ARCHIVÉE - Sujet de recherche : l'obésité
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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. Le gouvernement du Canada a investi, par l'entremise des IRSC, environ 26,6 millions de dollars en 2007-2008 dans la recherche sur l'obésité dans l'ensemble du pays.
Les faits
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L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes révèle qu'en 2007, 4 millions de personnes de 18 ans et plus étaient obèses et 8 millions de personnes étaient en surpoids, ce qui représente environ 40 % de la population adulte.
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Le taux d'obésité et de surpoids chez les Canadiens s'est stabilisé après avoir connu des augmentations substantielles entre 1985 et 1995. Ce taux a en général connu peu de changements entre 2005 et 2007.
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En 2007, les Canadiens de 18 à 24 ans présentaient les plus bas taux d'obésité et de surpoids au pays. Les taux d'obésité les plus élevés se trouvaient chez les personnes de 45 à 64 ans.
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La Saskatchewan, l'Alberta et le Canada atlantique sont les endroits où le taux d'obésité était le plus élevé en 2007, allant de 18 % en Alberta jusqu'à 22 % à Terre-Neuve-et-Labrador. Le taux le plus faible a été enregistré en Colombie-Britannique, où seulement 11 % des adultes étaient obèses.
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Une étude de Statistique Canada a démontré que les femmes et les hommes qui regardent la télévision au moins 21 heures par semaine ont deux fois plus de chances de devenir obèses que ceux qui la regardent cinq heures ou moins par semaine.
(Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2007)
Trouver des solutions
Au jeu! Une vidéo interactive vous aide à vous mettre en forme
Excellente nouvelle pour tous les amateurs de jeux vidéo : des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique ont découvert que certains jeux vidéo interactifs pouvaient inciter les gens à faire plus d'exercice et à en tirer plus de bienfaits. L'étude dirigée par le Dr Darren Warburton, un nouveau chercheur financé par les IRSC, visait à comparer des jeunes d'âge collégial qui s'entraînaient à l'aide du GameBike -- un jeu qui permet à un cycliste de pédaler sur un parcours virtuel -- à ceux qui s'entraînaient à l'aide d'une simple bicyclette stationnaire. Les cyclistes qui ont utilisé le GameBike s'entraînaient plus souvent, et on constatait une amélioration de leur tension artérielle ainsi que de leur VO2 max (consommation maximale d'oxygène à l'effort).
Une étude découvre un lien entre l'origine ethnique et l'obésité abdominale
Une équipe de chercheurs financés par les IRSC a découvert que l'origine ethnique est déterminante quant à l'endroit où les graisses s'accumulent dans le corps humain. On a découvert que les Canadiens d'origine chinoise et sud-asiatique ont une plus grande quantité de « tissus adipeux viscéraux » -- la couche de gras en profondeur qui protège les organes abdominaux -- que les Canadiens d'origine européenne ou autochtone. Cette étude, dirigée par le Dr Scott A. Lear, de l'Université Simon Fraser, démontre que les personnes originaires de la Chine et de l'Asie méridionale courent un plus grand risque d'être atteintes du diabète ou de cardiopathie que leurs concitoyens européens ou autochtones de même poids et dont la taille de l'estomac est semblable.
De plus en plus d'enfants présentent des signes de maladies du foie
Non seulement l'obésité augmente le risque chez les enfants de souffrir du diabète de type 2 et d'hypertension, mais elle peut aussi causer des maladies du foie. La stéatose hépatique non alcoolique, un trouble découvert chez les adultes au cours des années 1970 et détecté pour la première fois chez les enfants au début des années 1980, est en voie de rapidement devenir « l'une des plus importantes maladies chroniques du foie », selon la Dre Eve Roberts, chercheuse financée par les IRSC à l'Institut de recherche de l'Hôpital pour enfants. Les résultats de la Dre Roberts ont été publiés dans un article du Journal of Hepatology. Elle affirme qu'en surveillant l'origine et le développement de la stéatose hépatique non alcoolique chez les enfants, on comprendra mieux les effets de la maladie au sein de tous les groupes d'âge et on pourra découvrir de nouveaux traitements.
Les chercheurs
L'enfant a un excès de poids? Parlez-en aux parents
Lorsque les parents inquiets de l'embonpoint de leur enfant se présentent à la clinique pédiatrique de gestion du poids du Dr Geoff Ball, ils sont souvent désespérés. Ils ont essayé diverses façons de faire perdre du poids à leur enfant, mais sans succès. Le Dr Ball leur offre une nouvelle option, qui change la façon de traiter la perte de poids.
« Notre approche est que l'enfant est le produit de l'environnement que les parents créent. Nous ne travaillons pas avec l'enfant, nous travaillons essentiellement avec les parents », dit le Dr Ball, directeur du Pediatric Centre for Weight and Health à l'Hôpital pour enfants Stollery d'Edmonton.
Le projet de son équipe, intitulé Parents as Agents of Change et financé en partenariat avec les IRSC, en est maintenant à sa deuxième année. Il fait intervenir les parents dans un programme de 16 semaines qui vise à changer tant la communication que l'apport calorique.
« Nous avons combiné deux éléments qui, selon nous, aideront vraiment les familles à faire des changements salutaires. Nous nous concentrons sur les mères et les pères en tant que créateurs de l'environnement familial. Nous utilisons aussi la thérapie cognitive et comportementale pour aider les parents à comprendre ce qu'ils font et pourquoi, et comment ils pourraient faire les choses différemment pour obtenir de meilleurs résultats », dit le Dr Ball.
Plutôt que d'entendre parler de valeur nutritionnelle, les parents qui suivent le programme du Dr Ball participent à des cours de groupe et à des séances de counseling hebdomadaires. Les parents réfléchissent à leurs habitudes familiales et en discutent, partagent leurs expériences et fixent des objectifs.
De quelle façon le programme mesurera-t-il finalement le succès? « Il ne s'agit pas seulement de mesurer les changements de l'IMC (indice de masse corporelle) de l'enfant », dit le Dr Ball. En plus de surveiller les changements dans les habitudes d'alimentation et d'exercice de la famille, le programme évalue aussi les changements dans la qualité de vie, tels que le temps que les parents passent avec les enfants, le niveau de stress de chaque personne et la communication au sein de la famille.
Si le programme est un succès, son modèle pourrait lui‑même devenir un poids lourd dans la lutte contre l'épidémie d'obésité chez les enfants.
Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.