Rapport sur l'atelier de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) - novembre 2005
Subventions des ISFRS
de l'INSMT
Comptes rendus de l'atelier organisé les 28 et 29 novembre 2005
Hôtel Delta
Montréal (Québec)
À présenter au CPPR le 8 mars 2006
Michael W. Salter, M.D., Ph.D., MSRC
Table des matières
- Aperçu
- Principales recommandations de l'atelier sur les ISFRS de l'INSMT
- Liste des subventions d'ISFRS liées à l'INSMT
- Compte rendu du groupe de discussion sur les pratiques exemplaires permettant de renforcer le milieu de la recherche
- Compte rendu du groupe de discussion sur l'évaluation du programme d'ISFRS des IRSC
- Compte rendu du groupe de discussion sur les liens entre tous les groupes d'ISFRS de l'INSMT
- Compte rendu du groupe de discussion sur le maintien en poste des chercheurs au Canada
Aperçu
La formation des futures générations de chercheurs est un but stratégique important pour l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT), dont le tiers du budget a été consacré aux programmes d'ISFRS en 2004‑2005. Dix-huit programmes d'ISFRS sont associés à l'INSMT, soit le plus grand nombre parmi les 13 instituts des IRSC, et l'INSMT a pris l'initiative d'organiser l'atelier pour que les CP et les stagiaires de ces ISFRS soient exposés au plus grand éventail qui soit de recherches sur les neurosciences, la santé mentale et les toxicomanies. En outre, les buts de l'atelier étaient d'intensifier les interactions entre les programmes d'ISFRS, d'offrir aux stagiaires une occasion exceptionnelle de faire des échanges scientifiques et d'établir des réseaux avec des pairs et des chercheurs bien établis, ainsi que d'élucider certaines « pratiques exemplaires » qui pourraient être utilisées par le milieu de l'INSMT.
L'atelier a eu lieu les 28 et 29 novembre 2005 à Montréal. Plus de 90 personnes y ont participé, notamment des CP et des stagiaires, jusqu'à concurrence de 5 au total pour chacune des 18 ISFRS associées à l'INSMT. Pour favoriser le réseautage et présenter les programmes d'ISFRS, le premier jour de l'atelier, un CP de chacun des programmes a donné un aperçu des buts et objectifs ainsi que des caractéristiques du programme de chaque ISFRS. Il ressort des exposés que chaque ISFRS est unique en son genre, non seulement dans son domaine, mais également dans la manière dont elle est dirigée, organisée et exploitée. Cette diversité d'approches a des répercussions importantes sur l'évaluation des programmes d'ISFRS. Allison Jackson, de la Direction du développement de la capacité en recherche des IRSC, a fait le point sur l'évaluation et l'avenir du programme d'ISFRS. Puisque le partenariat est un élément capital du programme d'ISFRS, une séance a été consacrée à la création de partenariats significatifs avec la Dre Alycia Halladay, de la National Alliance on Autism Research, partenaire important de deux des programmes d'ISFRS, la Dre Marielle Gascon‑Barré, du FRSQ, et le Dr Rémi Quirion, de l'INSMT.
Une séance organisée par des stagiaires des ISFRS liées à l'INSMT a été un temps fort du programme. Les stagiaires ont décrit leur expérience dans différentes ISFRS, les avantages et les difficultés qui y sont liés, ainsi que leurs espoirs et attentes pour l'avenir du programme, bon nombre d'entre eux prévoyant devenir des CP. Les aspects positifs relevés par les stagiaires comprennent la grande importance accordée à la formation interdisciplinaire, les possibilités de réseautage, tout spécialement dans les instituts de formation ou les « stages d'été » , et l'importance du financement complémentaire au salaire qui est monnaie courante dans de nombreuses ISFRS. Les difficultés cernées par les stagiaires comprennent la perception que certains CP se considèrent uniquement comme de la « main-d'oeuvre bon marché » ; qu'il y a peut-être un sentiment d'exclusivité dans l'adhésion à une ISFRS, surtout lorsqu'un groupe de recherche particulier possède des stagiaires de l'ISFRS et d'autres qui n'en font pas partie; et les difficultés que pose la transition entre un poste de stagiaire et un poste de professeur. Les stagiaires ont fait une recommandation clé, soit permettre qu'une partie du financement des ISFRS soit destiné à des boursiers postdoctoraux chevronnés comme financement de « démarrage » pour la recherche ou les déplacements effectués pendant leur transition. À la séance animée par les stagiaires s'est ajoutée une présentation d'affiches sur les recherches de chacun des stagiaires présents. Ces affiches témoignent de la richesse et de la diversité des recherches réalisées par les stagiaires dans le programme d'ISFRS.
La seconde journée de l'atelier a été consacrée aux discussions du programme d'ISFRS. Quatre séances en groupe de discussion ont été organisées en parallèle et les groupes ont présenté un compte rendu pendant une période de discussion générale. Le compte rendu de chaque groupe de discussion est joint en annexe et se résume comme suit :
Les pratiques exemplaires qui permettent de mettre en valeur le milieu de la recherche. Le groupe de discussion a déterminé plusieurs éléments clés des ISFRS les plus fructueuses. Un élément majeur est un « stage d'été » ou une réunion/retraite annuelle regroupant des stagiaires, des professeurs et souvent des conférenciers externes pendant un programme intensif. Les renseignements sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas devraient être rapidement utilisables grâce à un centre d'information ou à un portail sur le Web. L'importance capitale du mentorat officiel des stagiaires par des professeurs a été soulignée. La participation des stagiaires au programme et la reconnaissance des stagiaires sont également considérées être des éléments clés, tout comme le dialogue entre les ISFRS et la participation du milieu local non associé à l'ISFRS.
L'évaluation du programme d'ISFRS des IRSC. Le processus employé pour évaluer les ISFRS a été chaudement débattu dans le groupe de discussion et pendant d'autres séances. La diversité des ISFRS, « il n'y a pas deux ISFRS semblables » même parmi les 18 du secteur couvert par l'INSMT, a été un thème central de la discussion. Le groupe de discussion a mentionné que les diverses définitions d'un stagiaire, la manière dont la productivité est évaluée, ce qui constitue une activité transdisciplinaire et l'application des connaissances étaient des questions clés qui méritaient notre attention en ce qui concerne l'équité et la transparence du processus d'évaluation. Le groupe de discussion a fait des recommandations précises pour régler chacune de ces questions, notamment que les pairs examinateurs des rapports d'étape des ISFRS connaissent bien la diversité des pratiques d'exploitation employées par les diverses ISFRS.
Liens entre les programmes d'ISFRS de l'INSMT. Le groupe de discussion a fait savoir qu'il était très bon de rencontrer d'autres ISFRS et de se familiariser avec la gamme des initiatives pour ce qui est des sujets, des approches, des programmes et de l'organisation/administration. Il recommande que les ISFRS associées à l'INSMT se réunissent régulièrement pour échanger sur les approches et que les réunions soient liées à d'autres instituts des IRSC. La participation des stagiaires aux réunions et à la création de liens entre les ISFRS est jugée primordiale.
Le maintien en poste des chercheurs au Canada. La discussion a porté sur la disponibilité relativement restreinte de postes de formation postdoctorale de qualité et de postes universitaires/de recherche au Canada. Les principales recommandations sont les suivantes : il faut des postes et des programmes postdoctoraux mieux conçus et il faut trouver des manières créatives d'augmenter le financement accordé aux établissements pour qu'un plus grand nombre de postes de professeurs soient disponibles et attrayants.
À partir de la discussion générale et animée qui s'en est suivie, une série de recommandations principales est ressortie de l'atelier sur les ISFRS de l'INSMT :
Principales recommandations de l'atelier sur les ISFRS de l'INSMT- L'ISFRS est un programme très fructueux qui offre une formation novatrice aux générations à venir de chercheurs au Canada.
- Le programme d'ISFRS devrait devenir un programme stratégique important des IRSC.
- Les ISFRS existantes devraient être autorisées à présenter une demande de renouvellement pendant les futurs concours de financement des ISFRS parce que la formation des générations à venir de chercheurs est une nécessité constante des IRSC et au Canada.
- La diversité des ISFRS est un point fort du programme et devrait être favorisée grâce au processus de demande et d'évaluation.
- Puisque les ISFRS sont très différentes des autres genres de programmes de financement des IRSC, des outils de demande et d'évaluation devraient être conçus tout spécialement pour ce programme. Par exemple, le module de budget standard des IRSC ne convient pas, et il devrait y avoir un module de budget propre aux ISFRS.
- Un centre d'information ou un portail centralisé sur le Web pour les ISFRS devrait être conçu et servir à gérer l'information sur les éléments fructueux et non fructueux des ISFRS puis à les rendre accessibles de manière à ce que les ISFRS puissent se développer de façon itérative plutôt que de « réinventer la roue » chacune de son côté. Le portail sur le Web doit être géré comme il se doit et mis à jour régulièrement pour demeurer dynamique.
- Les ISFRS associées à l'INSMT devraient se réunir régulièrement, une rencontre tous les deux ans étant considérée suffisante.
Liste des subventions d'ISFRS liées à l'INSMT
Dr Jack Antel (U McGill) : Programme intégré de formation sur les aspects fondamentaux et cliniques de la neuro-inflammation
Dr Roy Cameron (U Waterloo) : Recherche sur le tabac
Dr Yves De Koninck (U Laval) : Neurophysique : tracer les nouvelles frontières des neurosciences avec les sciences des matériaux et la photonique
Dr Eric Fombonne (U McGill) : Programme de formation en recherche sur l'autisme
Dr Elliot Goldner (UBC) : Renforcement de la capacité de recherche en santé mentale ainsi que sur les services et la politique de désintoxication
Dre Jeanette Holden (Queen's) : Programme de formation transdisciplinaire entre instituts sur les troubles du spectre autistique
Dr Walid Houry (U Toronto) : Repliement des protéines, principes et maladies
Dr Laurence Kirmayer (U McGill) : La culture et les services de santé mentale
Dr Patrick McGrath (U Dalhousie) : La douleur dans la santé de l'enfant
Dr Michael Meaney (U McGill) : Les gènes, l'environnement et le programme de formation sur la santé
Dr Brian Mishara (UQAM) : Formation interdisciplinaire en recherche sur le suicide et sa prévention
Dr Michael Salter (U Toronto) : Recherche sur la douleur, des molécules à la collectivité
Dr Peter Selby (U Toronto) : Le tabagisme dans des populations spéciales
Dr Steven R. Vincent (UBC) : Neurobiologie et comportement
Dr Hugh R. Wilson (U York) : Programme de formation stratégique des IRSC dans la recherche sur la vision
Compte rendu du groupe de discussion sur les pratiques exemplaires permettant de renforcer le milieu de la recherche
Pendant la séance de discussion de deux heures, les points suivants ont été mentionnés comme ayant une incidence positive sur les programmes d'ISFRS, ainsi que sur le renforcement du milieu de la recherche :
- Stage d'été/atelier/réunions annuelles
- Mentorat
- Représentants des étudiants
- Anciens stagiaires
- Reconnaissance des stagiaires
- Dialogue et collaboration entre les ISFRS
- Participation du milieu « extérieur » aux ISFRS
Les détails de la discussion sont présentés ci‑dessous.
- Stages d'été/ateliers/réunions annuelles. Plusieurs ISFRS ont mentionné que ces genres d'événements étaient les composantes capitales de leur programme et qu'ils étaient souvent très réussis et agréables. Au sujet des pratiques exemplaires :
- Il faudrait miser sur l'expérience variée qu'offrent ces événements pour que les autres ISFRS n'aient pas à repartir à zéro lorsqu'elles planifient des événements semblables. Pour ce faire, les renseignements sur chaque événement devraient être mis à la disposition des administrateurs de chaque ISFRS sous la forme d'un « centre d'information » . Cela pourrait se faire en format électronique, comme sur le site Web principal de l'ISFRS. Ou bien, il serait peut-être plus efficace qu'un administrateur ait la responsabilité supplémentaire de la gestion des données de toutes les autres ISFRS (et soit rémunéré pour les heures de travail et l'aide apportée en conséquence). À cette fin, une fois l'événement terminé, l'administrateur de l'ISFRS pourrait remplir un formulaire contenant les renseignements suivants (un modèle pourrait être préparé) et le soumettre au centre d'information :
- ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné;
- le genre d'événement et son objet (buts, objectifs);
- les participants (externes/internes, conférenciers, conférenciers invités, etc.);
- le nombre de personnes présentes, la durée, l'emplacement, le budget, etc.;
- l'étendue de la participation des stagiaires par rapport aux CP, des interactions structurées par rapport aux interactions libres.
Par conséquent, chaque ISFRS serait tenue de soumettre le contenu, mais une personne devrait le recueillir et le regrouper afin de le mettre à la disposition des autres, au besoin.
- Il faudrait miser sur l'expérience variée qu'offrent ces événements pour que les autres ISFRS n'aient pas à repartir à zéro lorsqu'elles planifient des événements semblables. Pour ce faire, les renseignements sur chaque événement devraient être mis à la disposition des administrateurs de chaque ISFRS sous la forme d'un « centre d'information » . Cela pourrait se faire en format électronique, comme sur le site Web principal de l'ISFRS. Ou bien, il serait peut-être plus efficace qu'un administrateur ait la responsabilité supplémentaire de la gestion des données de toutes les autres ISFRS (et soit rémunéré pour les heures de travail et l'aide apportée en conséquence). À cette fin, une fois l'événement terminé, l'administrateur de l'ISFRS pourrait remplir un formulaire contenant les renseignements suivants (un modèle pourrait être préparé) et le soumettre au centre d'information :
- Mentorat. C'est une question fondamentale du programme d'ISFRS et une composante capitale de l'expérience des stagiaires.
- Le mentorat de recherche est différent des autres formes de mentorat qui sont tout aussi importantes, notamment : la planification de carrière, la rédaction de demandes de subvention, la publication, les entrevues d'emploi, la préparation de CV et l'enseignement. Ces domaines sont des parties importantes du programme de formation et il ne faudrait pas supposer que les stagiaires apprennent ces compétences par l'osmose.
- Ces matières pourraient être enseignées dans des contextes formels, bien désignés, par exemple :
- à des stages d'été/ateliers/réunions annuelles;
- à une série d'exposés mensuels;
- dans un « manuel des compétences de survie » , publiée par les IRSC, qui pourrait être adapté par chaque établissement.
- On a suggéré que les stagiaires mettent effectivement en pratique les compétences, en simulant des scénarios concrets avec une rétroaction concrète.
- L'établissement d'une hiérarchie du mentorat pourrait également s'avérer utile. Les boursiers postdoctoraux peuvent jouer un rôle plus actif dans la direction des réunions ou l'enseignement des cours; les étudiants au doctorat peuvent être les mentors d'étudiants à la maîtrise, et les étudiants de premier cycle devraient prendre part aux laboratoires et être encadrés par des étudiants des cycles supérieurs (c'est également une bonne façon de recruter de bons étudiants en laboratoire).
- Représentants des étudiants. Cela devrait être obligatoire pour chaque ISFRS. Il devrait y avoir un porte-parole des étudiants dans chaque ISFRS et entre les ISFRS.
- Le représentant des étudiants pourrait faire la liaison entre les stagiaires et les professeurs, être une personne-ressource pour les nouveaux stagiaires et les stagiaires en poste et interagir avec les décideurs pour vérifier que les besoins des stagiaires sont entendus.
- Il pourrait y avoir une séance organisée par des stagiaires aux réunions annuelles/ateliers/stages d'été pour les faire participer davantage à leur expérience de formation et accroître cette expérience.
- Un serveur de liste de stagiaires pourrait être créé.
- Enfin, on reconnaît que les stagiaires à différentes étapes de leur formation ont des besoins différents en ce qui concerne la formation (p. ex., un stagiaire postdoctoral cherchera peut-être davantage à se trouver un emploi qu'un stagiaire à la maîtrise) et cela devrait être inclus dans les ISFRS. On pourrait le faire en ayant un représentant des étudiants postdoctoraux et un représentant des étudiants à la maîtrise ou au doctorat.
- Anciens stagiaires. Que pourrait-on faire des stagiaires une fois qu'ils ont terminé le programme? Proposition : la création d'un groupe d'anciens stagiaires serait une bonne façon de mettre en valeur le milieu de la recherche, en tenant les étudiants au courant des activités des ISFRS pour qu'ils puissent y participer s'ils le désirent. Lorsqu'un stagiaire a quitté le programme, il devient une ressource précieuse pour les stagiaires entrants et le fait de maintenir des liens avec le programme l'aide à établir des réseaux et à alimenter son propre milieu, ce qui, au bout du compte, a une incidence sur sa capacité de décrocher un emploi et d'ouvrir un nouveau laboratoire.
- Reconnaissance des stagiaires. Le fait d'offrir une forme de reconnaissance aux stagiaires vise deux objets : 1) cela augmente la probabilité que d'autres étudiants fassent une demande d'inscription au programme; 2) cela fait mieux connaître l'ISFRS dans le département et l'établissement. Voici des idées sur la manière dont on pourrait y parvenir :
- journaux/bulletins diffusés dans tout le campus ou le département
- prix annuels du département
- liste encadrée des stagiaires, avec des photos
- affiches
- liste et/ou profils sur le site Web de l'ISFRS ou du programme d'études supérieures (NOTA : chaque ISFRS doit avoir son propre site Web)
- un logo de l'ISFRS devrait être créé afin que tous les stagiaires puissent l'utiliser sur leurs affiches et dans leurs exposés.
- Dialogue et collaboration entre les ISFRS. Des rencontres comme celle d'aujourd'hui renforcent l'importance de la communication ouverte entre les ISFRS et la manière dont les leçons apprises devraient être exploitées et échangées dans tout le programme.
- Ce genre de réunion devrait devenir un élément habituel du programme, chaque année ou tous les deux ans.
- Un serveur de liste des ISFRS devrait être créé et utilisé.
- Un bulletin électronique annuel des ISFRS pourrait être créé et souligner les réalisations et activités des ISFRS, des CP et des stagiaires.
- On devrait afficher une description de chaque ISFRS sur le site Web principal des ISFRS de l'INSMT (et/ou des liens vers chaque site Web des ISFRS) pour que les CP puissent se familiariser avec les autres ISFRS et envisager des possibilités de collaboration.
- Participation du milieu « extérieur » aux ISFRS. Cette participation est capitale pour la longévité du programme et renforce le soutien continu du milieu de la recherche, puisqu'elle augmente la visibilité du programme, tout en améliorant l'expérience des stagiaires. Bien qu'elle ne fasse peut-être pas implicitement partie des ISFRS, elle ajoute certainement de la valeur et il faut tâcher de faire participer d'autres CP, stagiaires, partenaires et intervenants le plus possible. Voici certaines façons d'y parvenir :
- Annoncer les programmes d'ISFRS (affiches, documentation, dépliants, sites Web) :
- dans divers départements
- à des conférences (SfN, CAN, etc.)
- à l'étranger
- Image de marque - il faut un logo des ISFRS
- Cela aura des retombées et aidera à recruter des étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs.
- Annoncer les programmes d'ISFRS (affiches, documentation, dépliants, sites Web) :
Compte rendu du groupe de discussion sur l'évaluation
du programme d'ISFRS des IRSC
Dans l'ensemble, le point le plus important soulevé pendant les discussions est qu'aucune ISFRS ne ressemble à une autre et qu'il existe diverses façons d'utiliser les fonds destinés à la formation pour appuyer les activités des ISFRS, de définir les stagiaires, de calculer la productivité, de décider de ce qui constitue une activité transdisciplinaire et d'appliquer les connaissances. Par conséquent, il est important que le module de production de rapports, tout spécialement la partie narrative (4 pages), soit suffisamment souple pour permettre la description suffisante de chaque ISFRS et la manière dont elle définit les conditions de l'évaluation. Les pairs examinateurs ne devraient pas supposer que chaque ISFRS utilise un ensemble uniforme de définitions et que les « données numériques » exposées représentent une information distincte du contexte où elles ont été compilées.
Participation. Chaque ISFRS dit avoir un nombre très différent de stagiaires. Si les subventions de formation ont les mêmes ressources financières de base, comment le nombre peut-il être si différent? Cela dépend en partie du modèle de soutien des stagiaires adopté par les ISFRS : aucun soutien financier, une aide apportée uniquement pour les déplacements, un soutien complémentaire aux stagiaires financés de l'extérieur et divers niveaux de soutien sous forme d'allocations aux stagiaires financés principalement par l'ISFRS. Mais surtout, alors que certaines ISFRS « comptent » uniquement les stagiaires qui reçoivent un soutien financier, d'autres définissent les stagiaires de façon plus large comme toute personne qui peut ou non être financée par le programme mais dont la formation profite en grande partie des activités de l'ISFRS, notamment la participation à des stages d'été, à des séminaires ou à des vidéoconférences commandités par l'ISFRS.
Productivité. Compte tenu du nombre varié de stagiaires, on déclare aussi des niveaux de productivité très variables selon les divers moyens de communication générés par les stagiaires. Dans une certaine mesure, différentes disciplines utilisent des moyens distincts de communication, notamment des publications scientifiques dans des revues examinées par les pairs, des résumés présentés à des réunions scientifiques, des cliniques, la création de dépliants ou la rédaction de documents d'orientation.
Certaines preuves admissibles de la productivité sont plus difficiles à saisir dans le contexte de l'environnement des subventions de formation. Un exemple en a été donné lors de la table ronde : un CP qui fait un exposé sur invitation à un séminaire et qui présente du matériel produit par des stagiaires. C'est là un exemple où les stagiaires n'obtiennent en général pas la reconnaissance de la paternité des données et où l'exposé du CP ne devrait par conséquent pas être saisi comme un élément de productivité. Les communications avec les décideurs qui n'ont pas trait à une publication officielle mais sont considérés être admissibles dans le contexte d'une ISFRS donnée en sont un autre exemple.
Or, la participation de nombreux stagiaires, par exemple, qui sont coauteurs de publications ou d'abrégés, est une autre caractéristique de l'environnement de formation participative. Dans une partie du rapport, un tel élément serait indiqué comme étant « unique » , tandis que le même élément serait déclaré plus d'une fois s'il était appliqué à chaque stagiaire coauteur.
Par conséquent, il pourrait être bon qu'une ligne directrice précise que les éléments produits par les stagiaires soient comptés dans le nombre de stagiaires qui en ont la paternité, pour représenter la nature participative du programme d'ISFRS et qu'une certaine marge de manoeuvre permette la saisie des autres éléments de la productivité qui débordent des éléments standard pour représenter à la fois les activités spécialisées de certains stagiaires et la contribution des stagiaires à l'éventail complet de l'application des connaissances.
Atteinte des buts transdisciplinaires et de l'application des connaissances. Chaque ISFRS s'efforce de remplir le mandat lié aux buts transdisciplinaires de diverses façons. Certaines imposent des conditions relativement rigides qui exigent la rotation ou la double supervision des stagiaires. Ces tactiques semblent chercher à créer des collaborations significatives. D'autres ont des conditions plus souples, offrant simplement aux stagiaires des possibilités de participer aux réunions de groupes disciplinaires, à des vidéoconférences, à des stages, à des instituts ou à des symposiums. Ce style cherche à atteindre les buts transdisciplinaires grâce à l'enrichissement mutuel des idées et à l'échange d'information. Bien qu'il soit raisonnable que les biochimistes ou les biologistes moléculaires interagissent avec les épidémiologistes ou les cliniciens de manière à obtenir de l'information les uns des autres, il est moins probable que ces disciplines différentes publient de façon régulière des articles en collaboration. Il est important de reconnaître les avantages des différents modèles. Quel que soit le modèle qu'utilise une ISFRS, il faut l'inciter à déclarer tous les genres d'activités transdisciplinaires, y compris celles qui débordent de son modèle particulier.
Tout comme l'activité transdisciplinaire, l'application des connaissances peut être définie de manière trop étroite par les ISFRS et certaines peuvent ne pas saisir cette activité autant de fois qu'elle se produit effectivement en se concentrant sur l'acquisition des connaissances « du laboratoire au patient » ou sur les activités visant à informer les décideurs dans le domaine de la santé. On pourrait définir l'application des connaissances de façon inclusive, par exemple, lorsque les connaissances générées par les méthodes liées à des disciplines distinctes sont disponibles dans une forme qui peut être comprise par des non-spécialistes d'autres domaines liés aux sciences de la santé ou qui débordent complètement de leur domaine. Ainsi, le transfert des connaissances est souvent inhérent à une activité transdisciplinaire, mais il peut profiter d'une activité qui s'étend à des collectivités ou à des personnes de l'extérieur du domaine des sciences de la santé, notamment les décideurs, les politiciens, les élèves du secondaire, la presse populaire ou le grand public. Par conséquent, les ISFRS devraient être incitées à utiliser une définition de l' « application des connaissances » qui soit suffisamment inclusive pour saisir tous les aspects des buts de la production de rapports.
Examen par les pairs de rapports d'étape. Contrairement aux groupes d'examen des subventions où des experts sont réunis pour évaluer les propositions dans un domaine précis, la nature transdisciplinaire du programme stratégique de formation, les nombreux domaines distincts qui font partie du programme et le fait que des groupes multicentriques très importants regroupent effectivement la plupart des connaissances spécialisées disponibles au pays rendent presque impossible la tâche qui consiste à faire un examen par les pairs. Reconnaissant que cette question serait presque impossible à régler, les pairs examinateurs devraient connaître à fond la diversité des pratiques d'exploitation employées par chaque ISFRS et la manière dont les attentes raisonnables de progrès pourraient être adaptées à ces distinctions. Par exemple, on pourrait s'attendre à ce qu'une ISFRS qui exige que les stagiaires fassent de nombreuses rotations ait un taux de publication quelque peu inférieur à une ISFRS qui utilise un modèle différent.
Une question a été soulevée à la table ronde : on a l'impression que les réponses aux rapports découlant d'un examen par les pairs comportent des commentaires pastiques « coupés et collés » qui sont souvent contradictoires. Il faudrait faire plus d'effort pour donner une réponse consensuelle qui réduise le problème des évaluations autocontradictoires.
Puisqu'il s'agit d'une première expérience en financement des sciences de la santé, on pourrait raisonnablement s'attendre à ce que les ISFRS éprouvent des difficultés en cours de route et on les encourage à préciser à la fois leurs points forts et leurs faiblesses dans leurs rapports. Cependant, certains auteurs de rapports disent que leur franchise à reconnaître le problème a simplement servi à sonner l'alarme auprès des examinateurs qui, pour l'ensemble, ont adopté un ton négatif dans leur évaluation. La déclaration des faiblesses ou des difficultés sert probablement de fondement pour renforcer le fonctionnement des programmes d'ISFRS. Par contre, si l'autocritique franche n'est pas traitée dans cet esprit, on s'entendra tacitement pour dire que les questions négatives ne devraient pas être indiquées dans les rapports, et les IRSC auront raté l'occasion de tracer un portrait sincère de la manière d'optimiser le programme d'ISFRS.
Collecte de données. De toute évidence, on ne peut rendre les IRSC responsables de la manière dont différents groupes recueillent effectivement des données pendant la durée de la subvention de formation, mais des lignes directrices devraient préciser le processus de collecte des données, en tenant compte des genres de renseignements utiles à déclarer. Bien que nous devions reconnaître qu'il s'agit d'un processus d'apprentissage, chaque fois que les lignes directrices changent, qu'on demande des renseignements différents ou que la méthode d'évaluation des données numériques est modifiée, on risque d'engendrer de la mauvaise volonté chez les directeurs de programme assiégés. Par conséquent, les ISFRS devraient être avisées de la nature et de la justification des changements proposés dans les exigences relatives à la production de rapports en temps opportun.
Le suivi des stagiaires est une autre question qui a été soulevée pendant la discussion. On a mentionné qu'il pourrait être onéreux, inutile et épineux sur le plan déontologique pour les ISFRS de suivre les stagiaires indéfiniment. Une date d'expiration de cinq ans est recommandée, même si je crois que l'idée importante est de ne pas exiger de fenêtre de suivi indéfinie.
Compte rendu du groupe de discussion sur les liens entre tous les groupes d'ISFRS de l'INSMT
- très avantageux pour tous, on y apprend beaucoup sur les approches des projets
- il est important d'offrir une tribune du genre pour lier tous les programmes
- un bon endroit où les stagiaires peuvent interagir et échanger sur leur expérience
- c'est une bonne idée d'organiser une réunion de ce genre tous les deux ans pour échanger sur les avantages/désavantages des progrès et des programmes
- ce serait une bonne idée de lier tous les autres instituts des IRSC (génétique, santé de la population, etc.) pour augmenter le partenariat dans des domaines qui n'ont habituellement pas d'interactions
- c'est aussi un bon endroit où les stagiaires peuvent apprendre comment fonctionne la bureaucratie des IRSC (tout spécialement, le processus de saisie des subventions)
- il est important que de nouveaux groupes se joignent à la discussion des problèmes et des solutions avec les anciens programmes (une réunion de ce genre tous les deux ou trois ans)
Idées/commentaires supplémentaires :
- envoyer de l'information à l'Association Canadienne des Neurosciences sur les programmes de formation pour que le milieu plus large des neurosciences soit au courant des derniers événements qui nous concernent
- des liens entre des programmes de formation semblables (p. ex., autisme et tabagisme), avec des conférences conjointes
- de meilleurs documents pour lier les groupes (p. ex., site Web, serveur de liste, etc.)
- il faut immédiatement un site Web qui relie tous les groupes des ISFRS (researchtraining.ca)
- un site Web ayant la forme d'une base de données consultable où les étudiants peuvent trouver des postes, où les CP peuvent trouver des étudiants
- de la publicité sur les campus pour augmenter la visibilité et le nombre de demandes d'inscription aux programmes
- un site Web pour lier les gens et faire connaître les ISFRS aux étudiants d'autres universités afin d'attirer des gens
- il faut des capitaux de démarrage pour chaque programme à créer, avec les frais d'entretien mensuels
- des CV d'étudiants et de CP qui soient consultables
- la faisabilité des coûts peut être évaluée deux fois l'an
- un lien avec toutes les ISFRS devrait être établi immédiatement vers chaque site
- le site Web de l'IRSC doit être amélioré pour permettre de chercher des ISFRS et décrire ce que nous faisons
- des fonds supplémentaires doivent être mis en réserve tout spécialement pour lier les stagiaires entre les programmes
- mettre en oeuvre une « conférence nationale des IRSC » pour présenter les programmes et les travaux réalisés
- une tribune de recrutement d'étudiants/de boursiers postdoctoraux
- les stagiaires auraient l'occasion de présenter leurs travaux sur des affiches/dans des exposés
- inviter le public et les médias à couvrir les événements
- chaque ISFRS devrait tâcher de se démarquer pour que les étudiants participent à divers aspects de chaque programme (p. ex., stages d'été, ateliers, etc.)
- des réunions semestrielles pour tous les stagiaires en neurosciences et des réunions annuelles pour des programmes d'ISFRS similaires dans les instituts des IRSC
- des conférences conjointes de diverses ISFRS qui ne font pas de collaboration (p. ex., dépression et suicide, tabagisme et vision, etc.)
Au total, quatre recommandations principales sont faites :
- Des réunions tous les deux ou trois ans où les ISFRS nouvelles et anciennes peuvent échanger des idées (comme celle organisée à Montréal)
- Un meilleur site Web, contenant une base de données consultable, qui soit attrayant pour que les gens puissent le visiter souvent. L'information doit être mise à jour souvent pour que le site demeure dynamique
- Des conférences conjointes entre les ISFRS (pour tous les piliers des IRSC), où les stagiaires ont l'occasion de visiter des groupes d'intérêt particuliers
- Une conférence où les ISFRS en neurosciences peuvent rencontrer et présenter leurs stagiaires et leurs recherches pendant des tribunes, comme la réunion de Montréal, ou pendant une conférence importante telle que celle de la SfN
Compte rendu du groupe de discussion sur le maintien
en poste des chercheurs au Canada
L'ampleur et la complexité du problème du maintien en poste des scientifiques varient selon les disciplines, entre les cliniciens, les spécialistes des sciences fondamentales et les chercheurs des services de santé et selon les régions du Canada. Cela dit, les discussions de notre groupe et les recommandations ultérieures portent sur deux points généraux :
- La disponibilité de postes de niveau postdoctoral de qualité :
- On souligne l'écart entre la qualité des titulaires d'un doctorat et des candidats au postdoctorat qui sont disponibles au Canada; les étudiants postdoctoraux sont sous-représentés et sous-financés.
- Cela se complique par le fait que peu de mesures incitent à inclure des boursiers postdoctoraux dans les subventions, étant donné qu'ils coûtent plus cher que les étudiants au doctorat.
- En outre, on souligne qu'il est plus facile d'obtenir des postes menant à la permanence lorsque les étudiants des cycles supérieurs font leur stage postdoctoral ailleurs, ce qui offre aux titulaires d'un doctorat des incitations exceptionnelles de chercher un stage postdoctoral à l'étranger.
- Dans ces circonstances, il arrive souvent que les scientifiques choisissent de ne pas revenir, puisque la mobilité est un problème lorsqu'ils sont mariés/qu'ils fondent une famille.Le groupe recommande donc de créer des postes de niveau postdoctoral mieux développés et d'augmenter la disponibilité générale de ces postes au Canada afin de retenir des étudiants des cycles supérieurs de qualité.
- La disponibilité des postes universitaires/de recherche :
- Les étudiants ont l'impression que les universités produisent des titulaires de doctorat sans se soucier de savoir où ils se retrouveront par la suite.
- Tous les stagiaires croient que leur ISFRS respective fait du bon travail en fournissant aux étudiants des possibilités de créer des liens avec des chercheurs à l'extérieur de leur établissement.
- Toutefois, les étudiants des cycles supérieurs de qualité, tout spécialement les cliniciens/médecins et les spécialistes des sciences fondamentales, sont souvent attirés par le travail clinique ou le secteur privé (tout particulièrement des entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie) pour des questions financières.
- En outre, puisque les postes à Santé Canada et dans d'autres organismes gouvernementaux sont rarement affichés à l'extérieur, il est difficile pour les étudiants des cycles supérieurs de trouver un emploi dans des milieux de recherche.
- Le système « en argent sonnant » dans les universités canadiennes restreint la possibilité des établissements de recruter de nouveaux chercheurs et, lorsque des postes sont disponibles, les concours se font à l'échelle mondiale.