ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte 2005-2006
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Le système de soins de santé
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé au Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2005-2006, environ 28,9 millions de dollars dans la recherche sur le système de soins de santé du Canada.
Les faits
- En 2005, le Canada prévoyait dépenser 142 milliards de dollars au titre des soins de santé, soit une moyenne de 4 411 $ par Canadien, une augmentation de 6,9 % par rapport à 2004.
- En 2005, les dépenses devaient passer à 10,4 % du produit intérieur brut.
- Les hôpitaux demeurent la principale catégorie de dépenses, comptant pour presque 30 % des dépenses totales. En 2005, ces dépenses devaient atteindre 42,4 milliards de dollars, soit 6,4 % de plus qu'en 2004.
- Les dépenses pharmaceutiques continuent d'être celles qui augmentent le plus rapidement dans le domaine de la santé. En 2005, elles ont été estimées à 24,8 milliards de dollars, comparativement à 16,7 milliards de dollars cinq ans auparavant.
- En 2005, le Canada prévoyait dépenser 18,2 milliards de dollars pour les services de médecins, soit 6,4 % de plus qu'en 2004.
- Les dépenses de santé du secteur privé (assurances et dépenses personnelles des patients) devaient atteindre 43,2 milliards de dollars en 2005. L'essentiel des dépenses du secteur privé devait être engagé au titre des médicaments et des soins dentaires.
- Les dépenses du secteur public au titre des soins de santé étaient censées atteindre 98,8 milliards de dollars à la fin de 2005.
La recherche : trouver des solutions pour améliorer les soins de santé
- Les IRSC, en partenariat avec les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé, ont financé huit équipes de recherche canadiennes pour examiner les temps d'attente dans les domaines du cancer, du remplacement d'articulations et de la restauration de la vue. Les équipes ont synthétisé les données canadiennes et internationales provenant des meilleures études disponibles pour aider à répondre à deux questions : 1) Que nous dit la recherche actuelle au sujet de la relation entre l'état clinique, les temps d'attente et les résultats en matière de santé ou la qualité de vie pour les personnes en attente de traitement? et 2) Quels sont les points de repère (proposés ou utilisés) au niveau national ou international pour les temps d'attente avant de recevoir des traitements, et sur quelles données de recherche (le cas échéant) reposent-ils? La recherche a aidé à guider l'établissement des premiers points de repère fondés sur des données probantes, qui ont été annoncés en décembre 2005, et à déterminer les autres principaux besoins de recherche.
- Les médicaments d'ordonnance représentent la catégorie de dépenses de santé qui croît le plus rapidement au Canada. Une récente étude du Dr Steve Morgan à l'Université de la Colombie-Britannique, avec l'aide financière des IRSC, présente, pour la première fois, un tableau exact de l'utilisation des médicaments dans tout le Canada. Le Canadian Rx Atlas met en évidence les différences dans l'utilisation des médicaments entre différentes régions du pays et détaille les facteurs qui déterminent les dépenses au titre des médicaments. L'atlas sera utile aux responsables provinciaux et territoriaux de la santé dans tout le Canada qui cherchent des solutions au problème complexe des coûts croissants des médicaments d'ordonnance.
- Selon une étude réalisée sous la conduite de la Dre Marilyn Hodgins, de l'Université du Nouveau-Brunswick, avec l'aide financière des IRSC, les patients dans la province ne se dirigent pas automatiquement à l'urgence lorsqu'une maladie ne met pas leur vie en danger. L'étude, menée auprès de presque 2 000 Néo-Brunswickois, a révélé que 74 % essayaient d'abord de se soigner eux-mêmes. Pourquoi se rendent-ils à l'urgence alors? Les répondants ont donné comme raisons la crainte que leur état ne s'aggrave, les conseils d'autres personnes, et l'absence d'options pour faire face à la situation. Ce genre d'information au sujet de l'utilisation des services de santé par les Néo-Brunswickois aidera à mettre sur pied des services de qualité, d'un bon rapport coût-efficacité, qui répondront aux besoins en matière de soins de santé de la population.
- Le dépistage prénatal est-il en train de devenir aussi courant qu'un test sanguin? Est-il présenté comme le choix responsable pour la santé du nouveau-né? Une chercheuse financée par les IRSC, la Dre Brenda Wilson, à l'Université d'Ottawa, laisse entendre que certaines femmes ne font pas des choix entièrement éclairés au sujet de ces sortes de tests. Par conséquent, il faudrait s'efforcer davantage de trouver des façons dont le système de soins de santé pourrait favoriser une prise de décision éclairée. Par exemple, on pourrait former les travailleurs de la santé afin que les femmes enceintes soient mieux conseillées, de telle manière que les ramifications personnelles du dépistage prénatal soient prises en compte autant que les procédures techniques.
En cours de réalisation...
Améliorer les services aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer en milieu rural
La Dre Debra Morgan, de l'Université de la Saskatchewan, dirige une équipe émergente qui étudie comment améliorer les services pour les personnes aux prises avec la maladie d'Alzheimer qui vivent en milieu rural et éloigné. La recherche se poursuit, mais jusqu'ici, l'équipe a conçu, mis en service et évalué une clinique de la mémoire. Le but était d'améliorer l'accès à l'évaluation, au diagnostic et à la prise en charge dès les premiers stades de la démence. Les personnes âgées des communautés rurales et nordiques peuvent maintenant avoir accès à des évaluations d'une journée simplifiées à un centre de Saskatoon. La vidéoconférence, ou télésanté, est utilisée avant et après l'évaluation clinque pour la pré-évaluation et le suivi.
Les chercheurs...
Dre Heather Boon - Aider à définir la pratique pharmaceutique moderne
Les premiers pharmaciens étaient des personnes qui possédaient une grande connaissance des plantes et des herbes. Conséquence de la médecine moderne et des médicaments synthétisés à partir de composés chimiques, l'attention accordée à ces pratiques anciennes et leur connaissance ont diminué. Toutefois, les produits de santé naturels (PSN) font actuellement un retour en force dans la pharmacie moderne. La question qui se pose est donc la suivante : les pharmaciens sont-ils prêts et aptes à faire face à ce changement? Selon une chercheuse appuyée par les IRSC, la Dre Heather Boon, la réponse varie considérablement.
« Les pharmaciens se font poser un tas de questions par les consommateurs, qui veulent des conseils et des renseignements au sujet des produits de santé naturels. Même si certains d'entre eux peuvent répondre à ces questions, d'autres trouvent très frustrant de ne pas avoir de réponses. On se demande aussi beaucoup si les PSN font vraiment partie de la pratique pharmaceutique », dit-elle.
La Dre Boon aide les pharmaciens à répondre à ces questions.
Dans le cadre d'un nouveau projet de recherche, la Dre Boon et son équipe étudieront les attitudes et les opinions par rapport au rôle des pharmaciens maintenant que s'est généralisée l'utilisation des PSN, une catégorie qui inclut un peu de tout : remèdes à base d'herbes médicinales, produits homéopathiques, vitamines et minéraux. En tout, il y a plus de 50 000 produits semblables sur le marché actuellement.
L'équipe de recherche essaiera d'obtenir l'avis des pharmaciens par des entrevues individuelles et des groupes de discussion, ainsi que par des examens de la littérature. L'équipe cherchera également à connaître le point de vue des médecins, de l'industrie des PSN, des naturopathes et, surtout, des consommateurs eux-mêmes.
« Nous sommes très intéressés à ce que les consommateurs ont à dire, car ce sont eux qui dictent le changement, et tous les autres essaient de suivre », dit la Dre Boon.
« À la fin de ce projet, nous aurons des informations très concrètes et utiles qui pourront être utilisées pour changer la réglementation et les normes de pratique pour les pharmaciens, et également influencer les politiques d'éducation afin de garantir que les pharmaciens obtiennent la formation dont ils ont besoin dans ce domaine », dit-elle.
« Par-dessus tout, nous voulons réduire la variabilité actuelle dans le traitement des produits de santé naturels au Canada, et dans ce que les consommateurs peuvent s'attendre à pouvoir apprendre des pharmaciens ».
L'Institut des IRSC
L'Institut des services et des politiques de la santé des IRSC aide le pays à relever le défi qui consiste à mettre des services de santé de haute qualité à la disposition de toutes les personnes qui en ont besoin, tout en s'assurant que le système de santé du Canada demeure solide et viable. Il favorise le débat sur la conciliation entre les enjeux liés à la protection des renseignements personnels et l'accès aux données nécessaires à la recherche en vue de protéger les Canadiens et de promouvoir leur santé.
Au sujet des IRSC
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé dans toutes les provinces du Canada.
Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa (Ontario) K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/