ARCHIVÉE - Sujet de recherche : le cancer
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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. Par l'intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 132.5 millions de dollars dans la recherche sur le cancer dans l'ensemble du pays en 2007-2008.
Les faits
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En 2008, environ 166 400 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués au Canada et 73 800 personnes mourront de cette maladie.
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Le cancer touche principalement les Canadiens plus âgés : 42 % des nouveaux cas de cancer et 60 % des décès liés au cancer se produiront chez les personnes de 70 ans et plus. Toutefois, près d'un tiers des nouveaux cas et 18 % des décès se produiront chez les jeunes adultes et les adultes d'âge moyen.
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Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les Canadiennes. En 2008, 22 400 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein et 5 300 en mourront.
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Chez les hommes, le cancer de la prostate est le type de cancer le plus courant. On diagnostiquera environ 24 700 cas en 2008.
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Le cancer du poumon, le cancer le plus facile à prévenir, demeure la principale cause de décès tant chez les hommes que chez les femmes. Il est suivi du cancer colorectal.
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Si l'on se fie aux taux d'incidence actuels, 39 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens développeront un cancer au cours de leur vie.
(Source : Société canadienne du cancer, Institut national du cancer du Canada : Statistiques canadiennes sur le cancer 2008)
Trouver des solutions
L'espoir aide les patients en phase terminale
Une équipe de recherche de l'Université de la Saskatchewan qui travaillait avec des patients atteints d'un cancer en phase terminale a découvert qu'en faisant participer ces derniers à des activités qui ont une influence positive sur l'espoir, par exemple en leur faisant choisir des dons à perpétuité, on améliore leur bien-être au cours des derniers jours de leur vie. L'équipe, dirigée par la Dre Wendy Duggleby, chercheuse financée par les IRSC, a aussi découvert que l'espoir atténue la douleur des familles et des professionnels de la santé qui s'occupent des patients en phase terminale. L'équipe de recherche a produit une vidéo primée, intitulée Living With Hope. Celle-ci peut être vue au site de l'Université de la Saskatchewan (en anglais).
La publicité sur le tabac à proximité des écoles est liée à l'usage du tabac chez les jeunes
Une étude menée auprès de plus de 400 détaillants et de 22 000 élèves dans cinq provinces a démontré que les écoles comptant le plus de fumeurs étaient situées près de commerces où le prix des cigarettes était bas, où l'on trouvait des promotions en magasin et où les mises en garde de santé du gouvernement étaient peu nombreuses. La Dre Candace Nykiforuk, professeure à l'École de santé publique de l'Université de l'Alberta, a noté qu'un certain nombre de provinces et de territoires ont adopté ou envisagent des règlements restreignant la promotion au point de vente. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la Revue canadienne de santé publique.
Une lueur d'espoir au sujet du cancer du côlon
Lorsqu'elles sont détectées rapidement, les lésions précancéreuses dans l'oesophage et dans l'intestin peuvent être traitées à l'aide de protocoles peu effractifs qui sauvent des vies et qui réduisent les coûts des soins de santé. Il est toutefois difficile de les détecter rapidement. Une équipe dirigée par le Dr Brian C. Wilson, de l'Institut ontarien du cancer, a réalisé une avancée significative dans le dépistage précoce des cancers gastro-intestinaux en utilisant un appareil médical novateur. L'équipe a combiné l'usage d'anticorps ciblant les cellules malignes des premiers stades avec de minuscules nanocristaux que l'on nomme points quantiques. Atteignant les cellules cancéreuses, les points quantiques luisent lorsque stimulés par une source de rayonnement externe. Cette technique de détection novatrice pourrait faciliter considérablement la détection précoce du cancer.
Les chercheurs
Dr Neil Hagen - Soulager la douleur cancéreuse aiguë
Pour les patients atteints d'un cancer, un type de douleur est pire que tous les autres : la douleur aiguë. Il s'agit d'un accès soudain de douleur si intense qu'elle résiste aux analgésiques administrés aux patients atteints de cancer pour leur procurer un soulagement prolongé. Plus de la moitié des patients atteints de cancer qui supportent déjà une grande douleur éprouvent aussi des douleurs aiguës.
« Si nous ne pouvions faire qu'une seule chose pour améliorer le contrôle de la douleur associée au cancer, ce serait de trouver de meilleures façons de traiter la douleur aiguë », affirme le Dr Neil Hagen, un chercheur sur la douleur cancéreuse au Centre du cancer Tom Baker de l'Université de Calgary.
La difficulté liée au traitement de la douleur aiguë, précise le Dr Hagen, est que la douleur frappe soudainement et de façon inattendue et qu'elle est intense. En moyenne, la douleur atteint son paroxysme en trois minutes et dure environ trente minutes. Les analgésiques modernes qui procurent le soulagement le plus rapide, tels que le fentanyl sous forme de sucette, prennent quinze minutes pour agir.
Quel analgésique pourrait soulager la douleur encore plus rapidement? Le groupe du Dr Hagen croit que la méthadone, un stupéfiant synthétique, pourrait être la réponse. Largement utilisée dans les programmes de traitement des toxicomanies, la méthadone est peu coûteuse, peut facilement être administrée sous la langue et atténue la douleur presque immédiatement.
Mais avant de pouvoir vérifier cette hypothèse, l'équipe du Dr Hagen s'est rendu compte qu'elle devrait établir les bases scientifiques permettant d'effectuer des essais cliniques sur le traitement de la douleur aiguë, puisque pratiquement aucun travail n'a été réalisé dans ce domaine.
La première étape a consisté à élaborer un questionnaire, le Alberta Breakthrough Pain Assessment, à l'intention des patients. Ce premier outil d'évaluation de la douleur aiguë a été élaboré systématiquement au terme de consultations menées auprès d'un groupe de 16 experts canadiens de la douleur cancéreuse et d'un groupe international semblable de 22 personnes.
L'étude pilote sur la méthadone visant à tester le questionnaire et la conception des essais a déjà donné des résultats qui pourraient un jour procurer un grand soulagement aux personnes atteintes de cancer.
« Cette étude pilote a permis de découvrir que la méthadone, lorsqu'elle est administrée sous la langue, soulage la douleur aiguë en cinq minutes, soit trois fois plus rapidement que les médicaments existants », explique le Dr Hagen.
Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.