du médicament antiviral Infergen dans le traitement du SRAS (Dr James Dennis, Réseau universitaire de santé, Toronto);
  • examen de nouveaux agents pathogènes de la grippe, du virus du Nil et du coronavirus du SRAS (Dr Guy Boivin, Université Laval; Dr Tom Hobman, Université de l'Alberta; et Mark Loeb, Université McMaster).

C'est l'Institut qui, au Canada, a mené les efforts de mobilisation en vue de la mise sur pied d'un plan de recherche en réponse à l'éclosion du SRAS. Dans un temps record, l'IMII a réuni le milieu de la recherche et les intervenants en maladies infectieuses pour collaborer à la planification, à la coordination et au financement de la recherche sur le SRAS. Cela a permis au Canada de recueillir en seulement deux semaines 18 projets de recherche qui ont été soumis à un examen par les pairs dans un délai incroyable de trois semaines. On a finalement approuvé le financement de quatre de ces projets.

L'Institut a agi comme fer de lance dans la création du consortium canadien de recherche sur le SRAS (CCRS), invitant les gouvernements fédéral et provinciaux, le secteur privé et les organismes de santé à coordonner, à promouvoir et à soutenir la recherche sur le SRAS axée sur le diagnostic, la mise au point d'un vaccin et de thérapies, l'épidémiologie, la constitution de bases de données ainsi que les répercussions sur la santé publique et les collectivités. Il a joué un rôle de premier plan dans la mise sur pied d'un programme de recherche national sur le SRAS et dans la transmission d'information et de conseils aux organismes de santé publique et aux médias. Il a contribué à la création d'un système de distribution des échantillons de SRAS qui deviendra un modèle pour la collecte d'échantillons auprès des patients en situation similaire à l'avenir. De plus, l'IMII a établi l'Équipe canadienne de recherche d'intervention rapide, réseau virtuel d'intervenants canadiens et de partenaires étrangers chargés de travailler ensemble à l'élaboration de stratégies d'intervention rapide du milieu de la recherche en réponse à l'éclosion d'autres maladies infectieuses au Canada. De concert avec l'Agence de santé publique du Canada, l'Institut a récemment organisé un atelier visant à établir des priorités de recherche en vue d'une éventuelle épidémie de grippe pandémique, et il travaille avec les ministères du gouvernement fédéral à la mise en oeuvre d'un plan de préparation canadien.

Le soutien continu de l'Institut a également permis à plusieurs chercheurs canadiens éminents de développer leur programme de recherche au point de réussir à obtenir des fonds du Grand défi en santé mondiale de la Bill and Melinda Gates Foundation. Ces chercheurs :

  • travaillent à mettre au point un vaccin nécessitant une seule injection (Dr Lorne Babiuk, Université de la Saskatchewan);
  • mènent des recherches sur les facteurs associés à la résistance au VIH chez les femmes et leurs familles (Dr Frank Plummer, Université du Manitoba);
  • étudient de nouveaux moyens de stimuler les défenses de l'organisme contre des maladies infectieuses frappant les pays en développement comme la malaria, la fièvre typho拉, la bactérie E. coli et la tuberculose (Dr Brett Finlay, Université de la Colombie-Britannique).

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VIH/sida - Le VIH/sida est un problème de santé mondial ayant de graves conséquences sociales et économiques. Une nouvelle stratégie de recherche est nécessaire pour améliorer la qualité et la durée de vie des personnes infectées par le VIH, réduire le taux de transmission et de progression de la maladie, améliorer le traitement et réduire la toxicité des médicaments.

Les IRSC figurent parmi les quatre partenaires fédéraux de l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada, et l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires agit comme chef de file des IRSC dans la conception et la mise sur pied d'initiatives de recherche sur le VIH/sida au Canada. Le Comité consultatif de la recherche sur le VIH/sida des IRSC a été créé par l'Institut pour orienter les priorités stratégiques; dans ce rôle d'orientation, l'IMII fait partie intégrante de la stratégie de lutte au VIH/sida au Canada. Voici d'ailleurs des exemples :

  • soutien aux services de santé, aux services biomédicaux et cliniques ainsi qu'aux programmes de recherche sur la santé des populations dans le domaine du VIH/sida;
  • soutien aux essais cliniques au Canada par le biais du Réseau canadien pour les essais VIH;
  • administration du Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida, qui intègre pleinement les collectivités touchées à la recherche sur le VIH/sida; et
  • collaboration avec l'Institut de la santé des Autochtones des IRSC dans le cadre d'un programme de recherche pour combattre l'épidémie au sein des populations autochtones.

L'Institut travaille également de près avec Santé Canada et la Bill and Melinda Gates Foundation pour soutenir la recherche mise à contribution par le Canada pour la Global HIV/AIDS Vaccine Enterprise.

Voici des exemples de projets de recherche sur le VIH/sida soutenus par l'IMII :

  • étude visant à explorer les effets du soutien au logement et de l'itinérance sur la santé des personnes vivant avec le VIH/sida en Ontario (Ruthann Tucker, Fife House, et Dre Saara Greene, Université York);
  • examen du lien entre l'infection au VIH, l'immunité maternelle et les schémas posologiques des antiviraux dans la transmission mère-enfant du VIH (Dr Hugo Soudeyns, Hôpital Sainte-Justine).

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Hépatite C - Il est urgent de renforcer nos capacités dans le domaine des infections à diffusion hématogène. En particulier, la maladie du foie causée par le virus de l'hépatite C est devenue un problème de santé majeur qui ne cesse de s'aggraver.

L'IMII joue un rôle actif dans les efforts de lutte du Canada contre l'hépatite C. Il travaille en collaboration avec le gouvernement fédéral dans le cadre de diverses activités et initiatives, notamment l'identification de la maladie du foie provoquée par le virus de l'hépatite C et l'augmentation du nombre de chercheurs étudiant l'hépatite C au Canada sous divers angles : pathogénèse, modes de transmission, traitement, accès aux soins et prévention par le biais d'interventions sur les comportements à risque.

Notre action a donné lieu à divers projets, notamment : un projet de recherche sur l'hépatite C établissant un Réseau Atlantique gouvernemental et communautaire destiné à améliorer l'identification, le traitement et la prévention de l'hépatite C pour les gens de l'Atlantique (Dre Susan Kirkland, Université Dalhousie); et un projet de recherche en intervention psycho-éducative auprès des patients atteints du VIH/sida et de l'hépatite C (Dre Louise Balfour, Institut de recherche en santé d'Ottawa).

L'Institut a joué un rôle important dans l'évaluation des besoins et des lacunes en recherche sur les questions sociales et comportementales liées au VIH/sida et à l'hépatite C et dans le lancement d'un programme de priorités de recherche pour l'étude de ces questions. Il travaille aussi avec d'autres organismes et ministères fédéraux pour promouvoir la recherche sur l'hépatite C.

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Innocuité microbiologique de l'eau potable et des aliments - L'inquiétude du public quant à l'innocuité microbiologique de nos aliments et de notre eau et à son impact sur notre bien-être social, psychologique et économique requiert des interventions fondées sur l'information tirée d'initiatives de recherche systématique et de l'application efficace des connaissances.

L'IMII joue un rôle clé en guidant les efforts de recherche au Canada visant à déterminer comment mieux protéger notre approvisionnement en eau et en aliments. Il a conclu de nombreux partenariats avec les gouvernements et le secteur privé dans le domaine de la salubrité de l'eau et des aliments et a pris plusieurs mesures à cet égard, notamment :

  • création et gestion de la première Coalition canadienne de recherche pour la salubrité des aliments et de l'eau, structure de 18 membres chargée de la coordination du programme national de recherche sur la salubrité des aliments et de l'eau;
  • direction et financement d'une importante conférence internationale sur les défis posés par la maladie à prions, en partenariat avec l'Institut de la santé publique et des populations des IRSC; cette initiative a produit d'importantes recommandations qui ont motivé la création du Réseau de centres d'excellence sur la maladie à prions;
  • soutien à une exposition muséologique itinérante offrant des conseils aux collectivités concernant la salubrité des aliments et le lien entre l'alimentation, l'exercice et la sensibilité à des maladies chroniques comme le diabète, la cardiopathie et le cancer; et
  • financement d'un projet de recherche en partenariat avec le Réseau canadien de l'eau axé sur la désinfection de l'eau potable du Canada.

Voici des exemples de projets soutenus par l'IMII en recherche sur l'innocuité microbiologique des aliments et de l'eau :

  • étude des déterminants environnementaux de la présence de coliformes dans l'eau de source en Colombie-Britannique (Dr Asit Mazumder, Université de la Colombie-Britannique);
  • examen de la bactérie E. coli résistante aux antimicrobiens dans l'eau potable et les eaux de source à usage récréatif (Dre Marie Louie, Centre des sciences de la santé Sunnybrook et Women's College).

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Mise au point de nouveaux vaccins - La vaccination est un moyen plus sûr et rentable que les autres interventions thérapeutiques pour combattre les maladies infectieuses. La recherche visant la mise au point de vaccins et de moyens d'administration, conjuguée à des mécanismes d'application rapide des connaissances, est essentielle.

L'IMII a réalisé des progrès importants dans le soutien à la recherche sur de nouveaux vaccins pour les humains en établissant un programme de priorités de recherche spécifique dans la mise au point de vaccins innovateurs. Voici des exemples de projets de mise au point de nouveaux vaccins soutenus par l'Institut :

  • étude des effets secondaires consécutifs à la revaccination de personnes ayant souffert d'un syndrome oculo-respiratoire (Dre Danuta Skowronski, Université de la Colombie-Britannique);
  • étude sur des méthodes innovatrices de mise au point et d'administration de vaccins, et plus particulièrement de vaccins contre les maladies infectieuses d'importance particulière pour la santé humaine comme l'hépatite C et le VIH/sida (Dr Lorne Babiuk, Université de la Saskatchewan).

L'Institut travaille aussi en partenariat avec l'ASPC dans le cadre de nombreuses initiatives, notamment :

  • établissement d'un plan stratégique pour l'Initiative canadienne sur les vaccins;
  • collaboration avec le Groupe de travail sur l'évaluation des programmes de vaccination contre la grippe en vue du financement d'une étude comparant les programmes universels de vaccination contre la grippe à ceux qui ciblent spécifiquement les populations à risque élevé; et
  • détermination des priorités de recherche nationales pour améliorer les stratégies visant à prévenir et à combattre la grippe pendant et entre les pandémies.

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Domaine prioritaire : Réponse de l'hôte

Asthme et allergies - L'asthme et les allergies sont des problèmes de santé aux répercussions économiques considérables. La recherche dans ce domaine est nécessaire pour comprendre les interactions entre les gènes, les allergènes, les facteurs environnementaux et le système immunitaire de l'hôte.

L'Institut appuie et finance des projets de recherche sur l'asthme et les allergies qui ouvriront la voie à des progrès importants dans ces domaines. Ces projets étudient les mécanismes à l'origine de l'asthme, les facteurs de risque prédisposants, les stratégies de traitement et de prévention ainsi que les impacts sur les services et les systèmes de santé. L'IMII soutient un programme de formation de nouveaux chercheurs dans ces domaines en s'appuyant sur une approche multidisciplinaire couvrant divers champs de recherche comme la santé des populations, l'immunologie cellulaire et moléculaire, la physiologie des muscles lisses et la médecine clinique (Dr Kent Hayglass, Université du Manitoba). L'Institut finance également des projets de recherche visant à rehausser la compétitivité internationale du Canada en recherche sur l'asthme et les allergies dans le but d'attirer de nouveaux chercheurs talentueux et, ainsi, d'assurer l'excellence de la prochaine génération de chercheurs canadiens.

L'Institut collabore également avec AllerGen NCE Inc. et la Fondation canadienne de la fibrose kystique afin de favoriser la recherche sur l'asthme et les allergies. Pour ce faire, un important programme de recherche sur l'immunité des muqueuses des poumons et des voies respiratoires supérieures sera financé en 2006. L'Institut travaille aussi en étroite collaboration avec d'autres intervenants de l'Institut pour appuyer la recherche sur les facteurs environnementaux qui pourraient être en cause dans l'asthme.

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Maladies auto-immunes - Les maladies auto-immunes sont la cause de beaucoup de souffrance et d'une morbidité élevée. Il est nécessaire de développer la recherche intégrant les nouvelles connaissances en génétique, en immunologie et en biologie moléculaire afin de comprendre, de prévenir et de gérer les maladies auto-immunes et leurs complications. Il faut également chercher à élucider les mécanismes fondamentaux ainsi que les facteurs génétiques et environnementaux qui pourraient être en cause dans ces maladies.

L'Institut a fait des efforts considérables pour soutenir les initiatives qui créent et intègrent de nouvelles connaissances aidant à comprendre, à prévenir et à traiter les maladies auto-immunes. Son action à cet égard a comporté l'organisation d'un symposium de chercheurs visant l'établissement des paramètres d'un programme canadien de recherche sur les maladies auto-immunes, ainsi que le financement de nouveaux projets de recherche sur le diabète de type 1. Ces projets ont été soutenus par l'Institut en partenariat avec la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada et l'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC.

De plus, l'IMII a eu un rôle à jouer dans l'établissement d'un partenariat avec le Réseau de cellules souches - l'un des réseaux de centres d'excellence du Canada - et la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada en vue de soutenir l'organisation d'une conférence de consensus sur l'utilisation des technologies des cellules souches dans le traitement du diabète. L'Institut a également organisé et financé un symposium visant à fixer le programme de recherche national, lequel s'est intéressé aux mécanismes fondamentaux qui entraînent les maladies auto-immunes et à l'étude des dénominateurs communs de ces mécanismes. Ces conférences et dialogues avec de nombreux partenaires intéressés, y compris le National Institute of Allergy and Infectious Disease, ont mené au lancement, à la fin de 2005, d'une initiative d'envergure visant une équipe de recherche en auto-immunité clinique

Voici un exemple de projet soutenu par l'IMII en recherche sur les maladies auto-immunes :

  • étude de la production d'îlots pancréatiques à partir de cellules souches humaines (dirigé par Dr David Hill, du Lawson Health Research Institute à l'Université Western Ontario).

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Immunité innée - L'immunité innée, ou naturelle, joue un grand rôle dans la résistance à toutes les maladies infectieuses, dans la sensibilité aux maladies auto-immunes, dans le développement de l'asthme et des allergies de même que dans la tolérance aux greffes d'organes et à la régénération tissulaire. Il est nécessaire de développer la recherche pour établir les interactions entre les gènes prédisposants, les allergènes, les facteurs environnementaux et le système immunitaire de l'hôte, afin de mieux saisir comment le renforcement de l'immunité innée peut contribuer au traitement et à la prévention des problèmes.

L'Institut soutient un certain nombre d'initiatives proactives en recherche sur l'immunité innée. Celles-ci comprennent notamment l'établissement d'un programme de priorités de recherche en vue du financement de travaux axés sur la sensibilité et la résistance de l'hôte aux pathogènes, de même que l'exploration de nouvelles façons d'aborder la modulation immunitaire aux fins d'initiatives de recherche sur des solutions de rechange novatrices aux antibiotiques.

Voici des exemples de projets de recherche sur l'immunité innée soutenus par l'IMII :

  • étude sur la sensibilité de l'hôte à l'infection au VIH 1 (Dr Michel Tremblay, Centre hospitalier de l'Université Laval);
  • recherche de nouvelles voies de réponse de l'hôte à l'infection (Dre Silvia Vidal, Université d'Ottawa).

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Transplantation et régénération d'organes - La régénération et le remplacement des tissus deviendront sans doute d'importants moyens thérapeutiques dans le traitement de nombreuses maladies qui entraînent la défaillance d'un organe. La recherche dans les domaines de la transplantation et de la biologie des cellules souches comporte de grandes possibilités et de grands défis, surtout au regard des considérations éthiques et juridiques.

L'Institut est actuellement engagé dans un certain nombre de projets clés en recherche sur la transplantation et la régénération d'organes. Il s'agit notamment d'un programme de recherche visant à résoudre le problème du manque d'organes recueillis par les programmes de dons et à améliorer, par la transplantation, la qualité de vie des personnes qui s'acheminent vers la défaillance d'un organe, ainsi que d'un programme visant à comprendre comment mettre au point des tissus cardiovasculaires fonctionnels dans les maladies circulatoires dégénératives chroniques.

L'IMII s'est associé avec la Fondation des maladies du coeur du Canada et la Fondation Michael Smith pour la recherche en santé afin de financer la formation de futurs chercheurs canadiens dans les domaines de la transplantation d'organes et de la médecine régénérative. En partenariat avec six autres instituts des IRSC et neuf organismes de santé de l'extérieur, l'Institut a participé à l'initiative stratégique des IRSC en médecine régénérative et en nanomédecine. De concert avec la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada, l'Institut financera deux équipes de recherche sur la régénération des tissus endocriniens pancréatiques, une stratégie visant le traitement du diabète. Parmi les autres projets de transplantation et de régénération d'organes soutenus par l'IMII, notons le Réseau Transnet, lequel est alimenté en données sur des patients greffés fournies par des scientifiques de tout le Canada dans le but d'établir des biomarqueurs génétiques pour le rejet et la tolérance des greffes (Dr David Kelvin, Réseau universitaire de santé, Toronto).

L'Institut collabore également avec la Fondation canadienne du rein et la Société canadienne de transplantation dans le cadre d'un programme visant à renforcer les capacités de recherche clinique par l'attribution de bourses de cliniciens-chercheurs dans le domaine des transplantations.

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Résumé

Les questions auxquelles s'intéresse l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires sont de préoccupation mondiale. Ce survol démontre bien que, depuis sa fondation et encore aujourd'hui, l'Institut s'efforce de créer un impact dans la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires au Canada. Avec ses chercheurs affiliés, ses intervenants et ses partenaires, l'Institut a mis sur pied un programme de recherche stratégique mieux coordonné et comportant des priorités claires, afin de contribuer à enrayer certaines des plus importantes maladies infectieuses et immunitaires auxquelles se trouvent confrontés le Canada et le reste du monde.