ARCHIVÉE - Le VIH/sida - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007
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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2006-2007, environ 37,5 millions de dollars dans la recherche sur le VIH/sida dans tout le pays.
Les faits
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Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est responsable du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA). Ce virus mute rapidement, créant ainsi de nouvelles souches qui le rendent difficile à détecter, à prévenir et à traiter. Il existe des traitements, mais ils sont coûteux et ne sont pas faciles à obtenir dans les pays en développement. Il n'existe aucun remède pour guérir le sida.
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Le VIH se transmet par contamination par le sang ou le sperme au cours d'activités comme le partage d'aiguilles et les relations sexuelles. Les mères infectées qui allaitent leurs enfants peuvent également le transmettre.
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Le premier cas de sida au Canada a été signalé en 1982. Au 31 décembre 2005, on avait signalé plus de 60 160 cas de séropositivité au VIH au Canada.
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Selon les estimations de l'Agence de santé publique du Canada, 27 % des Canadiens séropositifs ignorent qu'ils sont infectés.
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En 2006, environ 4,3 millions d'adultes et d'enfants ont été infectés par le VIH dans le monde. À la fin de l'année, on estimait que 39,5 millions de personnes vivaient avec le VIH/sida. Au cours de l'année 2006, 2,9 millions de personnes sont décédées du sida.
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Au Canada, le VIH et le sida touchent de façon disproportionnée les populations les plus vulnérables de la société, notamment les jeunes, les utilisateurs de drogues injectables et les Autochtones. Par exemple, en 2005 au Canada, 16,4 % des personnes infectées par le sida dont on connaît l'origine ethnique étaient des Autochtones; les Autochtones représentent 4,4 % de la population canadienne.
Trouver des solutions
La circoncision prévient la transmission du VIH
Des chercheurs estiment que les taux d'infection par le VIH en Afrique subsaharienne pourraient être réduits des deux tiers si la circoncision devenait une pratique courante. Une équipe internationale de chercheurs, dont le Dr Stephen Moses de l'Université du Manitoba, a effectué une vaste étude dans le district de Kisumu, au Kenya, où 18 % des hommes et 25 % des femmes sont séropositifs. Le Dr Moses a découvert que chez les hommes circoncis, le risque de contracter ce virus mortel était réduit de 53 %. Ce projet, cofinancé par les IRSC, confirme les conclusions de plusieurs études antérieures. Les résultats de ces études ont mené à la formulation de recommandations par l'Organisation mondiale de la Santé en matière de circoncision.
Encourager le système immunitaire à continuer son travail
Une équipe de recherche financée par les IRSC a trouvé une façon d'encourager le système immunitaire à continuer son travail, et ce, malgré la présence du VIH. Le Dr Rafick-Pierre Sékaly de l'Université de Montréal a découvert que de fortes concentrations du VIH encouragent la surproduction d'une protéine appelée PD‑1 qui, à son tour, envoie aux cellules immunitaires le message de cesser de fonctionner. Cependant, l'équipe de recherche a également trouvé un moyen de bloquer cette protéine, ce qui permet de revenir en arrière et d'améliorer la capacité de l'organisme d'éliminer le virus. Cette découverte pourrait un jour mener à la mise au point de nouveaux traitements dans la lutte incessante contre le VIH/sida.
Améliorer les services offerts aux Autochtones atteints du VIH/sida
Le nombre de personnes infectées par le VIH/sida dans la communauté autochtone au Canada est à la hausse. Le Dr Randy Jackson de l'Université d'Ottawa, chercheur financé par les IRSC et directeur du Réseau canadien autochtone du sida, tente de cerner les secteurs à améliorer dans les services de soins de santé offerts aux Autochtones aux prises avec le VIH/sida. Dans une enquête menée par le Dr Jackson, près de la moitié des répondants ont indiqué qu'ils avaient reçu de mauvais soins et 30 % ont affirmé avoir été victimes de préjugés raciaux ou d'homophobie dans le système de soins de santé. Fait alarmant : 12 % des répondants ont déclaré qu'ils n'avaient tout simplement pas recours aux soins médicaux primaires. Cependant, 60 % des répondants ont affirmé qu'ils utilisaient les services traditionnels autochtones de santé et de mieux-être (notamment des cercles de guérison et de partage) ou qu'ils avaient besoin de tels services.
Les chercheurs
Dre Catherine Worthington - À l'écoute des personnes dans le besoin
Quand elle effectue ses recherches, la Dre Catherine Worthington de l'Université de Calgary trouve ses meilleures idées dans la rue. Cela est nécessaire en raison du groupe de personnes qu'elle souhaite toucher, c'est-à-dire les personnes qui vivent en marge de la société et qui risquent le plus d'être infectées par le VIH/sida.
Les chercheurs font face à des défis importants lorsqu'il s'agit de mettre en application le fruit de leur travail pour créer des programmes significatifs qui donneront des résultats dans le « monde réel ». La Dre Worthington a le sentiment que le fait d'inclure les membres de la collectivité dès le début du processus permet de garantir un impact positif au bout du compte.
« Si on fait participer les fournisseurs de services, les décideurs et les intervenants dans le processus de recherche, on s'assure que les résultats de la recherche seront utilisés puisque les personnes à qui le message est destiné participent au processus dès le début », explique-t-elle.
La Dre Worthington, chercheuse financée par les IRSC, veut découvrir pourquoi les gens utilisent ou n'utilisent pas les services de santé tels que les programmes de prévention du VIH/sida. L'impact du VIH/sida se fait sentir davantage parmi les jeunes de la rue, les utilisateurs de drogues injectables et les personnes appartenant à d'autres groupes vulnérables, comme les Autochtones.
« Pour l'étude portant sur les jeunes de la rue, ce sont les gens de la collectivité qui sont venus nous voir en premier », déclare-t-elle. En effet, les membres de l'organisme AIDS Calgary ont demandé à la Dre Worthington et à son collègue, le Dr Bruce MacLaurin, s'ils pouvaient collaborer à l'étude.
Le fait de travailler étroitement avec les personnes qui seront touchées par sa recherche a permis à la Dre Worthington d'en apprendre beaucoup à leur sujet, de se faire une idée des défis auxquels ils doivent faire face et de comprendre comment on peut les joindre afin de limiter la transmission du VIH.
« Beaucoup de gens se méfient des jeunes de la rue parce que ces derniers sont différents », affirme la Dre Worthington. « Toutefois, il existe une force et une très grande diversité au sein de ces groupes; nous devons respecter et comprendre cela si nous voulons fournir des services appropriés. »
Au sujet des IRSC
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.
Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa ON K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/