ARCHIVÉE - Sujet de recherche : santé des enfants et des adolescents

AvertissementCette page a été archivée.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.

PDF (204 Ko) | Aide ]

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2007-2008, le gouvernement du Canada a investi environ 80,3 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur la santé des enfants et des adolescents au pays.


Les faits

  • Taux de mortalité infantile au Canada -- en 2005, le nombre de décès d'enfants âgés de moins d'un an par 1 000 naissances vivantes s'élevait à 5,9.

  • En 2006, près de 202 350 enfants canadiens âgés de 14 ans et moins, soit 3,7 % des personnes de ce groupe d'âge, ont indiqué souffrir d'un handicap, comparativement à 3,3 % en 2001. Les troubles d'apprentissage ont augmenté au cours de cette période, rejoignant ainsi les maladies chroniques au premier rang des déficiences les plus fréquentes chez les enfants.

  • Près de 12 % des Canadiens âgés de 12 à 19 ans souffrent d'asthme, et 1,5 % des enfants d'âge scolaire sont allergiques aux arachides.

  • Le trouble du spectre autistique (TSA) est quatre fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles, et les premiers signes de ce trouble apparaissent généralement avant l'âge de trois ans. Des études internationales révèlent maintenant que près d'un enfant sur 150 à 160 est atteint d'autisme.

(Sources : Statistique Canada, Société canadienne du cancer, AllerGen, Santé Canada)

Trouver des solutions

Les nourrissons allaités au sein ont un Q.I. plus élevé

Selon une étude financée par les IRSC portant sur 14 000 enfants ayant fait l'objet d'un suivi pendant six ans, l'allaitement maternel peut faire augmenter le Q.I. Dans le cadre de cette étude, dirigée par le Dr Michael S. Kramer de l'Université McGill, un groupe témoin de mères ont reçu des soins courants en maternité et en pédiatrie tandis que des mères faisant partie du groupe expérimental ont été incitées à allaiter leurs nourrissons exclusivement pendant une période prolongée. L'âge, la santé et le statut socio-économique des mères étaient sensiblement les mêmes. Les enfants allaités ont obtenu de meilleurs résultats lors de l'évaluation de leurs capacités cognitives menées par des enseignants et des pédiatres.

La vaccination tardive réduit le risque de souffrir d'asthme

Selon une étude appuyée par les IRSC, le fait de retarder la première vaccination des enfants contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC) permet de réduire le risque d'être atteint d'asthme de 50 %. La Dre Anita Kozyrskyj et une équipe de chercheurs de l'Université du Manitoba ont examiné les dossiers d'immunisation et de santé des enfants du Manitoba de la naissance jusqu'à l'âge de sept ans. Les autorités de la province recommandent de vacciner les enfants à 2, 4, 6 et 18 mois. Les chercheurs ont découvert que pour 11 531 enfants ayant reçu au moins quatre doses du vaccin DTC, le risque d'être atteint d'asthme diminuait de moitié lorsque la première dose avait été retardée de plus de deux mois. Lorsque les trois premières doses étaient retardées, la probabilité d'être atteint d'asthme diminuait de 60 %.

La caféine pour régulariser la respiration des prématurés

Les bébés prématurés à qui l'on a administré de la caféine pour régulariser leur respiration étaient moins à risque de développer des déficiences jusqu'à l'âge de deux ans. La Dre Barbara Schmidt, chercheuse financée par les IRSC à l'Université McMaster, a dirigé une équipe de recherche internationale qui a suivi plus de 2 000 bébés prématurés ayant reçu de la caféine ou un placebo. L'équipe a découvert que les bébés ayant reçu de la caféine affichaient un taux de survie plus élevé et étaient moins sujets à développer une paralysie cérébrale et des déficits cognitifs. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.

Les chercheurs

Dr Éric Dewailly - Grandir dans un environnement changeant

Pour une personne du Sud qui arrive dans une communauté inuite du Nord canadien, un fait saute aux yeux : le nombre de jeunes.

Les jeunes de moins de 14 ans constituent environ 40 % de la population des communautés nordiques, ce qui représente le double du pourcentage observé dans la population non inuite du Canada. La combinaison de la jeunesse de cette population et de changements sociaux et environnementaux rapides dans le Nord soulève d'importantes préoccupations sur le plan de la santé, selon le Dr Éric Dewailly, professeur de médecine préventive et sociale à l'Université Laval et codirecteur du Centre Nasivvik, financé par les IRSC, seul réseau de recherche au Canada qui se consacre à la santé des Inuits.

Le Dr Dewailly et ses collègues travaillent avec la Société Makivik dans le cadre d'une initiative qui pourrait bientôt faire de la région du Nunavik, dans le Nord du Québec, la première au Canada à bannir les aliments contenant des gras trans. Ces gras nocifs sont une source d'inquiétude particulière dans les communautés du Nord, où l'on consomme beaucoup d'aliments préparés.

Les jeunes Inuits sont les plus grands consommateurs de gras trans, affirme le Dr Dewailly. Une étude récente de la Dre Émilie Counil, chercheuse postdoctorale et collègue du Dr Dewailly à l'Université Laval, a révélé que dans 14 communautés du Nunavik, les apports en acides gras trans étaient 50 % plus élevés chez les plus jeunes adultes que chez les personnes de plus de 65 ans.

L'étude a aussi comparé les taux d'acides gras trans chez les Inuits du Nunavik et du Groenland, où l'utilisation des gras trans dans les aliments est déjà interdite. Ces taux étaient trois fois plus élevés chez les Inuits du Nunavik que chez leurs voisins du Nord.

« L'étude montre que les aliments importés n'ont pas à être de la malbouffe », dit le Dr Dewailly. S'intéressant à la santé à long terme des jeunes Inuits d'aujourd'hui, le Dr Dewailly dirige la participation du Canada à la Global Circumpolar Health Cohort Study. Cette étude, entreprise en 2004, recueille des données sur la santé de 10 000 Inuits de 150 communautés au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Alaska et au Groenland. L'étude fournira des données de base critiques sur la santé à mesure que grandit l'une des plus importantes populations de jeunes du Canada.

Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.