ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte 2005-2006
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Le diabète
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2005-2006, environ 30,8 millions de dollars dans la recherche sur le diabète dans tout le pays.
Les faits
- En 2000, 1,4 million de personnes étaient atteintes de diabète au Canada. Ce nombre devrait passer à 2,4 millions d'ici à 2016.
- Plus de 8 % des décès au Canada sont attribuables aux complications du diabète.
- Le diabète de type 1 est généralement diagnostiqué durant l'enfance et met en cause une réponse anormale du système auto-immunitaire responsable de la destruction des cellules productrices d'insuline dans le pancréas. Peu ou pas d'insuline est alors sécrétée.
- Le diabète de type 2 apparaît généralement à l'âge adulte bien qu'il survienne de plus en plus chez les enfants. Le diabète de type 2 apparaît lorsque les cellules de l'organisme deviennent de plus en plus résistantes aux effets de l'insuline.
- Les personnes faisant peu d'activité physique, ayant un excédent de poids et dont un membre de la famille a le diabète sont plus à risque de développer la maladie.
- Les deux types de diabète, 1 et 2, découlent d'une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.
- Le diabète de type 2 touche environ 90 % des personnes souffrant de diabète alors que le diabète de type 1 touche 10 % des personnes atteintes.
- Les complications causées par le diabète comprennent les lésions nerveuses, les maladies cardiovasculaires, la cécité, les troubles rénaux et l'impotence.
- Le coût économique du diabète a été estimé à 1,6 milliard de dollars au Canada en 1998. Environ 75 % de cette somme consiste en coûts indirects, découlant de facteurs comme la perte de production attribuable à l'invalidité de longue durée et à la mortalité prématurée.
La recherche : trouver des solutions pour vaincre le diabète
- Une nouvelle recherche du Dr Peter Light, de l'Université de l'Alberta, tente d'expliquer pourquoi les régimes alimentaires riches en graisses ne sont pas seulement mauvais pour le coeur, mais peuvent conduire au diabète de type 2. Lorsqu'il envoie des signaux pour différentes fonctions biologiques, l'organisme utilise un réseau de canaux qui traversent dans les deux sens les membranes cellulaires. Les régimes riches en graisses interfèrent avec un canal particulier qui joue un rôle dans le métabolisme, modifiant la sécrétion d'insuline et contribuant ainsi au diabète de type 2.
- Le révolutionnaire protocole d'Edmonton permet la transplantation de cellules des îlots qui produisent l'insuline chez des personnes atteintes de diabète de type 1 afin de compenser l'absence de ces cellules. Une recherche du Dr John Elliott, de l'Université de l'Alberta, avec l'aide financière des IRSC, pourrait rendre ce processus plus efficient et facile. Le Dr Elliott a trouvé une protéine qui, lorsque sa surproduction est encouragée, accroît le taux de survie des cellules au moment de la transplantation. Par conséquent, seulement quelques donneurs pourraient être nécessaires pour récolter suffisamment de cellules pour traiter un seul patient, alors qu'un grand nombre doivent être recrutés à l'heure actuelle.
- Un chercheur financé par les IRSC à l'Université de l'Alberta, le Dr Alexander Rabinovitch, aide également à résoudre le problème des pénuries de tissus provenant de dons qui sont nécessaires pour la transplantation de cellules d'îlot. À l'aide de techniques de culture cellulaire et d'hormones (gastrine et facteur de croissance épidermique), il a réussi à stimuler la croissance de plus de cellules productrices d'insuline dans un tissu artificiel. Le résultat aidera éventuellement à réduire la demande de tissus de donneur, dont la rareté persiste.
- Pour nombre de personnes, améliorer leur mode de vie en mangeant mieux et en faisant de l'exercice peut ne pas être suffisant pour contrôler leur diabète de type 2. C'est ce que révèle une recherche du Dr Stewart Harris, financé par les IRSC, à l'Université Western Ontario. Même si la plupart des médecins de soins primaires prescrivent exactement ce traitement, la recherche indique que nombre de patients atteints du diabète de type 2 n'atteignent pas leurs cibles de contrôle glycémique, ce qui entraîne d'autres graves problèmes de santé. De meilleures solutions de rechange et des techniques de traitement plus agressives doivent être utilisées pour améliorer le taux de succès des soins primaires.
- La confiance en soi et de solides réseaux sociaux aident les adolescentes à contrôler leur diabète de type 1. Le laboratoire du Dr Gary Rodin, à l'Université de Toronto, a trouvé que l'acceptation sociale, l'attrait romantique et les amitiés étroites amélioraient le contrôle sur le métabolisme.
En cours de réalisation...
Gérer les soins du diabète aujourd'hui et demain
Le diabète est maintenant reconnu comme un facteur de risque fiable pour les maladies du coeur et d'autres maladies graves. L'essai DREAM, dans lequel le Dr Hertzel Gerstein, de l'Université McMaster, joue un rôle directeur, permet de tester les médicaments ramipril et rosiglitazone pour la prévention du diabète et également de l'athérosclérose. Au terme de la recherche, le Dr Gerstein sera en mesure de dire si ces deux médicaments peuvent effectivement combattre le diabète de type 2 et l'athérosclérose, ce qui mettrait à la disposition du public une autre façon de traiter le diabète.
Les chercheurs...
Dre Jill Hamilton - Chercher des signes précoces de diabète
La Dre Jill Hamilton est chercheuse à l'Hôpital pour enfants (SickKids), Université de Toronto, où elle se concentre sur l'étude des enfants à risque pour le diabète longtemps avant que la maladie ne se manifeste.
« Je crois qu'un des aspects les plus intéressants de mon travail est que nous avons la chance d'intervenir très tôt pour traiter et même prévenir la maladie », commente-t-elle.
On peut s'étonner, alors, que le domaine de recherche qui intéresse la Dre Hamilton soit le diabète de type 2, aussi connu sous le nom de « diabète tardif » parce qu'il a tendance à toucher les personnes plus âgées. Selon la Dre Hamilton, le diabète de type 2 est par contre une maladie extrêmement complexe qui peut être déclenchée par des facteurs environnementaux et génétiques. Ce qu'elle espère, c'est que ces facteurs soient reconnus tôt, très tôt même.
La Dre Hamilton a entrepris un projet où elle cherche à reconnaître chez des nouveau-nés les premiers indices de ce qui cause la maladie et, à terme, trouver des options thérapeutiques. Elle travaille en partenariat avec un cochercheur principal, le Dr Anthony Hanley, et deux autres cochercheurs, les Drs Ravi Retnakaran et Bernard Zinman, de l'Hôpital Mount Sinai, qui se penchent sur le problème du diabète gestationnel.
Selon l'hypothèse de la Dre Hamilton, les bébés exposés au diabète de la mère quand ils sont dans son ventre peuvent eux-mêmes être à risque pour le diabète plus tard. « Lorsque les bébés sont exposés à de hauts taux de glucose et à diverses autres molécules inflammatoires qui agissent sur l'action de l'insuline, il peut se produire une reprogrammation permanente des voies intervenant dans le métabolisme du glucose », indique-t-elle.
Dans son projet, la Dre Hamilton prendra un certain nombre de mesures corporelles des enfants à trois et à 12 mois. Elle observera aussi les changements dans le tissu adipeux. À 12 mois, la Dre Hamilton obtiendra des échantillons de sang pour vérifier la résistance à l'insuline et la fonction des cellules bêta, de même que d'autres indicateurs qui pourraient révéler dès lors la présence de diabète de type 2.
« Travailler avec des enfants de trois mois n'est pas très difficile. Mais à 12 mois, ça se complique. Ils sont habitués à s'éveiller le matin et à avoir leur boire tout de suite ». « Les mères sont merveilleuses à cet égard, ajoute-t-elle, parce qu'elles ont déjà été recrutées aux fins de l'étude portant sur les mères, et elles croient à cette recherche. L'expérience a été très positive ».
L'Institut des IRSC
L'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète des IRSC, sous la direction de la directrice scientifique, la Dre Diane Finegood, mène la charge contre le diabète. Grâce à une orientation stratégique axée sur la lutte contre l'obésité, l'Institut est en train de faire la lumière sur l'un des principaux facteurs de risque du diabète de type 2.
Au sujet des IRSC
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé dans toutes les provinces du Canada.
Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa (Ontario) K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/