ARCHIVÉE - L’application des connaissances - La recherche en santé, ça rapporte 2006-2007

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L'application des connaissances (AC) occupe une place prépondérante dans le mandat des IRSC et fait partie intégrante du processus de recherche. Elle consiste à faire connaître les nouvelles connaissances aux utilisateurs et à aider ces derniers à les utiliser en vue d'améliorer la santé des Canadiens et le système de soins de santé. Par exemple, des équipes de recherche s'affairent à synthétiser les résultats issus de recherches menées récemment afin de cerner des découvertes qui, une fois mises en pratique, permettront probablement d'améliorer la santé des Canadiens. Parallèlement, d'autres équipes collaboraient déjà avec des décideurs et des responsables des politiques afin de modifier les pratiques en matière de santé d'après des données de recherche susceptibles d'avoir d'importantes répercussions. D'autres activités d'AC ont consisté à établir des partenariats, à sensibiliser le public et à aider les chercheurs à commercialiser les résultats de leurs travaux.

Combler l'écart

Les données de recherche, aussi concluantes soient-elles, ne contribueront pleinement à l'amélioration de la santé et au renforcement de l'économie que lorsque les nouvelles découvertes trouveront des applications dans des produits, des pratiques et des politiques, et ce, en temps opportun et de manière efficiente. Les IRSC travaillent avec des chercheurs et différents intervenants afin de combler l'écart entre ce que nous savons et ce que nous faisons.

Activités d'AC

Autant de recherches que de résultats contradictoires

Plus que jamais, les Canadiens sont bombardés d'études sur la santé, mais des résultats contradictoires peuvent laisser bien des gens dans le doute, médecins compris. Les IRSC financent le Réseau-centre canadien Cochrane, une division d'une organisation internationale qui fait l'examen et la synthèse de la recherche en santé dans différents domaines afin de déterminer quelles connaissances ont été tirées de ces recherches. Par exemple, dans les pays riches, les pédiatres préfèrent souvent donner aux enfants des fluides par voie intraveineuse plutôt que par voie orale pour traiter la diarrhée, ce qui aggrave le traumatisme des enfants et entraîne des coûts de soins de santé plus élevés. Le Réseau-centre canadien Cochrane a examiné les données tirées de 18 essais cliniques avant de conclure que la réhydratation orale (faire boire une solution réhydratante) était en fait aussi efficace qu'un traitement par voie intraveineuse. Un autre examen des données de recherche actuelles a révélé que l'acuponcture pouvait aider à soulager les douleurs chroniques dans le cou.

Faire une différence

En faisant passer la recherche de la théorie à la pratique, les IRSC peuvent faire une différence. Par exemple, le Dr Stanley Zlotkin (qui s'est vu décerner récemment le Prix national/international de l'application des connaissances des IRSC) a mis au point Nutrifer - des sachets à dose unique de nutriments en poudre, sans saveur, peu coûteux à fabriquer et faciles à distribuer. Nutrifer, qui contient un mélange de fer, de vitamines C, D et A et de zinc, est un outil essentiel dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Dans le cadre de l'Initiative de recherche en santé mondiale Nutrifer (Sprinkles Global Health Initiative), le Dr Zlotkin s'assure que les enfants des milieux ruraux dans les pays en développement, les enfants les plus pauvres et les autres enfants vulnérables reçoivent du Nutrifer. Les bienfaits du programme pour la santé ont été démontrés dans de nombreux pays, dont le Bangladesh et la Mongolie. Comme autre exemple de la mise en pratique des résultats de la recherche, notons le partenariat entre les IRSC et les sous-ministres de la Santé des provinces et des territoires visant à faire l'examen et la synthèse des données de recherche liées aux points de repère pour des temps d'attente acceptables. Les résultats de cette collaboration ont permis d'éclairer l'élaboration de l'entente provinciale sur les temps d'attente.

Comment intégrer les connaissances à la pratique?

Au cours de la dernière année, les IRSC ont accordé différentes subventions visant à encourager des projets conjoints entre des chercheurs et des responsables des politiques portant sur l'établissement de nouvelles politiques et pratiques en fonction des connaissances issues de travaux de recherche précédents. Dans un projet, le Dr Roland Grad, chercheur financé par les IRSC à l'Université McGill, travaille avec un partenaire, le Dr Bernard Marlow du Collège des médecins de famille du Canada, pour trouver la façon la plus efficace d'informer les médecins des nouvelles recherches cliniques afin que ces derniers puissent en intégrer les résultats dans leur pratique quotidienne. Dans un autre projet, le Dr Steve Manske, chercheur financé par les IRSC à l'Université de Waterloo, et Maureen Murphy de la Ville d'Ottawa collaborent en vue d'encourager les responsables des écoles secondaires et des centres de santé publique de l'Ontario à appliquer les recommandations découlant d'une enquête à grande échelle menée auprès d'étudiants et de professeurs à propos de la cigarette et de l'activité physique.

Encourager la culture scientifique

La mission des IRSC vis-à-vis de l'AC consiste également à faire connaître la recherche en santé au grand public. Dans la dernière année, les IRSC ont lancé un excellent programme appelé « Café scientifique ». Ce dernier permet à des chercheurs et à des membres du public de se rencontrer dans un cadre détendu, dans un café ou un pub par exemple, pour discuter d'un sujet lié à la recherche en santé. Cette année, on a entre autres abordé les sujets de l'obésité et du vieillissement. Les chercheurs doivent éviter les diapositives et limiter la durée de leur exposé à 10 minutes. Ils sont encouragés à parler en termes appropriés pour un public de non-chercheurs. Des sujets intéressants, des recherches fascinantes et des débats animés dans un cadre accessible et non intimidant - tous des éléments qui font de ce programme un outil de sensibilisation du public efficace et populaire.

Contribuer à la diffusion de l'information

Favoriser la culture scientifique et aider le public à mieux comprendre les sciences, cela signifie aussi offrir aux journalistes les outils et l'information dont ils ont besoin pour traiter adéquatement et habilement de sujets complexes. Au cours de la dernière année, pour répondre à la demande de journalistes du domaine des sciences et de la santé à la recherche d'idées de reportage et de renseignements sur des sujets de recherche complexes, les IRSC ont lancé une nouvelle série d'ateliers à l'intention des journalistes. Les résultats des sondages menés à la fin des ateliers ont montré que les journalistes étaient contents de pouvoir en apprendre davantage sur ces domaines et qu'il s'agissait pour eux d'une bonne source d'idées de reportage.


Au sujet des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.

Instituts de recherche en santé du Canada
160, rue Elgin, 9e étage, Ottawa ON K1A 0W9
http://www.irsc-cihr.gc.ca/