ARCHIVÉE - Sujet de recherche : le diabète

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2007‑2008, le gouvernement du Canada a investi environ 32,7 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur le diabète au pays.


Les faits

  • En 1922, une jeune fille de 13 ans du nom d'Elizabeth Evans Hughes, la fille du secrétaire d'État des États-Unis, était traitée pour le diabète à Toronto par le découvreur de l'insuline, le Dr Frederick Banting. La jeune fille pesait seulement 45 livres et pouvait à peine marcher. Elle a ensuite eu une vie pleine et entière, mourant en 1981 à l'âge de 73 ans.

  • Plus de 2 millions de Canadiens sont diabétiques. Au moins 177 millions de personnes dans le monde sont atteintes de diabète, mais ce nombre devrait plus que doubler d'ici à 2030.

  • Le diabète de type 2 était autrefois appelé « diabète de l'adulte », la maladie frappant généralement après l'âge de 40 ans. Le terme n'est plus utilisé parce que la maladie est de plus en plus commune chez les jeunes, y compris chez les adolescents, en raison de l'épidémie d'obésité.

  • Environ 3,5 % des femmes non autochtones et jusqu'à 18 % des femmes autochtones présentent un diabète gestationnel pendant leur grossesse. Cet état expose la mère et l'enfant à plusieurs risques. L'enfant risque par exemple d'avoir un poids excessif à la naissance.

(Sources : Association canadienne du diabète, Organisation mondiale de la santé)

Trouver des solutions

Diabète - Écouter son ventre

Des chercheurs de l'Institut de recherche de l'Hôpital général de Toronto ont découvert une nouvelle voie de signalisation entre l'intestin, le cerveau et le foie, qui abaisse la glycémie lorsqu'elle est activée. Dans des expériences sur des rats, les chercheurs ont découvert que le gras pouvait activer des nerfs dans l'intestin pour transmettre le signal au cerveau, et ultérieurement au foie, de réduire les taux de sucre dans le sang. Toutefois, avoir une alimentation riche en graisses pendant trois jours seulement peut inactiver ce signal. Cette découverte signifie que l'intestin pourrait être une nouvelle cible médicamenteuse dans la lutte contre le diabète. L'étude financée par les IRSC et publiée dans Nature a été réalisée sous la conduite du Dr Tony K.T. Lam.

Combiner les exercices double les bienfaits

Exécuter des exercices d'aérobie ou contre résistance peut améliorer la capacité de l'organisme de contrôler la glycémie, mais combiner les deux formes d'exercice peut doubler ces bienfaits, selon une étude financée par les IRSC. Le Dr Ron Sigal, de l'Université de Calgary, a découvert que les personnes atteintes de diabète de type 2 pouvaient maximiser leur contrôle glycémique et réduire le risque de complications à long terme en combinant les exercices d'aérobie, comme la course, la natation ou le vélo, et l'entraînement contre résistance, comme les poids et haltères.

Les futures mères devraient consulter un médecin

Les femmes diabétiques qui souhaitent avoir des enfants devraient consulter un médecin, selon les nouvelles lignes directrices en matière de pratique clinique sur la tératogénécité (troubles de développement du foetus) associée au diabète. Ce document a été cosigné par la Dre Victoria Allen de l'Université Dalhousie, chercheuse financée par les IRSC. Approuvées par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, les lignes directrices indiquent que de nombreuses femmes diabétiques ne sollicitent pas de soins avant la conception.

Les chercheurs

Dr Jeffrey Johnson - Percer le mystère de la metformine

Un cas pharmacologique de culpabilité par association qui dure depuis 40 ans coûte aux Canadiens des vies et des millions de dollars en soins de santé. Cependant, la recherche du Dr Jeffrey Johnson aide à rétablir la réputation de ce qui pourrait être un bon médicament.

La metformine est un médicament peu coûteux et très efficace dans la régulation du diabète de type 2. Pourtant, au Canada, le médicament s'accompagne d'une mise en garde qui l'empêche d'être utilisé par de nombreux patients diabétiques souffrant de maladies cardiaques, une complication fréquente du diabète de type 2.

« Le problème est que la metformine a une cousine chimique proche, la phenformine. Il y a une quarantaine d'années, on a découvert que la phenformine avait des effets secondaires mortels. En raison des décès survenus, la metformine a été déclarée coupable par association, même si ses dangers n'avaient jamais été prouvés directement », dit le Dr Johnson, un chercheur financé par les IRSC au Département des sciences de la santé publique de l'Université de l'Alberta.

Aujourd'hui, le Dr Johnson et ses collègues dirigent les efforts visant à déterminer une fois pour toutes si la metformine mérite sa place sur les tablettes des pharmacies en tant qu'outil de traitement de choix pour tous les patients atteints de diabète de type 2. Cette question est cruciale, compte tenu de l'épidémie actuelle de diabète de type 2 : environ deux millions de Canadiens, ou environ un adulte sur six, sont atteints de cette forme de diabète liée au style de vie.

En 2005, le Dr Johnson et le Dr Dean Eurich (à l'époque étudiant au doctorat, mais maintenant chercheur à l'Université de l'Alberta) ont publié une étude marquante qui a révélé que le nombre de décès chez les patients atteints de diabète de type 2 traités à la metformine était nettement plus faible que chez ceux qui prenaient d'autres médicaments contre le diabète.

Ces preuves ont amené la Food and Drug Administration des États‑Unis à annuler la contre‑indication de la metformine pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques, ce qui est le cas de millions d'Américains diabétiques. Cependant, au Canada, la contre‑indication continue de s'appliquer.

« Nous devons apporter les preuves qui serviront de justification définitive pour changer les directives de pratique clinique au Canada concernant la metformine », dit le Dr Johnson, qui planifie justement avec ses collègues un essai canadien à grande échelle à cette fin.

Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.