ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la maladie d'Alzheimer

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2007‑2008, le gouvernement du Canada a investi environ 20,9 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer au pays.


Les faits

  • La maladie d'Alzheimer est la maladie la plus répandue d'un important groupe de troubles appelés « démences », lesquelles sont caractérisées par une détérioration progressive de la capacité de penser et de la mémoire.
  • La maladie d'Alzheimer est à l'origine de près des deux tiers (64 %) de tous les cas de démence.
  • Après 65 ans, un Canadien sur treize – et après 85 ans, un sur trois – est atteint de la maladie d'Alzheimer.
  • Deux fois plus de femmes que d'hommes sont atteintes de démence.
  • On s'attend à ce qu'en 2031, plus de 750 000 Canadiens soient atteints de la maladie d'Alzheimer et de démences connexes.
  • Les soins aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer coûtent environ 5,5 milliards de dollars par année au Canada.

(Sources : Institut canadien d'information sur la santé, Société Alzheimer du Canada)

Partenariat international

Accélérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer 

Canada, France : Les IRSC ont signé une entente de coopération pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer avec les organismes responsables du financement de la recherche en santé au Québec (le Fonds de la recherche en santé du Québec - FRSQ) et en France (l'Institut national de la santé et de la recherche médicale - Inserm). L'entente porte sur des projets de recherche liés au diagnostic, au traitement ou à la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et de troubles connexes.

Trouver des solutions

Nouvelle cible de la lutte contre la maladie d'Alzheimer

Les récents travaux d'une équipe de chercheurs canadiens et américains montrent que la recherche de traitements pour contrer les ravages de la maladie d'Alzheimer pourrait s'orienter vers une nouvelle cible. Cette équipe, dont fait partie le Dr Minh Dang Nguyen de l'Université de Calgary, chercheur financé par les IRSC, a découvert qu'un gène appelé SIRT1 prévient la neurodégénération. En faisant des expériences sur des souris, les chercheurs ont découvert que l'augmentation du nombre de copies de ce gène diminue de façon considérable le nombre de neurones qui meurent. Cette découverte laisse entrevoir une nouvelle thérapie contre la maladie d'Alzheimer.

Un outil qui donne un meilleur son de cloche

Quand ils tentent de détecter des signes précurseurs de démence, les médecins demandent souvent aux patients de dessiner une horloge : moins le dessin est exact, plus les risques de démence sont élevés. Des chercheurs de l'Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis de l'Université McGill, dirigés par le Dr Howard Chertkow, chercheur subventionné par les IRSC, ont mis au point une façon plus précise d'utiliser cet outil de diagnostic. Ils ont découvert que trois indicateurs, dont deux nouveaux, permettent de mieux repérer les patients atteints d'une déficience cognitive légère susceptible de devenir une démence. Les trois types d'erreurs suivants sont les plus efficaces pour tirer des conclusions : le nombre d'aiguilles de l'horloge, la taille des aiguilles et le chiffre vers lequel pointe l'aiguille des heures.

Mieux comprendre les plaques

Au moyen d'une technique unique d'imagerie infrarouge mise au point par le Centre canadien de rayonnement synchrotron de Saskatoon, une équipe de chercheurs de l'Université du Manitoba, dirigée par la Dre Kathleen Gough, a recueilli de nouvelles données sur les plaques toxiques associées à la maladie d'Alzheimer. Deux types de plaques sont connus : les plaques « diffuses » et les plaques « à noyau dense », qu'on trouve aux stades plus avancés de la maladie. Lors de ses études d'imagerie sur des animaux, l'équipe a pu constater une augmentation importante d'un type de molécule graisseuse appelé « phospholipide » à proximité des plaques à noyau dense, mais non des plaques diffuses. Ces travaux nous permettent de mieux comprendre ces plaques, ce qui pourrait être d'une grande importance dans la recherche d'un traitement efficace contre la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs

Dre Jane Rylett – Une pensée plus claire au sujet de la maladie d'Alzheimer

La Dre Jane Rylett a une aussi bonne idée que quiconque de ce qui se passe dans la tête de son père. Il a la maladie d'Alzheimer. Et elle est une chercheuse réputée dans le domaine au Canada.

Depuis 25 ans, la chercheuse de l'Université Western Ontario aide à cartographier les voies chimiques particulières qui s'attaquent aux neurones, ou cellules du cerveau, en cause dans ce trouble cognitif.

« Personne ne sait ce qui déclenche la maladie d'Alzheimer », dit la Dre Rylett. « Toutefois, au cours des vingt dernières années, nous avons réalisé d'importants progrès dans la compréhension de la biologie fondamentale de la maladie. »

Avec l'aide financière des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), elle jette toujours un peu plus de lumière sur les processus neurochimiques en cause dans la maladie d'Alzheimer, ce qui permettra éventuellement d'offrir de nouvelles cibles pour le traitement.

La maladie d'Alzheimer résulte de la rupture de la communication entre les neurones cholinergiques, soit les cellules cérébrales situées dans la région du cerveau directement entre les oreilles. Quand vous pensez, ces neurones sont actifs. Ils communiquent par l'acétylcholine, un neurotransmetteur. Lorsque la production, ou la fonction, de l'acétylcholine est perturbée, les cellules cérébrales ne peuvent plus communiquer entre elles, ce qui cause l'Alzheimer. Un Canadien sur treize de plus de 65 ans souffre de cette maladie ou d'un trouble connexe.

La recherche de la Dre Rylett vise à comprendre la production et la fonction de l'acétylcholine. Dans le cadre d'une recherche financée par les IRSC, son groupe a récemment réalisé une découverte étonnante : il a mis en évidence une forme de l'enzyme qui élabore l'acétylcholine dans le noyau des neurones cholinergiques.

« C'est extrêmement rare que l'on trouve l'enzyme qui fabrique un neurotransmetteur dans le noyau du neurone. C'est comme trouver une auto stationnée dans sa salle de séjour. On se demande d'abord ce que ça fait là », explique la Dre Rylett.

La recherche consiste à analyser laborieusement le tissu cérébral de personnes décédées de 3 mois à 92 ans. Lorsque le groupe de recherche a étendu l'étude à la souris, il a constaté qu'à mesure que celle‑ci vieillissait, l'enzyme qui fabrique l'acétylcholine dans le noyau des cellules cérébrales diminuait, phénomène observé aussi dans le tissu cérébral humain.

« C'est intéressant parce qu'il semble y avoir un lien entre la présence de l'enzyme dans le noyau et la progression entravée de la maladie d'Alzheimer », dit la Dre Rylett, qui siège au conseil de la Société Alzheimer de l'Ontario.

Ce sont des résultats de recherche encourageants comme ceux‑là qu'elle partage régulièrement avec d'autres personnes dont des membres de la famille souffrent aussi d'Alzheimer. Et ils écoutent avec intérêt – un soir neigeux cette année, plus de 200 personnes ont rempli une salle de conférence universitaire pour entendre la Dre Rylett parler de sa recherche.

Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.