ARCHIVÉE - Le vieillissement - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007

AvertissementCette page a été archivée.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.

PDF (204 Ko) | Aide ]

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement fédéral. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2006 -2007, plus de 85,4 millions de dollars dans la recherche sur le vieillissement dans tout le pays.


Les faits

  • Entre 1981 et 2005, le nombre de Canadiens de plus de 65 ans est passé de 2,4 millions à 4,2 millions. Selon les prévisions, ce nombre atteindra huit millions dans vingt ans.

  • On estime qu'en 2056, un Canadien sur dix aura plus de 80 ans, comparativement à un sur trente en 2005.

  • L'espérance de vie en 2004 a atteint un record : 80,2 ans, soit 82,6 ans pour les femmes et 77,8 ans pour les hommes.

  • En 2003, 73 % des aînés ont déclaré que leur santé était excellente, très bonne ou bonne.

  • Le cancer et les maladies du coeur demeurent les principales causes de décès chez les aînés, tandis que l'arthrite et le rhumatisme ainsi que l'hypertension artérielle sont les maladies chroniques les plus répandues.

  • Le revenu et l'instruction peuvent avoir des effets sur la santé. Les Canadiens de plus de 50 ans en bonne santé dont le revenu et le niveau d'instruction sont élevés courent moins de risques de voir leur santé se détériorer sur une période de deux ans que les personnes dont l'état de santé est comparable, mais dont le revenu ou le niveau d'instruction sont moindres.

Trouver des solutions

Un nouveau produit protège les aînés contre les chutes

Les chutes constituent un danger réel et particulièrement grave pour les aînés, en raison du risque de fractures et de la perte d'autonomie qui en découle. Le Dr Stephen Perry de l'Université Wilfrid-Laurier a récemment trouvé une application à ses recherches fondamentales sur le mouvement humain; il a mis au point un produit qui peut prévenir les chutes et sauver ainsi la vie de nombreux aînés. En prenant de l'âge, nous perdons de la sensibilité au niveau des pieds, ce qui rend difficile de garder l'équilibre. Grâce à une subvention des IRSC, le Dr Perry et ses collègues ont élaboré une semelle intérieure spéciale, simple et bon marché, appelée Sole SensorMC. La semelle intérieure présente une légère crête le long de son bord extérieur qui alerte les aînés au moment où ils sont sur le point de perdre l'équilibre. Cet appareil promet de réduire le nombre de blessures causées par les chutes. La semelle Sole SensorMC sera offerte par la société ontarienne Hart Mobility en 2007.

La peur de tomber

Parfois, avoir peur d'une chose contribue à la concrétiser. La Dre Teresa Liu-Ambrose de l'Université de la Colombie-Britannique, chercheuse financée par les IRSC, étudie comment le handicap cognitif et la peur de tomber peuvent influer sur le risque de chute chez les aînés. Dans une étude récente, la Dre Ambrose a découvert que les femmes âgées craignant les chutes avaient obtenu de mauvais résultats dans les tests d'équilibre et de mobilité. Cette découverte peut aider les médecins et autres prestataires de soins de santé à repérer les personnes les plus vulnérables aux blessures par chute.

Comment vieillissez-vous?

Chacun d'entre nous vieillit différemment et savoir comment nous vieillissons peut nous aider à prendre les bonnes décisions à propos de notre santé. Le Dr Arnold Mitnitski de l'Université Dalhousie, chercheur financé par les IRSC, a élaboré un modèle mathématique qui prédit comment l'état de santé d'une personne change au cours du vieillissement. Le Dr Mitnitski et ses collègues ont découvert qu'en mesurant le nombre de « défaillances » dans la santé d'une personne âgée, ils pouvaient calculer son âge « biologique », et estimer ainsi l'espérance de vie des différentes parties de son organisme. Ils ont testé la validité du modèle mathématique en étudiant la santé d'un grand nombre d'aînés sur une période de cinq ans. Les médecins pourraient utiliser un jour ce modèle pour aider leurs patients à prévenir les maladies et à préserver leur qualité de vie au fur et à mesure qu'ils prennent de l'âge.

Les chercheurs

Dre Janice Keefe - Apprendre à prendre soin des autres

Tout le monde sait que la population canadienne vieillit. Ce que l'on sait moins, c'est comment nous allons fournir les soins nécessaires à toutes les personnes qui en auront besoin, déclare une chercheuse financée par les IRSC, la Dre Janice Keefe de l'Université Mount St. Vincent à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Le travail de la Dre Keefe aide les décideurs à prendre des décisions éclairées sur la prestation des soins de santé aux personnes âgées.

Par exemple, les prévisions antérieures sur les besoins en prestation de soins prenaient en considération seulement deux facteurs : l'âge et le sexe. Les recherches de la Dre Keefe portent sur d'autres facteurs qui influent sur les soins à recevoir et sur la disponibilité des soignants.

« Nous devons nous pencher davantage sur les degrés d'incapacité et sur ce que cela signifie sur l'utilisation du système », ajoute-t-elle. Une incapacité peut entraîner un besoin d'assistance, comme la préparation des repas et l'entretien ménager. L'équipe de la Dre Keefe recueille des données auprès des aînés sur leur mobilité, leur capacité d'apprentissage, leurs douleurs et leur dextérité, tous ces facteurs influant sur la nature et l'ampleur de l'assistance dont ils ont besoin.

Et il y a évidemment le facteur de la génération du baby-boom. Les enfants du baby-boom voudront obtenir du soutien et s'attendront à obtenir un tel soutien, comme de nouvelles politiques en milieu de travail qui facilitent la prestation naturelle de soins aux membres de la famille. En outre, il y aura moins d'aidants naturels. « Les enfants du baby-boom divorcent plus facilement et ont moins d'enfants que les générations précédentes, note la Dre Keefe. Ils pensent que leurs amis prendront soin d'eux, mais en fait, leurs amis seront peut-être tous dans la même situation qu'eux. »

En définitive, la Dre Keefe cherche les moyens d'offrir à tous de meilleurs soins à l'avenir. « Le travail que nous accomplissons nous permettra d'élaborer des stratégies pratiques que les décideurs pourront mettre en oeuvre afin que le réseau d'aidants naturels obtienne le soutien dont il a besoin, mais aussi pour que de nouveaux soignants soient formés et embauchés », conclut-elle.


Au sujet des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.

Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin 9e étage, Ottawa ON K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/