Lauréats du prix « Cerveau en tête » de 2008 - Betty Kim et Wen Jiang
Lauréates
Betty Kim - Données biographiques
Ph.D. (Candidate)
Institut des biomatériaux et du génie biomédical
Université de Toronto
et
Wen Jiang
Résident en neurochirurgie, PGY 4
Université de Toronto
Article
W Jiang, BYS Kim (co-first author), JT Rutka, WCW Chan. Nanoparticle-mediated cellular response is size-dependent. Nature Nanotechnology, 3: 140-145, 2008
Importance de l'article
Pour utiliser avec succès des nanoparticules artificielles en médecine clinique, il faut bien comprendre les interactions sous-jacentes entre les nanostructures et les cellules. Dans le présent article, nous avons étudié les interactions moléculaires à l'échelle nanométrique entre les récepteurs de la membrane cellulaire et des nanoparticules de diverses tailles. Nous montrons que les nanoparticules peuvent contrôler les fonctions cellulaires de base uniquement en raison de leur taille.
Cette étude est la première à démontrer la capacité de contrôler avec précision les processus de signalisation intracellulaire en se servant des propriétés physicochimiques des nanomatériaux. Cet article démontre que les nanomatériaux ne devraient plus être perçus comme des transporteurs passifs, mais plutôt comme des médiateurs actifs pour régler les réactions cellulaires. Étant donné l'importance de notre recherche, la revue Nature Nanotechnology lui a consacré un article dans le même numéro qui présente notre travail.
Les résultats de cette étude auront probablement des incidences sur de nombreux volets de la recherche neuroscientifique. Notamment, la capacité de modification des états de mort cellulaire à l'aide de nanoparticules a des retombées importantes dans le domaine de la recherche sur le cancer et les maladies neurodégénératives. De plus, en manipulant les taux de réponse cellulaire, les nanoparticules artificielles peuvent spécifiquement cibler des processus infectieux ou auto‑immuns, fonctionnant comme des agents concepteurs efficaces pour régler les processus moléculaires. Enfin, l'équilibre entre la biocompatibilité et la cytotoxicité peut être directement relié à la manière dont les cellules perçoivent les nanostructures d'une façon qui est définie dans le temps et l'espace. L'élucidation de telles interactions complexes est un grand pas dans l'avancement de nombreux domaines de recherche, y compris la recherche dans le domaine des neurosciences.