ARCHIVÉE - Le genre et la santé - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007

AvertissementCette page a été archivée.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.

PDF (220 Ko) | Aide ]

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2006-2007, environ 40,9 millions de dollars dans la recherche sur le genre et la santé dans tout le pays.


Les faits

  • Les femmes sont atteintes un plus grand nombre de maladies, sont en invalidité pendant un plus grand nombre d'années et éprouvent plus de stress que les hommes, mais elles vivent plus longtemps. Même avec un diagnostic de maladie mortelle, les femmes survivent plus longtemps que les hommes.

  • L'espérance de vie des filles nées en 2002 était de 82,1 ans, comparativement à 77,2 ans pour les garçons. Entre 1979 et 2002, l'espérance de vie des hommes a augmenté de 5,8 ans, et celle des femmes, de 3,3 ans.

  • Les femmes sont plus portées que les hommes à tenir compte de leur santé et de leur poids lorsqu'elles choisissent des aliments, tandis que les hommes sont plus enclins à s'adonner à des activités intenses pendant leurs loisirs. En 2004, selon l'indice de masse corporelle (IMC), 65 % des hommes et 53 % des femmes au Canada étaient considérés comme ayant un surplus de poids ou comme étant obèses.

  • À 65 ans, 77 % des hommes et 85 % des femmes souffrent d'au moins une maladie chronique. L'arthrite est la maladie chronique la plus répandue.

  • En 2002, plus de 600 000 Canadiens avaient une dépendance à l'alcool et près de 200 000 avaient une dépendance aux drogues illicites. Les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'abuser de l'alcool et de faire usage de drogues illicites.

  • L'âge et le genre jouent un grand rôle dans le risque de connaître la pauvreté. Les femmes, les jeunes et les personnes âgées courent le plus de risques de vivre dans la pauvreté. Les enfants et les jeunes sont surreprésentés, comptant pour plus de 40 % de la population économiquement défavorisée.

  • Entre 1999 et 2003, 7 % des femmes et 6 % des hommes ont été victimes de violence conjugale, soit environ 653 000 femmes et 546 000 hommes.

Trouver des solutions

Consommation d'alcool et dépression

Prendre quelques verres de trop est parfois un signe de dépression, surtout chez les femmes. La Dre Kathryn Graham du Centre de toxicomanie et de santé mentale à Toronto, chercheuse financée par les IRSC, a découvert qu'il y avait une plus forte corrélation entre la dépression et la consommation occasionnelle excessive d'alcool chez les femmes que chez les hommes. Dans le cadre d'une étude internationale sur l'abus d'alcool, la Dre Graham et ses collègues ont mené une enquête auprès de plus de 14 000 Canadiens pour déterminer s'il existait un lien entre la dépression et la consommation d'alcool. Même si les hommes et les femmes qui présentaient des symptômes de dépression couraient plus de risques de consommer occasionnellement de l'alcool de façon excessive (c.-à-d. boire plus de cinq verres en une occasion), cette tendance était plus marquée chez les femmes. Ces résultats pourraient permettre de mieux comprendre la relation entre la consommation d'alcool et la maladie mentale.

Après une crise cardiaque, le genre de traitement diffère selon le sexe du patient

Les femmes victimes d'une crise cardiaque pourraient ne pas recevoir une quantité suffisante d'un médicament courant nécessaire à la survie. Selon une étude récente de la Dre Louise Pilote de l'Université McGill, chercheuse financée par les IRSC, les femmes ont besoin d'une posologie plus importante de médicaments hypocholestérolémiants, appelés statines, pour obtenir les mêmes résultats que les hommes. Les patients qui ont récemment été victimes d'une crise cardiaque prennent souvent des statines pour prévenir une deuxième crise. Très peu de femmes ont participé aux premiers essais cliniques sur les statines, et certains chercheurs ont soupçonné que l'effet des médicaments pourrait être fonction du sexe du patient. L'étude de la Dre Pilote confirme désormais que ces différences existent, et qu'on doit en tenir compte.

Les hommes comme soignants

De quels types de soutien les hommes soignants ont-ils besoin? La Dre Anne Neufeld de l'Université de l'Alberta a interrogé des hommes qui prennent soin de leur épouse ou de parents malades pour trouver une réponse. Le nombre de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer augmente et de plus en plus d'hommes prennent soin de parents proches atteints de démence. Les études de la Dre Neufeld apportent un nouveau regard sur l'expérience des hommes soignants. Par exemple, beaucoup de ces hommes trouvent que l'aide bien intentionnée des amis, de la famille et des professionnels est souvent inutile. Les découvertes de la Dre Neufeld aideront les experts à élaborer des programmes et des politiques d'aide qui répondent aux besoins des hommes.

Les chercheurs

Dre Marlene Moretti - Aider les filles à trouver des solutions saines aux conflits

Les filles deviennent-elles plus violentes, ou est-ce que l'on porte davantage attention à la violence chez les adolescentes? La Dre Marlene Moretti de l'Université Simon Fraser, chercheuse financée par les IRSC, entend souvent cette question et affirme que les deux réponses sont correctes.

« Selon les données, la violence augmente. Les filles sont toujours moins impliquées que les garçons dans les crimes graves avec violence, mais il se passe quelque chose et nous devons comprendre ce que c'est », déclare la Dre Moretti.

En collaboration avec d'autres chercheurs, elle étudie de plus près des cas de comportement social agressif, comme exclure une personne d'un groupe, colporter des mensonges destructeurs ou embarrasser quelqu'un en public. Tous ces comportements sont plus courants chez les filles que chez les garçons. L'agressivité sociale entraîne des conséquences graves aussi bien pour les victimes que pour les agresseurs, qui risquent d'être ostracisés et rejetés par leurs pairs lorsque leur comportement agressif se retourne contre eux.

La façon dont les adultes qui interviennent auprès d'une fille (p. ex. ses parents, enseignants ou mentors) gèrent les conflits et le niveau de soutien émotionnel qu'ils peuvent lui offrir influent sur sa façon de réagir à l'agression.

Par exemple, bien que les adolescents excellent dans l'art de provoquer des conflits avec les adultes qui les entourent, ils ont quand même besoin de se sentir en sécurité dans leurs relations avec ces adultes. L'incapacité des adultes de sécuriser l'adolescent ou de faire preuve d'empathie peut faire dérailler le développement émotionnel de l'adolescent et accentuer son comportement agressif. Les filles semblent être particulièrement sensibles aux problèmes existants dans leurs relations avec les adultes qui les entourent.

« Le message à retenir ici est que nous devons apprendre à profiter de nos relations pour aider les enfants à développer des moyens non agressifs de gérer les conflits qui surgissent dans leurs propres relations », affirme la Dre Moretti.


Au sujet des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.

Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa (Ontario) K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/