
Zangenehpour Shahin - Données biographiques
Programme : Bourse de recherche postdoctorale
Université McGill
Zangenehpour S & Chaudhuri A. 2005. Patchy organization and asymmetric distribution of the neural processing in monkey inferotemporal cortex. Current Biology. 15: 993-1005
Les résultats présentés dans l'article qui est paru dans Current Biology ont, pour la première fois, montré des cartes d'activités cellulaires de vision de haut niveau dans le cerveau d'un primate. Grâce à l'utilisation de la cartographie moléculaire et de séquences de stimulation complexes, qui comprenaient des visages conspécifiques et des objets familiers, l'organisation fonctionnelle des mécanismes neuronaux autonomes qui favorisent le traitement des visages et des objets chez le singe adulte a été cartographiée. Ces résultats indiquent que les neurones traitant sélectivement les visages et les objets forment des agrégats le long de la partie antéropostérieure du cortex temporal inférieur. Ces agrégats semblent s'entrelacer, et rien n'indique qu'ils forment des modules circonscrits autonomes. Ils ressemblent plutôt à des nodules situés dans des réseaux distribués du traitement des visages et des objets. De plus, dans ce même document, il est question de la distribution latéralisée du traitement des visages dans les deux hémisphères. On a constaté que les neurones qui traitent sélectivement les visages sont distribués de manière asymétrique dans l'hémisphère droit. Ce résultat confirme les conclusions ayant été tirées d'études comportementales et électrophysiologiques effectuées sur le traitement des visages. De plus en plus d'études montrent que le cerveau d'un primate non humain est doté d'une asymétrie hémisphérique sur le plan de la structure et de la fonction, qui est très similaire à celle observée dans le cerveau humain. Dans le cerveau humain, l'organisation asymétrique est souvent déterminée par le développement de capacités cognitives complexes de haut niveau tel que le langage. On a cru que cette caractéristique distinguait le cerveau de l'humain de celui de ses ancêtres évolutionnistes, tant proches qu'éloignés. Selon la preuve de plus en plus évidente qui existe au sujet de l'asymétrie hémisphérique du cerveau du primate non humain, la latéralité de la structure et de la fonction ayant été observée dans le cerveau humain s'expliquerait par la phylogénie. De plus, le contenu de l'article constitue une autre preuve corroborant cette notion, qui fait appel aux cartes des activités avec une résolution cellulaire.