Domaines de recherche admissibles de l'IRMRN (juillet 2009)
Description
L'objectif fondamental de cette initiative stratégique demeure de favoriser l'élaboration d'approches de recherche multidisciplinaire dans le domaine de la médecine régénératrice et de la nanomédecine. Cet objectif cadre avec le thème de « l'intégration » de l'Institut de génétique, c'est-à-dire alimenter la convergence des sciences de la vie moderne (génétique, biochimie, biologie moléculaire et cellulaire) et des sciences physiques (chimie et physique), mathématiques et appliquées (génie, informatique). Ces approches doivent également permettre d'examiner les répercussions sociales, culturelles et éthiques de ces nouvelles technologies, et certaines questions essentielles liées à la réadaptation et l'accessibilité, de même que les coûts économiques potentiels de ces traitements. La recherche portant sur le maintien de la santé ou la prévention de la maladie et la dégénérescence est également incluse dans la présente initiative.
L'engagement de financer des recherches vraiment novatrices, multidisciplinaires, à la fine pointe et portant sur des problèmes fondamentaux de recherche en santé demeure au coeur de cette initiative stratégique.
Objectifs et domaines de recherche pertinents
Les objectifs particuliers et les domaines de recherche pertinents de cette initiative stratégique sont décrits sous les thèmes généraux : applications médicales de la nanotechnologie (nanomédecine), cellules souches, génie tissulaire et sciences de la réadaptation. Il convient de noter qu'il n'est pas nécessaire que les demandes se limitent à un seul domaine; elles peuvent englober plusieurs aspects de la médecine régénératrice et de la nanomédecine. De même, les candidats ne sont pas tenus de se pencher sur de multiples thèmes dans leur demande, bien que le caractère multidisciplinaire revête une importance primordiale. Les candidats sont encouragés à aborder des questions scientifiques de grande envergure ou de vastes problèmes de recherche en santé dans leurs projets de recherche.
1. Application médicale de la nanotechnologie – Nanomédecine
On peut donner de nombreuses définitions à la nanotechnologie. Celles-ci couvrent généralement un vaste éventail de technologies permettant de mesurer, manipuler ou intégrer des matériaux et/ou des caractéristiques dont au moins une dimension varie entre 1 et 100 nanomètres environ (voir par exemple la terminologie d'ASTM International pour la nanotechnologie E2456-06). Ces applications exploitent généralement les propriétés, distinctement des systèmes d'analyse globale/macroscopique, des composants nanométriques.
Cependant, les IRSC définissent actuellement de façon générale la nanomédecine comme l'outil de mesure ou l'intervention biomédical spécialisé – à l'échelle moléculaire – requis pour traiter les maladies ou rétablir le fonctionnement.
Cette définition sert à inclure les techniques et les méthodes nouvelles se rapportant à la recherche en santé et à la pratique clinique qui ne correspondent pas nécessairement à cette définition étroite de la nanotechnologie. Parmi les disciplines pertinentes, on peut mentionner, entre autres, les mathématiques, les sciences informatiques, la chimie, la physique et le génie et les sciences appliquées. Certaines applications spécifiques de la nanomédecine englobent, entre autres :
- de nouvelles approches de l'imagerie fonctionnelle moléculaire, y compris les dispositifs, les composés, les techniques intégrées et les approches corrélées
- des approches, dispositifs, matériaux nouveaux pour l'administration de médicaments, notamment par delà la barrière hématoencéphalique
- de nouvelles stratégies pour la synthèse, la conception, l'application et la caractérisation des réseaux biomoléculaires (petite molécule, peptide, protéine, biomolécule, anticorps) pour le criblage multiplex à haut rendement
- l'intégration de matériaux, de dispositifs, de capteurs dotés d'une nanostructure dans les systèmes de microfluides pour l'identification, la mesure et la cartographie des interactions biomoléculaires
- la mise au point et l'utilisation de sondes, d'outils et de techniques physiques, chimiques, opticale ou électroniques nouveaux pour la caractérisation des relations structure/fonction de molécules simples (peptide, protéine, complexe biomoléculaire)
- de nouvelles approches pour la détermination rapide in situ de la structure, de la dynamique et de la réactivité de molécules simples
- la caractérisation des voies génétiques et moléculaires et des voies de signalisation qui sont liées à l'intégrité physiologique, aux maladies, aux lésions, à la perte de fonction ainsi qu'à la sénescence des cellules ou des tissus
- la définition d'interactions importantes entre les gènes et l'environnement dans la détermination de la santé et de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles pour diverses maladies et affections
- de nouvelles approches (informatiques et expérimentales) pour comprendre l'établissement de la hiérarchie structurelle et fonctionnelle présente dans les systèmes biomoléculaires complexes
- les conséquences éthiques, environnementales, juridiques, culturelles et sociales de la nanomédecine, ainsi que les coûts économiques potentiels de ces traitements. (voir Section 1A pour plus de détails)
- les retombées de la nanotechnologie pour la santé, y compris la recherche répondant aux objectifs des politiques ou règlements sur la santé (voir Section 1A pour plus de détails)
Nota : Les candidats qui prévoient se servir des nanoparticules dans leurs travaux (c.-à-d. particules dont deux ou trois dimensions mesurent moins de 100 nm) doivent aborder clairement les risques potentiels pour la santé et l'environnement dans leur proposition. Ils sont aussi encouragés à former des équipes pourvues d'expertise en toxicologie.
De plus, l'Agence spatiale canadienne (ASC) étudiera la possibilité d'accorder des subventions d'équipe émergente aux propositions qui seront jugées pertinentes aux intérêts stratégiques de l'ASC en sciences de la vie, entre autres, dans les domaines du diagnostic et des biocapteurs. Afin de surmonter les défis associés à la réalisation d'expériences scientifiques dans l'espace, il est essentiel d'élaborer des réseaux biomoléculaires et des biocapteurs, de mettre au point des techniques de mesure biomoléculaire in situ et du matériel connexe qui seront utilisés pour réaliser des expériences dans les domaines de la neuroscience, de l'atrophie musculaire, de la déperdition osseuse et de la biologie cellulaire. (Mise à jour : 2009-10-02)
1.a. Retombées de la nanotechnologie pour la santé
Compte tenu en partie des propriétés uniques de la matière à cette échelle, les avantages potentiels de la nanotechnologie appliquée à la médecine sont considérables. Toutefois, ces mêmes propriétés rendent également difficile l'évaluation des risques pour la sécurité sanitaire et pour l'environnement de certains matériaux nanotechnologiques – particulièrement les nanoparticules, dont la toxicité comparativement à leurs équivalents de grande taille est actuellement mal comprise. Une réactivité chimique plus grande (en raison de la taille inférieure des particules, des différentes formes de cristaux/arrangements en treillis, etc.) et une réactivité différente à la lumière (en raison du confinement quantique) constituent des préoccupations particulières connexes aux nanoparticules. Certaines applications de la nanotechnologie pour la santé englobent, entre autres :
- la conception de systèmes multifonctionnels à l'échelle nanométrique (c.à-d. imagerie multimodale ou traitement et système de combinaison)
- une meilleure compréhension de base des interactions à l'échelle nanométrique entre les particules et les structures avec les systèmes biologiques
- les stratégies pour améliorer la conception rationnelle des nanostructures pour les applications in vivo
- les technologies analytiques pour le dépistage à haut débit de la nanotoxicité
- la validation clinique et l'évaluation de la nanotechnologie
- l'impact de la conception de la nanostructure sur la réaction biologique
De plus, en collaboration avec d'autres organismes et ministères du gouvernement du Canada, les IRSC ont soutenu l'atelier canadien sur la recherche multidisciplinaire en nanotechnologie : lacunes, possibilités et priorités. On s'intéresse tout particulièrement aux priorités relatives aux questions éthiques, environnementales, économiques, juridiques et sociales (NE3JS), aux répercussions et aux risques pour la santé, ainsi qu'aux mécanismes réglementaires nécessaires afin de traiter de ces questions
Pour obtenir de l'information sur les sujets de recherche admissibles établis dans le cadre de cet atelier, consultez le résumé des principales lacunes de la recherche sur le site web de l'IRMRN.
1.b. Nouvelles méthodes d'administration des médicaments, notamment par thérapie génique et par vaccination
Dans le contexte de la présente initiative, les nouvelles méthodes nanomédicales d'administration des médicaments pourraient comprendre n'importe quel système d'administration des médicaments dont une composante essentielle comporte au moins une dimension variant environ entre 1 et 100 nanomètres et dont le fonctionnement dépend de l'activité à cette échelle. Cette définition couvre la thérapie génique, qui peut se définir en gros comme toute approche visant à corriger l'expression d'un gène responsable du développement d'une maladie. Voici une liste non exhaustive d'applications thérapeutiques de la nanomédecine :
- l'utilisation de nanostructures carboniques (p. ex., nanotubes carboniques, fullerènes, etc.), dendrimères, aptamères, et liposomes pour l'administration de médicaments
- la mise au point de nouveaux vaccins à l'aide de méthodes nanomédicales, incluant de nouvelles méthodes de vaccination contre diverses formes de dépendances ou contre des maladies neurodégénératives
- l'identification de gènes thérapeutiques et le développement de nouveaux systèmes de transport des gènes (p. ex. les vecteurs)
- l'optimisation des vecteurs qui peuvent être utilisés pour certains types spécifiques de cellules, y compris les cellules souches et les progéniteurs et leur utilisation dans des supports matriciels et des implants issus de techniques de bioingénierie
- l'élaboration de stratégies sûres et efficaces pour le transport et l'intégration de gènes thérapeutiques à différents organes et tissus, notamment au-delà de la barrière hématoencéphalique
- la caractérisation des réponses immunitaires aux vecteurs et aux transgènes au moyen de techniques d'imagerie existantes et nouvelles
- l'exploration des aspects socioéconomiques, éthiques, juridiques et culturels des applications cliniques de la nanomédicine pour les maladies humaines, et pour influer sur les modifications des tissus, des systèmes et des fonctions à toutes les étapes de la vie
Dans le contexte de la présente initiative, on considère comme particulièrement pertinente la mise au point de nouveaux systèmes d'administration des médicaments et de transport des gènes fondés sur les principes de la nanomédecine, y compris l'application de nouvelles technologies d'imagerie pour surveiller l'efficacité et déterminer les effets indésirables potentiels. L'intégration de la thérapie génique, de la recherche sur les cellules souches et les progéniteurs, et des méthodes relevant du génie tissulaire à la médecine régénératrice est également encouragée.
2. Cellules souches
Les cellules souches sont un domaine où le Canada excelle en recherche. Elles forment une partie intégrante de la présente initiative stratégique en médecine régénératrice et en nanomédecine. Dans ce contexte, la recherche sur les cellules souches renvoie à l'obtention et/ou à l'étude de cellules souches humaines et/ou animales de nature pluripotente de toutes les sources possibles, y compris les cellules souches embryonnaires et somatiques. Les chercheurs sont encouragés à considérer des méthodes qui intègrent la recherche sur les cellules souches, le génie tissulaire et les sciences de la réadaptation, de même que l'application des technologies de la nanomédecine à la recherche sur les cellules souches.
Les chercheurs sont invités à consulter les lignes directrices intitulées : « Lignes directrices en matière de recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines » lorsqu'ils préparent leur demande. Toutes les demandes qui proposent des travaux de recherche qui s'inscrivent dans le cadre des Lignes directrices en matière de recherche sur les cellules souches seront examinées par le Comité de surveillance de la recherche sur les cellules souches des IRSC.
Les domaines de recherche qui se rapportent aux applications thérapeutiques des cellules souches englobent, entre autres :
- les voies de signalisation et les mécanismes épigénétiques responsables de la différenciation et de la réplication des cellules et leur rôle dans la réparation des cellules pathologiques/endommagées et dans la régénération des cellules et des tissus sains plus tard dans la vie (c.-à-d. sénescence par opposition à quiescence)
- la biologie moléculaire des cellules souches/progéniteurs ainsi que l'utilisation de cellules souches/progéniteurs en médecine régénératrice et pour la réparation et le remplacement des tissus
- les voies moléculaires et de signalisation liées à la régulation de la différenciation et de la réplication des cellules souches et des progéniteurs et leur rôle dans la réparation des cellules pathologiques/endommagées et dans la régénération des cellules et des tissus sains
- les applications novatrices des cellules souches à la réparation et à la régénération des tissus
- l'évaluation des cellules souches dans des modèles animaux des maladies humaines, y compris les approches de la nanomédecine
- les répercussions éthiques, juridiques, sociales, culturelles et économiques des approches axées sur les cellules souches visant à remplacer et à réparer les tissus
3. Génie tissulaire
L'un des principaux objectifs de la médecine régénératrice consiste à stimuler le renouvellement des tissus ou la restauration des fonctions par le recours à des matériaux naturels ou issus de la bioingénierie. Le génie tissulaire fait donc partie intégrante de la médecine régénératrice, et le Canada est reconnu pour son expertise dans bien des domaines du génie tissulaire et excelle notamment dans la recherche sur plusieurs systèmes organiques clés, de même que dans les sciences fondamentales des biomatériaux, des greffes de support et de l'administration de médicaments pour des applications dans les tissus mous et durs.
Les applications spécifiques de la recherche en génie tissulaire englobent, entre autres :
- des méthodes et modèles de transport cellulaire, y compris le transport des cellules sur des supports matriciels pour favoriser la guérison en vue de réparer, de remplacer ou de régénérer des tissus
- le développement de supports matriciels qui présentent les caractéristiques nécessaires à la promotion de la survie et de l'intégration des cellules et des tissus
- l'élaboration de modèles animaux et de modèles de culture pour des applications en médecine régénératrice, y compris des modèles novateurs de blessures aiguës et chroniques, des modèles de vieillissement, des cultures d'organes et des systèmes de coculture
- des bases moléculaires et biochimiques de la vascularisation et de l'angiogenèse dans les tissus et organes natifs et exogènes
- des stratégies pour réduire au minimum l'apoptose et promouvoir la survie et la différenciation des cellules dans les greffons
- l'application des biomatériaux issus du génie tissulaire comme conduits ou dérivations pour la régénération tissulaire
- l'acquisition de données importantes sur la structure, le fonctionnement et le développement « normaux » de certains systèmes tissulaires et organiques
- l'élaboration de nouvelles stratégies efficaces destinées à améliorer la guérison, la réparation, le remplacement biologique ou la régénération de certains systèmes tissulaires et organiques
- les répercussions éthiques, juridiques, sociales, culturelles et économiques de la médecine régénératrice par rapport aux stratégies en génie tissulaire
L'Agence spatiale canadienne (ASC) appuiera les travaux de recherche de haute qualité qui déboucheront sur des applications en génie tissulaire en microgravité. L'ASC étudiera la possibilité d'accorder des subventions d'équipe émergente aux propositions qui seront jugées pertinentes aux intérêts stratégiques de l'ASC. Afin de susciter des idées novatrices et diversifiées, les propositions se rapportant au domaine du génie tissulaire dans l'espace ne seront pas limitées à des créneaux particuliers. Veuillez consulter la Description des partenaires pour obtenir de plus amples renseignements sur l'Agence spatiale canadienne. (Mise à jour : 2009-10-02)
4. Sciences de la réadaptation
La présente initiative en médecine régénératrice et en nanomédecine cherche également à financer de la recherche de pointe dans le domaine de la réadaptation. Les progrès réalisés dans les domaines des neurosciences, de la physiologie, de l'apprentissage moteur et des techniques d'imagerie mentale ont forcé une remise en question des idées reçues concernant la régénération telle qu'elle s'applique à la réadaptation. La notion plus vaste de restauration fonctionnelle est proposée pour désigner le processus continu de restauration et de plasticité rendu possible grâce aux interventions de réadaptation survenant dans le cerveau, le rachis, les nerfs périphériques et l'appareil locomoteur pour promouvoir la restauration des fonctions après un accident vasculaire cérébral, une blessure ou une maladie, ou encore pour limiter les effets du vieillissement.
Les applications spécifiques de la recherche en réadaptation dans le domaine de la médecine régénératrice englobent, entre autres :
- la compréhension de la plasticité corticale qui est fonction des capacités à l'échelle des phénomènes biochimiques et moléculaires grâce aux nouveaux progrès technologiques et en nanomédecine
- la mise sur pied de programmes de recherche qui lient les recherches fondamentales sur les animaux et les humains, ce qui favorisera le développement d'interventions améliorées en matière de réadaptation
- La compréhension de la réaction du muscle à différents types d'exercices (par ex. la force, l'endurance, le sprint) au plan moléculaire, et des effets que l'exercice peut avoir en guérissant ou en empêchant l'atrophie du muscle squelettique causée par l'immobilisation et/ou les effets liés à l'âge, ce qui servira d'outil pour élaborer des lignes directrices en vue d'un traitement
- L'examen de la possibilité qu'il y ait des différences liées au sexe ou à l'âge quant à l'adaptation du muscle squelettique à l'exercice, ainsi que des effets que les traitements pharmacologiques peuvent avoir sur ce processus
- la caractérisation de facteurs qui interviennent dans la restauration de la motricité après un traumatisme médullaire chez les humains, et la détermination des paramètres de stimulation qui permettent de promouvoir une réexpression appropriée à long terme
- les effets d'interventions axées sur l'activité sur l'inversion des changements pathologiques survenus au niveau des fibres musculaires après un traumatisme médullaire
- la compréhension des modifications de la neuroplasticité intrinsèque, sur les plans cortical et segmental, à la suite d'une blessure traumatique au SNC, et des effets des traitements pharmacologiques ou physiques sur le démasquage ou sur la réactivation de l'innervation latente
- la compréhension de la base moléculaire et biochimique de la dystrophie musculaire et des myopathies, ainsi que des types d'exercices ou d'interventions qui sont efficaces et des raisons pour lesquelles ils le sont (par ex. y a-t-il un « seuil » en deçà duquel les agents stressants adaptatifs peuvent causer une adaptation physiologique et au-delà duquel une exacerbation de la pathologie survient?)
- la détermination des changements biologiques secondaires dans le muscle hémiparétique qui peuvent influer sur les profils de capacité d'exécution, les caractéristiques métaboliques et les facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral
- les effets des cellules souches, du génie tissulaire ou de la thérapie génique sur la restauration des fonctions après une blessure au SNC ou un accident vasculaire cérébral ou une maladie dégénérative du cerveau lorsque ces interventions sont utilisées seules ou en association avec la physiothérapie
- l'élaboration de modèles d'intervention qui sont très efficaces pour ce qui est d'améliorer la motricité après une blessure au SNC ou un accident vasculaire cérébral (p. ex. le rôle des exercices axés sur des tâches spécifiques) ou l'apparition d'une maladie dégénérative du cerveau
- l'évaluation des techniques de réadaptation et de la prestation de services de réadaptation aux populations autochtones
- l'évaluation des techniques de réadaptation sur la récupération fonctionnelle, la réorganisation corticale, l'adaptation du muscle, la réintégration sociale et la qualité de vie
Certaines questions de recherche plus vastes qui pourraient être abordées dans les propositions soumises dans le cadre de la présente initiative englobent, entre autres :
- des questions fondamentales entourant le processus de rétablissement, par exemple, à quel moment faut-il entreprendre la réadaptation, quelle est l'intensité et la durée de la thérapie qu'il faut offrir au patient et existe-t-il une « fenêtre » temporelle pour le traitement
- comment favoriser le maintien des acquis avec le temps
- faut-il offrir un traitement restaurateur à toutes les personnes, indépendamment du degré de l'atteinte (légère, modérée, sévère)
Coordonnées
Pour des questions sur la présente initiative et les objectifs de recherche, communiquez avec :
Éric Marcotte, Ph.D.
Directeur associé
Médecine régénératrice et nanomédecine
Instituts de recherche en santé du Canada
Tél. : 905-467-1822
Téléc. : 613-954-1800
Courriel : eric.marcotte@irsc-cihr.gc.ca
Pour des questions sur les lignes directrices des IRSC concernant le financement, la présentation de demandes et le processus d'examen par les pairs, communiquez avec :
Kelly Fitzpatrick
Chef d'équipe
Programmes de création des connaissances
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4640
Télécopieur : 613-954-1800
Courriel : kelly.fitzpatrick@irsc-cihr.gc.ca
Description des partenaires/collaborateurs : Instituts des IRSC et organisations externes
Remarque : Il se peut que d'autres partenaires/collaborateurs, y compris des partenaires/collaborateurs de l'industrie et du secteur privé, se joignent à la présente initiative de financement au cours de l'année qui vient.
Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
Les IRSC sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à près de 12 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.
Initiative de recherche en médecine régénératrice et nanomédecine (IRMRN)
L'Initiative de recherche en médecine régénératrice et en nanomédecine (IRMRN) attribue des fonds pour des projets de recherche multidisciplinaire et intégrative dans des secteurs nouveaux et émergents couverts par le mandat des IRSC, y compris la nanomédecine et la médecine régénératrice. Les secteurs de recherche soutenus comprennent la nanotechnologie appliquée à la santé (nanomédecine), les cellules souches, le génie tissulaire, les sciences de la réadaptation, ainsi que les questions sociales, éthiques, environnementales, économiques et juridiques connexes. Les objectifs de l'initiative englobent la régénération et la réparation des tissus et des organes lésés, la mise au point d'outils spécialisés et d'interventions nécessaires pour traiter la maladie et restaurer la fonction, ainsi que le maintien de la santé et la prévention de la maladie. Sous la direction conjointe de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) et de l'Institut de génétique (IG) des IRSC, l'IRMRN est un modèle intégratif de collaboration entre des organismes de financement, des ministères fédéraux, des ONG et l'industrie.
Institut du vieillissement des IRSC
L'Institut du vieillissement (IV) appuie la recherche visant à favoriser un vieillissement en santé et à étudier les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de maladies associées au vieillissement. L'IV a désigné les cinq priorités de recherche (WSC link to page 10332) sur le vieillissement et la santé qui seront considérées dans le cadre de cette initiative (dans aucun ordre particulier) : vieillissement en santé; mécanismes biologiques du vieillissement; vieillissement et déclin des capacités cognitives; vieillissement et maintien de l'autonomie fonctionnelle; et services et politiques de santé pour les personnes âgées. L'Initiative de recherche en médecine régénératrice et en nanomédecine cadre avec l'initiative Mobilité et vieillissement de l'IV des IRSC et les lacunes en recherche et en application des connaissances qui suivent :
- comprendre et définir la mobilité chez les personnes âgées : trajectoire de l'état de mobilité dans la santé et la maladie, et de la fonction à l'invalidité
- maintenir et rétablir la mobilité chez les personnes âgées : conséquence du comportement, prévention, intervention et modèles de système de santé
- mesures, outils et technologies dans les domaines de la recherche, de l'évaluation et des aides à la mobilité
- maintien de l'autonomie fonctionnelle, et politiques et services de santé pour les personnes âgées
Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC
L'Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR) appuie la recherche axée sur les causes, les mécanismes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de conditions associées aux maladies du coeur, des poumons, du cerveau (AVC), des vaisseaux sanguins, du sang, de même qu'aux soins intensifs et au sommeil. L'ISCR vise à jouer un rôle de premier plan à l'échelle internationale en favorisant un cadre de travail qui se caractérise par une ouverture, un enthousiasme, un dynamisme, une excellence et un engagement exceptionnels et en misant sur des initiatives de collaboration respectueuses de l'éthique et axées sur la recherche, la formation en recherche et l'application des recherches au domaine des sciences des appareils circulatoires et respiratoires afin d'améliorer la santé des Canadiens. En mars 2007, à la suite de consultations avec les intervenants et le conseil consultatif de l'ISCR, les nouvelles priorités suivantes ont été établies :
- Obésité, diabète et complications cardiovasculaires
- Technologies permettant des avancées diagnostiques et thérapeutiques, y compris les technologies d'imagerie pour la détection précoce des maladies
- Déterminants psychologiques, sociaux, comportementaux et environnementaux des comportements à risque pour les maladies chroniques, et moyens d'intervention efficaces
- Sommeil : influence circadienne sur les maladies respiratoires et cardiovasculaires, le métabolisme et l'obésité, et moyens de diagnostic, de traitement et de prévention
- Biomarqueurs pour les maladies chroniques, y compris marqueurs génétiques, protéomiques et phénotypiques pour la prévention, le diagnostic et l'orientation du traitement
- Vieillissement et système cardiorespiratoire : évolution de l'épidémiologie, de la physiologie et des moyens de vieillir en santé et de prévenir les maladies
- Réparation des lésions et inflammation : mécanismes menant au développement de maladies chroniques et prévention
- Transplantation, régénération et thérapies cellulaires pour guérir et non seulement soulager, y compris des aspects bioéthiques pertinents
L'ISCR pourra fournir un soutien financier aux projets les mieux classés dans ses secteurs d'intérêt, sous réserve de la disponibilité des fonds.
Institut de génétique des IRSC
La mission de l'Institut de génétique (IG) est d'appuyer d'excellents projets de recherche sur les fondements génétiques et biochimiques de la santé et de la maladie, notamment sur l'interaction des gènes avec les milieux physiques et sociaux, de faciliter l'application des résultats de la recherche aux pratiques et aux politiques en matière de santé, et d'examiner les répercussions des découvertes en génétique sur les plans juridique, éthique et social. L'IG encourage la recherche transférable en favorisant la collaboration entre les chercheurs qui font de la recherche fondamentale et clinique, et qui travaillent de concert avec d'autres instituts des IRSC afin d'optimiser l'impact des découvertes en génétique sur d'autres disciplines. Il a entre autres comme responsabilité essentielle d'examiner les répercussions éthiques, juridiques et sociales des nouvelles découvertes en génétique.
Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC
L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) aspire à jouer un rôle de premier plan au pays et à établir des priorités et des programmes nationaux qui encouragent la recherche novatrice visant à réduire le fardeau mondial des maladies immunitaires et infectieuses et à améliorer la qualité de vie. Il appuie la recherche en vue d'améliorer la santé immunitaire et de réduire l'impact des maladies infectieuses, des maladies d'origine immunologique et de l'allergie au moyen de la prévention, du dépistage, du diagnostic, du traitement, des systèmes de soutien et des soins palliatifs. L'IMII a jugé qu'il était nécessaire de financer la mise au point de nouveaux outils, de nouvelles technologies et méthodes capables d'évaluer de façon non effractive les processus infectieux et immunitaires in vivo.
Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite des IRSC
L'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite (IALA) appuiera la recherche visant à améliorer la vie active, la mobilité et le mouvement, la santé dentaire, et à étudier les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de conditions liées aux os, aux articulations, aux muscles, au tissu conjonctif, à la peau et aux dents. La mission de l'IALA est d'éradiquer la douleur, la souffrance et l'invalidité afin d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d'arthrite et d'affections musculosquelettiques, buccodentaires et cutanées. Les demandes seront considérées dans les six domaines d'intérêt de l'IALA (arthrite, os, santé buccodentaire, muscle, réadaptation de l'appareil locomoteur et peau), et elles devront se rattacher à l'une de ses trois priorités de recherche, soit :
- activité physique, mobilité et santé
- lésion, réparation et remplacement de tissus
- douleur, invalidité et maladies chroniques
Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC
L'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) pense que la recherche innovatrice aidera à mieux comprendre les processus biologiques et socioculturels sous-tendant les affections neurologiques et mentales, et les toxicomanies. La mission de l'INSMT dans cette optique est de favoriser l'excellence dans les recherches innovatrices et respectueuses de l'éthique qui se font au Canada et qui visent à accroître notre connaissance du fonctionnement et des troubles du cerveau et des fonctions cognitives, de la moelle épinière, des organes des sens, de l'appareil moteur, de même que de la santé mentale, de la maladie mentale et de toutes les formes de toxicomanie. L'INSMT entend financer les initiatives qui mobilisent et conjuguent les efforts des scientifiques au sein de programmes novateurs de collaboration dans ces domaines de recherche. Il vise à faire en sorte que ces nouvelles connaissances contribuent à améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens par l'amélioration des résultats cliniques, de la promotion de la santé et des services de soins de santé.
Les principaux objectifs du Programme des sciences de la vie dans l'espace de l'Agence spatiale canadienne sont d'explorer les principes biologiques de base afin de comprendre le rôle que joue la pesanteur dans les processus à la base de la vie; d'approfondir nos connaissances sur le fonctionnement des systèmes biologiques et des organismes vivants concernant leur adaptation aux conditions de l'espace, ainsi que leur réadaptation aux conditions terrestres et d'acquérir de nouvelles connaissances et développer des technologies dans le but de rendre les voyages spatiaux plus sûrs, et d'améliorer la qualité de la vie sur Terre. La déminéralisation osseuse et l'atrophie musculaire, l'adaptation du système cardiovasculaire et des autres organes et systèmes du corps humain à la microgravité, le développement des organismes dans l'espace, les effets biologiques des rayonnements cosmiques et la psychologie de l'être humain dans l'espace sont autant de domaines dignes d'intérêt.
Les sciences de la vie dans l'espace sont un élément indispensable à l'élaboration de toute mission d'exploration spatiale. Les séjours spatiaux de longue durée deviendront monnaie courante avec les éventuelles missions d'exploration interplanétaires. C'est donc pourquoi il est nécessaire de bien comprendre les effets biologiques de la microgravité et de l'exposition aux rayonnements cosmiques pour assurer notre survie dans cet environnement. Au fur et à mesure que nous améliorons notre connaissance de ces facteurs, nous pourrons élaborer des mesures de prévention et de préadaptation. L'amélioration de nos connaissances et les nouvelles technologies médicales qui découleront du programme contribueront vraisemblablement à améliorer la qualité de vie sur Terre. (Mise à jour : 2009-10-02)