ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte 2005-2006

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La santé des enfants

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2005-2006, environ 58,5 millions de dollars dans la recherche sur la santé des enfants dans tout le pays.


Les faits

  • Le taux de mortalité infantile du Canada, qui correspond au nombre de décès d'enfants âgés de moins de un an pour 1 000 naissances vivantes, se situait à 5,2 en 2001. En 1996, à l'exception du Japon, le Canada montrait le déclin le plus radical de tous les taux de mortalité infantile des 35 années précédentes, passant de 27,3 décès en 1960 à 5,6 en 1996. Toutefois, plusieurs pays dont le Japon, la Finlande et la Suède ont des taux de mortalité infantile inférieurs.
  • Malgré une incidence rare, le cancer est la maladie potentiellement mortelle la plus fréquente chez les enfants canadiens et la deuxième cause de décès chez les enfants âgés de 1 à 14 ans (les blessures étant la principale cause de décès). Les trois quarts des enfants atteints du cancer guérissent, une augmentation importante par rapport à 5 % il y a 40 ans. Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez les enfants sont la leucémie et les tumeurs cérébrales.
  • Le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA) est le trouble du comportement le plus fréquent chez les enfants avec une incidence de 3 à 5 % chez les enfants d'âge scolaire. Le diagnostic de THADA est quatre fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles.
  • L'autisme et les troubles de développement profonds affectent environ de 2 à 5 personnes sur 10 000. Certaines études suggèrent que les taux peuvent atteindre jusqu'à 20 personnes sur 10 000.
  • L'asthme est la maladie respiratoire la plus répandue chez les enfants. Il est responsable de plus du quart de toutes les absences de l'école.
  • En 2004, 18 % des enfants âgés de 2 à 17 ans avaient un surplus de poids et 8 % étaient obèses - ce qui représente plus du quart des enfants.
  • La pauvreté est un déterminant majeur de la santé des enfants. Presque tous les aspects de la santé se dégradent chez les enfants de milieux pauvres comparativement aux enfants de familles mieux nanties.
  • Les bébés et leur mère comptent pour environ 10 % de toutes les dépenses pour les patients hospitalisés dans les hôpitaux canadiens.

La recherche : trouver des solutions pour améliorer la santé des enfants

  • L'amnioinfusion - l'infusion d'une solution saline dans l'utérus - ne réduit pas le risque de syndrome d'aspiration méconiale (SAM), selon un essai randomisé international financé par les IRSC sous la conduite du Dr William Fraser à l'Université de Montréal. Bien que rare, le SAM est une grave infection pulmonaire néonatale qui se produit lorsqu'un nouveau-né aspire un mélange de méconium et de liquide amniotique au cours du travail et de l'accouchement. Le méconium est la matière qui remplit l'intestin du foetus pendant la grossesse. Lorsqu'il est inhalé, il peut provoquer un blocage partiel ou complet des voies aériennes du bébé à l'expiration, ce qui rend la respiration difficile L'amnioinfusion est utilisée depuis 15 ans pour prévenir le syndrome d'aspiration méconiale en diluant le méconium; la recherche du Dr Fraser a démontré son inefficacité à cette fin.
  • Nombre des maladies qui touchent les enfants sont difficiles à diagnostiquer tôt, mais des chercheurs financés par les IRSC voient à ce que cette situation change. Un test simple mis au point par le Dr James Reynolds, de l'Université Queen's, mesure les mouvements oculaires pour diagnostiquer l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale, pour lesquels il n'existe pas actuellement d'outils diagnostiques objectifs. À l'Université Dalhousie, une équipe dirigée par une chercheuse financée par les IRSC, la Dre Susan Bryson, a créé l'Autism Observation Scale for Infants (AOSI), outil grâce auquel il est possible de reconnaître des signes comportementaux particuliers chez les enfants de six mois à un an seulement qui permettent de prédire s'ils seront autistes ou non; les outils diagnostiques actuels ont été conçus pour les enfants de 18 mois et plus. Ces deux tests pourraient déboucher sur des traitements plus hâtifs de ces maladies débilitantes.
  • La caféine est généralement considérée comme un stimulant pour les adultes, mais une recherche financée par les IRSC a révélé qu'elle pouvait aider à réguler la respiration des grands prématurés. Dans une étude de la Dre Barbara Schmidt, de l'Université McMaster, environ le tiers des enfants traités à la caféine pour leur apnée - respiration interrompue ou irrégulière en raison de leur prématurité - avait besoin d'oxygène supplémentaire, en comparaison de près de la moitié de ceux qui recevaient un placebo. Le dernier groupe a également eu besoin d'une semaine de plus de ventilation artificielle pour respirer plus facilement, comparativement aux nouveau-nés qui ont reçu de la caféine. L'apnée se produit chez environ 85 % des bébés nés avant la 34e semaine de gestation.
  • Moins de la moitié des enfants canadiens sont suffisamment actifs pour se développer sainement, selon un rapport national produit par Jeunes en forme Canada avec l'aide financière des IRSC. Les garçons sont plus actifs physiquement que les filles, et les niveaux d'activité augmentent d'est en ouest au pays. Par ailleurs, des chercheurs financés par les IRSC, les Drs Bonnie Leadbeater et Mikael Jansson, de l'Université de Victoria, ont constaté que près de 40 % des adolescents interrogés avaient subi au cours de l'année précédente une blessure suffisamment grave pour limiter leur activité quotidienne. L'équipe de recherche essaie maintenant de savoir si ces blessures découragent les jeunes de continuer à pratiquer le sport qu'ils aiment ou les aident à devenir des téléphages.
  • Contrairement à toutes les attentes, la majorité des enfants de poids de naissance extrêmement faible venus au monde à la fin des années 1970 et au début des années 1980 sont peu différents des autres enfants de poids de naissance normal pour ce qui est du niveau de scolarisation, de l'emploi et de l'autonomie comme jeunes adultes. C'est ce que révèle une étude financée par les IRSC du Dr Saroj Saigal, de l'Université McMaster. Leur réussite est considérée comme une surprise par les chercheurs, car au moins un quart d'entre eux présente des déficiences. La première génération d'enfants de poids de naissance extrêmement faible (1,1 à 2,2 livres) arrive juste à l'âge adulte.

En cours de réalisation...
De l'espoir - Le parcours complexe des parents d'enfants atteints de cancer

Même si les enfants atteints de cancer s'en tirent immensément mieux qu'avant, une importante proportion d'entre eux ne se rendront pas à l'âge adulte, et leurs parents devront vivre le reste de leur vie avec le douloureux souvenir de leur mort. La Dre Beverley Antle, à l'Hôpital pour enfants (Université de Toronto), veut améliorer la qualité des soins que les enfants et leurs parents reçoivent à la fin de la vie des enfants. Elle se concentre sur l'espoir qu'entretiennent les parents et son incidence sur leurs choix au nom de leurs enfants, ainsi que sur la manière dont cet espoir change pendant que leur enfant reçoit des traitements et que son état se détériore. Sa recherche jettera de la lumière sur les facteurs et les événements qui influent sur ce qu'espèrent les parents lorsque la santé de leur enfant se détériore et que des traitements curatifs ne sont plus possibles. Les connaissances acquises aideront à améliorer la qualité des soins offerts aux enfants atteints de cancer et à leurs parents.

Les chercheurs...
Dre Sunita Vohra - Donner plus d'outils aux médecins

La Dre Sunita Vohra a une vision. Elle veut changer la croyance populaire selon laquelle la mise au point de nouveaux médicaments et traitements commence au laboratoire et se termine au chevet du malade.

« Pourquoi ne procéderions-nous pas inversement, c'est-à-dire du chevet du malade au laboratoire? », demande la Dre Vohra, professeure de pédiatrie à l'Université de l'Alberta et directrice du Programme de recherche et d'études complémentaires et parallèles (CARE) à l'Hôpital pour enfants Stollery.

Elle indique que les remèdes et les traitements naturels ont déjà leur place en clinique. Ailleurs qu'en Amérique du Nord, 80 % de la population mondiale a recours à des médicaments et à des pratiques parallèles. En pédiatrie, 70 % des patients vus aux hôpitaux pédiatriques dans tout le Canada utilisent ces traitements.

Les chercheurs ont la possibilité de recueillir des informations sur ces traitements et de concevoir des expériences à réaliser pour déterminer lesquels offrent le plus de bienfaits pour telle ou telle affection.

« Il y a un bouillonnement d'activité, comme une espèce de grande expérience naturelle qui exige que nous regardions de plus près pour déterminer ce qui est utilisé, ce qui fonctionne, et pourquoi. Il existe un énorme potentiel pour mettre au point de nouveaux médicaments et mieux comprendre la maladie et la santé », dit la Dre Vohra.

C'est exactement ce qu'essaie de faire la Dre Vohra comme directrice du programme CARE. Stollery est le seul hôpital pour enfants au Canada à avoir ajouté des services cliniques en médecine complémentaire et parallèle. Par exemple, l'acupuncture est utilisée pour minimiser les nausées et les vomissements qu'entraîne la chimiothérapie.

« En réalité, comme médecin, vous devez être informé et pouvoir répondre aux questions des parents au sujet de ces traitements », insiste la Dre Vohra. « Il faut donc changer la définition de la médecine 'courante' fondée sur des faits. Quelles sont les prochaines hypothèses nouvelles au sujet de la maladie que nous allons susciter en changeant cette perspective? Voilà une intéressante question ».

L'Institut des IRSC

De la fertilité et de la grossesse en santé à l'amélioration de la santé des adolescents, l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents des IRSC jette les bases de la vie pour les adultes de demain, en aidant à s'assurer que tous les enfants ont le meilleur départ possible dans la vie et qu'ils réalisent leur plein potentiel pour une croissance et un développement des mieux réussis.

Au sujet des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé dans toutes les provinces du Canada.

Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa (Ontario) K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/