ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé des populations

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2007‑2008, le gouvernement du Canada a investi environ 67,8 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur la santé des populations au pays.


Les faits

De nombreux facteurs influent sur la santé. Le revenu et le statut social, le niveau de scolarité et de littératie, l’emploi, les conditions de travail, les réseaux de soutien social, ainsi que le milieu social et physique sont tous d’importants déterminants de la santé des populations. Voici quelques exemples :

  • L’espérance de vie des hommes vivant dans les quartiers les plus riches du Canada est de 79 ans, soit cinq ans de plus que celle des hommes vivant dans les quartiers les plus pauvres.

  • Les perceptions qu’ont les Canadiens de leur propre santé et bien-être varient en fonction de leur niveau de scolarité. Seulement 50 % des personnes ayant un niveau de scolarité égal ou inférieur à la huitième année déclarent être en très bonne santé ou en excellente santé, alors que c’est le cas chez plus de 70 % des personnes titulaires d’un baccalauréat.

  • Les taux d’infections transmissibles sexuellement augmentent de façon dramatique. De 1997 à 2006, les taux déclarés ont augmenté de 78 % pour la chlamydiose, de 122 % pour la gonorrhée et de 1,050 % pour la syphilis infectieuse.

  • Les personnes ayant un bon revenu ont plus tendance à faire de l’activité physique durant leurs loisirs que celles dont le revenu est moindre, selon une analyse des données recueillies lors de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2005.

(Source : Statistique Canada, Rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada 2008)

Trouver des solutions

La face cachée du boom dans le secteur énergétique

L'explosion du secteur énergétique dans l'Ouest du Canada n'a pas que des retombées économiques. On constate aussi une explosion des taux d'infections transmissibles sexuellement (ITS). Le taux d'incidence de la chlamydiose dans le nord-est de la Colombie-Britannique dépasse de 32 % le taux de l'ensemble de la province - la maladie touche principalement de jeunes hommes venus s'installer dans la région pour travailler dans l'industrie du pétrole et du gaz. Des chercheurs du Département des soins de santé et d'épidémiologie de l'Université de la Colombie-Britannique ont interrogé 25 jeunes hommes afin de découvrir comment la vie dans une ville en pleine expansion influe sur les comportements sexuels. Les Drs Jean Shoveller, Aleck Ostry et Mieke Koehoorn, chercheurs financés par les IRSC, ont découvert que les personnes vivant dans des « endroits éloignés qui s'urbanisent rapidement » ont besoin de plus de services de prévention et de diagnostic des ITS et qu'il faut offrir des programmes de sensibilisation et distribuer des condoms aux travailleurs de l'industrie du pétrole et du gaz.

Au menu : l'alimentation des jeunes enfants

Il existe maintenant un test simple et facile à utiliser qui permet d'évaluer le régime alimentaire des jeunes enfants. Il s'agit du test NutriSTEPMC (Nutrition Screening Tool for Every Preschooler) mis au point par des chercheuses financées par les IRSC, les Dres Janis Randall Simpson et Heather Keller de l'Université de Guelph. NutriSTEPMC est un questionnaire de cinq minutes que les parents, les fournisseurs de soins ou les travailleurs communautaires peuvent utiliser pour repérer les enfants de trois à cinq ans qui ont besoin d'aide pour améliorer leur régime alimentaire. NutriSTEPMC a été adopté par le Centre de ressources en nutrition de l'Association pour la santé publique de l'Ontario, et le ministère de la Promotion de la santé de l'Ontario surveille le programme.

L'eau serait-elle en cause?

Des concentrations élevées de manganèse dans l'eau potable pourraient contribuer à l'hyperactivité chez les enfants. Dans une étude pilote financée par les IRSC, la Dre Maryse Bouchard de l'Université du Québec à Montréal a comparé les comportements d'enfants vivant dans un secteur où l'eau renferme beaucoup de manganèse aux comportements d'enfants vivant là où elle en contient peu. La Dre Bouchard et ses collègues ont découvert que les enfants exposés à de fortes concentrations de manganèse couraient plus de risques d'avoir un comportement hyperactif que les enfants exposés à des concentrations faibles. À la lumière de ces résultats, les chercheurs sont d'avis qu'il faut mener des études plus approfondies sur les risques associés à la présence de manganèse dans l'approvisionnement en eau.

Les chercheurs

Dr Jim Dunn - Logement et santé

On peut lire le titre suivant dans un journal de Toronto : « Toujours à la recherche d'un petit coin de paradis ». Le réaménagement de Regent Park, le plus grand projet de logements sociaux au Canada, dont l'idée a été largement vendue au public, résoudra‑t‑il 60 ans de problèmes? Une chose est sûre : Jim Dunn sera le premier à constater l'effet global du projet sur la santé des locataires.

Ce chercheur financé par les IRSC dirige une étude novatrice sur les effets du réaménagement sur la santé. Le projet de réaménagement, qui s'étend sur 12 ans, comprend la démolition d'édifices existants et la construction d'un nouveau secteur où se côtoieront résidences et commerces. Environ 40 % des résidences seront des logements sociaux, et les autres seront disponibles au prix courant.

« Ce qui se passe à Regent Park est vraiment une expérience dans des conditions naturelles et, en tant que chercheur, je suis aux premières loges », affirme M. Dunn, titulaire d'une chaire en santé publique appliquée à l'Université de Toronto. « Nous serons en mesure d'examiner les conséquences du réaménagement sur la santé et nous travaillons avec des partenaires qui sont vivement intéressés par les résultats de cette étude, car ils pourront les utiliser pour élaborer leurs politiques. »

Jim Dunn est géographe et effectue des recherches sur les conséquences des efforts visant à améliorer les quartiers résidentiels sur la santé des habitants. Il affirme que le fait de vivre dans un endroit sûr procure des bienfaits physiques et psychologiques énormes.

La grande question en ce qui concerne les politiques publiques, selon Jim Dunn, est de déterminer dans quelle mesure on peut améliorer la santé individuelle en réaménageant les logements et les quartiers. Dans cette optique, le chercheur dirige des études canadiennes d'avant‑garde afin de recueillir des preuves sur le lien entre logement et santé.

Le groupe de Jim Dunn recueillera des données de référence sur les locataires des logements sociaux avant qu'ils emménagent dans les premières unités, à partir de 2009. Par la suite, le groupe effectuera des entrevues de suivi avec les résidants après que ceux-ci auront vécu un an dans leurs nouveaux logements.

Les résultats seront largement diffusés à la communauté, ainsi qu'aux chercheurs et aux décideurs, au Canada comme à l'étranger.

Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.