ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte
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Communiqué des Instituts de recherche en santé du Canada - Hiver 2009
Message du président
La ministre Aglukkaq encourage les élèves du Nord à étudier les sciences
Nouvelles nationales
Nouvelles internationales
Ouest du Canada
Centre du Canada
Est du Canada
Activités à venir/Nouvelles
Message du président
Nouvelle stratégie pour améliorer la recherche et les soins aux patients
Le Canada excelle dans le domaine de la recherche en santé. Mais il fait face à des défis de taille lorsque vient le temps de canaliser les résultats de la recherche dans le but d’améliorer la santé des Canadiens et de renforcer le système de santé.
Voilà pourquoi les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) vont de l’avant avec une nouvelle stratégie nationale de recherche axée sur le patient. Et si l’expression « axée sur le patient » a été retenue, c’est pour nous rappeler que notre travail vise à aider les patients, des gens comme vous et moi qui comptent sur notre système de santé pour obtenir les meilleurs soins ou traitements possibles. Notre but est simple : soutenir la recherche qui permettra d’améliorer les soins aux patients tout en réduisant les coûts des soins de santé.
La stratégie favorisera une culture d’investigation à tous les échelons du système de santé en appuyant les personnes, l’infrastructure et les programmes voués à la recherche de pointe et à la prestation de soins fondés sur des données probantes. En liant la recherche en santé aux soins de santé, nous nous assurerons que les orientations, les pratiques et la formation futures en recherche sont guidées par les observations et les résultats cliniques.
Nous établirons ainsi de nouveaux partenariats avec des organismes caritatifs en santé, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les médecins et d’autres professionnels de la santé, les industries de la santé et bien d’autres intervenants. Ces liens nous permettront d’établir des priorités de recherche et de faire passer les découvertes du laboratoire au chevet du patient, au cabinet du médecin puis au marché.
C’est en collaborant que nous réussirons à améliorer la recherche et les soins aux patients afin de se doter d’un système de santé plus fort et plus efficace.
Alain Beaudet, M.D., Ph.D.
Président
Instituts de recherche en santé du Canada
La ministre Aglukkaq encourage les élèves du Nord à étudier les sciences
Le gouvernement canadien et les IRSC veulent qu’il soit plus facile pour les élèves de choisir la recherche en santé comme carrière. S’adressant aux élèves à Iqualuit le 6 février, la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, a vanté le succès du programme de mentorat Synapse des IRSC, qui a permis de jumeler près de 5 000 scientifiques avec 55 000 étudiants.
« Nous sommes fiers d’avoir des programmes comme Synapse pour aider les jeunes à entrer en contact avec leur avenir et leur donner la chance d’utiliser leurs dons – notamment leur précieuse curiosité juvénile », a dit la ministre Aglukkaq aux élèves de l’école intermédiaire Aqsarniit.
Reconnaissant que l’avenir du pays repose sur l’économie du savoir, le gouvernement du Canada travaille sur plusieurs fronts pour encourager les jeunes à faire carrière en sciences. Par exemple, le Plan d’action économique du Canada, exposé dans le budget de 2009, prévoit 35 millions de dollars de plus pour les IRSC afin de majorer leur part du Programme de bourses d’études supérieures du Canada.
L’atelier scientifique auquel assistait la ministre Aglukkaq était appuyé par Synapse, le programme de sensibilisation des jeunes des IRSC. Ce programme aide à encourager et à soutenir les chercheurs financés par les IRSC, les étudiants des cycles supérieurs et les postdoctorants motivés à faire connaître aux jeunes Canadiens la valeur des sciences et de la recherche en santé.
« Nous avons appris au fil des ans que pour former de grands scientifiques, nous devons intéresser les jeunes aux sciences le plus tôt possible. »
« Le programme Synapse des IRSC rend les sciences accessibles aux enfants qui vivent dans toutes les régions du Canada – surtout ceux qui vivent dans des collectivités rurales et isolées, qui pourraient ne pas avoir cette chance autrement », dit la Dre Cornelia Wieman, membre du conseil d’administration des IRSC et codirectrice du Programme de développement de la recherche en santé autochtone à l’Université de Toronto.
Nouvelles nationales
Prix canadiens de recherche en santé
Le 19 novembre 2008, les IRSC et leurs partenaires ont tenu la septième édition annuelle des Prix canadiens de recherche en santé au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa. Ces prix visent à honorer nos meilleurs chercheurs dans le domaine de la santé et à souligner leurs contributions qui font du Canada un pays plus sain, plus innovant et plus prospère. Pour obtenir d’autres renseignements sur ces prix et la liste des lauréats de cette année, visitez le site web des IRSC.
Les joueurs de hockey pee wee de l’Alberta sont plus souvent blessés que ceux du Québec
Calgary, Edmonton, Québec et Montréal : Les joueurs de hockey mineur de 11 et 12 ans du Québec, où la mise en échec est interdite, risquent 2,5 fois moins d’être blessés que les jeunes joueurs de l’Alberta, où la mise en échec est permise, selon ce que révèle une étude en cours financée par les IRSC. La Dre Carolyn Emery, de l’Université de Calgary, avec des collègues de l’Université Laval et de l’Université McGill, a aussi constaté que le risque de commotion cérébrale est 3,5 fois plus élevé chez les jeunes joueurs de l’Alberta.
Nouvelles internationales
Le Canada mobilise le monde face à la maladie d’Alzheimer et aux démences liées au vieillissement
Les populations dans le monde vieillissent. En conséquence, nous nous attendons à une hausse spectaculaire du nombre de personnes qui seront atteintes de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer et les démences associées au vieillissement. Cette situation représente un défi de plus en plus important sur le plan de la santé publique, un défi qui ne peut être ignoré.
Pour relever ce défi, le Canada, à l’instar de plusieurs pays européens et de l’Union européenne, a reconnu le besoin d’un effort de recherche en collaboration. Pour leur part, les IRSC dirigent une initiative visant à élaborer une stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer et les démences associées au vieillissement. L’objectif est de promouvoir les partenariats, de définir des priorités de recherche communes et de coordonner le financement de programmes de recherche pertinents, tout en mettant l’accent sur la prévention de la maladie et les stratégies thérapeutiques innovatrices. Pour lancer cette initiative, les IRSC ont organisé une rencontre scientifique de haut niveau, à Prague (République tchèque), en mars 2009, avec des organismes de financement de la recherche et des scientifiques de renom du Canada et de l’Europe.
Ouest du Canada
Le lin pourrait-il devenir une nouvelle arme contre les maladies cardiaques?
Winnipeg : Le Dr Grant Pierce et des chercheurs du Centre de recherche de l’Hôpital Saint-Boniface et de la Faculté de médecine de l’Université du Manitoba dirigent une étude, la première en son genre, visant à déterminer si la graine de lin – qui joue déjà un rôle salutaire dans le régime alimentaire – est efficace pour prévenir les maladies du coeur. Environ 250 personnes participeront à l’étude, financée par les IRSC, le gouvernement du Manitoba et le Flax Council of Canada, qui cherchera à déterminer si les oméga-3, les antioxydants et les fibres que contient la graine de lin peuvent aider à lutter contre les maladies cardiaques. S’il est éventuellement démontré que la graine de lin est bonne pour le coeur, les agriculteurs canadiens pourraient en tirer grandement profit, car ils produisent actuellement 40 % du lin dans le monde.
Des additifs du plastique peuvent fausser les résultats de recherche
Edmonton : Des chercheurs à la Faculté de médecine de l’Université de l’Alberta ont démontré que l’utilisation de matériel de laboratoire en plastique pouvait fausser sinon ruiner les résultats d’expériences médicales. Les chercheurs ont mis en évidence deux classes de composés chimiques couramment utilisés dans la fabrication du matériel de laboratoire en plastique qui pourraient s’infiltrer dans les solutions. L’étude, à laquelle les IRSC ont contribué financièrement, a également révélé que les composés en question modifiaient le comportement d’enzymes humaines et de récepteurs cérébraux dans différentes expériences. « Nous ne disons pas que ces composés devraient être bannis, parce qu’ils n’ont pas de conséquences dans toutes les expériences », a indiqué le chercheur principal, le Dr Andrew Holt, à CBC News. « Mais si nous savions comment ils agissent, nous pourrions commander le matériel en conséquence et déterminer quels articles sont problématiques. »
Des chercheurs découvrent un interrupteur génétique qui freine la croissance tumorale et la mort des cellules cardiaques
Winnipeg : Une étude révolutionnaire financée par les IRSC, sous la conduite du Dr Lorrie Kirshenbaum, de l’Université du Manitoba et du Centre de recherche de l’Hôpital Saint-Boniface, a permis de découvrir un « interrupteur principal » qui peut activer ou désactiver un gène létal. Quand l’interrupteur était en position « arrêt », l’équipe pouvait empêcher la mort des cellules du coeur. « Comprendre le processus par lequel les cellules cardiaques vivent et meurent après une attaque cardiaque est fondamental pour mettre au point de nouveaux traitements et ainsi prévenir les lésions cardiaques », a indiqué le Dr Jim Davie, directeur de l’Institut de biologie cellulaire du Manitoba. « Cette étude captivante et importante jette un éclairage sur la façon dont le gène létal Bnip3 est inactivé dans les cellules cancéreuses, avec le résultat que ces cellules ignorent les signaux de mort et continuent de se multiplier. Cette recherche ouvre de nouvelles perspectives intéressantes pour le traitement des maladies cardiaques et du cancer. »
Un médicament courant pourrait améliorer la mémoire des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer
Vancouver : Une étude dirigée par un professeur de psychiatrie de l’Université de la Colombie-Britannique et à laquelle les IRSC contribuent financièrement a révélé qu’un médicament d’usage courant pour traiter l’épilepsie et le trouble bipolaire améliorait la mémoire en réduisant la plaque dans le cerveau chez des souris atteintes d’Alzheimer. Un nouvel espoir est ainsi offert aux personnes qui présentent cette maladie débilitante. « Si cela fonctionne... chaque personne atteinte de la maladie d’Alzheimer en profitera », a indiqué le Dr Weihong Song à Canwest News Service. Les souris ont été traitées avec de l’acide valproïque, normalement utilisé comme stabilisateur de l’humeur ou anticonvulsivant. Le médicament a réduit la formation de plaque dans le cerveau, ce qui s’est traduit par de meilleurs résultats à des tests de mémoire.
Centre du Canada
La réadaptation pulmonaire à domicile est plus avantageuse pour les patients et les budgets de soins de santé
Québec et Montréal : Des chercheurs du Québec ont conçu un programme de réadaptation à domicile qui, selon eux, est aussi efficace que la réadaptation à l’hôpital pour traiter la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), quatrième cause de décès en importance au Canada. Le programme est fondé sur des exercices d’aérobie et peut facilement être exécuté à domicile après une évaluation appropriée par un médecin et une formation donnée par un kinésithérapeute. La réadaptation pulmonaire est la méthode la plus efficace pour réduire l’essoufflement et améliorer la capacité d’exercice et la qualité de vie chez les personnes atteintes de BPCO. L’intervention à domicile est une façon innovatrice de faciliter l’accès à la réadaptation pulmonaire pour les 750 000 Canadiens souffrant de BPCO. L’étude appuyée par les IRSC était dirigée par le Dr François Maltais, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval), et le Dr Jean Bourbeau, du Centre de santé universitaire McGill.
De nouvelles lentilles pourraient protéger les travailleurs de quarts contre les dangers de l’éclairage nocturne
Toronto : Le Dr Robert Casper, chercheur financé par les IRSC au Samuel Lunenfeld Research Institute, a mis au point une lentille optique qui pourrait être utilisée par les travailleurs de quarts ou être installée sur les protège-lampes afin de réduire les risques pour la santé que comporte l’éclairage nocturne (risque accru de cancer, de cardiopathie, de dépression et d’obésité, par exemple). La lentille filtre la lumière de courte longueur d’onde. Dans des essais cliniques, des chercheurs ont montré qu’elle permettait de prévenir le dérèglement du rythme circadien – les cycles naturels de l’organisme qui contrôlent le sommeil et d’autres fonctions biologiques. « Non seulement cette lentille pourrait aider à améliorer la santé globale des travailleurs de quarts, mais elle pourrait aussi prévenir les perturbations du rythme circadien attribuables au décalage horaire ou à d’autres troubles du sommeil », a dit le Dr Casper.
Un scientifique trouve un moyen de franchir les artères obstruées par une matière « semblable au ciment »
Toronto : Le Dr Bradley Strauss décrit la difficulté de traverser la matière qui bloque les artères coronaires en disant qu’elle est « comme du ciment ». Jusqu’à récemment, nombre de ces artères obstruées étaient considérées comme pratiquement impénétrables par angioplastie. Le pontage aorto-coronarien était alors l’une des rares options thérapeutiques qui s’offrait. Toutefois, ce chercheur financé par les IRSC au Sunnybrook Health Sciences Centre a réussi à mettre au point une solution biologique, appelée collagénase, capable de ramollir le dense amas de collagène qui bloque l’artère, pour permettre au médecin de franchir l’obstruction avec un fil guide et d’installer ensuite une endoprothèse. Des essais cliniques chez des patients à deux hôpitaux de Toronto sont prévus pour cet hiver.
Le régime alimentaire occidental fait augmenter le risque de maladie cardiaque dans le monde selon une étude de l’Université McMaster
Hamilton : Le régime alimentaire occidental type – fritures, collations salées et viande – est responsable d’environ 30 % du risque de crise cardiaque dans le monde, selon une étude financée par les IRSC sur les habitudes alimentaires de 16 000 participants dans 52 pays. Sous la direction du Dr Salim Yusuf, de l’Université McMaster, l’étude INTERHEART a également démontré que les personnes qui consommaient plus de fruits et légumes couraient 30 % moins de risques de crise cardiaque que les personnes qui en mangeaient peu ou pas du tout. Un régime alimentaire « oriental » riche en tofu et en soya n’avait pas d’effet sur le risque de maladie cardiaque.
Est du Canada
Des chercheurs de Dalhousie examinent la santé bucco-dentaire des baby-boomers vieillissants
Halifax : La Faculté de dentisterie de l’Université Dalhousie a lancé une étude appuyée financièrement par les IRSC qui aidera à comprendre quel genre d’attentes les baby-boomers vieillissants ont en matière de santé bucco-dentaire. « Les adultes âgés n’ont peut-être pas accès aux soins dentaires dont ils ont besoin parce qu’ils ne peuvent se les payer ou en raison de problèmes de mobilité ou de transport. L’étude clarifiera la situation actuelle en ce qui concerne les soins de santé bucco-dentaire et les besoins au sein de cette population », a dit la chercheuse principale, la Dre Debora Matthews. Les renseignements recueillis auprès de quelque 1 200 participants dans toute la Nouvelle-Écosse seront utilisés pour guider la planification et influencer les politiques publiques afin de répondre aux besoins futurs en matière de santé bucco-dentaire.
Une étude menée dans les Maritimes évaluera l’impact des programmes d’apprentissage préscolaire de la lecture
Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard : Une étude financée par les IRSC permettra de suivre des dizaines de mères des Maritimes et leurs jeunes enfants au cours des trois prochaines années pour déterminer quels programmes d’apprentissage préscolaire de la lecture ont le plus d’impact. La Dre Cyndi Brannen, de l’IWK Health Centre à Halifax, chercheuse principale, et ses collègues de l’Université St. Francis Xavier, de l’Université Dalhousie, de l’Université du Nouveau-Brunswick et de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard espèrent déterminer comment ces programmes influent aussi bien sur la littératie que sur la santé globale à long terme. « Dans plusieurs secteurs des Maritimes, les taux d’alphabétisation sont inférieurs à la moyenne nationale », a indiqué la Dre Brannen. « Les personnes qui ont de la difficulté à lire ont moins de chances de faire des études et de trouver de l’emploi, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé. »
Activités à venir/Nouvelles
Des Cafés scientifiques sur des questions d’actualité dans le domaine de la santé ont lieu chaque mois dans diverses villes du pays. Pour plus d'information, visitez la page Web du Café scientifique.Au sujet des Instituts de recherche en santé du Canada
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l’organisme de financement de la recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d’améliorer la santé, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.
Les députés, les sénateurs et les responsables des politiques peuvent se procurer La recherche en santé, ça rapporte, document publié par les IRSC, en vue de communiquer les avantages des investissements du gouvernement du Canada dans la recherche en santé. Il est possible de copier ce document pour l’utiliser comme dépliant d’information ou autre document de communication. Visitez le site Web des IRSC pour télécharger ce numéro en format électronique. Si vous désirez vous en procurer un exemplaire, n’hésitez pas à communiquer avec Caroline Kay, coordonnatrice de la production de publications aux IRSC, par courriel, à caroline.kay@irsc-cihr.gc.ca.
Instituts de recherche en santé du Canada
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Ottawa (Ontario) K1A 0W9
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Téléphone : 613-941-2672
Numéro sans frais : 1-888-603-4178
Télécopieur : 613-954-1800