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Recherche financée par les IRSC au Kenya : Une étude démontre que la circoncision réduit l'incidence du VIH

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2006-66

OTTAWA (13 décembre 2006) - Un essai contrôlé randomisé mené au Kenya et financé par les IRSC a démontré que la circoncision masculine est un moyen efficace de réduire l'incidence du VIH chez les jeunes hommes. Le Dr Stephen Moses, de l'Université du Manitoba, le Dr J.O. Ndinya-Achola, de l'Université de Nairobi au Kenya, et le Dr Robert C. Bailey, de l'Université de l'Illinois, ont présenté les résultats de leur recherche lors d'une réunion du Data Safety and Monitoring Board (DSMB) - National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), une division des National Institutes of Health (NIH) des États-Unis - qui a eu lieu à Washington le 12 décembre.

Le DSMB, qui est chargé de superviser la sécurité, la validité et l'intégrité de l'essai, a décidé de mettre fin à l'étude avant terme puisqu'on avait recueilli suffisamment de données pour prouver que cette intervention chirurgicale permettait de réduire les risques d'infection au VIH. On offrira maintenant à tous les hommes choisis au hasard pour les groupes sans intervention de subir une circoncision.

« Nous savons que la circoncision masculine pourrait bien permettre d'expliquer les importantes variations constatées dans les différentes parties d'Afrique pour ce qui est de l'épidémie de VIH » , a déclaré le Dr Stephen Moses, chercheur principal, de l'Université du Manitoba. « Mais maintenant nous sommes en possession de données concluantes qui montrent que la circoncision masculine réduit les risques d'infection au VIH chez l'homme. »

Les données présentées à Washington, issues de l'essai mené au Kenya, montrent une réduction de 53 % des risques d'infection au VIH chez les hommes circoncis. Pendant toute la durée de l'essai, on a recensé 22 nouveaux cas d'infection au VIH chez les hommes circoncis par rapport à 47 chez les hommes non circoncis. L'incidence annuelle d'infection au VIH était d'environ 1 % chez les hommes circoncis et de 2 % chez les hommes non circoncis.

« Il est urgent de mettre en place des stratégies efficaces de prévention du VIH/sida dans les pays qui affichent des taux de prévalence élevés, et des données aussi fiables montrant un effet protecteur s'avéreront très utiles pour les responsables des politiques en santé des quatre coins du monde » , a affirmé le Dr John Frank, directeur scientifique de l'Institut de la santé publique et des populations des IRSC. « Cette étude est un bon exemple de l'excellence des chercheurs en santé canadiens, qui travaillent de concert avec des chercheurs des pays touchés. »

L'essai a été entrepris en 2001 et a réuni, grâce à une approche d'équipe, l'expertise de chercheurs de trois pays. En tout, 2 784 hommes âgés de 18 à 24 ans du district de Kisumu, dans l'ouest du Kenya, ont pris part à l'étude.

« Malgré tous les efforts déployés, les taux d'infection au VIH restent élevés dans beaucoup de pays d'Afrique. Bien que la circoncision ne prévienne pas à elle seule l'infection au VIH, il est évident qu'elle permet de réduire les risques de contamination. Les résultats de cette étude montrent que la circoncision masculine peut être considérée comme une importante stratégie de prévention du VIH » , a ajouté le Dr Moses.

L'étude devait initialement se terminer au milieu de 2007, mais le DSMB a conclu que suffisamment de données avaient été recueillies pour mettre fin à l'essai avant terme. Les IRSC, dans le cadre de leur Programme des essais contrôlés randomisés et de l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida, ont fourni plus de 2,5 millions de dollars pour financer cette étude. Les National Institutes of Health des États-Unis ont également appuyé ces recherches.

Le NIAID a mis fin avant terme à deux essais portant sur la circoncision masculine, dont celui mené au Kenya. L'autre essai financé par les NIH a été mené au Rakai, en Ouganda, et a montré que le taux d'infection au VIH avait chuté de 48 % chez les hommes circoncis.

NOTE AUX RÉDACTEURS : Le Dr Stephen Moses, chercheur principal à l'Université du Manitoba, le Dr Alan Bernstein, président des IRSC, le Dr John Frank, directeur scientifique de l'Institut de la santé publique et des populations des IRSC, et le Dr Bhagirath Singh, directeur scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires, sont à votre disposition pour des entrevues.

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 10 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. www.irsc-cihr.gc.ca

L'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida appuie financièrement des programmes de prévention et de soutien desservant des populations vulnérables ainsi que des programmes de recherche, de surveillance, de sensibilisation publique et d'évaluation.
www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/fi-if/index_f.html

Le communiqué de presse du National Institute of Health diffusé le 13 décembre 2006.

La déclaration de l'Organisation mondiale de la Santé diffusée le 13 décembre 2006.

 

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