Message du directeur scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC

La nouvelle souche de grippe H1N1 qui a fait son apparition au printemps dernier a atteint des proportions pandémiques à l'échelle mondiale. Bien que beaucoup de questions sur cette menace demeurent sans réponse, le Canada est bien placé pour faire face aux difficultés liées à la propagation de la pandémie de H1N1/09.

En 2006, dans la foulée de la crise du SRAS et de la menace d'une éclosion de grippe aviaire, le Canada a commencé à se préparer à une éventuelle situation de pandémie. À l'époque, le gouvernement fédéral a investi 21,5 millions de dollars dans la recherche sur la capacité d'intervention en cas de pandémie. Grâce à cet investissement, l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC a pu lancer l'Initiative de recherche stratégique sur la capacité d'intervention en cas de pandémie (IRSCIP) afin de soutenir la recherche sur la grippe et de renforcer la capacité de recherche du Canada dans le domaine des pandémies. L'impact de ces investissements commence déjà à se faire sentir.

Avec des partenaires tels que l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), nous évaluons les progrès de la recherche subventionnée afin de voir si certains résultats peuvent déjà être mis en oeuvre par les intervenants de première ligne. Pendant ce temps, dans le cadre de rencontres, l'IRSCIP facilite la collaboration et le dialogue entre les chercheurs, les représentants du secteur privé, les professionnels de la santé et les décideurs.

Le 8 juillet 2009, les IRSC, la Fondation pour la recherche en santé des Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D) et l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ont organisé une rencontre au cours de laquelle chercheurs et intervenants ont pu discuter de la pandémie actuelle et de leur stratégie pour la saison de la grippe, qui approche à grands pas. Cette rencontre offrait aux chercheurs dans le domaine de la grippe une occasion idéale de nouer des liens et de cerner les lacunes dans nos connaissances. Dans l'avenir, ces chercheurs concentreront leurs efforts sur plusieurs grandes questions, notamment pourquoi certaines personnes ayant contracté la grippe H1N1 tombent gravement malades et comment mettre en oeuvre un programme d'immunisation efficace lorsqu'un vaccin sera offert.

Les chercheurs subventionnés par les IRSC abordent de nombreuses questions, autant en matière de biologie, d'éthique et de réponse immunitaire que de santé publique et de services de santé. Sous la bannière du Réseau de recherche sur l'influenza de l'ASPC et des IRSC, des chercheurs évaluent des vaccins qui pourraient freiner la progression du virus. Le milieu de la recherche travaille auprès des populations qui ont été durement touchées par la pandémie, notamment les collectivités autochtones, afin de comprendre ce qui s'est produit et de déterminer ce qui doit être fait pour prévenir cette situation cet automne. Il est important de souligner que les chercheurs canadiens ne travaillent pas seuls. Ils communiquent avec de nombreux intervenants pour s'assurer que les résultats de leurs recherches sont transmis à ceux qui peuvent s'en servir pour élaborer des stratégies de lutte contre la pandémie.

C'est en coopérant et en planifiant minutieusement nos actions que nous produirons des résultats de recherche dont les Canadiens et d'autres personnes dans le monde pourront profiter.

Bhagirath Singh, Ph.D.
Directeur scientifique
Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC