ARCHIVÉE - Les maladies cardiovasculaires - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2006-2007, environ 100,2 millions de dollars dans la recherche sur les maladies cardiovasculaires dans tout le pays.


Les faits

  • Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de décès au Canada; en 2002, elles ont été responsables d'au moins 33 % de tous les décès (34 % chez les femmes, 32 % chez les hommes).

  • Les hommes sont plus susceptibles d'avoir une maladie du coeur tôt dans la vie; les femmes ont tendance à « combler le retard » lorsque survient la ménopause. Bien souvent chez les femmes, des problèmes comme une maladie du coeur ou un accident vasculaire cérébral (AVC) sont mal diagnostiqués ou ne sont pas traités de la même manière que chez les hommes.

  • Selon l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2003 effectuée auprès de personnes de plus de 12 ans, cinq millions de Canadiens affirment être atteints d'une maladie cardiovasculaire ou d'hypertension ou avoir été victimes d'un AVC.

  • Les maladies cardiovasculaires sont les plus coûteuses des maladies qui affectent les Canadiens. En 1998, elles ont entraîné des dépenses de l'ordre de 18,5 milliards de dollars, soit 11,6 % du coût total de toutes les maladies au Canada. De ce montant, les coûts directs représentaient 6,8 milliards de dollars, surtout pour des soins hospitaliers, et les coûts indirects, 11,7 milliards de dollars, en grande partie à cause des décès prématurés.

Trouver des solutions

Des solutions simples pour un coeur en meilleure santé

Désormais, il pourrait être beaucoup plus facile et beaucoup moins coûteux de traiter les artères obstruées. Une équipe de chercheurs de l'Université McMaster a découvert que dans le domaine de la prévention des crises cardiaques et des accidents cérébrovasculaires, l'angioplastie, technique répandue qui permet de débloquer les artères obstruées, n'est pas plus efficace que la médication et l'adoption d'habitudes de vie saines. Cette étude, financée par les IRSC et dirigée par les Drs Koon Teo et William Boden, pourrait permettre au système de santé de réaliser des économies considérables. En 2003-2004, les médecins ont effectué 167 angioplasties par tranche de 100 000 Canadiens âgés de plus de 20 ans.

Comment réparer un coeur brisé?

Une recherche effectuée par le Dr Ren-Ke Li du Toronto General Hospital (University Health Network) pourrait bien indiquer comment restaurer la santé du muscle cardiaque et prévenir d'autres défaillances cardiaques. L'équipe de recherche a découvert un « signal de détresse » qui lance le processus de restauration après une crise cardiaque. Lorsque des tissus lésés envoient ce signal, un type particulier de cellules souches de la moelle osseuse déclenchent et stimulent la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins dans le coeur.

La cardiopathie congénitale ne touche pas que les enfants

L'amélioration des techniques chirurgicales a permis de réduire le taux de mortalité parmi les enfants atteints de cardiopathie congénitale. Par conséquent, il y a de plus en plus d'adultes qui vivent avec cette affection. Selon une recherche financée par les IRSC et menée par la Dre Ariane Marelli de l'Université McGill, 1 enfant sur 85 et 1 adulte sur 250 vivent avec une cardiopathie congénitale, ce qui sollicite davantage le système de santé. Les patients atteints de cardiopathie congénitale ont besoin de soins tout au long de leur vie et sont plus à risque de développer d'autres formes de maladies du coeur.

Les patients atteints d'une maladie du coeur sont plus susceptibles d'être déprimés

Après avoir reçu leur congé de l'hôpital, les patients atteints d'une maladie du coeur reçoivent habituellement une panoplie de médicaments pour favoriser leur rétablissement et les garder en santé. Toutefois, les médecins doivent porter attention à la santé mentale de ces patients, en plus de veiller sur leur santé physique. Selon le Dr François Lespérance de l'Université de Montréal, chercheur financé par les IRSC, jusqu'à 20 % des patients cardiaques souffrent de dépression majeure. Il ajoute que les médecins de famille doivent être conscients des risques de dépression et qu'ils ne doivent pas craindre d'inclure des antidépresseurs dans le plan de traitement des patients. Les travaux du Dr Lespérance ont également déterminé que la pharmacothérapie était plus efficace que la psychothérapie pour soulager la dépression chez ces patients.

Les chercheurs

Dr Jack Tu - Protéger le coeur des Canadiens à l'aide de chiffres

Certains médecins sauvent des vies avec leur scalpel, d'autres avec des médicaments. Le docteur Jack Tu, lui, sauve des vies en utilisant des statistiques et son ordinateur portable. Financé par les IRSC, ce cardiologue et chercheur en politiques sur la santé au Sunnybrook Health Sciences Centre à Toronto est un chef de file mondial dans l'exploration des données d'hôpitaux pour déterminer les meilleures pratiques en soins cardiaques. Chaque année, pour les centaines de Canadiens qui subissent une crise cardiaque ou qui souffrent d'une maladie du coeur, les résultats des recherches du Dr Tu sont une question de vie ou de mort.

En 1999, le Dr Tu et son équipe ont diffusé les premiers bulletins des hôpitaux en matière de soins cardiaques en Ontario. Ces bulletins ont révélé qu'il existait d'importantes disparités quant aux taux de survie des patients cardiaques dans différents hôpitaux. Par exemple, un patient admis dans un hôpital ayant obtenu de très bonnes notes avait trois fois plus de chances de survivre à une crise cardiaque qu'un patient admis dans un hôpital ayant obtenu de moins bonnes notes.

« Les résultats ont quelque peu ébranlé le milieu de la santé, car personne n'aime être évalué », a déclaré le Dr Tu, qui est également chef de l'Équipe canadienne d'analyse de résultats en matière de maladies cardiovasculaires (CCORT), initiative financée par les IRSC. « Par contre, ce processus de notation a un côté positif, car il a entraîné des changements. »

Un autre bulletin diffusé en 2004 a révélé que les différences de taux de survie parmi les patients ayant subi une crise cardiaque sont liées en partie à la rapidité et à l'efficacité avec lesquelles le personnel des hôpitaux administre des médicaments essentiels. L'étude a démontré qu'on pourrait sauver jusqu'à 400 vies par année en Ontario si tous les patients recevaient rapidement, à leur admission à l'hôpital, des médicaments qui détruisent les caillots et si, à leur congé, ils recevaient les médicaments appropriés.

En 2006, le Dr Tu et l'équipe de la CCORT ont publié l'Atlas cardiovasculaire canadien. Ce document, qui constitue une première canadienne, présente graphiquement les différences régionales en matière de soins cardiaques et de taux de survie.


Au sujet des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.

Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa ON K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/