ARCHIVÉE - La santé mentale - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007
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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2006-2007, environ 53,7 millions de dollars dans la recherche sur la santé mentale dans tout le pays.
Les faits
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La maladie mentale désigne une vaste catégorie de troubles parmi lesquels figurent l'anxiété, la dépression, la schizophrénie, les troubles de la personnalité et les troubles alimentaires.
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Un Canadien sur cinq présentera un problème de santé mentale à un moment donné de sa vie.
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La plupart des maladies mentales se déclarent au cours de l'enfance, à l'adolescence et au début de l'âge adulte.
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Un Canadien sur cent souffre de schizophrénie. Le trouble bipolaire, ou maniaco-dépression, touche aussi un Canadien sur cent. Huit pour cent (8 %) des adultes seront atteints d'une dépression grave à un moment donné de leur vie; 12 % de la population présente des troubles anxieux.
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Ensemble, la schizophrénie, la dépression et le trouble bipolaire représentent plus de 20 % des années vécues avec une incapacité dans les économies de marché établies.
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Environ 3 % des femmes présenteront un trouble alimentaire au cours de leur vie.
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En tant que groupe, les sujets atteints d'une maladie mentale risquent davantage d'être victimes de violence que d'être des agresseurs.
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En 2002, selon Statistique Canada, plus de 600 000 Canadiens avaient une dépendance à l'alcool, et près de 200 000, une dépendance aux drogues illicites.
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La productivité perdue en raison de problèmes de santé mentale coûterait 33 milliards de dollars par année aux entreprises canadiennes.
Trouver des solutions
Lutter contre la dépression : un combat de toute une vie
En dépit des progrès importants réalisés par les chercheurs dans le traitement des troubles de l'humeur, la dépression demeure encore un combat permanent pour un grand nombre de personnes. Le Dr Zindel Segal de l'Université de Toronto, chercheur financé par les IRSC, a publié récemment une étude indiquant que le stress émotionnel à court terme peut causer une rechute des patients qui ont déjà été traités pour une dépression. En comprenant mieux les facteurs qui prédisposent un patient à la dépression récurrente, les médecins pourront peut-être traiter plus efficacement ce trouble de l'humeur très répandu.
Utiliser la lumière comme traitement
Selon une étude menée par le Dr Raymond Lam, chercheur financé par les IRSC, le traitement par la lumière artificielle est aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter les troubles affectifs saisonniers (TAS) et comporte beaucoup moins d'effets secondaires. Dans cette étude, le Dr Lam a comparé l'exposition à une lumière artificielle à un traitement à la fluoxétine. Les conclusions de l'étude pourraient aider les médecins à choisir le traitement le plus approprié à chaque patient atteint de TAS.
Réduire la douleur chronique
Les blessures physiques, le diabète, le cancer et les infections peuvent tous générer des douleurs neuropathiques, qui se manifestent chez une personne par des douleurs continues provoquées par des lésions nerveuses. Le Dr Yves de Koninck du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, chercheur financé par les IRSC, a publié récemment une étude affirmant qu'une substance chimique produite par les cellules lésées peut déclencher cette douleur atroce. La découverte du Dr de Koninck pourrait mener à l'amélioration des méthodes de prise en charge de la douleur chez les patients atteints de lésions nerveuses.
Les chercheurs
Dr Benedikt Fischer - Déterminer les risques réels de la toxicomanie
La toxicomanie sera toujours présente dans la société.
C'est une dure réalité. Toutefois, selon le Dr Benedikt Fischer, la société doit faire face à cette réalité pour être en mesure d'aider les toxicomanes. Le Dr Fischer de l'Université de Victoria, chercheur financé par les IRSC, est d'avis qu'il est maintenant temps de mettre de côté nos idées préconçues au sujet de l'utilisation des drogues et de commencer à chercher des façons réalistes de protéger les gens contre les effets néfastes de la dépendance.
La nécessité de créer des programmes de traitement accessibles aux toxicomanes constitue l'un des plus importants défis à l'heure actuelle.
Selon le Dr Fischer, « La plupart des toxicomanes ne se rendent pas d'eux-mêmes à l'hôpital afin de rencontrer un médecin. Un consommateur de drogues, sans abri et marginalisé, ne se comporte pas de cette façon. Nous devons repenser complètement notre façon d'offrir des traitements à ces personnes et les moyens de les amener à poursuivre leur traitement et à prendre leurs médicaments. »
Si nous échouons dans cette tâche, le prix à payer sera énorme. La toxicomanie peut entraîner d'autres problèmes de santé, notamment des maladies infectieuses comme le sida et l'hépatite C. Selon les recherches du Dr Fischer sur les stratégies en place pour réduire les risques d'hépatite C chez les toxicomanes, les approches actuelles ne fonctionnent pas.
« Entre 85 et 90 % des nouveaux cas d'hépatite C sont attribuables à l'utilisation de drogues », affirme le Dr Fischer. « Pour combattre cette maladie, aujourd'hui et dans l'avenir, nous devons comprendre la dimension toxicomanie, sinon nous nous attaquons uniquement à la pointe de l'iceberg. »
Au sujet des IRSC
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.
Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa ON K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/