ARCHIVÉE - Sujet de recherche : l'arthrite
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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2007‑2008, le gouvernement du Canada a investi environ 23,1 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur l'arthrite au pays.
Les faits
- L'arthrite est une catégorie de maladie couvrant plus d'une centaine d'affections, comme l'arthrose, le lupus, la fibromyalgie, la goutte et la sclérodermie.
- L'arthrite ne touche pas uniquement les personnes âgées. N'importe qui, n'importe quand, peut en être atteint, quel que soit son âge ou son état de santé. En 2000, trois personnes sur cinq atteintes d'arthrite étaient âgées de moins de 65 ans.
- Le type d'arthrite le plus fréquent au Canada est l'arthrose, qui touche un Canadien sur dix.
- La polyarthrite rhumatoïde arrive au deuxième rang et touche un Canadien sur cent. Il s'agit d'une maladie auto-immune qui pousse le système immunitaire à s'attaquer à des articulations saines et à s'en prendre au cartilage, aux os, aux tendons et aux ligaments.
- Au Canada, l'arthrite touche presque deux fois plus de femmes que d'hommes.
- L'arthrite coûte aux Canadiens plus de 4 milliards de dollars par année en frais de santé et en perte de productivité.
- On estime que d'ici 2026, plus de 6 millions de Canadiens de plus de 15 ans souffriront d'une forme d'arthrite.
(Source : La Société de l'arthrite du Canada)
Trouver des solutions
Des enfants en forme malgré l'arthrite
Des chercheurs financés par les IRSC ont démontré que les enfants souffrant d'arthrite idiopathique juvénile (AIJ) peuvent demeurer actifs et se garder en forme, par des activités tant de faible intensité que d'intensité élevée. L'AIJ est une affection douloureuse qui limite les capacités de mouvement de l'enfant, ce qui rend l'activité physique difficile. Mais le Dr Brian Feldman et son équipe de l'Hôpital pour enfants de Toronto ont récemment recruté deux groupes d'enfants souffrant d'AIJ pour participer à un programme d'entraînement aérobique d'intensité élevée ou de qi gong de faible intensité (une forme chinoise traditionnelle de méditation et d'exercice) d'une durée de 12 semaines. À la fin du programme, on a noté une amélioration de la capacité physique dans les deux groupes, mais les enfants du groupe de qi gong se sont révélés plus susceptibles de poursuivre le programme d'exercice.
Prédire les risques de chute
Les chutes constituent une importante cause de blessure chez les personnes âgées, surtout chez celles souffrant d'arthrose. Des chercheurs financés par les IRSC se servent d'un test pour détecter et protéger les personnes le plus à risque de perdre l'équilibre. La Dre Catherine Arnold de l'Université de la Saskatchewan a découvert que le test Timed Up & Go (TUG), qui évalue la rapidité d'une personne à se lever, peut être utilisé pour prédire les risques de chute chez les personnes souffrant d'arthrite. Cette découverte pourrait prévenir chez les personnes âgées les fractures de la hanche qui peuvent mettre leur vie en danger.
Traiter la maladie par le contrôle du calcium
La découverte d'un mécanisme biologique qui bloque la croissance des os pourrait conduire à de nouveaux traitements pour un grand nombre de maladies. Le Dr Marc McKee, chercheur financé par les IRSC à l'Université McGill, a démontré qu'une petite molécule, appelée pyrophosphate (PPi), bloquait l'accumulation de calcium dans les tissus (ou processus de calcification) en déclenchant la libération d'une protéine appelée ostéopontine. Lorsqu'elle n'est pas contrôlée, la calcification peut entraîner des affections comme l'arthrite et les maladies du coeur. Le Dr McKee et son équipe tenteront de savoir si des dérivés du PPi peuvent être utilisés pour stopper la calcification dans les articulations et les vaisseaux sanguins.
Les chercheurs
Dr Hyon Choi – Des statines pour les articulations?
Est-ce qu'un médicament important pour le traitement des maladies cardiaques aide aussi les gens qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde? Le Dr Hyon Choi, chercheur à l'Université de la Colombie-Britannique, affirme : certainement... peut-être.
Les statines sont une catégorie de médicaments largement utilisés pour réduire les taux de gras (lipides) dans le sang, et donc les risques de maladies cardiovasculaires. Mais plusieurs études indiquent que les statines ne font pas que réduire le taux de lipides, elles réduisent aussi l'inflammation qui est au coeur de la polyarthrite rhumatoïde.
« Les statines semblent avoir non seulement un effet sur le taux de lipides, mais aussi des propriétés anti-inflammatoires », affirme le Dr Choi, rhumatologue à l'Hôpital général de Vancouver. « La grande question est de savoir si les statines pourraient vraiment prévenir ou ralentir l'apparition de la polyarthrite rhumatoïde ou en réduire la gravité. »
Cette maladie inflammatoire n'est pas que douloureuse, elle est aussi mortelle. Les personnes qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde meurent souvent prématurément de maladies cardiaques. On pense que les molécules associées à l'inflammation affaiblissent aussi le système cardiovasculaire. Si les statines réduisent à la fois les taux de lipides et les niveaux d'inflammation, elles seraient doublement efficaces pour atténuer la douleur et prolonger la vie de milliers de Canadiens qui souffrent de douleurs inflammatoires des articulations.
Le Dr Choi dirige une étude globale financée par les IRSC afin de trouver la réponse. Il utilise les bases de données sur la santé de la Colombie-Britannique, qui contiennent des informations sur environ 4,5 millions de patients, et des outils statistiques évolués pour chercher des liens entre les statines et la polyarthrite rhumatoïde.
Par exemple, un traitement aux statines réduit-il grandement les risques de maladies cardiaques et de décès chez les patients qui souffrent déjà de polyarthrite rhumatoïde? Ou, quand nous les étudierons à l'échelle des populations, découvrirons-nous que les statines ont des effets indésirables chez les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde?
Si les résultats de l'utilisation des statines pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde sont favorables, le Dr Choi dit qu'une question de politique de la santé est déjà élucidée : médicament générique peu coûteux, les statines pourraient facilement être ajoutées aux médicaments antirhumatismaux pour aider à prévenir les maladies cardiovasculaires et les décès liés à la polyarthrite rhumatoïde.
Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.