ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte 2005-2006
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La commercialisation
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Grâce à la stratégie de commercialisation dynamique et novatrice des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2005-2006, 12,5 millions de dollars pour aider les chercheurs à commercialiser le fruit de leurs découvertes.
Sommaire des innovations
- En 2005, il y avait 459 sociétés de biotechnologie au Canada (378 privées, 81 publiques).
- En 2005, 446 produits biopharmaceutiques étaient en cours de réalisation. La majorité était au stade de la recherche (147) ou en phase préclinique (133).
- Les revenus en 2005 étaient en hausse de 26 % par rapport à l'année précédente, pour atteindre plus de 2,5 milliards de dollars.
- Les sociétés d'investissement en capital de risque ont investi plus de 313 millions de dollars dans des entreprises de biotechnologie privées en 2005.
- L'investissement moyen est passé de 2,4 millions de dollars en 2004 à 6,1 millions de dollars en 2005.
- L'industrie biotechnologique canadienne employait 75 488 personnes en 2003.
Des sociétés dérivées des IRSC attirent l'investissement et le succès
- En mars 2006, Neuromed signait avec Merck & Co., inc. une entente de licence d'une valeur potentielle de 475 millions de dollars américains, la plus importante entente du genre jamais conclue dans l'histoire du Canada. Neuromed a été fondée par le Dr Terry Snutch, de l'Université de la Colombie-Britannique, sur la base des connaissances acquises après que les IRSC eurent financé pour 5 millions de dollars de recherche au fil des ans. Neuromed est la seule société de biotechnologie au monde à se concentrer exclusivement sur la mise au point de bloqueurs des canaux calciques pour le traitement de maladies chez les humains. Les canaux calciques jouent un rôle dans de nombreux processus physiologiques, y compris la contraction musculaire, la sécrétion hormonale et la transmission des signaux électriques dans le système nerveux. Des changements dans les canaux calciques peuvent être la cause de troubles comme la migraine, l'épilepsie, l'hypertension artérielle et l'AVC.
- Un test sanguin simple qui pourrait être utilisé tant chez le bétail que chez les humains est nécessaire pour éviter que les humains ne contractent la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) en consommant de la viande contaminée ou en recevant des transfusions de sang. Une subvention de démonstration des principes des IRSC a aidé à la création d'une société dérivée, Amorfix Life Sciences ltée, basée à Toronto, qui procède actuellement au développement accéléré de cette technologie. Les actions de la société ont commencé à se transiger au cours de la dernière année à la Bourse de Toronto. Amorfix a maintenant annoncé des plans pour étendre cette technologie à un test sanguin pour la détection précoce de la maladie d'Alzheimer. Amorfix s'inspire du travail d'un neuroscientifique financé par les IRSC, le Dr Neil Cashman, de l'Université de la Colombie-Britannique.
- La dernière année a été bien remplie pour Viron Therapeutics, une société créée sur la base de la recherche du Dr Grant McFadden, de l'Université Western Ontario, avec l'aide financière des IRSC. Récemment, Viron a recueilli 25 millions de dollars en fonds nouveaux. La société met au point des médicaments ciblant les troubles inflammatoires, dont les syndromes coronariens aigus, les rejets de transplantation, la maladie intestinale inflammatoire et la polyarthrite rhumatoïde. Le principal composé de la société fait présentement l'objet d'essais cliniques de phase II.
- Aspreva Pharmaceuticals, qui a son siège à Victoria (C.-B.), est devenue publique l'an dernier, lançant le plus important premier appel public à l'épargne au monde par une société de biotechnologie en 2005. La réputation de société performante d'Aspreva, qui emploie plus de 100 personnes, a été confirmée quand l'entreprise a été ajoutée à l'indice de biotechnologie du NASDAQ. Un financement pilote initial des IRSC a aidé le cofondateur de la société, le Dr Michael Hayden, de l'Université de la Colombie-Britannique, à mettre à l'essai un médicament existant pour une nouvelle indication, la chorée de Huntington. Par suite du succès de cet essai, Aspreva a été créée pour aider à mettre à profit des médicaments existants pour des maladies moins courantes et négligées. À l'heure actuelle, la société a plusieurs essais cliniques en route pour vérifier l'efficacité d'un médicament conçu au départ pour prévenir le rejet de greffes de rein. Aspreva met à l'essai le médicament en question pour plusieurs troubles auto-immuns, dont le lupus.
Investir dans de nouvelles sociétés
Les fonds du Programme de démonstration des principes (PDP) aident à combler l'écart croissant entre la recherche universitaire et l'entrée en scène des investisseurs initiaux. Depuis 2001, plus de 160 projets ont été financés. Parmi les projets qui ont progressé suffisamment pour pouvoir être évalués, 63 %, ou 49, ont donné lieu au financement de nouveaux brevets; 21 %, ou 16, ont entraîné la cession sous licence de propriété intellectuelle; et 14 %, ou 11, ont contribué à la création d'une nouvelle société. Certains des projets en cours sont énumérés ci-après.
- Le Dr Marcel Bally, du B.C. Cancer Research Centre, a reçu une aide financière dans le cadre du PDP afin de mettre à l'essai une nouvelle technologie pour administrer le médicament anticancéreux Irinotecan, utilisé le plus souvent pour traiter le cancer des intestins. Le Dr Bally a mis au point une méthode améliorée pour faire pénétrer davantage de médicament dans les liposomes, qui ressemblent à des ballons d'eau microscopiques et qui sont couramment utilisés pour l'administration des médicaments. Le projet permettra également de vérifier si la méthode est applicable à d'autres médicaments anticancéreux.
- Le Dr Min Wei-Ping, du London Health Sciences Centre, à l'Université Western Ontario, utilise des fonds du PDP pour évaluer de nouvelles façons de supprimer les gènes qui endommagent les organes devant être transplantés. Les dommages subis par ces organes influent sur leur survie à long terme chez les receveurs, qui reste limitée. Le projet a permis d'étudier une façon de prévenir ces dommages avant la transplantation et de neutraliser le rejet par le système immunitaire après la transplantation.
- Le Dr David Byers, du IWK Health Centre (Université Dalhousie), à Halifax, a reçu des fonds du PDP pour créer un nouvel antibiotique permettant de traiter des maladies comme la pneumonie, la maladie gastro-intestinale et la méningite. À cette fin, il cherche à intervenir sur une des principales enzymes dont ont besoin les bactéries pour produire l'endotoxine, qui se trouve sur la membrane externe de certains types de bactéries. Le Dr Byers a déjà conçu et synthétisé, par modélisation informatique, une molécule capable d'inhiber un joueur clé dans la synthèse de l'endotoxine. L'aide financière du PDP aidera à développer et à commercialiser cette molécule et à en faire un médicament candidat au stade préclinique.
Investir dans la capacité
Les IRSC créent les outils et les programmes qui aideront à entreprendre des activités de commercialisation et d'application des connaissances réussies au sein du milieu de la recherche en santé au Canada.
En 2005-2006, les IRSC ont entamé leur premier cycle de financent accordé à des écoles de commerce en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et en Ontario dans le cadre de leur nouveau programme Des sciences aux affaires (SA2). Ce programme aide financièrement les écoles de commerce à recruter des titulaires de doctorat talentueux qui souhaitent compléter par un MBA axé sur la santé leur formation en recherche dans le domaine de la santé.
Le Programme de gestion de la propriété intellectuelle des trois conseils a permis de contribuer financièrement à un partenariat unique entre les bureaux de transfert de la technologie de l'Université McMaster, de l'Université de Waterloo, de l'Université de Guelph et de l'Université Western Ontario. En vertu de ce partenariat, les quatre universités mettront en commun leurs compétences en matière de transfert de technologie, formant des équipes horizontales en sciences de la vie et en sciences physiques, de même que des groupes en administration des brevets et en interaction industrielle. Des partenaires potentiels du secteur privé en quête de technologies nouvelles et innovatrices seront en mesure de puiser, par un guichet unique, dans la propriété intellectuelle des quatre universités où la recherche occupe une grande place.
Stratégie de commercialisation des IRSC
La stratégie des IRSC en matière de commercialisation et d'innovation repose sur les principes suivants :
Recherche - Réaliser des investissements stratégiques dans des secteurs ciblés afin de concrétiser le potentiel des découvertes de la recherche fondamentale.
Talent - Constituer un bassin de professionnels talentueux de la commercialisation combinant esprit d'entreprise, savoir-faire en recherche et expertise en gestion.
Capital - Stimuler l'investissement dans ce secteur à haut risque en aidant à préciser le potentiel commercial des technologies naissantes.
Liaisons - Faciliter les interactions et les partenariats avec le secteur privé ainsi que les milieux de la finance et de la recherche en santé, et ce, à toutes les étapes de la chaîne de l'innovation.
Au sujet des IRSC
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé dans toutes les provinces du Canada.
Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa (Ontario) K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/