ARCHIVÉE - Sujet de recherche : l'arthrite

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2008‑2009, le gouvernement du Canada a investi environ 21,6 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur l'arthrite.


 

Les faits

  • L'arthrite est une catégorie de maladie couvrant plus d'une centaine d'affections, comme l'arthrose, le lupus, la fibromyalgie, la goutte et la sclérodermie.
  • L'arthrite ne touche pas uniquement les personnes âgées. N'importe qui, n'importe quand, peut en être atteint, quel que soit son âge ou son état de santé. En 2000, trois personnes sur cinq atteintes d'arthrite étaient âgées de moins de 65 ans.
  • Chaque année, environ 100 000 Canadiens reçoivent un diagnostic d'arthrite. L'âge moyen de l'apparition des premiers symptômes se situe entre 41 et 50 ans. Environ un Canadien sur six âgé de 15 ans ou plus souffre d'une forme ou d'une autre de la maladie, et les deux tiers des personnes atteintes sont des femmes. Le type d'arthrite le plus fréquent au Canada est l'arthrose, qui touche un Canadien sur dix.
  • La polyarthrite rhumatoïde arrive au deuxième rang et touche un Canadien sur cent. Il s'agit d'une maladie auto-immune qui pousse le système immunitaire à s'attaquer à des articulations saines et à endommager les cartilages, les os, les tendons et les ligaments.
  • Au Canada, l'arthrite touche presque deux fois plus de femmes que d'hommes.
  • L'arthrite coûte aux Canadiens plus de 4 milliards de dollars par année en frais de santé et en perte de productivité.

Source : Le Réseau canadien de l'arthrite, Faits et chiffres sur l'arthrite

Trouver des solutions

La pilule contraceptive favoriserait l'apparition du lupus

Un éminent scientifique québécois a découvert que l'utilisation de contraceptifs oraux combinés favorisait l'apparition du lupus érythémateux disséminé (LED), surtout chez les femmes qui utilisent de tels contraceptifs depuis peu. « Le risque semble presque exclusivement limité aux trois premiers mois d'utilisation de contraceptifs de première et de deuxième génération qui contiennent des doses élevées d'éthinyl estradiol », affirment le Dr Samy Suissa et ses collègues dans un article paru en avril dans la revue Arthritis & Rheumatism. Le Dr Suissa, récipiendaire d'une bourse de chercheur émérite des IRSC et directeur du Département d'épidémiologie clinique de l'Hôpital Royal Victoria du Centre universitaire de santé McGill, a dirigé une équipe de chercheurs qui ont comparé les dossiers médicaux de près de 800 femmes atteintes du LED avec ceux de près de 8 000 femmes ne souffrant pas de cette maladie. Les chercheurs réclament maintenant la tenue d'études plus approfondies qui permettront de cibler les femmes plus à risque de souffrir du lupus après avoir utilisé des contraceptifs oraux.

L'arthrite influence‑t‑elle la conduite automobile?

Bien que l'arthrite soit à l'origine d'incapacités et de douleurs ayant une incidence sur la capacité de conduire, personne ne sait si les personnes atteintes d'arthrite sont plus à risque de provoquer un accident de la route. La Dre Ann Cranney, de l'Institut de recherche en santé d'Ottawa, a procédé à un examen systématique des articles publiés sur le sujet pour déterminer si les personnes atteintes d'arthrite étaient plus à risque de provoquer un accident et devaient subir des examens préventifs pouvant mener au retrait de leur permis de conduire. Les chercheurs n'ont pas trouvé suffisamment de preuves d'un lien entre l'arthrite et les accidents de la route; il serait donc prématuré d'exiger que les personnes atteintes subissent une évaluation complète de leur capacité de conduire. Les résultats de la recherche montrent toutefois qu'il serait bon d'évaluer certaines habiletés essentielles à la conduite, notamment la capacité de regarder par‑dessus son épaule. Cette étude, qui en est aux derniers préparatifs avant la publication, a été subventionnée par les IRSC.

La découverte d'une voie génétique pourrait mener à un traitement pour certaines maladies auto‑immunes

La Dre Katherine Siminovitch, du Samuel Lunenfeld Research Institute de Toronto, a découvert une voie génétique qui pourrait mener à de nouveaux traitements pour une maladie du foie actuellement incurable. Son étude, publiée en juin dans le New England Journal of Medicine, semble également très prometteuse pour le traitement d'autres maladies auto‑immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde. La Dre Siminovitch, dont les travaux sont subventionnés par les IRSC, et ses collègues ont relevé trois gènes d'une même voie qui jouent un rôle dans l'apparition de la cirrhose biliaire primitive (CBP), une maladie auto‑immune qui s'attaque aux conduits biliaires du foie. Les personnes atteintes de CBP, principalement des femmes d'âge moyen, souffrent souvent d'autres maladies auto‑immunes, ce qui semble indiquer que les mêmes facteurs génétiques jouent un rôle dans l'apparition de plusieurs maladies. Ces résultats sont basés sur des essais cliniques menés auprès de 1 000 Canadiens et Américains atteints de CBP et d'un groupe témoin de 1 000 personnes ne souffrant pas de cette maladie.

Les chercheurs

Dr Michael Buschmann – La génération de la régénération

Dr Michael BuschmannLa prémisse de la très populaire série télévisée des années 1970 L'homme de six millions était que l'astronaute gravement blessé Steve Austin pouvait être remis en état à l'aide de pièces de robot.

Le Dr Michael Buschmann, pionnier du génie tissulaire à l'École Polytechnique de Montréal, pense qu'il y a une façon plus facile et économique de réparer les parties du corps endommagées – faire en sorte que le corps se régénère de lui-même.

La recherche du Dr Buschmann sur la régénération du cartilage, financée par les IRSC, ne permettra à personne de courir plus vite qu'un train, mais elle pourrait bien déterminer si des milliers de Canadiens seront au moins en mesure de marcher.

« Mon souhait n'est pas de faire seulement de la science fondamentale », dit le Dr Buschmann, directeur du Laboratoire des biomatériaux et du cartilage de l'École Polytechnique. « Je veux voir des applications cliniques, et pour cela, celles-ci doivent être efficaces et abordables. »

Avec ce but en tête, le groupe du laboratoire du Dr Buschmann – sa co-chercheuse et épouse, la Dre Caroline Hoemann, et ses collaborateurs, les Drs Mark Hurtig et Marc McKee – a mis au point un produit naturel unique qui stimule la régénération du cartilage. Ce produit est actuellement commercialisé par la société biomédicale BioSyntech Canada inc., de Laval (Québec).

Le cartilage est le tissu conjonctif dense qui forme la surface lisse de nos articulations, dont les genoux et les coudes. Les dommages que l'usure, les blessures ou l'arthrose font subir au cartilage finissent par causer une douleur débilitante permanente. Le problème, c'est que contrairement à l'os et à la peau, le cartilage ne se répare pas naturellement tout seul.

L'approche du Dr Buschmann s'inspire d'une technique employée par les chirurgiens‑orthopédistes pour stimuler le renouvellement du cartilage. Selon cette technique, le chirurgien pratique des microperforations dans l'os juste au‑dessous du cartilage endommagé. La guérison de l'os est ainsi stimulée, mais le tissu de type cartilagineux produit est généralement faible du point de vue mécanique.

La technique du Dr Buschmann, mise au point par BioSyntech Canada inc. sous le nom de BST‑CarGel, semble stimuler la régénération du cartilage, lui conférant une durabilité et une fonction mécanique grandement améliorées par rapport à ce qui est possible avec les microperforations seulement.

Un matériau naturel appelé chitosan est utilisé pour stimuler davantage et guider le pouvoir de régénération de l'os. Mêlé au sang du patient, le chitosan crée un caillot sanguin plus stable et adhérent que celui qui serait produit autrement. Appliqué sur la surface osseuse microperforée, ce mélange chitosan‑sang remplit la lésion cartilagineuse en y adhérant, où il sert de charpente temporaire pour diriger le processus de guérison.

Dans des études sur des animaux, le mélange chitosan‑sang a amélioré de manière spectaculaire la réparation du cartilage. La technique en est aux derniers stades d'un essai clinique multicentres au Canada et en Europe auquel participent 80 patients présentant des problèmes de cartilage au genou.

« Le but ultime de la médecine régénérative totale est encore loin », dit le Dr Buschmann. « Néanmoins, chaque avancée nous fait faire deux ou trois pas de plus vers ce but. Et pour nombre de gens, cela peut signifier la différence entre vivre dans la douleur et avoir une mobilité limitée, ou avoir une vie active où la douleur est essentiellement absente. »

Pour de plus amples renseignements

L'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite (IALA) des IRSC met l'accent sur trois priorités de recherche stratégique : douleur, incapacité et maladies chroniques; lésions, réparation et remplacement des tissus; et activité physique, mobilité et santé. Comme les Canadiens ne peuvent jouir d'une santé optimale s'ils souffrent de maladies ou de blessures musculosquelettiques, l'IALA s'efforce d'améliorer le diagnostic et le traitement des maladies telles que l'arthrite. Pour en savoir plus au sujet de ces priorités et des autres activités de l'IALA, consultez le site Web de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.