Cadre d’application des connaissances issues de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires
Document de référence préparé pour l'atelier d'application des connaissances organisé par l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC[ PDF (394 Ko) | Aide ]
Hôtel Lord Elgin
Ottawa (Ontario)
24 et 25 septembre 2008
Rédaction du rapport : On Management Health Group
Judy Birdsell, Ph.D.
Verna Skanes, Ph.D.
Septembre 2008
Table des matières
I. Introduction
II. Les IRSC et l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires : mandats en matière d'AC
III. Cadre d'AC dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
- Qu'est‑ce qu'un cadre? Comment sera‑t‑il utilisé?
- Production et application de connaissances dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
- Incidences prévues de l'AC : résultats d'intérêt
- Perception de l'AC par les IRSC
- Commercialisation : un cas particulier d'AC Processus de planification des activités d'AC
- Processus de planification des activités d'AC
IV. Principaux défis en matière d'AC dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
V. Différentes perceptions de l'AC
VI. Récapitulation
Annexe 1. Exemples d'AC jusqu'à ce jour dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
Annexe 2. Un exemple d'AC dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires : salubrité des aliments et de l'eau
Annexe 3. Terminologie de l'application des connaissances
Annexe 4. Initiatives en matière d'AC financées par les IRSC
Annexe 5. Représentations graphiques du processus de commercialisation
Résumé
L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) finance un atelier afin d'obtenir une rétroaction relativement à un plan permettant à l'Institut de remplir son mandat en matière d'application des connaissances (AC) de façon proactive. Le présent rapport constitue un document de référence visant à appuyer les débats pendant l'atelier.
L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC a pour mandat de participer à l'AC dans le cadre de toute activité qui encourage ou améliore l'utilisation des connaissances en vue de favoriser les progrès pour atteindre des résultats d'intérêt en matière de santé. Les IRSC décrivent deux types d'AC : l'AC intégrée (c.‑à-d. pendant le processus de recherche) et l'AC en fin de subvention (c.‑à‑d. à la fin du projet de recherche). L'objectif ultime de l'un ou l'autre de ces types d'AC est d'influencer certains milieux de la société où elle pourrait être utile pour apporter des changements aux résultats liés à la santé.
Le cadre utilisé par les IRSC, Des connaissances à la pratique, illustre le processus d'AC. Jusqu'à maintenant, on a utilisé les catégories établies dans ce cadre pour cerner des exemples d'AC dans le milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires. On a relevé des exemples des éléments suivants : AC intégrée, synthèse des connaissances, outils et produits liés à la connaissance, détermination des problèmes, processus d'adaptation des connaissances, évaluation des obstacles à la sélection d'AC et adaptation des interventions et des possibilités d'échange de connaissances.
On propose un cadre pour faciliter l'application des connaissances dans le milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires. Le cadre comprend une description de haut niveau de la production de connaissances et de l'AC dans le contexte particulier de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, une description des résultats (et des conclusions connexes) visés par l'AC dans le domaine de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, un aperçu de la façon dont les IRSC perçoivent l'AC, la commercialisation comme cas particulier d'AC et enfin, un processus en huit étapes par lequel les chercheurs peuvent réfléchir à l'application des connaissances et élaborer des plans à cet égard dans leur propre domaine de recherche. Voici les huit étapes :
- cerner le domaine dans lequel il y a un besoin ou une lacune (ou une possibilité);
- déterminer le résultat d'intérêt ultime;
- évaluer l'état actuel des connaissances dans le domaine d'intérêt;
- décrire le contexte dans lequel la connaissance sera utilisée;
- cerner les mécanismes possibles et les possibilités qui permettront d'atteindre le résultat ciblé;
- cerner les résultats intermédiaires qui permettront de faire progresser le système de connaissances vers les résultats ciblés;
- sélectionner et mettre en oeuvre des stratégies pour améliorer l'utilisation des connaissances issues de la recherche;
- évaluer les progrès et adapter l'approche au besoin.
Quatre grandes entités s'assurent que les connaissances acquises dans le cadre de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires sont profitables pour le système de santé et le Canada. Il s'agit des milieux de recherche en soi, de l'IMII qui assure un leadership stratégique dans ce domaine, des responsables du portefeuille de l'AC aux IRSC qui participent à l'avancement de l'AC dans toutes les sphères de la recherche en santé et enfin, d'une vaste gamme d'organisations au Canada qui utilisent les connaissances acquises par la recherche pour atteindre leurs propres objectifs liés aux maladies d'origine immunologique et infectieuse.
I. Introduction
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral responsable du financement de la recherche en santé au Canada. Ils ont pour mission d'exceller dans la création de nouvelles connaissances sur la santé et leur application dans le monde réel1. Il y a treize instituts virtuels, chacun se consacrant à un domaine d'intérêt particulier, établissant un lien entre les chercheurs qui tentent d'atteindre des buts communs et leur accordant un soutien. Leur mandat consiste à coordonner, à centrer et à intégrer la recherche en santé dans des domaines importants pour la santé des Canadiens.
Les 24 et 25 septembre 2008, l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) des IRSC présente un atelier sur l'application des connaissances (AC) à Ottawa. L'atelier vise à donner aux principaux intervenants l'occasion de formuler des commentaires et des recommandations relativement à un plan permettant à l'Institut de remplir son mandat en matière d'AC de façon proactive.
Le présent document constitue un document de référence visant à orienter les discussions pendant l'atelier.
II. Les IRSC et l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires : mandats en matière d'AC
L'application des connaissances a été intégrée à titre d'élément clé de la recherche en santé au Canada lorsqu'elle a été incluse dans la loi qui a créé les IRSC. Les IRSC définissent l'application des connaissances comme suit : « un processus dynamique et itératif qui englobe la synthèse, la dissémination, l'échange et l'application conforme à l'éthique des connaissances ». La loi comprend les objectifs suivants qui sont liés à l'utilisation de la recherche en santé au profit du Canada et des Canadiens :
- la prise de mesures à l'égard des nouvelles menaces pour la santé et des nouveaux défis et possibilités dans le domaine de la santé, et l'accélération de la découverte de remèdes et traitements et de l'amélioration des stratégies en matière de soins de santé, de prévention et de mieux-être;
- l'incitation à la diffusion des connaissances et à l'application des résultats de la recherche dans le domaine de la santé en vue d'améliorer la santé de la population canadienne;
- l'encouragement à l'innovation et le soutien à la mise en marché de la recherche canadienne dans le domaine de la santé et la promotion du développement économique au Canada au moyen de celle-ci2.
Le mandat de l'IMII est d'appuyer la recherche en vue d'améliorer la santé d'origine immunologique et de réduire le fardeau des maladies infectieuses, des maladies d'origine immunologique et des allergies, au moyen de stratégies de prévention, du dépistage, du diagnostic, du traitement, des systèmes de soutien et des soins palliatifs. Dans le plus récent Plan stratégique3, l'IMII a cerné cinq domaines d'intérêt4, ainsi que cinq objectifs. Un de ces objectifs est d'encourager et de faciliter l'application des connaissances dans tous les champs et secteurs liés au mandat de l'Institut. L'IMII a cerné trois objectifs pour atteindre ce but :
- Renforcer la capacité et fournir un soutien pour contribuer à l'application et à la diffusion des nouvelles connaissances sur les maladies infectieuses et immunitaires issues de la recherche.
- Appuyer les initiatives d'application des connaissances pour améliorer les résultats sur le plan de la santé humaine.
- Multiplier les occasions de favoriser la reconnaissance internationale de la recherche canadienne en infectiologie et en immunologie.
Il est clair que l'application des connaissances constitue un élément central du mandat de l'Institut et qu'elle est axée sur l'ensemble de la santé, de la prévention à la palliation. Vous trouverez à l'annexe 1 une courte description des activités d'AC en matière de maladies infectieuses et immunitaires menées jusqu'à maintenant.
III. Cadre d'AC dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
A. Qu'est‑ce qu'un cadre? Comment sera‑t‑il utilisé?
On présente dans un cadre une structure selon laquelle les activités, les projets ou les initiatives peuvent être planifiés, organisés et élaborés. On y décrit un ensemble de variables et de relations qui permettent d'expliquer le phénomène examiné5. Il permettra de s'assurer que la recherche réalisée dans les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires au Canada est profitable pour la société. Un cadre permettra :
- aux chercheurs et à l'IMII d'utiliser un langage commun pour parler de l'AC;
- de communiquer au sujet de l'AC avec les groupes qui utilisent les connaissances issues de la recherche dans les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires pour atteindre leurs propres objectifs;
- à l'IMII de planifier des stratégies visant à cerner des priorités futures et à y répondre, ainsi qu'à faciliter et à appuyer l'AC dans le domaine de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires;
- à l'IMII de se positionner en tant que chef de file en matière d'AC au sein des IRSC;
- de trouver des mécanismes par lesquels l'IMII peut favoriser l'AC au sein de la communauté des chercheurs (y compris des mécanismes de financement pour influencer d'autres organismes au sein des IRSC et à l'externe);
- à l'IMII d'évaluer les résultats et les incidences de l'AC à l'avenir;
- aux chercheurs d'évaluer leurs activités et leurs résultats en matière d'AC.
Un cadre est particulièrement important étant donné que la plupart des chercheurs dont les activités s'harmonisent à celles de l'IMII sont soit des chercheurs en science biomédicale, soit des chercheurs cliniques. Pourtant, lorsqu'on discute d'AC, c'est aux activités qui s'harmonisent le plus aux thèmes 3 et 4 (services et politiques de santé, santé publique et des populations) qu'on accorde le plus d'attention et c'est sur celles-ci que l'on met l'accent dans les descriptions des IRSC.
Le cadre proposé ici comprend : une description de haut niveau de la production de connaissances et de l'AC dans le contexte particulier de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires; une description des résultats (et des conclusions connexes) visés par l'AC dans le domaine de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires; un aperçu de l'AC telle qu'elle est perçue par les IRSC et de la commercialisation à titre de cas particulier d'AC; et enfin, un processus en huit étapes par lequel les chercheurs peuvent réfléchir à l'application des connaissances et élaborer des plans à ce sujet dans leur propre domaine de recherche.
B. Production et application de connaissances dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
Le plus souvent, l'application des connaissances vise des connaissances acquises par la recherche dans un certain contexte et utilisées dans un endroit ou un contexte différent. Le concept de transfert, d'adaptation et d'utilisation des connaissances est central. Il est important d'utiliser comme point de départ les milieux particuliers dans lesquels la recherche est menée, et aussi de tenir compte des contextes dans lesquels la connaissance sera utilisée tant dans un avenir immédiat qu'à plus long terme.
Dans les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, on mène des travaux dans l'ensemble du continuum, ou de la trajectoire, de la recherche en santé : recherche biomédicale, clinique, sur les services et politiques de santé, sur la santé publique et des populations. Cette trajectoire est illustrée plus en détail dans le diagramme 1 ci‑dessous, et associée aux principaux concepts pertinents pour l'application des connaissances.
Dans ce diagramme, on décrit la recherche comme une trajectoire de connaissances en six étapes différentes permettant d'améliorer notre compréhension :
- processus biologiques dans des modèles utilisant des animaux;
- processus biologiques6 dans des modèles humains;
- incidences sur ou pour les humains;
- incidences sur des populations cibles;
- efficacité des approches ou des interventions dans des situations réelles;
- utilisation des données issues de la recherche dans les systèmes de santé.
Diagramme 1 : Trajectoire des connaissances et résultats

L'application des connaissances vise en fin de compte à influencer les résultats en matière de santé. Dans le diagramme 1, on montre des exemples de types de connaissances, on cerne les résultats d'intérêt finaux et on présente, de façon graphique, une façon de percevoir les résultats intermédiaires (liés à l'AC) qui peuvent indiquer un progrès quant à l'atteinte des résultats finaux.
La majorité des recherches menées dans les milieux de recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires au Canada se situent au début de la trajectoire illustrée dans le diagramme 1, soit comprendre les processus biologiques (chez les animaux et les humains). Wolf7, en examinant l'éventail des activités de recherche translationnelle (qui, selon sa définition, sont plus ou moins équivalentes aux activités d'AC) reconnaît deux types de recherche. Le premier, appelé « type 1 », fait référence à la recherche « du laboratoire au chevet des malades » dans le cadre de laquelle on exploite les connaissances des sciences fondamentales pour produire de nouveaux médicaments, de nouveaux instruments et de nouvelles options de traitement pour les patients. Le deuxième type de recherche commence où le premier type finit et fait référence à l'application de la recherche dans la pratique ou à l'assurance que les nouveaux traitements, les nouvelles interventions et les connaissances pertinentes issues de la recherche sont réellement transmis aux populations pour lesquelles ils étaient prévus et qu'ils sont appliqués correctement. Selon cette définition, la plupart du travail effectué dans le cadre des thèmes 1 et 2 (recherche biomédicale et clinique) vise l'AC de type 1, et le travail effectué dans le cadre des thèmes 3 et 4 (services et politiques de santé, santé publique et des populations) vise l'AC de type 2. Il est peu probable que la plupart de la recherche de type 1 aura une incidence directe sur les résultats finaux. Toutefois, il est logique de penser que la recherche biomédicale et clinique peut être liée aux progrès accomplis pour atteindre les résultats finaux grâce à une série d'étapes ou de résultats intermédiaires.
Les flèches pointant vers le bas dans le diagramme représentent une grande variété de résultats observables en matière d'AC. Ces résultats peuvent être liés à la santé ou au soutien des décisions ou peuvent être de nature économique. Parmi les exemples de résultats en matière d'AC, on peut citer les suivants8 :
- Un nouvel objectif thérapeutique d'intérêt possible pour les compagnies pharmaceutiques. (La recherche a permis de découvrir une nouvelle voie de signalisation cellulaire pertinente à l'inflammation allergique dans un modèle préclinique9. Par conséquent, il s'agit d'un objectif thérapeutique qui pourrait intéresser les compagnies pharmaceutiques.)
- Un brevet d'invention est demandé pour une trousse de dépistage viral conçue aux fins d'utilisation dans les soins primaires. (La recherche permettant d'obtenir ces résultats pourrait être effectuée tout d'abord sur des modèles animaux ou humains et ensuite testée chez les humains afin de s'assurer de l'efficacité chez des sujets réels. Une fois la méthode éprouvée, elle peut être commercialisée pour qu'elle soit accessible aux fins d'utilisation [et qu'elle ait ultimement une incidence sur la santé] chez une gamme beaucoup plus vaste de sujets.)
- Des présentations à l'intention des professionnels en prévention des infections en ce qui concerne le contrôle de la bactérie C. difficile. (La recherche menée dans plusieurs hôpitaux [populations définies] a montré que le lavage des mains avec de l'eau et du savon permet de réduire l'infection causée par la bactérie C. difficile. Les présentations faites dans bien des hôpitaux et à l'intention des comités de prévention des infections constituent des exemples d'activités liées à l'AC menées dans le cadre de cette recherche. Le résultat ultime souhaité vise la santé, c.‑à‑d. moins d'infections.)
- Un site Web servant de point d'accès aux données probantes sur l'hépatite C pour les responsables des politiques et les intervenants du Canada atlantique.
- Un rapport intitulé Stand on Guard for Thee. (Les questions déontologiques soulevées par suite de l'épidémie de SRAS ont été présentées de façon appropriée pour les responsables des politiques et traduites en plusieurs langues.)
- Un outil pour retracer les bactéries dans l'eau. (Cet outil est utilisé par les organismes de contrôle de l'eau et les aide à élaborer de meilleures pratiques de gestion.)
Ces résultats (ou résultats intermédiaires) reflètent les activités à différentes étapes de la trajectoire des connaissances illustrée dans le diagramme 1. Ces résultats, lorsqu'ils sont adoptés ou utilisés par une personne, une organisation ou une entreprise qui poursuivra l'application des connaissances jusqu'à la prochaine étape, constituent des exemples d'activités et de résultats liés à l'AC.
On s'attendrait à ce que les résultats de nature économique (surtout ceux de nature commerciale) soient plus courants dans les premières étapes de la trajectoire des connaissances, tandis que les résultats sur la santé de la population seraient plus probables une fois que les données probantes sont introduites dans l'ensemble des systèmes.
C. Incidences prévues de l'AC : résultats d'intérêt
L'application des connaissances est conçue de façon à avoir, au bout du compte, une incidence sur la santé, le système de santé et les résultats économiques du Canada. Toutefois, il est difficile d'attribuer des résultats finaux à toute activité ou intervention particulière d'AC. Il est donc pratique d'avoir certains « résultats intermédiaires » qui peuvent être directement attribuables aux efforts d'AC, et qu'on peut logiquement lier à la modification des résultats. On a établi quatre catégories de résultats finaux dans le Cadre pour mesurer l'impact de la recherche en santé que les IRSC élaborent actuellement (voir le tableau 1 ci‑dessous). Ces quatre catégories sont les suivantes : l'avancement des connaissances, la prise de décisions éclairées, les incidences sur la santé et les incidences économiques. Ces résultats finaux sont présentés dans la colonne verticale à droite du diagramme 1 (Trajectoire des connaissances et résultats), à la page 8. En ce qui concerne l'application des connaissances et la recherche sur les malades infectieuses et immunitaires, il est probable que les indicateurs seront plus ou moins pertinents. Par exemple, jusqu'à maintenant on a prouvé que les chercheurs qui se penchent sur les maladies infectieuses et immunitaires sont en mesure d'exercer une certaine influence en ce qui concerne les politiques (un indicateur de la prise de décisions éclairées), et il est très clair que les programmes de recherche ont subi l'influence des pressions relatives aux défis liés à la santé publique (un autre indicateur de la prise de décisions éclairées). Étant donné la préoccupation principale des chercheurs qui se penchent sur les maladies infectieuses et immunitaires, il est peut‑être moins probable qu'ils pourront avoir une influence directe sur la santé (p. ex. possibilité de perdre des années de vie, qualité de vie en fonction de la santé). En raison de la prédominance de la recherche biomédicale et clinique, il est tout à fait envisageable qu'il y ait des brevets d'invention, des accords d'octroi de licence ou d'autres preuves de commercialisation. La commercialisation est une importante variante d'AC, et ses résultats, comme les médicaments, les instruments et les autres produits, constituent des aspects importants des résultats économiques dans le Cadre pour mesurer l'impact de la recherche en santé des IRSC.
Dans le Cadre pour mesurer l'impact de la recherche en santé des IRSC, les responsables reconnaissent qu'il existe différents niveaux d'effets. Cela signifie que l'on reconnaît que certains indicateurs seront sous le contrôle direct des personnes qui effectuent ou qui dirigent la recherche. D'autres indicateurs seront d'un ordre plus élevé ou plus distinct et, pour ces indicateurs, il sera impossible d'attribuer le changement directement ou uniquement à certains groupes de chercheurs. Il est important de se rappeler qu'il existe différents niveaux de conséquences lorsque les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires déterminent des dimensions qui refléteront leur influence sur les résultats finaux.
Tableau 1 : Indicateurs provisoires de l'incidence de la recherche en santé10
| Faire progresser les connaissances |
|---|
|
| Éclairer la prise de décisions |
|
| Avoir des répercussions sur la santé |
|
| Avoir des impacts économiques |
|
Le mandat de l'IMII suppose que les résultats sur la santé pertinents pour ce mandat sont la réduction du fardeau causé par les maladies infectieuses et immunitaires et les allergies dans l'ensemble du continuum de la maladie, de la prévention à la palliation.
On présente à l'annexe 2 un exemple de recherche et d'activités liées à l'AC et la façon dont elles ont contribué à l'amélioration des résultats pour la santé; il s'agit d'activités qui ont été menées principalement sous les auspices de l'IMII (salubrité des aliments et de l'eau). Les activités menées pendant plusieurs années de façon progressive dans le but d'aider le Canada à assurer la salubrité des aliments et de l'eau sont décrites de façon à cerner les résultats intermédiaires qui peuvent être liés indirectement à un résultat ultime en matière de salubrité des aliments et de l'eau.
On procède actuellement à des travaux au sein des IRSC afin de déterminer un ensemble d'indicateurs liés à l'AC pour l'ensemble des activités des IRSC. Les trois domaines généraux perçus comme des indicateurs clés de l'activité d'AC sont :
- la méthode visant à cerner les lacunes entre la recherche, les politiques et les pratiques, ainsi que les occasions de combler les lacunes grâce à des activités d'application des connaissances;
- la création et/ou le soutien de possibilités de financement ou de possibilités de résumer, de diffuser, d'échanger et d'appliquer les nouvelles connaissances de façon éthique afin d'améliorer la santé des Canadiens, d'offrir des services et des produits de santé plus efficaces et un système de santé plus solide;
- la création de liens et des échanges fructueux avec les utilisateurs potentiels des résultats de la recherche financée par l'institut.
On croit que ces trois activités pourraient contribuer à atteindre les résultats décrits au tableau 1 ci‑dessus et qu'elles seraient particulièrement intéressantes pour l'IMII étant donné son mandat.
D. Perception de l'AC par les IRSC
Qu'est‑ce que l'AC exactement? À nos fins, il s'agit de toute activité qui favorise ou améliore l'utilisation des connaissances ou la probabilité que ces connaissances seront utilisées pour influencer les résultats qui présentent un intérêt. Nous avons inclus à l'annexe 3 une liste de termes utilisés au sein des IRSC. Il n'existe pas dans le monde de terminologie commune reconnue et partagée en matière d'AC. En fait, le terme « application des connaissances » est au Canada, bien qu'il soit de plus en plus utilisé. La terminologie et le langage utilisés dans le présent rapport reflètent ceux utilisés comme point de départ par les responsables du portefeuille de l'AC au sein des IRSC. Les connaissances peuvent être nouvellement acquises ou constituer un résumé de connaissances existantes ou inclure des connaissances existantes, ou il peut s'agir de vieilles connaissances qui n'ont pas été utilisées du tout précédemment. Dans tous les cas, il existe un processus visant la production de nouvelles connaissances, la synthèse des connaissances et/ou l'adaptation de celles-ci aux fins d'utilisation. Ce processus est illustré dans le triangle central du cadre du processus Des connaissances à la pratique (diagramme 2, ci‑dessous).
Les IRSC décrivent deux types d'AC11. Dans le cas de l'AC intégrée, l'utilisation des connaissances et la production de connaissances sont interreliées. Pour qu'il s'agisse d'AC intégrée, les chercheurs et les utilisateurs de la recherche doivent travailler ensemble afin de formuler la question de recherche, de choisir la méthode, de participer à la collecte de données, d'interpréter les conclusions de l'étude, d'élaborer le message qui s'y rapporte et de convertir les résultats en pratique. Grâce à une étroite collaboration pendant les processus de recherche et d'AC, les utilisateurs de la connaissance adopteront plus probablement les conclusions de la recherche. L'AC en fin de subvention est effectuée lorsque le processus de production de connaissances est terminé. En général, ce processus comprend beaucoup d'activités dans le cadre desquelles les chercheurs communiquent leurs résultats (p. ex. les publications, les présentations dans le cadre de conférences), mais il peut également comprendre le ciblage d'auditoires particuliers à des fins particulières comme le résumé et l'adaptation des connaissances ou la dissémination de ces dernières. L'échange de connaissances comprend une interaction entre les chercheurs et les décideurs et se traduit par un apprentissage mutuel. Ces descriptions sont utiles pour commencer à comprendre l'AC, mais comme pour bien des explications directes, « le Bon Dieu est dans le détail ». En fait, beaucoup d'activités d'AC font partie de plusieurs stratégies ou constituent une combinaison de plusieurs stratégies. Vous trouverez à l'annexe 4 des exemples d'initiatives de financement de l'AC au sein des IRSC.
L'objectif ultime de l'AC au sein des IRSC est d'influencer certains milieux de la société où il pourrait être utile d'apporter des changements aux résultats liés à la santé (dans un avenir prochain ou à plus long terme, mais avec la claire intention d'avoir, en fin de compte, une influence sur des résultats particuliers). Le cercle extérieur du processus Des connaissances à la pratique dans le diagramme 2 illustre les phases de la mise en application des connaissances utilisées dans un milieu particulier (p. ex. un hôpital ou un organisme de santé communautaire).
Il existe une grande variété de « conditions » ou de situations qui font que l'AC sera plus efficace et que les connaissances seront probablement utilisées. Certaines de celles‑ci sont présentées dans les étapes décrites à gauche du cycle.

Diagramme 2 : Processus Des connaissances à la pratique des IRSC12
Ce qu'on peut déduire à partir du processus Des connaissances à la pratique13 illustré au diagramme 2, c'est une série d'activités ou de mécanismes qui sont liés aux résultats intermédiaires et qui reflètent des progrès en matière de modification des résultats.
- Collaboration des chercheurs et des utilisateurs dans le processus de recherche
- Processus et produits de la synthèse des connaissances
- Outils et produits issus des connaissances (p. ex. lignes directrices en matière de pratique clinique; utilisation d'un ANP [assistant numérique personnel] afin d'avoir facilement accès à l'information clinique disponible au point de service; entrevues accordées aux médias; sites Web; produit apte à la commercialisation)
- Détermination du problème (c.‑à‑d. l'écart entre ce qui est nécessaire et ce qui est connu)
- Processus visant à adapter les connaissances au contexte dans lequel elles seront utilisées
- Évaluation des obstacles à l'utilisation des connaissances dans un contexte particulier
- Sélection et adaptation des interventions par lesquelles les connaissances issues de la recherche sont appliquées
- Évaluation de l'incidence des interventions d'AC ou de l'utilisation des connaissances
- Établissement et développement des relations entre les générateurs et les utilisateurs des connaissances (les responsables des politiques, les décideurs au sein du système de santé, l'industrie)14
- Occasions d'échanger des connaissances (ateliers, réunions avec les responsables des politiques, etc.)
Vous trouverez à l'annexe 1 des exemples précis de ces activités d'AC dans les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires.
Le processus Des connaissances à la pratique (ci‑dessus, diagramme 2) constitue une approche heuristique qui permet de réfléchir aux différents aspects de l'AC. On utilise les résultats de la recherche dans différents contextes, et on cherche à obtenir différents résultats (économiques, décisions fondées sur des données probantes, santé). Bien qu'il puisse y avoir un nombre presque illimité de contextes dans lesquels on s'intéresse à l'application et/ou à l'utilisation des connaissances, certains des principaux contextes pertinents pour les maladies infectieuses et immunitaires sont :
- les laboratoires de sciences biomédicales;
- les comportements quotidiens des Canadiens en matière de santé;
- la prestation de soins à des personnes par des professionnels de la santé;
- les organismes fédéraux;
- les hôpitaux et régions sanitaires;
- l'industrie.
Le mandat de l'IMII suppose que son centre d'intérêt en matière de santé va de la prévention des maladies infectieuses et immunitaires à la palliation de ces maladies. Cela signifie qu'on organisera des activités d'application des connaissances dans un grand nombre de contextes différents.
Il est clair que le processus Des connaissances à la pratique est pertinent dans un grand nombre de ces contextes. La pertinence dans d'autres contextes n'a pas encore été déterminée, notamment l'AC dans les contextes biomédicaux ou industriels où la commercialisation constitue le sous‑produit ou l'objectif.
E. Commercialisation : un cas particulier d'AC
Comme nous l'avons déjà indiqué, la majorité des chercheurs qui se penchent sur les maladies infectieuses et immunitaires mènent des activités de type 1, travaillant dans des domaines décrits par les quatre encadrés inférieurs de la trajectoire des connaissances (diagramme 1). Leurs contributions aux résultats finaux sur la santé seront probablement indirectes et, dans bien des cas, ces contributions prennent la forme de résultats intermédiaires, par exemple des produits qui peuvent être utilisés comme tests de diagnostic, instruments médicaux ou médicaments éventuels qui doivent être testés selon des protocoles de laboratoire ou des protocoles cliniques précis. Il est clair qu'il s'agit d'un contexte d'AC spécialisé.
Bien que, dans le site Web des IRSC, on fasse une distinction entre l'application et la commercialisation des connaissances, on peut les considérer comme des variantes d'un même thème. Pour un grand nombre de traitements possibles et de réactifs ou tests diagnostiques, on ne peut atteindre de résultats en matière de santé que par la commercialisation. Dans d'autres cas, il peut y avoir des avantages commerciaux et économiques qui ne sont pas directement liés à l'amélioration de la santé, mais qui ont cependant une certaine valeur pour le pays. On pourrait donner comme exemple un réactif ou un média servant à la recherche biomédicale qui est élaboré et produit au Canada, mais vendu dans le monde entier. Il pourrait y avoir un avantage important pour le Canada qui n'est pas principalement lié aux résultats en matière de santé.
Plusieurs illustrations graphiques du processus de commercialisation (y compris celle affichée dans le site Web des IRSC) sont présentées à l'annexe 5. Aux fins d'illustration, on présente dans le tableau 2 des éléments clés du processus d'AC lorsqu'on désire que les résultats aient une incidence sur la santé ou le système de santé comparativement à lorsque le résultat souhaité est une incidence sur la commercialisation. Il faut souligner qu'en ce qui concerne la commercialisation, il y a d'autres intervenants importants en plus des chercheurs et des IRSC. Toutes les universités où il se fait beaucoup de recherche disposent d'un mécanisme quelconque pour appuyer les chercheurs de leurs établissements en ce qui concerne la protection de la propriété intellectuelle et les étapes à suivre en matière de commercialisation. L'industrie joue également un rôle important en ce qui concerne l'utilisation des connaissances issues de la recherche.
Tableau 2. Comparaison de dimensions clés sélectionnées sur le plan des efforts pour influencer les résultats en matière de santé et les résultats commerciaux
| Dimensions clés | Résultats de santé | Applications commerciales |
|---|---|---|
| Détermination des lacunes ou des possibilités | Quel problème en matière de santé pourrait mieux être réglé en utilisant les données probantes issues de la recherche? | Quel produit serait remplacé par vos conclusions? À quel besoin insatisfait pourrait‑on répondre grâce à un produit commercial? |
| Précurseurs de la dissémination aux utilisateurs | Souvent une publication dans des revues examinées par des pairs | Protection de la propriété intellectuelle; brevet d'invention; droit d'auteur; marque de commerce, etc. |
| Processus typiques de dissémination | Rapports écrits, présentation des données probantes; discussion de vive voix avec les utilisateurs possibles; partage des conclusions de recherche au moyen des TI (sites Web, ANP, etc.) | Démonstration des principes; évaluation de l'envergure de la possibilité |
| « Utilisateurs typiques » des connaissances issues de la recherche | Professionnels de la santé; gestionnaires dans le système de santé; responsables des politiques; public | Industrie du secteur privé (entreprises existantes ou en démarrage) |
| Évaluation typique du contexte | Examiner les possibilités et les obstacles à l'utilisation des connaissances. | Envergure des chaînes d'approvisionnement de l'industrie |
| Activités typiques d'établissement de liens et d'échange | Ateliers; réunions entre les chercheurs et les utilisateurs; activités éducatives | Bailleurs de fonds du secteur privé, investisseurs providentiels, programmes d'aide du gouvernement, mentors d'affaires |
| « Outils » typiques pour établir des liens et échanger | Fonds pour organiser des réunions; culture organisationnelle qui prévoit l'utilisation des connaissances issues de la recherche; influence d'organisations (p. ex. les instituts des IRSC; organismes caritatifs dans le domaine de la santé; associations professionnelles) | Tribunes sur les capitaux de risque; études de mise en marché; soutien des investisseurs |
| Processus par lesquels les utilisateurs utilisent les connaissances | Processus de prise de décision organisationnel; recours à des mesures incitatives | Achat de produit; licence d'utilisation du produit |
| Rôle des universités/ établissements employeurs | De façon générale, « non-intervention ». Les chercheurs mènent leurs propres négociations et discussions avec les utilisateurs (parfois soumises à une médiation par un tiers) | La plupart des universités ont des politiques relatives à la propriété intellectuelle ainsi que des organismes qui aident les chercheurs dans le cadre de ce processus |
Il est bon de réfléchir à la façon dont le processus Des connaissances à la pratique, tel qu'il est présenté par les IRSC (diagramme 2 ci‑dessus), peut être utilisé lorsqu'on perçoit la commercialisation comme un cas particulier d'AC. Bien qu'il y ait une différence importante lorsqu'on compare la commercialisation à d'autres formes d'application des connaissances, on peut établir des parallèles. Dans le tableau 3 ci‑dessous, on présente les détails de la façon dont les différents éléments généraux du processus Des connaissances à la pratique se concrétisent dans un contexte de commercialisation.
Tableau 3 : La commercialisation dans l'optique du processus Des connaissances à la pratique
| Élément du processus Des connaissances à la pratique | Adaptation aux fins de commercialisation | Activités typiques |
|---|---|---|
| Création de connaissances | ||
| Connaissances issues de la recherche | Recherche | |
| Synthèse des connaissances | Validation de principes | Recherche aux étapes progressives de développement des connaissances : modèles animaux in vitro; modèles humains in vitro; modèles animaux in vivo; modèles humains in vivo |
| Connaissances, outils et produits | Technologies, outils et produits | Protection de la propriété intellectuelle grâce aux brevets d'invention ou à d'autres mécanismes. |
| Cycle de la mise en pratique | ||
| Trouver le problème | Cerner les possibilités et les utilisations possibles des technologies, des outils et des produits | Participation à des tribunes de l'industrie/scientifiques; rencontres scientifiques; rencontres professionnelles; identification des investisseurs possibles |
| Cerner, examiner et choisir les connaissances | Cerner, examiner et choisir les technologies, outils et produits | Évaluation de la technologie par l'industrie, les ministères, les régions sanitaires |
| Adapter les connaissances au contexte local* | Adapter les technologies, les outils et les produits au contexte local | Étude de commercialisation; essai d'utilisation |
| Évaluer les obstacles à l'utilisation des connaissances* | Évaluer les obstacles à l'utilisation des technologies, des outils et des produits | Déterminer la liberté d'action; évaluer les technologies concurrentes |
| Choisir, adapter et mettre en place les interventions | Choisir, adapter et mettre en place les interventions | Déterminer les mécanismes de distribution et de vente |
| Surveiller l'utilisation des connaissances | Surveiller l'utilisation des technologies, des outils et des produits | Assurer un suivi des ventes et/ou des profits |
| Évaluer les résultats | Évaluer les résultats | Évaluer le rendement du capital investi |
| Maintenir l'utilisation des connaissances | Maintenir l'utilisation des technologies, des outils et des produits | |
* Ces deux processus peuvent être entrepris dans l'ordre inverse dans un contexte de commercialisation.
Bien que les différents éléments et les différentes mesures soient présentés de façon plutôt linéaire dans le processus Des connaissances à la pratique et dans le tableau ci‑dessus, il s'agit en fait d'un cycle plus itératif et fluide dans le cadre duquel divers facteurs ont une incidence sur l'ordre des mesures prises, surtout dans les premières phases.
F. Processus de planification des activités d'AC
Ce processus est conçu aux fins d'utilisation par les chercheurs afin de planifier les futures activités d'AC. On y décrit huit éléments du processus et on y présente les questions habituelles qui pourraient être posées par un chercheur ou un groupe de chercheurs en vue d'entreprendre cette partie du processus. Bien que les étapes soient présentées séparément, aux fins d'illustration et de clarté, elles peuvent en fait se chevaucher ou être simultanées, et s'il s'agit de mesures opportunistes, le point d'entrée peut se trouver n'importe où dans ce processus.
- Cerner les secteurs dans lesquels il y a des besoins ou des lacunes (ou une possibilité).
- Y a‑t‑il une nécessité impérative de régler un problème soulevé par un intervenant puissant (p. ex. le gouvernement fédéral)?
- Comparativement à d'autres pays développés, le Canada se classe‑t‑il très bas sur une échelle liée aux résultats de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires?
- Dans leurs énoncés de politiques ou leurs points de vue, les organismes experts ont‑ils cerné une lacune entre ce que nous savons et ce que nous faisons?
- Peut‑on assurer à la population canadienne que les résultats de recherche financée par les IRSC dans le cadre d'un concours de subvention ouvert sont utilisés de façon optimale?
- Existe‑t‑il une lacune évidente dans nos connaissances en ce qui concerne la façon de procéder pour avoir une incidence sur un résultat d'intérêt?
- Y a‑t‑il une possibilité de commercialiser un nouveau produit provenant d'une recherche biomédicale et qui aidera les chercheurs ou qui permettra l'utilisation courante d'un produit reconnu pour son efficacité?
- Cerner le résultat d'intérêt ultime.
- Est-ce que cela fait avancer les connaissances de façon à rendre plus probable la mise en application des conclusions aux trois autres résultats (incidence sur la santé, prise de décision éclairée, incidence économique)?
- Quelle incidence sur la santé pourrait être influencée par un cheminement défini?
- Quels pourraient être les résultats économiques possibles?
- Quelles sont les décisions prises par un organisme donné qui sont idéalement fondées sur les données probantes issues de la recherche?
- Évaluer l'état actuel des connaissances dans le domaine d'intérêt.
- Quelles sont les connaissances disponibles sur lesquelles on pourrait fonder ou orienter toute mesure pour atteindre le résultat?
- Les connaissances sont‑elles présentées dans un format approprié pour l'utilisateur?
- De quelle nature serait un message ou une intervention approprié(e) (p. ex. simple, complexe)?
- Les connaissances existantes sont‑elles résumées de manière à pouvoir orienter les prochaines étapes nécessaires pour réaliser des progrès vers l'atteinte du résultat souhaité?
- Décrire le contexte dans lequel on pourra réaliser des progrès en vue d'atteindre le résultat souhaité.
- Quels « intervenants » (organisations, personnes, groupes professionnels) devra-t-on faire participer pour que les conclusions de la recherche soient utilisées? Quelles sont les motivations des différents intervenants?
- Quels sont les obstacles à l'application des connaissances issues de la recherche?
- Quelles sont les occasions d'AC? Quelles organisations travaillent déjà dans ce domaine (p. ex. ordres professionnels, organisations sans but lucratif, groupes de patients)? Y a‑t‑il des possibilités de partenariats?
- Qui (ou quelle organisation) est en mesure d'exercer une influence en ce qui concerne les activités et les décisions?
- Quel est actuellement le point de vue du milieu du capital-risque en ce qui concerne les résultats de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires? Quelle est l'opinion de l'industrie de la biotechnologie et de l'industrie pharmaceutique? Les découvertes issues de la recherche ont-elles une valeur possible pour les entreprises privées?
- Existe‑t‑il un risque de chevauchement des efforts?
- Cerner les mécanismes et les occasions possibles grâce auxquels on peut atteindre des résultats intermédiaires qui permettront de faire avancer le système de connaissances vers l'atteinte du résultat visé.
- Existe‑t‑il des relations soutenues et positives entre les responsables de la recherche et les utilisateurs de différents niveaux?
- Quelles sont les occasions d'échanges interpersonnelles? (p. ex. des ateliers, des réunions avec les principaux responsables des politiques)
- Quels sont les outils d'échange des connaissances nécessaires? (P. ex. les sites Web, les rapports, les lignes directrices sur les pratiques cliniques, les émissions‑débats)
- Comprenons‑nous bien l'état des connaissances, ou nous faut‑il une synthèse? (P. ex. des examens systématiques, des examens de l'état de la science, des groupes d'experts)
- Quelles sont les organisations qui travaillent déjà dans ce domaine ou qui ont cerné ce sujet comme priorité?
- Quelles sont les méthodes habituelles utilisées par l'utilisateur des principales connaissances issues de la recherche pour trouver de l'information?
- Cerner les résultats intermédiaires qui permettront de faire avancer le système de connaissances vers l'atteinte du résultat visé.
- Des mécanismes proactifs visant à cerner les lacunes entre ce qui est connu et ce qui est accompli
- Relations établies entre les responsables de la recherche et les organisations influentes
- Connaissances résumées et présentées dans un format acceptable pour les utilisateurs
- Processus établi pour évaluer « l'état des connaissances » dans un domaine particulier
- Capital-risque obtenu
- Choisir et mettre en oeuvre des stratégies visant à inciter une meilleure utilisation des connaissances issues de la recherche.
- Étant donné les façons dont le changement surviendra, quelles techniques sont nécessaires? (Vous trouverez au tableau 3 des exemples pertinents dans différents contextes.)
- Étant donné la nature des résultats souhaités, quelles mesures sont nécessaires et qui doit promouvoir l'utilisation des connaissances issues de la recherche?
Tableau 4 : Stratégies d'AC communes utilisées dans différents contextes
| Contexte | Stratégie interpersonnelle | Stratégie axée sur des sources |
|---|---|---|
| Comportement des citoyens | Cherche à obtenir de l'information d'un pair, p. ex. membres de la famille et amis | Information sur la santé fournie sur Internet par une vaste gamme de groupes |
| Prestation de soins professionnels | Les « champions » dans le domaine influencent les collègues; les vendeurs de produits pharmaceutiques rencontrent les médecins dans leur cabinet | Lignes directrices sur les pratiques cliniques disponibles sur l'ANP |
| Prestation de services au sein d'organisations de santé | Discussion dans les corridors | Vérification effectuée et commentaires fournis relativement aux principaux processus (p. ex. les taux d'infection) |
| Gouvernement | Des groupes de défense rencontrent des politiciens | Documents d'information rédigés pour les principaux décideurs |
| Petites et moyennes entreprises | Les chercheurs membres des réseaux de centres d'excellence (RCE) invitent des représentants de l'industrie à leurs réunions et à siéger à des comités | Recherche de sites Web pour déterminer les sources d'aide au démarrage d'organismes gouvernementaux |
| Laboratoires biomédicaux | Les chercheurs travaillant avec des modèles murins consultent les chercheurs qui travaillent avec des sujets humains | Les chercheurs ont accès à des échantillons de cellules souches dont la qualité a été contrôlée et provenant de laboratoires de référence |
- Évaluer les progrès et adapter l'approche au besoin.
- Quelles activités avez‑vous mises en oeuvre pour cerner les lacunes entre ce que nous apprenons grâce à la recherche et ce que nous faisons à titre de société pour bénéficier de ces résultats?
- Quelles occasions avez-vous créées (ou influencées) pour favoriser la synthèse des connaissances issues de la recherche?
- Quelles activités avez‑vous organisées pour communiquer les résultats de la recherche aux groupes qui pourraient les utiliser pour parvenir à des résultats d'intérêt?
- Quelles réunions avez‑vous organisées et soutenues et/ou quelles relations avez-vous établies et entretenues avec les utilisateurs possibles des résultats de la recherche?
- Quelles activités avez‑vous organisées afin d'aider une personne, un groupe ou une organisation à intégrer les résultats de votre recherche à des travaux qui permettront d'influencer progressivement les résultats pour la santé (ou les résultats économiques)?
- Quels ont été les résultats intermédiaires (ceux qui ont permis de faire des progrès concrets relativement à un résultat important pour la santé)?
- Quels sont les mécanismes et les stratégies que vous avez utilisés et qui semblent avoir été les plus efficaces? Dans quelles circonstances?
IV. Principaux défis en matière d'AC dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
En dehors du fait que l'AC constitue un processus complexe comprenant plusieurs aspects, comme nous l'avons décrit plus tôt, il y a d'autres défis à relever. On a rencontré les principaux intervenants de l'IMII et on leur a demandé quels étaient, à leur avis, les principales tendances ou facteurs clés du contexte qui influencent les futures mesures de l'IMII en matière d'AC. Cette interaction a permis de définir certains défis liés à l'AC dans le cadre de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, tant au sein des IRSC qu'ailleurs.
- Nous ne connaissons pas vraiment la capacité « d'utilisation » des données factuelles au Canada. Nous ne savons pas vraiment si le système contient les éléments et les attributs nécessaires pour exécuter le côté « mise en oeuvre » de l'activité d'utilisation de la recherche. Les différents rôles que d'autres organisations jouent dans l'utilisation des connaissances au Canada doivent être compris et reconnus.
- L'AC doit avoir une portée internationale, surtout en ce qui concerne les maladies infectieuses. Il n'y a pas de frontières pour les virus.
- Les nouveaux dirigeants du portefeuille de l'AC au sein des IRSC ont fourni de nouveaux cadres et outils, et on prévoit une augmentation du niveau d'activité à ce sujet dans un avenir prévisible. Il faut du temps et une attention particulière pour internaliser la pertinence et l'application des différents outils, etc. liés à la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires.
- Le désir de tirer des avantages économiques de la recherche est grand. Les directives, les priorités et les politiques du gouvernement constituent d'importantes influences en matière d'AC. On se préoccupe actuellement du rendement du capital investi dans la recherche et on met l'accent sur les économies fondées sur les connaissances.
- Il est impossible de prévoir la nature exacte des défis qui surviendront en matière de maladies infectieuses. Étant donné la nature et le caractère incertain des maladies infectieuses, il pourrait y avoir une incidence si un événement prévu et pour lequel on a affecté des ressources (p. ex. une grippe pandémique) ne survient PAS.
- La dynamique entre les gouvernements fédéral et provinciaux au Canada exige des connaissances et des compétences particulières en négociation.
- On s'attend de plus en plus à ce que les avantages de la recherche pour la société soient concrets. La libre circulation d'information sur la santé entraîne une plus grande sensibilisation du public et de plus grandes attentes de la part de la population. L'AC n'est pas synonyme de communication, mais il s'agit plutôt d'une suite de processus qui permettront d'établir un lien entre les chercheurs et les utilisateurs de la recherche.
- L'IMII doit adopter une approche en ce qui concerne la promotion de la recherche et la mise en application des conclusions visant des maladies rares.
- Les activités des « Treize grandes » universités de recherche au Canada en ce qui concerne l'AC (surtout la commercialisation) influenceront ce qui peut et devrait être fait.
- Une grande partie des recherches sur les maladies infectieuses et immunitaires est effectuée dans le cadre du thème 1 (recherche biomédicale) et du thème 2 (recherche clinique); jusqu'à maintenant, au sein des IRSC, on a principalement mis l'accent sur les politiques, la prestation des services et la santé publique et des populations. L'AC en ce qui concerne le thème 1 se limite‑t‑elle à la commercialisation ou y a‑t‑il autre chose?
- Dans son mandat, l'IMII indique que ses intérêts vont de la prévention à la palliation des maladies infectieuses et immunitaires, y compris toutes les étapes intermédiaires. Cependant, la majorité des chercheurs qui transigent avec l'IMII centrent leur attention sur la recherche liée aux aspects biomédicaux de la maladie. Pour remplir certains aspects du mandat de l'IMII, il faut posséder des connaissances approfondies et établir des partenariats avec d'autres groupes et organisations qui possèdent les connaissances et l'expertise requises.
V. Différentes perceptions de l'AC
Il existe au moins quatre points de vue ou groupes qui doivent faire partie intégrante de la discussion et des activités liées à l'AC si on veut que les connaissances issues de la recherche soient appliqués de façon à en tirer le plus grand avantage. Ces quatre points de vue sont ceux du milieu des chercheurs, de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires qui fournit un leadership stratégique dans ce domaine, des IRSC (en mettant particulièrement l'accent sur le portefeuille de l'AC) et enfin, mais non le moindre, une grande variété d'organisations de l'ensemble du Canada qui utilisent les connaissances issues de la recherche afin d'atteindre leurs propres objectifs liés aux maladies d'origine immunologique et aux maladies infectieuses.
Dans le présent document, on propose un processus par lequel un chercheur ou un groupe de chercheurs peut réfléchir à son rôle en matière d'AC, mais il est clair que l'AC ne constitue pas une mesure individuelle. Il s'agit plutôt d'une approche interactive souvent utilisée en collaboration avec d'autres. Par définition, l'application des connaissances constitue un processus dynamique dans le cadre duquel il y a une interaction continue entre les nombreuses parties, y compris les personnes qui produisent les connaissances issues de la recherche et celles qui exercent une influence quant à leur utilisation. Il arrive souvent que les personnes qui mènent la recherche travaillent seules ou en petits groupes sans lien officiel avec les organisations ou les personnes qui utilisent les connaissances issues de la recherche ou qui exercent une influence quant à cette utilisation. Il arrive souvent que les connaissances issues de la recherche qui peuvent être utilisées ne constituent pas le résultat du travail d'un seul groupe de recherche, mais plutôt la synthèse du travail d'un grand nombre de personnes. L'application des connaissances est un processus complexe.
À un niveau élevé, les chercheurs participent à l'AC en menant des recherches de façon telle que l'utilisation soit inhérente à la recherche (AC intégrée), en réfléchissant de façon stratégique aux différentes mesures qu'ils peuvent prendre et aux divers rôles qu'ils peuvent jouer (comme ceux proposés dans le processus en huit étapes donné dans le présent document), et en maintenant une interaction et en échangeant de l'information avec les utilisateurs afin d'appuyer l'atteinte d'un but précis.
L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires agit à titre d'organisme de rapprochement entre le milieu de recherche visé et les IRSC. L'IMII a un rôle précis à jouer pour appuyer l'AC dans son domaine d'influence. Son rôle peut inclure des éléments tels que : des mécanismes de financement, des mesures stratégiques à prendre par le personnel de l'IMII, la création d'un milieu habilitant et de soutien en matière d'AC15 et la collaboration avec d'autres (partenariat). Le mécanisme de financement n'est qu'une mesure utilisée par les organismes de financement de la recherche comme les IRSC. En plus des mécanismes de financement, le personnel de l'Institut se trouve dans une position unique pour prendre des mesures stratégiques (cerner les domaines qui requièrent une attention, maintenir des relations avec des organismes et des personnes, organiser des réunions, etc.) qui améliorent les chances de succès en matière d'application des connaissances. Jusqu'à maintenant, cette approche a été évidente dans le cadre d'un grand nombre d'initiatives stratégiques appuyées par l'IMII.
Les deux dernières stratégies susmentionnées (création d'un milieu de soutien et collaboration) sont dignes de mention, car elles aussi, comme les mesures stratégiques prises par le personnel de l'Institut, sont généralement pertinentes et ne visent pas seulement un projet ou secteur d'intérêt particulier. Dans un certain sens, elles sont habilitantes en matière d'AC. Un milieu de soutien est un milieu où les personnes qui participent à l'AC comprennent ce que c'est, où l'infrastructure nécessaire est en place pour appuyer l'utilisation des connaissances issues de la recherche dans bien des situations et où les gens et les systèmes peuvent réellement utiliser les conclusions de la recherche. Le développement et le maintien des relations existantes avec les principaux organismes d'orientation (p. ex. les centres de contrôle des maladies provinciaux ou l'Agence de la santé publique du Canada) constituent un exemple d'une dimension qui caractérise un milieu de soutien. Si la relation existe déjà et qu'un défi en matière de santé publique survient, les parties travaillant en collaboration sont en bien meilleure position pour prendre des mesures rapidement. La création d'un mécanisme d'intervention rapide par l'IMII pour répondre aux défis antérieurs constitue un autre exemple d'un milieu de soutien. En ce qui concerne la collaboration et le partenariat, mis à part le fait qu'on a établi que le partenariat constitue une stratégie clé au sein de l'ensemble des IRSC, et étant donné les exigences particulières lorsqu'on travaille avec de nombreuses autres parties afin d'assurer l'utilisation des connaissances issues de la recherche, il semble logique de définir le partenariat ou la collaboration comme principale stratégie.
Bien sûr, l'AC constitue une partie intégrante du mandat de l'ensemble des IRSC qui, dans le cadre de leurs différents programmes, mettent en oeuvre des initiatives qui appuient l'AC (voir l'annexe 4). Comme la majorité des recherches sont menées dans le cadre du programme de concours publics, il s'agit d'un point important en matière d'activité d'AC.
La population variée des utilisateurs possibles de la recherche constitue, par définition, une partie intégrante d'un processus visant à améliorer l'application des connaissances au profit des Canadiens. L'objectif de l'atelier de septembre est de cerner les principales priorités en matière d'AC dans le domaine précis de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires et les mesures connexes par lesquelles on peut aborder ces priorités. Toutes les personnes et tous les organismes susmentionnés participeront en fin de compte aux activités d'AC afin de réduire le fardeau des maladies infectieuses et immunitaires. Pendant l'atelier, on cherchera à cerner des mesures précises qui doivent être mises en oeuvre dans le milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires afin de favoriser l'AC et de fournir une rétroaction à l'IMII et aux partenaires sur la façon dont ils peuvent appuyer ces mesures.
VI. Récapitulation
On décrit dans le présent rapport un cadre pour l'AC dans le milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, et on y présente des exemples. On y a également souligné plusieurs points.
Premièrement, étant donné que la plupart des milieux de recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires sont axés sur le thème 1 (recherche biomédicale) et le thème 2 (recherche clinique), il faut en tenir compte dans ce plan. En d'autres termes, il faut mettre davantage l'accent sur les activités d'AC qui constituent d'importants facteurs ou outils pour atteindre le but ultime d'améliorer la santé, les services et les produits de santé. Il s'agit de toutes les activités qui mènent aux mesures définies dans le processus Des connaissances à la pratique des IRSC, soit la synthèse des connaissances, l'adaptation des connaissances à des fins d'utilisation ultérieure, l'échange de connaissances entre les chercheurs et d'autres personnes ou organismes dont l'intérêt principal est l'utilisation des connaissances pour atteindre des buts à long terme, ou des étapes intermédiaires qui appuient l'atteinte d'objectifs à plus long terme. Autrement dit, la définition de l'AC dans ce cadre est suffisamment large pour y inclure les différentes activités réalisées par une communauté en grande partie composée de chercheurs biomédicaux et cliniques.
Deuxièmement, le cadre en huit étapes, tel qu'il a été élaboré, constitue un outil qui peut être utilisé pour analyser les initiatives, les programmes et les projets de recherche terminés ou qui ont déjà été mis en place, mais aussi, et surtout, un outil servant dans le cadre de l'exercice de planification préalable à l'élaboration ou à la mise en oeuvre de projets de recherche futurs. Si, dès le départ, on a intégré délibérément l'AC aux processus de réflexion, cette approche devrait favoriser l'AC et permettre à cette activité de se dérouler plus efficacement à l'avenir.
Troisièmement, après cela, il devrait être plus facile de discuter de la façon dont l'IMII (pour le compte du milieu de la recherche que l'Institut représente) peut évaluer l'incidence de l'AC sur les maladies infectieuses et immunitaires au Canada, surtout relativement aux domaines qu'elle a cernés comme priorités. Il continuera d'être de plus en plus important de pouvoir expliquer la différence que l'investissement dans la recherche apporte pour le Canada et les Canadiens.
Et enfin, quatrièmement, il faut reconnaître que l'IMII constitue une importante « organisation d'influence » si l'on veut mieux faire comprendre à la communauté des chercheurs sur les maladies infectieuses et immunitaires et la communauté des utilisateurs de la recherche l'importance d'incorporer des objectifs et des résultats qui sont indirectement (et parfois directement) pertinents pour l'amélioration à long terme de la santé, de la prestation des soins de santé et de l'activité liée à la santé. Le cadre peut être perçu comme un guide afin d'établir des exigences explicites pour les demandes de financement et les rapports de fin de subvention et comme un outil d'auto‑évaluation pour toutes les personnes participant à la planification d'une stratégie et à la recherche.
L'IMII a établi trois objectifs en matière d'AC, notamment :
- Renforcer la capacité et fournir un soutien en ce qui concerne l'application et la communication des nouvelles connaissances issues de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires.
- Appuyer les initiatives d'application des connaissances pour améliorer les résultats sur le plan de la santé humaine.
- Améliorer les possibilités de favoriser la reconnaissance internationale de la recherche canadienne en infectiologie et en immunologie.
L'atelier offert en septembre permettra d'obtenir d'importants commentaires sur la façon d'atteindre ces trois objectifs.
Annexe 1. Exemples d'AC jusqu'à ce jour dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires
Introduction
La présente annexe a été rédigée afin de fournir un aperçu des activités d'AC dans les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires depuis la création des IRSC. Ce résumé a grandement été influencé par les données mises à la disposition des rédacteurs. Bien que la plupart des ressources aient été investies par les IRSC dans le cadre du programme de concours ouverts, il n'existe pas de données uniformes pouvant être utilisées pour examiner les activités d'AC résultant de ces concours ou mises en oeuvre dans le cadre de ce programme. Ainsi, bien que nous ayons tenté de décrire les activités d'AC dans le milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, nous ne pouvons confirmer que ces descriptions sont complètes. Cependant, nous espérons qu'elles vous donneront une idée du type d'activités d'AC menées.
Nous avons décrit les activités d'AC passées dans trois sections :
- Exemples d'AC dans le cadre de programmes stratégiques
- Exemples de projets offrant de grandes possibilités d'AC tels qu'ils sont résumés sur le site Web des IRSC
- Exemples d'activités et de projets d'AC décrits par les membres du milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires dans un sondage mené au cours de l'été 2008
Exemples d'AC dans le cadre de programmes stratégiques
Les exemples fournis ci‑dessous sont classés en fonction des huit mécanismes proposés dans le processus Des connaissances à la pratique des IRSC décrit à la section IIID ci‑dessus. On y présente des exemples d'AC de type 1 et de type 2, selon le modèle de Wolf. La plupart de ces exemples proviennent de projets de recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires réalisés grâce à des possibilités de financement établies à partir de priorités stratégiques déterminées par les IRSC ou par l'IMII. Ce n'est qu'une question d'opportunisme, étant donné qu'on assure un bon suivi des activités d'AC dans le cadre des programmes stratégiques. Il faut insister sur le fait que l'AC est réalisée dans le contexte de la planification d'initiatives et de programmes stratégiques menés au sein des IRSC, mais que les réponses aux possibilités de financement élaborées dans le cadre de ces programmes stratégiques sont formulées par les chercheurs et financées dans le cadre de concours faisant l'objet d'un examen par les pairs.
Coproduction de connaissances/méthodes de recherche en collaboration
Nous trouvons un excellent exemple dans le Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida qui fait partie de l'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada, dont la portée est plus large. Dans le cadre de ce programme, la recherche est orientée par la collectivité en ce sens que la population participe, en collaboration avec les chercheurs, à toutes les étapes du processus, de l'élaboration des questions de recherche jusqu'à la communication des résultats aux personnes concernées. Les dirigeants communautaires peuvent agir à titre de chercheurs principaux ou de cochercheurs, et les fonds peuvent être affectés directement à des organisations communautaires. Il existe une gamme de programmes de financement pour répondre aux besoins de ce programme. Donnons comme exemple une subvention de fonctionnement intitulée The Diagnosis and Care of HIV Infection in Aboriginal Youth16 et son document complémentaire intitulé Atelier sur les solutions communautaires : Tests de dépistage du VIH/sida et soin des jeunes Autochtones qui illustrent ce genre d'AC intégrée.
Synthèse des connaissances
Les sondages, les ateliers et les conférences consensuelles constituent d'importantes stratégies qui permettent la synthèse des connaissances. Dans le cadre d'un sondage auprès d'organisations canadiennes liées à la vaccination, de chercheurs dans ce domaine et d'organismes de financement des vaccins, on a découvert d'importants investissements dans la recherche et on a relevé d'importantes découvertes canadiennes, ainsi que des défis et des possibilités pour le Canada. Les résultats, qui ont été résumés dans un rapport intitulé Vaccins pour le 21e siècle : Faire en sorte que le Canada passe à des nouvelles technologies vaccinales17, représentent une importante collecte et synthèse des connaissances par d'importants intervenants de la communauté des vaccins. Le rapport a été rédigé à l'intention des responsables des politiques, des chercheurs et des commanditaires de la recherche, ainsi que pour les utilisateurs finaux des vaccins et des programmes d'immunisation. Le rapport comprend une série de recommandations et représente non seulement une importante synthèse des connaissances, mais aussi une adaptation des connaissances en vue de l'élaboration d'outils qui seront utilisés pour établir les priorités et les politiques en matière de vaccins.
Une conférence internationale qui a eu lieu en 2003 et dont le titre était Relever le défi des maladies à prions, a été suivie d'un atelier de planification sur les prions dans le cadre duquel des chercheurs se sont réunis afin d'examiner la somme des connaissances et de l'expérience issues de la recherche en ce qui concerne les prions et de cerner les besoins, les lacunes et les possibilités dans ce domaine. Les recommandations formulées dans le cadre de cet atelier constituent le fondement d'une demande retenue dans le cadre du programme des réseaux de centres d'excellence et qui a entraîné la création du réseau pancanadien Prionet financé conjointement par Santé Canada, les IRSC et Industrie Canada.
Outils et produits liés aux connaissances
Les produits chimiques, les produits cellulaires, l'information génétique, etc. constituent d'importants résultats de la recherche fondamentale qui n'ont d'incidences économiques ou hygiéniques qu'après avoir été mis sur le marché. Les connaissances sont appliquées dans le cadre de partenariats industriels, de transfert de la technologie, de brevets, de démonstrations des principes et des dernières étapes de la commercialisation. Le Programme d'application des nouvelles technologies à la recherche en santé a permis de financer des équipes de scientifiques multidisciplinaires dont l'objectif était d'intégrer des technologies utilisées dans les sciences naturelles et physiques à la recherche biomédicale. De nombreux brevets ont été délivrés dans le cadre de ce programme. Les résultats obtenus par une des équipes comprenaient la production d'un outil de dépistage de parasites fondé sur la capacité de certains anticorps de reconnaître les protéines humaines qui ont été modifiées par des protéines parasites et détectées par spectrométrie de masse. Cet outil peut être utilisé pour le dépistage de masse d'infections parasitaires dans des échantillons sanguins.
Définition de problèmes
On trouve un bon exemple de la définition de problèmes dans la planification d'initiatives de recherche stratégiques de grande envergure dans le cadre desquelles des groupes de chercheurs, des chercheurs et des partenaires, ou encore des chercheurs et des intervenants ou utilisateurs de la recherche, se sont réunis afin d'établir des priorités et d'élaborer des possibilités de financement. En ce qui concerne les chercheurs, beaucoup d'équipes titulaires de subventions ont mis en commun leur expertise afin d'élaborer des questions de recherche générales et de définir le rôle de chaque expert au sein de l'équipe de recherche. Un des premiers exemples a été un groupe dirigé par l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents, qui regroupait des experts dans les domaines des quatre thèmes, soit l'épidémiologie et la santé des populations, la science clinique, la génétique, l'immunologie et la santé environnementale, afin d'aborder la question des interactions gènes‑environnement dans le contexte de l'asthme infantile18.
Processus pour adapter les connaissances au contexte dans lequel elles seront utilisées
Dans le cadre d'un projet mené par le Dr Ross Upshur, on a examiné les considérations éthiques liées à la mise en quarantaine, le concept d'obligation de prodiguer des soins, l'établissement des priorités et les questions de gouvernance globale pendant l'épidémie de SRAS19. Un rapport rédigé à titre de cadre pratique et intitulé Stand on Guard for Thee a beaucoup retenu l'attention des médias et a été mis en application par des planificateurs et des responsables des politiques à l'échelle locale, nationale et mondiale.
Évaluation des obstacles à l'utilisation des connaissances dans un contexte particulier
Dans le cadre d'un projet intitulé Facteurs entravant ou facilitant l'adoption de mesures de protection contre le SRAS pour les travailleurs de la santé20, les chercheurs ont utilisé des questionnaires et des évaluations du milieu de travail afin d'aborder les obstacles à l'utilisation des méthodes de contrôle des maladies infectieuses. Ils ont examiné la conformité et la non‑conformité des travailleurs de la santé dans des secteurs à risques élevés et quels outils ces derniers considèrent comme disponibles, ainsi que les outils qui étaient actuellement à leur disposition pour faire face à un événement comme celui du SRAS. Les chercheurs ont pu cerner les données démographiques qui décrivaient les travailleurs qui se conformaient le moins. Entre autres résultats de l'étude, on a élaboré un cadre d'évaluation des facteurs qui influencent l'intention de se conformer à certains comportements particuliers relatifs au contrôle des maladies infectieuses et à la sécurité. En se fondant sur ces résultats, ils ont créé un module de formation accessible sur le Web, et les résultats pertinents ont été communiqués dans des bulletins d'information et des sites Web accompagnés de messages ciblés à l'intention d'auditoires précis.
Sélection et adaptation des interventions
Les milieux de recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires comptent des chercheurs dont le rôle principal est de générer de nouvelles connaissances issues de la recherche et de les résumer en y intégrant des connaissances existantes. C'est pourquoi les « interventions » prennent habituellement la forme de communications entre chercheurs dans le cadre de réunions, de présentations et de documents s'adressant aux chercheurs, et moins fréquemment, de communications entre chercheurs et intervenants (bailleurs de fonds, partenaires de l'industrie) et de communications occasionnelles entre chercheurs et utilisateurs des connaissances. Outre ces méthodes traditionnelles, les « interventions » constituent habituellement des présentations verbales ciblées. Le Programme des partenariats pour l'amélioration du système de santé des IRSC appuie les projets liés aux besoins émergents en matière de santé, la recherche qui s'adresse aux responsables des politiques, les partenariats avec des partenaires provinciaux et les plans de communication des connaissances. Dans le cadre d'un de ces projets21, on a pu démontrer qu'on peut contrôler le C. difficile chez les travailleurs de la santé par le lavage des mains avec de l'eau et du savon, une méthode qui s'est avérée plus efficace que l'utilisation de détergent pour les mains à base d'alcool. Les chercheurs ont présenté leurs résultats dans le cadre de conférences sur le sujet, mais aussi à des groupes locaux de contrôle des maladies infectieuses afin d'éclairer l'élaboration de lignes directrices sur le contrôle des maladies infectieuses.
Rapports individuels entre les producteurs et les utilisateurs de connaissances
Dans le cadre d'un atelier sur les possibilités de financement organisé plus tôt, on a défini le point central de l'Initiative sur la salubrité des aliments et de l'eau comme étant la contamination microbienne des aliments et de l'eau et l'utilisation des antimicrobiens dans l'agriculture. Cette initiative a mené à la création, sous l'égide de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires, d'un partenariat multisectoriel national entre des universitaires, des représentants des gouvernements et des représentants de l'industrie faisant partie des 17 organismes membres de la Coalition canadienne pour la salubrité des aliments et de l'eau, qui compte cinq ministères ou organismes de réglementation du gouvernement fédéral, plusieurs universités et des associations de l'industrie alimentaire. Dans le cadre des activités de la Coalition, on a lancé plusieurs possibilités de financement. Il s'agit d'un partenariat soutenu qui a permis de renforcer la capacité de recherche, a favorisé la production de résultats dans la recherche appliquée sur les aliments et l'eau, a encouragé la recherche en collaboration entre le gouvernement et les universités et a aidé à la sensibilisation du public.
Possibilités d'échange de connaissances
L'échange de connaissances entre les chercheurs et entre les chercheurs et les intervenants constitue une stratégie clé dans l'ensemble des IRSC et se fait dans le cadre de conférences, d'ateliers, de symposium, de conférences consensuelles et au sein de différents autres groupes. Un de ces ateliers, qui comptait des représentants du Canada et du Royaume‑Uni et qui était intitulé « Vaincre les microbes », a permis de réunir des chercheurs d'universités et d'organismes de santé publique des deux pays précisément pour échanger de l'information, examiner des possibilités de partenariats et de collaboration et mettre en commun une expertise complémentaire.
Exemples de projets offrant une grande possibilité d'AC tels qu'ils sont résumés sur le site Web des IRSC
Mis à part les projets financés dans le cadre d'initiatives stratégiques, il y a peu d'information disponible sur les activités d'AC liées aux projets de recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires. Un examen sommaire de la section « Nouvelles » du site Web des IRSC pour la période 2006‑2008 a permis de dresser une liste de projets présentant de grandes possibilités en matière d'application de la recherche fondamentale aux nouvelles thérapies22. Il faut souligner qu'il s'agit de projets sélectionnés parce qu'on jugeait qu'ils méritaient d'être signalés parmi les nouvelles figurant dans le site Web des IRSC. De plus, il a été impossible de déterminer la source du financement, c.-à-d. les concours ouverts ou les programmes stratégiques, liée à ces projets. Ils donnent une idée des activités de recherche translationnelle dans le milieu de la recherche menée à l'initiative des chercheurs. Voici quelques‑uns de ces projets de recherche :
Moses et coll. : Un essai contrôlé randomisé effectué au Kenya, mais financé par les IRSC, a montré que la circoncision réduit l'incidence du VIH chez les jeunes hommes. On a mis fin à l'essai avant qu'il ne soit terminé parce qu'on avait accumulé suffisamment de données pour prouver la réduction du risque. On se fondera sur les résultats de cette étude pour élaborer des lignes directrices internationales en matière de prévention du VIH. Le Time a classé cette étude à la première place de sa liste des plus grandes découvertes médicales de 2007.
Berghuis et coll. : Une nouvelle façon par laquelle le staphylocoque doré, une « superbactérie » résistante à de nombreux médicaments, rend inactif un des plus récents médicaments utilisés pour la combattre et qui pourrait être utilisée pour élaborer des stratégies visant à contrer la résistance aux médicaments.
Chadee et coll. : Un vaccin mis au point pour prévenir l'infection causée par l'amibe dysentérique et qui empêcherait le parasite de s'accrocher aux parois de l'intestin. Les chercheurs ont testé le vaccin sur des gerbilles et ont constaté qu'il immunisait les sujets à 100 pour cent contre le parasite. Ces conclusions pourraient se traduire par le développement d'un vaccin pour les humains.
Cameron et coll. : Cette équipe a démontré qu'au cours des premières étapes du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), on observe chez les patients deux réponses immunitaires différentes. Les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient prédire la gravité de la maladie en déterminant le type de réponse immunitaire présentée par le patient. Chez les patients qui n'ont présenté ultérieurement que des symptômes bénins, la réponse immunitaire était différente de celle qui a été observée chez les patients qui ont présenté ultérieurement des symptômes graves de la maladie ou qui en sont morts. Cette étude, partiellement financée par les IRSC, fournit de l'information sur la façon dont le système immunitaire réagit au SRAS. On pourra l'utiliser pour cibler les patients qui ont besoin de soins médicaux supplémentaires.
Cohen : Une protéine spécifique au VIH freine le système immunitaire en empêchant les cellules du système immunitaire de se répliquer et, par conséquent, réduit la capacité des personnes infectées par le VIH de lutter contre l'infection. Ces découvertes pourraient mener à la mise au point de nouveaux médicaments pour lutter contre le VIH.
Kotra et coll. : On a découvert un composé synthétique qui se fixe à un enzyme clé nécessaire à la reproduction et à la survie du parasite du paludisme et qui le freine. Cette découverte pourrait mener à la mise au point d'un médicament contre le paludisme efficace contre les souches pharmacorésistantes.
Cashman et Lehto : Fondée grâce à une subvention du Programme de démonstration des principes des IRSC, Amorfix met l'accent sur le diagnostic et le traitement des maladies neurodégénératives comme l'Alzheimer, le Parkinson et l'encéphalopathie spongiforme bovine ou « maladie de la vache folle », toutes des maladies où les protéines agrégées mal repliées sont présentes. Amorfix était la seule entreprise canadienne parmi 47 candidats à être nommée Pionnier technologique de 2007.
Finlay et coll. : Un vaccin contre Escherichia coli 0157:H7 a été autorisé aux fins d'utilisation au Canada. Le vaccin est donné au bétail afin d'empêcher la bactérie E. coli de s'attacher à la paroi intestinale du bétail de façon à ce qu'il soit moins probable que la viande et les produits agricoles exposés aux produits bovins transmettent l'agent pathogène.
Madrenas et coll. : La maladie dévoreuse de chair, l'intoxication alimentaire et le syndrome de choc toxique sont causés par un superantigène ou des toxines secrétés par certaines bactéries. Ces toxines déclenchent une activation massive des cellules immunitaires qui produisent des incidents défavorables. Cette réponse immunitaire systémique enclenche ensuite son propre enchaînement de phénomènes biochimiques néfastes qui peuvent entraîner la défaillance de nombreux organes et la mort. Cette recherche livrera d'importants renseignements en vue de la mise au point de traitements médicamenteux ciblés pour ces maladies dévastatrices.
Singh et coll. : Les personnes diabétiques présentent un plus grand risque d'infections récurrentes. Cette immunité compromise vient du fait que leurs cellules dendritiques ne produisent pas suffisamment d'interféron alpha. Cette information souligne l'importance des stratégies telles que les vaccins pour réduire l'incidence ou la gravité de l'infection.
Coulton et Pawelek : En produisant avec succès la première structure tridimensionnelle connue d'un complexe lié à l'absorption de fer par les bactéries, on a découvert des processus par lesquels les bactéries s'approprient des éléments nutritifs essentiels tels que le fer. Cette découverte pourrait entraîner le développement de meilleurs médicaments pour combattre l'antibiorésistance.
Saleh et coll. : Une protéine caspase-12 a été découverte. Elle bloque la réaction du corps aux maladies infectieuses pouvant causer la mort en empêchant le bon fonctionnement d'une autre protéine. Cette connaissance orientera l'élaboration de traitements qui pourraient renforcer le système immunitaire des personnes ayant cette protéine déficiente.
Suissa et coll. : Les médicaments utilisés pour réduire l'acidité gastrique permettent au C. difficile de se développer ailleurs que dans les hôpitaux. La bactérie peut causer une infection intestinale mortelle. Cette découverte peut mener à de nouveaux traitements qui permettront de prévenir les infections causées par le C. difficile.
Il faut souligner que jusqu'à récemment, on n'a pas essayé de comprendre ou d'inventorier systématiquement les connaissances acquises ou appliquées dans des projets financés dans le cadre du programme de concours ouverts. Récemment, les IRSC ont créé un programme de présentation de rapport en fin de subvention qui prévoit la présentation d'un compte rendu des activités d'application des connaissances. L'analyse de cette information permettra de mieux comprendre comment le milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires remplit cet aspect du mandat des IRSC.
Exemples d'activités et de projets d'AC décrits par les membres du milieu de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires dans un sondage mené en août 2008 par l'IMII
| Fréquence de la mention | Groupe 1 : Chercheurs dans le domaine biomédical/clinique | Groupe 2 : Chercheurs dans le domaine des systèmes et services de santé et des politiques de la santé, chercheurs en santé publique et des populations |
|---|---|---|
| Fréquemment |
|
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| À l'occasion |
|
|
| Rarement |
|
|
Annexe 2. Un exemple d'AC dans le domaine des maladies infectieuses et immunitaires : salubrité des aliments et de l'eau
L'application des connaissances ne constitue pas simplement une activité unidimensionnelle. Pour illustrer la nature complexe et à long terme de la majorité des activités d'AC, on a utilisé un exemple provenant des milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires. Il s'agit d'un exemple qui s'est révélé une priorité en raison de plusieurs événements qui ont incité tous les Canadiens à se pencher sur la salubrité de nos aliments et de notre eau. Bien qu'il y ait beaucoup de bons exemples dans les milieux de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires, cet exemple est utilisé parce qu'il s'agit d'un « domaine parvenu à maturité », un domaine dans lequel on a eu le temps d'observer un parcours allant de l'activité de recherche à une incidence possible sur les résultats pour la santé.
Le diagramme 3 (Incidences sur la santé...) de la présente annexe (page 41) illustre le fait qu'il y a des étapes intermédiaires à l'atteinte d'un résultat d'intérêt (salubrité des aliments et de l'eau pour l'ensemble du pays) qui reflètent les progrès accomplis pour atteindre un but précis. Vous trouverez dans ce diagramme un exemple de la façon dont on peut conceptualiser ce principe par un examen de l'AC combiné à un cadre axé sur les résultats23. Au bas du diagramme, on présente des exemples de résultats pour la santé (formulés selon le langage du Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats du Conseil du Trésor). On espérait en fin de compte avoir une incidence sur la santé de la population canadienne dans les domaines liés aux infections causées par des sources alimentaires ou l'eau. Bien que les résultats formulés dans le diagramme puissent n'avoir jamais été indiqués de façon explicite par qui que ce soit, il n'est pas difficile d'imaginer que beaucoup de Canadiens espéraient que, grâce à la recherche, plus aucun Canadien ne mourrait après avoir consommé de l'eau contaminée par la bactérie E. coli. Dans ce diagramme, on utilise l'Initiative sur la salubrité des aliments et de l'eau24 comme exemple de la façon dont, dans le cadre d'une initiative stratégique, les mesures subséquentes prises mènent progressivement à un plus grand nombre d'activités appliquées, et en fin de compte, à des mesures qui ont clairement une influence sur les résultats pour la santé.
Les décès survenus à Walkerton, en Ontario, en 2000 et causés par la contamination de l'eau par E. coli constituent un événement important qui a eu une incidence sur ces mesures.
Bien que les mesures prises par l'IMII et d'autres organismes au cours des dernières années puissent être décrites dans ce cadre en remontant dans le temps, il est correct d'affirmer que l'évolution des différentes activités mises en oeuvre à ce moment‑là ne semblait pas aussi logique et planifiée. Voici certains événements clés survenus dans ce domaine en général25 :
- Pendant la transition aux IRSC, on a offert un financement pour des « ateliers sur les possibilités » qui permettraient d'éclairer les orientations futures des IRSC. Un de ces ateliers était dirigé par le Dr Brett Finlay de l'Université de la Colombie‑Britannique et centré sur la contamination microbienne des aliments et de l'eau, ainsi que sur l'utilisation des antimicrobiens en agriculture.
- L'IMII a réagi à cette orientation et a établi des partenariats avec le gouvernement et le secteur privé qui se sont traduits par la création de la Coalition canadienne pour la salubrité des aliments et de l'eau qui compte 18 membres.
- En mai 2002, la Coalition a lancé sa première possibilité de financement intitulée « Évaluations des besoins, des lacunes et des opportunités ».
- En décembre 2002, un consortium formé des membres de la Coalition et d'autres personnes a lancé une deuxième possibilité de financement afin de promouvoir la formation de nouvelles équipes de recherche comprenant des chercheurs du milieu universitaire et des chercheurs du gouvernement fédéral. Avant ce lancement, on offrait un « Atelier sur la préparation des demandes » afin de réunir ces différents groupes de chercheurs.
- Sept projets ont été financés dans le cadre du deuxième appel de demandes, y compris un projet dans le cadre duquel on a mis au point un vaccin qui, lorsqu'il est administré au bétail, réduit grandement le niveau d'E. coli libéré dans l'environnement et l'exposition des produits agricoles et des produits de viande à E. coli.
- En juin 2003, on a lancé une possibilité de financement intitulée « Contamination microbienne des aliments et de l'eau et résistance aux antimicrobiens dans la chaîne alimentaire ».
Cet exemple reflète une initiative stratégique de l'IMII. Par conséquent, les activités décrites sont celles que l'IMII a mises en oeuvre (de son propre chef ou en collaboration avec des partenaires). Des activités différentes ont été réalisées par d'autres organismes et ont également eu une influence sur les résultats présentés dans le diagramme 3. Par exemple, en 2005, on a financé un réseau de centres d'excellence en recherche sur les prions (Prionet) dans le cadre d'un programme du gouvernement fédéral26. Le chercheur principal du Réseau de centres d'excellence avait reçu précédemment une subvention lors de l'appel de demandes de juin 2003 de l'IMII intitulé « Le Réseau canadien des maladies à prions : Relever le défi ». Il s'agissait clairement d'une composante de base du financement d'un programme pluriannuel du Réseau des centres d'excellence au plein sens du terme.
Peu importe l'activité (réunions, présentations, projets de recherche mis en oeuvre, etc.), il est possible de retracer les étapes pour constater comment l'activité du milieu de la recherche peut avoir une influence sur les résultats d'intérêt finaux. Bien qu'il n'existe aucune preuve directe quant au niveau de contamination à E. coli des sources d'eau et aux résultats définitifs pour la santé, la façon dont les différentes activités pourraient avoir une incidence sur les résultats pour la santé est claire.
La principale raison qui nous incite à présenter au moins certaines des activités mises en oeuvre dans le cadre de cette initiative est de démontrer que l'AC est réalisée progressivement et dans le cadre d'un ensemble d'interactions complexes. C'est pourquoi il est important de réfléchir aux différentes étapes qui mèneront à l'utilisation des connaissances de façon à pouvoir évaluer et apprécier les progrès vers l'atteinte de l'objectif ultime (sans perdre de vue, bien sûr, l'importance d'atteindre réellement cet objectif ultime). Un point important à souligner est que chaque étape ou chaque projet de recherche ne produira pas des résultats mesurables au niveau des résultats finaux pour la santé. Il est important de reconnaître qu'il s'agit d'un processus à volets multiples et parfois long dans le cadre duquel on peut cerner des étapes intermédiaires.
Dans un sens très générique, certaines des étapes pertinentes peuvent provenir du processus Des connaissances à la pratique des IRSC, et ce cadre est abordé dans la section IIID du présent document.
Diagramme 3 : Incidences sur la santé de la recherche sur les maladies infectieuses et immunitaires grâce à l'application des connaissances : un exemple
| Éléments progressifs des mesures visant à répondre à la priorité stratégique en ce qui concerne la recherche antimicrobienne et la salubrité microbienne des aliments et de l’eau | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Priorité stratégique : Résistance antimicrobienne et salubrité microbienne des aliments et de l’eau | Initiative sur la salubrité des aliments et de l’eau | Coalition canadienne pour la salubrité des aliments et de l’eau | AD : contamination microbienne de la nourriture et de l’eau et résistance aux antimicrobiens dans la chaîne alimentaire, Phase II | Projet de recherche | ||
| Sous le contrôle direct de l’IMII | Contribution |
- Chercheurs du domaine des maladies infectieuses et immunitaires/leaders d’opinion |
- Budget de la recherche |
- Budget des réunions |
- Projet de recherche |
- Administration des subventions |
| Activités | - Ateliers sur les possibilités (2001) |
- Création de partenariats |
- Appel de demandes, mai 2002 (besoins, lacunes, possibilités) - Établissement d’un partenariat afin de parrainer une exposition muséale |
- Atelier sur la préparation de demandes (décembre 2002) |
||
| Sous le contrôle indirect de l’IMII | Extrants | - Rapport de l’atelier | - Exposition itinérante « La santé à petites bouchées » qui fera le tour du Canada pendant quatre ans à compter de mars 2006 - Intérêt des médias |
- Création de nouvelles équipes de recherche - Nouveaux partenariats de recherche entre le gouvernement et les chercheurs scientifiques universitaires |
- Nouvelles connaissances sur les pathogènes, les vaccins, la surveillance, l’approvisionnement local en eau, la contamination de l’eau des rivières, les antibiotiques | |
| Ayant été influencé par des éléments externes à l’IMII | Résultats immédiats (directs) | - Initiative sur la salubrité des aliments et de l’eau | - Coalition canadienne pour la salubrité des aliments et de l’eau |
- Sensibilisation accrue du public |
- Liens entre le gouvernement et les chercheurs scientifiques universitaires | - Création de Prionet (RCE), p. ex. meilleure compréhension des conditions régionales et locales contribuant à la contamination par les bactéries coliformes - Partenariats entre les chercheurs et les médecins‑conseils en santé publique |
| Résultats immédiats (indirects) | - Politiques publiques fondées sur la recherche menée et financée par les IRSC (p. ex. les règlements sur le déplacement du bétail pour réduire la contamination des rivières; la vaccination recommandée pour tout bétail afin de réduire les niveaux d’E. coli rejetés dans l’environnement) | |||||
| Résultat final (particulier) | - Un approvisionnement sécuritaire en aliments et en eau pour les Canadiens | |||||
| Résultat final pour la santé | - La recherche financée par les IRSC a une incidence sur la santé de la population (p. ex. réduction du taux d’infection par E. coli dans les secteurs où l’on a appliqué les règlements visant à réduire la proximité entre le bétail et les sources d’eau) | |||||
Annexe 3. Terminologie de l'application des connaissances
Activité – Activité ou opération interne d'une organisation visant à produire des extrants déterminés (p. ex., produits ou services). Les activités sont le maillon principal de la chaîne de production des résultats. (3)
Application de la connaissance – Le mot application est utilisé pour désigner le processus itératif par lequel la connaissance est mise en pratique. (4)
AC à la fin de la subvention - Le chercheur élabore et met en oeuvre un plan visant à informer les utilisateurs des connaissances tirées du projet.
Échange – L'échange de connaissances renvoie à l'interaction entre l'utilisateur des connaissances et le chercheur, qui se traduit par un apprentissage mutuel dans le cadre de la planification, de la production, de la dissémination et de l'application de la recherche (nouvelle ou existante) à la prise de décision.
Dissémination – Comprend la détermination de l'auditoire approprié pour les connaissances à appliquer et l'adaptation du message et du moyen de communication à l'auditoire. (2)
Application éthique des connaissances – Processus itératif par lequel les connaissances sont étudiées, mises en pratique ou utilisées pour améliorer la santé et le système de santé. Les activités d'application des connaissances (AC) doivent être conformes aux principes et aux normes de l'éthique, aux valeurs sociales, ainsi qu'au cadre juridique et aux autres cadres réglementaires. (4)
Résultat final – Il s'agit en général de résultats qui sont plus longs à obtenir, qui subissent des influences qui vont au‑delà de la politique, du programme ou de l'initiative et qui peuvent également se situer à un niveau plus stratégique. (3)
Incidence – Le mot incidence tout comme le mot effet sont synonymes de résultat, bien qu'une incidence soit en quelque sorte plus directe qu'un effet. Les deux mots sont utilisés communément, mais ni l'un ni l'autre ne constituent un terme technique. À des fins de précision technique, le Secrétariat du Conseil du Trésor recommande d'utiliser le terme résultat plutôt qu'incidence. (3)
Contribution – Ressources (humaines, physiques, financières, etc.) utilisées pour réaliser les activités, produire des résultats et/ou atteindre les résultats. (3)
AC intégrée – Les intervenants ou les utilisateurs éventuels de la recherche sont engagés dans l'ensemble du processus de recherche. (4)
Application des connaissances – Processus dynamique et itératif qui englobe la synthèse, la dissémination, l'échange et l'application conforme à l'éthique des connaissances afin d'améliorer la santé des Canadiens, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé. (1)
Résultat – Conséquence externe attribuée à une organisation, à une politique, à un programme ou à une initiative considérée comme importante relativement aux engagements connexes. On peut donner aux résultats les qualificatifs suivants : immédiats, intermidiaires ou finaux, directs ou indirects, prévus ou imprévus. (3)
Extrants – Produits ou services issus directement des activités d'une politique, d'un programme ou d'une initiative et destinés à un groupe ou à une population cible. (3)
Synthèse – Dans ce contexte, la synthèse représente la mise en contexte et l'intégration des résultats de recherche des études individuelles dans l'ensemble des connaissances sur le sujet. La synthèse doit être reproductible, être transparente dans ses méthodes et faire appel à des méthodes quantitatives ou qualitatives. (4)
Sources :
- Projet de loi C‑13 du gouvernement du Canada (2001)
- IRSC (2008). Comité de révision et d'examen des indicateurs cadres communs (27 mai 2008)
- Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (2008). Guide d'élaboration des cadres de gestion et de responsabilisation axés sur les résultats.
- À propos de l'application des connaissances (2008). Disponible sur le site Web des IRSC, date de consultation : avril 2008.
Annexe 4. Initiatives en matière d'AC financées par les IRSC
| Orientation de l'AC | Initiatives |
|---|---|
| Synthèse | Les IRSC financent le Réseau‑centre canadien Cochrane Initiative de synthèse des connaissances |
| AC intégrée (échange et application) | Partenariats pour l'amélioration du système de santé (PASS) Initiative sur la synthèse de connaissances Initiative « Des connaissances à la pratique » (AC intégrée) Initiatives de recherche stratégiques en matière d'AC financées par des instituts Programme de démonstration des principes (PDP) Subventions pour réunions, planification et dissémination visant à établir des relations et à élaborer des propositions en collaboration en vue d'obtenir des subventions |
| Fin de subvention pour l'AC (échange et application) |
Dépenses admissibles dans le cadre d'une demande de subvention Initiative « Des connaissances à la pratique » (AC de fin de subvention) Subventions pour réunions, planification et dissémination visant à diffuser les résultats |
| Science de l'AC | Comité d'AC pour les concours de subventions de fonctionnement Appels de demandes stratégiques de la Direction de la SEC sur les théories et les méthodes d'AC |
| Reconnaître l'excellence en matière d'AC | Prix annuels régionaux et nationaux d'AC Recueil de cas d'AC |
| Formation et développement de la capacité en AC | Bourses de communications dans le domaine de la recherche en santé (BCRS) Projet d'évaluation de l'AC Manuel d'AC Exigences de formation en AC dans le cadre de l'ISFRS (Initiative stratégique pour la formation en recherche dans le domaine de la santé) Bourses de recherche doctorale en AC; bourses de recherche et bourses de nouveaux chercheurs Modules de formation en synthèse de l'AC Programmes de commercialisation |
| Politique d'AC des IRSC | Politique sur l'accès aux résultats de la recherche Politiques liées à la recherche clinique Politique de commercialisation Évaluer l'AC aux IRSC Intégrer les exigences d'AC aux initiatives dans l'ensemble des IRSC Politique d'examen du mérite |
Annexe 5. Représentations graphiques du processus de commercialisation
1. Des IRSC

2. De l'Université de la Colombie‑Britannique

3. Adaptation à partir de documents fournis par Annemarie Moseley, Aggregate Therapeutics (Illustration de la structure finale de l'application clinique)

- Notre mission
- Projet de loi C-13 du gouvernement du Canada. Date de consultation : le 17 juin 2008.
- Mandat, mission, vision et valeurs de l'Institut. Date de consultation : le 16 juin 2008.
- Ces cinq domaines sont : nouvelles infections et résistance aux anti-microbiens, VIH/sida, préparation à une grippe pandémique, immunothérapie et vaccins du XXIe siècle.
- KITDON et Bisby. Speeding up the Spread. Putting KT research into practice and developing an integrated KT collaborative research agenda, 2008. Document de travail de l’Alberta Heritage Foundation for Medical Research (AHFMR). Disponible sur le site Web de l'AHFMR (en anglais seulement).
- La terminologie est limitée aux dimensions biologiques aux fins de simplicité et non à des fins restrictives. Il est également important de comprendre les processus psychologiques et sociaux. De plus, il faut procéder à une recherche de base ou fondamentale qui permette de démontrer l’efficacité dans des situations réelles. Dans l’ensemble du processus de production de connaissances, il y a des types de connaissances qui sont, de façon générale, pratiques, mais pas nécessairement déterminants pour avoir une incidence sur les résultats en matière de santé.
- WOLF, Steven H. The meaning of translational research and why it matters, JAMA 299(2), 2008, p. 211-213.
- Dans la mesure du possible, ces exemples sont des exemples de recherche réelle sur les maladies infectieuses et immunitaires.
- Programme national de formation des IRSC (Université du Manitoba), subvention de projet pilote. (Marshall et coll.)
- IRSC (non daté), Cadre pour mesurer l’impact de la recherche en santé (document interne)
- Pour obtenir plus de renseignements sur l’AC au sein des IRSC, visitez la page Web À propos de l'application des connaissances.
- On y fait référence à plusieurs endroits; À propos de l'application des connaissances (date de consultation : le 1er juin 2008); et dans Graham et Tetroe (2007)
- On y fait référence à plusieurs endroits; À propos de l'application des connaissances (date de consultation : le 1er juin 2008)
- Réjean Landry et des collègues de l’Université Laval ont mené beaucoup d’études qui révèlent l’importance des échanges et des relations. Consultez par exemple BELKHODIA, O., N. Amara, R. Landry et M. Ouimet, « The Extent and Organizational Determinants of Knowledge Utilization in Canadian Health Services Organizations », Science Communication, 2007, 28 (3), p. 377-417, et d’autres publications par Réjean Landry et ses collègues. Visitez le site Web KUUC.
- Par exemple, dans un commentaire récent, Hayday et Peakman (Nature Immunology 9(6), 2008) suggèrent que pour améliorer l’application des connaissances issues de la recherche fondamentale sur les maladies immunitaires, il faut plutôt utiliser des cellules, des tissus et des organes humains, ainsi que des organismes entiers plutôt qu’un modèle animal. Dans un contexte qui soutiendrait cette approche, on donnerait accès à plus de tissus et d’organes humains, à plus de cultures tissulaires humaines, à des protocoles normalisés en matière de cultures, il y aurait plus d’experts en matière de biostatistique et de conception d’essais liés à l’immunologie moléculaire, un nombre de plus en plus élevé d’essais cliniques indépendants de petite envergure, et on y favoriserait les études à long terme afin d’établir les paramètres d’un système immunitaire sain.
- Judy Mills, chercheuse principale
- Rapport rédigé pour l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires, 2008
- Allan Becker, chercheur principal. Origins of asthma in childhood.
- Ross E.G. Upshur, chercheur principal; Ethical challenges in the preparedness and response to SARS.
- Annalee Yassi, chercheuse principale
- Michael Libman, chercheur principal. Efficacy of alcohol-based hand disinfection versus liquid soap for the removal of C. difficile from the hands.
- Articles 2008, Articles 2007, Articles 2006
- Le format de base de ce tableau est celui présenté par le Conseil du Trésor du Canada dans son Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats. Consulté le 16 juillet 2008.
- Linitiative sur la salubrité des aliments et de leau a été financée par l'IMII peu de temps après sa création.
- Cette priorité avait en fait été cernée par le Conseil de recherches médicales avant la création des IRSC, bien que le titre Initiative sur la salubrité des aliments et de leau ait été donné après la création des IRSC.
- Réseaux de centres d'excellence