ARCHIVÉE - Le cancer - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2006-2007, environ 124,8 millions de dollars dans la recherche sur le cancer dans tout le pays.


Les faits

  • En raison du vieillissement de sa population, le Canada devra faire face à une épidémie de cancer au cours des 20 prochaines années. Si la tendance actuelle se maintient, 5,7 millions de Canadiens seront touchés par un cancer et 2,7 millions décéderont de cette maladie au cours des 30 prochaines années.

  • On estime qu'il y aura 159 900 nouveaux cas de cancer et 72 700 décès attribuables à cette maladie au Canada en 2007.

  • Parmi les types de cancer, le cancer du poumon est la première cause de décès, tant chez les hommes que chez les femmes. De façon générale, le cancer colorectal arrive au deuxième rang pour le nombre de décès.

  • Chez les Canadiens de 70 ans et plus, on constate 43 % des nouveaux cas de cancer et 60 % des décès attribuables au cancer.

  • Selon les taux d'incidence actuels, 38 % des Canadiennes et 44 % des Canadiens seront touchés par un cancer au cours de leur existence.

  • Selon les taux de mortalité actuels, 24 % des femmes et 29 % des hommes décéderont d'un cancer, soit environ un quart de la population canadienne.

  • Le tabagisme est responsable de 27 % des années potentielles de vie perdues en raison du cancer.

  • Le cancer coûte plus de 14 milliards de dollars aux Canadiens chaque année. De ce total, 2,5 milliards sont consacrés aux coûts directs comme les frais d'hospitalisation et les médicaments, alors que 11,8 milliards sont affectés aux coûts indirects tels que la mortalité précoce ou l'invalidité.

Trouver des solutions

Un nouveau médicament dans la lutte contre le cancer du sein

Des chercheurs de l'Université McGill pourraient avoir trouvé une nouvelle façon de lutter contre une certaine forme du cancer du sein qui touche 25 % des personnes atteintes de cancer du sein. Qui plus est, ce nouveau traitement fait appel à un médicament existant. Le Dr Michel L. Tremblay, chercheur financé par les IRSC, a montré dans des expériences menées sur des souris qu'il était possible de retarder, voire d'empêcher complètement, l'apparition d'une forme du cancer du sein liée au gène HER-2, et ce, en supprimant une enzyme appelée PTP1B. En 1999, l'équipe du Dr Tremblay avait mis au jour le rôle de la PTP1B dans la régulation du métabolisme, et plusieurs entreprises s'étaient lancées dans la mise au point de médicaments qui pourraient maintenant être utilisés comme traitements potentiels du cancer du sein.

Suivre l'évolution du cancer depuis le début

Les médecins s'attaquent au cancer une fois le diagnostic établi, mais les résultats d'une recherche menée par le Dr John Dick du Princess Margaret Hospital, Université de Toronto, aideront les spécialistes du cancer à comprendre comment cette maladie évolue du début à la fin. Il y a de plus en plus de preuves qu'un petit nombre de cellules cancéreuses, appelées cellules souches cancéreuses, favorisent le développement du cancer et se régénèrent au mépris de la radiothérapie et d'autres types de thérapies. Grâce au financement des IRSC, le Dr Dick et son équipe ont réussi à implanter ce type de cellules dans des souris, qui ont ensuite eu le cancer. Ce résultat soutient l'hypothèse selon laquelle les cellules souches cancéreuses sont à l'origine du développement des tumeurs, et constitue un nouvel outil puissant pour mieux comprendre le cancer et trouver de nouvelles façons de le vaincre.

Un médicament sécuritaire et bon marché pour lutter contre le cancer

On a récemment découvert qu'un médicament utilisé depuis des décennies pour le traitement des troubles métaboliques pouvait tuer les cellules cancéreuses du poumon, du sein et du cerveau, sans pour autant affecter les cellules saines. Le Dr Evangelos Michelakis de l'Université de l'Alberta, chercheur financé par les IRSC, a montré que le dichloroacétate (DCA) réduisait la taille des tumeurs dans les tissus humains et animaux. Le DCA présente de multiples avantages : il peut atteindre des régions de l'organisme que d'autres médicaments ne peuvent atteindre, et il sera probablement bon marché puisqu'il n'est pas breveté. Le médicament pourrait passer assez vite à l'étape des essais cliniques chez l'humain, étant donné que la molécule a déjà été testée avec succès chez l'humain pour traiter des troubles métaboliques.

Les chercheurs

Dr Peter Dirks - Toutes les cellules cancéreuses ne naissent pas égales

Le Dr Peter Dirks est en train de changer notre perspective sur le développement, la propagation et le traitement de certains cancers.

« Les cellules d'une même tumeur cancéreuse ne sont pas toutes similaires », déclare le Dr Dirks, neurochirurgien pédiatrique à l'hôpital pour enfants affilié à l'Université de Toronto, dont les recherches sur le cancer sont subventionnées par les IRSC. « La compréhension de ces différences jouera un rôle clé dans la découverte de traitements plus efficaces pour de nombreuses formes de cancer. »

En 2003, il a bouleversé le regard que portait la médecine sur le cancer du cerveau en découvrant les cellules souches cancéreuses du cerveau. Comme les cellules souches d'autres tissus, les cellules souches du cancer du cerveau sont des cellules immatures capables d'évoluer en une multitude de formes matures. Encore plus important, le Dr Dirks a montré que les cellules souches agissaient dans les cancers du cerveau comme des cellules dirigeantes.

Dans le cadre d'expériences, il a découvert que 100 000 cellules cancéreuses ordinaires ne pouvaient déclencher une tumeur chez une souris, mais qu'une centaine de cellules souches cancéreuses seulement suffisait pour provoquer la maladie.

La découverte de ces cellules a été cruciale pour expliquer l'échec fréquent de la radiothérapie dans le traitement du glioblastome humain, « un type de cancer du cerveau particulièrement tenace », déclare le Dr Dirks. Les cellules souches du cancer du cerveau peuvent résister au rayonnement ionisant qui tue les autres cellules cancéreuses, et peuvent donc réactiver une tumeur.

Le groupe de recherche du Dr Dirks essaie maintenant d'étudier plus en profondeur les cellules souches cancéreuses. « Les vraies cellules dirigeantes du cancer sont probablement une sous-population des cellules souches que nous avons découvertes. »


Au sujet des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.

Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa ON K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/