ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé mentale

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé de la population, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2007‑2008, le gouvernement du Canada a investi environ 65,9 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur la santé mentale et les toxicomanies au pays.

 


 

Les faits

  • On estime que les troubles anxieux comme les phobies et le trouble panique affligent 10 % de la population, ce qui en fait un problème de santé mentale parmi les plus répandus.
  • La dépression accompagne souvent les maladies physiques chroniques. Par exemple, les personnes souffrant de douleur dorsale chronique seraient plus sujettes que les autres à la dépression. La dépression est aussi courante chez les personnes ayant survécu à un accident vasculaire cérébral.
  • La schizophrénie touche environ une personne sur cent. Le risque augmente dans les familles prédisposées à la maladie.
  • De nombreuses personnes combattent la dépression pendant des semaines, des mois, voire des années avant de consulter un médecin, et ne demandent de l'aide que lorsque leur situation devient intolérable.
  • Une enquête de Statistique Canada a démontré que les femmes sur le marché du travail étaient deux fois plus sujettes à la dépression que leurs collègues masculins. On estime que le nombre d'employés souffrant de maladie mentale au Canada se situe à 2 millions.

(Sources : Statistique Canada, Association canadienne pour la santé mentale, Société canadienne de schizophrénie et Centre de toxicomanie et de santé mentale)

Trouver des solutions

La violence faite aux enfants peut laisser des séquelles biologiques

 La violence et la négligence à l'égard des enfants peuvent déclencher des changements génétiques. C'est la conclusion d'une étude comparative sur les cerveaux de victimes de violence décédées par suicide et les cerveaux de personnes non victimes de violence et décédées subitement. Les Drs Gustavo Turecki et Moshe Szyf, chercheurs de l'Université McGill financés par les IRSC, ont découvert, dans le cerveau des victimes de suicide, que les gènes chargés de la production de nouvelles protéines montraient des signes de méthylation accrue, un processus qui active les gènes. Selon le Dr Szyf, en sachant que la biologie des personnes négligées ou maltraitées durant l'enfance peut afficher de telles différences « épigénétiques », nous pourrons mieux détecter les personnes les plus à risque et, peut-être, prévenir des suicides. Les résultats de cette étude ont été publiés dans une revue à libre accès de la Public Library of Science.

Des traitements adaptés contre la dépression

Si vous commencez une dépression demain, il est fort probable que vous vous en remettiez d'ici quelques semaines. Cependant, plus la dépression s'étire dans le temps, plus il est difficile d'en guérir sans traitement. Cela dit, les personnes souffrant d'épisodes dépressifs moins intenses et plus courts peuvent avoir besoin d'aide psychologique à court terme plutôt que de médicaments. Par contre, les victimes de dépression prolongée requièrent une approche de traitement collective à plus long terme, semblable à celle employée pour le diabète ou l'hypertension. Il s'agit des deux grandes conclusions d'une étude importante sur la dépression clinique au Canada réalisée par le Dr Scott Patten, chercheur de l'Université de Calgary financé par les IRSC. Ces conclusions pourraient contribuer à un meilleur traitement de la dépression.

Le secteur manufacturier : mauvais pour la santé mentale?

Une étude majeure des IRSC sur l'impact du milieu de travail sur la santé mentale a révélé que les travailleurs du secteur manufacturier étaient les plus susceptibles de déclarer des problèmes psychologiques. Le Dr Alain Marchand, chercheur de l'Université de Montréal financé par les IRSC, s'est servi de données de Statistique Canada portant sur plus de 77 000 travailleurs dans 139 professions et 95 industries. Parmi les travailleurs les plus susceptibles de déclarer des problèmes de santé mentale, on retrouve les opérateurs de machine dans les industries du textile, de la fourrure et du cuir, les ouvriers, les distributeurs d'aliments, de boissons et de tabac, les fabricants de matériel et de composantes électriques et les mécaniciens d'automobiles.

Les chercheurs

Dr Peter Szatmari – Recherche internationale sur les gènes de l'autisme

En 25 ans de pratique et de recherche en santé mentale des enfants, le Dr Peter Szatmari a été témoin de nombreux changements dans la pensée au sujet des causes et du traitement de l'autisme. Jusqu'au milieu des années 1980, on croyait que l'autisme était causé par des mères distantes sur le plan affectif. Le diagnostic d'autisme chez un enfant pouvait entraîner une psychothérapie... de la mère.

« Aujourd'hui, dit le Dr Szatmari, ce n'est pas le comportement des parents mais les gènes des enfants qui sont la clé pour connaître les causes profondes de l'autisme et pour ouvrir la voie à de meilleurs résultats diagnostiques et thérapeutiques. »

« La question se résume essentiellement à la génétique », dit le Dr Szatmari, chef de la psychiatrie infantile au Département de psychiatrie de l'Université McMaster. « Des facteurs environnementaux pourraient interagir avec les vulnérabilités génétiques, mais dans les troubles du spectre autistique, il y a certainement des gènes qui ont été perturbés. »

Le Dr Szatmari est codirecteur du volet canadien financé par les IRSC d'une étude internationale visant à découvrir la combinaison complexe de gènes en cause dans les troubles du spectre autistique. Le Projet du génome de l'autisme (PGA) est la première collaboration internationale sur les facteurs génétiques jouant un rôle dans la santé mentale des enfants, et plus de 170 chercheurs de renom en génétique y participent.

« Ce qui est intéressant, c'est que même si de nombreux gènes sont incriminés, ils semblent tous agir sur une voie commune : ils perturbent la façon dont les cellules nerveuses dans le cerveau communiquent entre elles », explique le Dr Szatmari, qui collabore étroitement avec le Dr Steve Scherer, de l'Hôpital pour enfants de Toronto.

Ces variations chromosomiques semblent constituer environ 15 % des cas d'autisme. Le PGA vise maintenant une plus grande précision génétique par une vaste étude génétique portant sur 5 000 cas d'autisme et l'examen d'un million de marqueurs génétiques. Les premiers résultats de l'étude seront connus vers la fin de 2008.

Selon le Dr Szatmari, le but de cette recherche est de mettre au point un diagnostic sanguin de l'autisme.

« Un diagnostic beaucoup plus rapide sera alors possible », dit‑il. « Et nous savons que plus tôt les enfants autistes profitent de programmes d'intervention, meilleurs sont les résultats. »

Pour plus de détails, consultez le www.impact.irsc-cihr.gc.ca.