ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé cardiovasculaire
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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2008‑2009, le gouvernement du Canada a investi environ 101,2 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur les maladies cardiovasculaires.
Les faits
- Les maladies cardiovasculaires, ou les maladies du coeur, représentent la première cause de décès au Canada et la plus grande dépense pour notre système de santé*.
- Parmi un groupe de personnes de 40 ans et plus qui étaient en bonne santé cardiovasculaire en 1994-1995, 19 % des hommes et 15 % des femmes ont développé une maladie du coeur ou en sont décédés avant 2006-2007. La dépression a augmenté considérablement le risque de maladie du coeur chez les femmes, mais non chez les hommes**.
- L'incidence accrue de l'insuffisance cardiaque – une maladie où le coeur n'arrive plus à pomper le sang correctement – est un effet secondaire du succès à traiter les crises cardiaques et d'autres maladies du coeur. Comme les patients au coeur endommagé vivent plus longtemps qu'avant, leur risque d'insuffisance cardiaque augmente***.
- La tension artérielle augmente avec l'âge. En l'absence de saines habitudes de vie, les Canadiens courent plus de 9 chances sur 10 de souffrir d'hypertension. L'hypertension peut causer des accidents vasculaires cérébraux, des crises cardiaques ainsi que l'insuffisance cardiaque et rénale****.
Sources: * Santé Canada, Préoccupations liées à la santé, Maladies du coeur/maladies cardiovasculaires;
** Statistique Canada, juillet 2008, Rapports sur la santé : Dépression et risque de maladie cardiaque;
*** Fondation des maladies du coeur du Canada, Statistiques;
**** Pression artérielle Canada, Qu'est-ce que la pression artérielle?.
Trouver des solutions
Utilité d'une découverte sur la mort des cellules cardiaques pour le traitement du cancer
La découverte de l'interrupteur principal d'un gène déclenchant la mort cellulaire durant une crise cardiaque comporte des implications importantes pour le traitement du cancer. La Dre Lorrie Kirshenbaum du Centre de recherche de l'Hôpital de Saint-Boniface a dirigé une équipe de recherche sur les mécanismes d'un gène appelé Bnip3, lequel est activé lorsque les niveaux d'oxygène dans le coeur descendent sous un certain seuil et donne aux cellules l'ordre de mourir. La Dre Kirshenbaum et son équipe ont également découvert que l'activation du Bnip3 pouvait prévenir la croissance de certaines tumeurs cancéreuses. Les conclusions de cette recherche financée par les IRSC, qui marque une évolution importante dans la compréhension de la croissance et de la mort des cellules, ont été publiées dans les actes de la National Academy of Sciences en décembre 2008.
Prévention des crises cardiaques et des AVC par le ciblage d'une protéine inflammatoire
La réduction des niveaux d'une protéine inflammatoire dans le sang d'une personne en bonne santé peut diminuer ses risques de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral, selon les conclusions d'un important projet de recherche Canada–États-Unis. Les chercheurs qui ont participé à cette étude portant sur près de 18 000 patients ont découvert que les sujets qui affichaient des niveaux sains de cholestérol LDL et des niveaux élevés de la protéine
Lien entre l'apnée du sommeil et le maintien en position assise
Il semble qu'un mode de vie sédentaire contribue à l'apnée obstructive du sommeil (AOS), affection qui prive de sommeil entre 10 et 15 % des adultes nord-américains. Les victimes de l'AOS ont la gorge obstruée durant leur sommeil et se réveillent donc souvent pour reprendre leur souffle. Cette affection est liée à un risque accru d'hypertension, d'insuffisance cardiaque et d'accident vasculaire cérébral. Le Dr Douglas Bradley de l'Université de Toronto, financé par les IRSC, a découvert que la gravité de l'AOS était étroitement liée à la quantité de liquide s'écoulant des jambes vers le cou durant le sommeil. Puisque les longues périodes en position assise favorisent la rétention d'eau dans les jambes, la prévention pourrait simplement consister à se lever régulièrement pour marcher. Les conclusions ont été publiées en janvier dans le American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine et ont été citées dans la revue Men's Health.
Questions clés concernant les chirurgies non cardiaques
Un demi-million de Canadiens passent au bistouri chaque année pour des chirurgies non cardiaques, comme des remplacements de la hanche et du genou. Mais combien de crises cardiaques, d'arrêts du coeur ou d'accidents vasculaires cérébraux se produisent pendant ou après ces chirurgies? Et quel est le meilleur moyen d'estimer les risques de complications cardiovasculaires? Ce sont les questions auxquelles le Dr P.J. Devereaux de l'Université McMaster désire répondre. Coauteur d'un article du Lancet en 2008 sur l'augmentation des risques d'AVC et de décès pouvant découler de l'administration de béta-bloquants pour prévenir les crises cardiaques en cours de chirurgie, le Dr Devereaux dirige une étude de quatre ans des IRSC sur les incidents cardiovasculaires chez les patients à la suite d'une chirurgie non cardiaque. Compte tenu du vieillissement rapide de la population canadienne et de la fréquence accrue de ce genre de chirurgie, la connaissance du nombre de complications cardiovasculaires aidera les décideurs, les fournisseurs de soins de santé et les patients à comprendre les risques et à prendre des décisions éclairées.
Les chercheurs
Dr Matthias Friedrich – Images du coeur
Lorsqu'un patient arrive au Libin Cardiovascular Institute à Calgary avec des symptômes de crise cardiaque, il pourrait être mis hors de danger grâce à des images.
« Dans certains cas aigus de crise cardiaque, nous pouvons établir un diagnostic à l'aide de l'imagerie cardiaque par résonance magnétique (ICRM) plusieurs heures avant que certains autres biomarqueurs, comme la composition chimique du sang, ne viennent confirmer la crise cardiaque », déclare le
Le
Contrairement au tomodensitogramme ou à d'autres techniques similaires, l'ICRM ne se sert pas de la radioactivité. Avec l'ICRM, les cliniciens peuvent non seulement voir la forme du coeur, comme avec le tomodensitogramme ou l'imagerie ultrasonore, mais aussi vérifier la santé des tissus du muscle cardiaque. Toute cette information est recueillie dans environ 10 à 45 minutes.
« Compte tenu de la quantité d'information que peut fournir l'ICRM, c'est de loin la technique d'imagerie cardiaque la plus rapide, la plus sûre et la plus précise à notre disposition », souligne le
Sa recherche est consacrée à la démocratisation de l'ICRM. En plus de rechercher de nouveaux biomarqueurs pour le diagnostic, il réfléchit au meilleur moyen d'intégrer ces nouvelles pratiques au contexte clinique de façon rentable.
Cette année, il a dirigé la publication des « critères du Lac Louise », les normes internationales pour le diagnostic de l'inflammation du muscle cardiaque par ICRM. Ces critères sont le résultat d'une réunion internationale de 24 chercheurs, organisée par le
Avec plusieurs collègues, y compris son épouse, la
Lorsque le
Mais pour ce visionnaire de l'imagerie médicale, le succès de l'ICRM ne représente qu'un pas vers un plus grand objectif de santé. « L'ICRM pourrait faire un excellent outil de soins personnalisés », explique-t-il. « Lorsque nous saurons nous en servir plus économiquement, il pourrait devenir un excellent outil d'examen médical général, utile pour diverses maladies allant des maladies métaboliques jusqu'au cancer. »
Pour de plus amples renseignements
L'Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR) des IRSC a désigné huit thèmes de recherche stratégiques : obésité, diabète et complications cardiovasculaires; technologies permettant des avancées diagnostiques et thérapeutiques; déterminants des comportements à risque pour les maladies chroniques; sommeil; biomarqueurs pour les maladies chroniques; vieillissement et système cardiorespiratoire; réparation des lésions et inflammation; thérapies fondées sur la transplantation/régénération cellulaires. Pour en savoir plus sur ces priorités et d'autres activités de l'ISCR, consultez le site Web de l'Institut.
Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.