Procès-verbal - 25e Réunion du conseil consultatif de l'Institut (CCI) - Institut du cancer
Date : Les 5 et 6 février 2009Lieu : Hôtel Fairmont Waterfront de Vancouver
Présents :
Membres du CCI
- Ron Barr
- Angela Brooks-Wilson
- Heather Bryant (présidente)
- Jacques Corbeil
- Richard Doll
- Elizabeth Eisenhauer
- Margaret Fitch
- Scott Leatherdale
- Anne-Marie Mes-Masson
- Ben Neel
- Cheryl Robertson
Invités
- François Bénard
- John Challis
- Connie Eaves
- Darrell Fox
- Victor Ling
- Thea Tlsty
- Michael Wosnick (INCC)
Personnel des IRSC et de l'IC
- Judy Bray
- Diane Christin
- Dale Dempsey
- Jaime Flamenbaum
- David Hartell
- Benoît Lussier
- Gwendoline Malo
- Claudia Mongeon
- Morag Park (directrice scientifique)
- Stephanie Pineda
- Diana Sarai
Absents
- William Mackillop
- Les Mery
- Mark Nachtigal
- Steve Pillipow
- Michael Tyers
- Kimberly Banks Hart (congé de maternité)
JOUR 1 : Le jeudi 5 février 2009
Examen du Café scientifique sur les cellules souches du cancer (CSC)
La Dre Heather Bryant ouvre la réunion à 8 h 30 et demande aux participants de se présenter. Le Dr Wosnick annonce sa récente nomination au poste de vice‑président à la recherche à la Société canadienne du cancer (SCC) et à celui de directeur scientifique (DS) de l'Institut de recherche de la SCC. On discute de l'événement tenu la veille, soit le premier café scientifique organisé par l'Institut du cancer (IC) sur le thème des CSC. La Dre Morag Park présente les trois conférenciers : la Dre Thea Tlsty de l'Université de la Californie, à San Francisco (UCSF), aux États‑Unis, la Dre Connie Eaves du Laboratoire Terry‑Fox, à Vancouver, et le Dr Ben Neel, membre du conseil consultatif (CCI) de l'IC. Cet événement a attiré de 75 à 100 personnes, dont certains membres du CCI. L'assistance était composée à 80 % d'étudiants en recherche et de boursiers postdoctoraux, et à 20 % de membres du grand public. Les conférenciers étaient invités à assister à la réunion du CCI de ce matin afin d'exprimer leur opinion au sujet des CSC et d'aider l'IC dans son processus décisionnel concernant les possibilités de financement. Les membres du CCI apprécient cette rétroaction.
- La Dre Eaves fait part de ses impressions au sujet de l'événement. Elle souligne le grand nombre d'étudiants présents, qui faisait contraste avec la faible participation du grand public; cela s'explique probablement par le caractère scientifique du sujet. Les membres du grand public ont émis plusieurs commentaires; entre autres, ils trouvent que la science n'est pas encore assez avancée pour parler des CSC, et qu'il s'agit d'un sujet trop théorique. Selon eux, les gens s'intéressent plus aux résultats. La Dre Eaves parle également de la fréquence des CSC et de la différence entre les réseaux actuels de cueillette et d'annotation des tissus américains et canadiens. À cet égard, le système de santé canadien présente de nombreux avantages, qui doivent être reconnus et mis à profit. La Dre Eaves insiste sur le fait que l'on doit : 1) reconnaître les occasions et les atouts; 2) investir dans ces atouts; 3) travailler en concertation et bâtir des réseaux (et non une hiérarchie); 4) développer les programmes de formation; 5) réduire les obstacles bureaucratiques inhérents au processus de demande de financement pour que les chercheurs puissent obtenir le financement stable dont ils ont besoin.
- La Dre Tlsty aborde le thème de l'épigénétique (l'organisation de la séquence d'ADN), un domaine en plein essor de la recherche sur les CSC. Pour que ce tout nouveau domaine fasse l'objet de la recherche nécessaire, il faut saisir les occasions d'échange de connaissances qui s'offrent à nous (entre les étudiants du Californian Institute for Regenerative Medicine [CIRM] et le milieu de la recherche ici, au Canada) et profiter des possibilités de recherche translationnelle. Il est important de posséder une banque de tissus avec les annotations adéquates pour mener des projets de recherche susceptibles de permettre des percées en application des connaissances (AC).
- Le Dr Neel est d'accord avec la Dre Eaves sur beaucoup de points, plus particulièrement sur la question de l'amélioration du système de dossiers médicaux électroniques pour les tissus traités dans les banques, pour lesquels aucun système n'est actuellement utilisé.
Ouverture
Les Dres Eaves et Tlsty quittent la réunion, et la Dre Bryant poursuit avec les questions relatives au CCI. Le procès-verbal de la dernière réunion du CCI est approuvé, et on apporte une correction à la section traitant de la réunion internationale de l'Union internationale contre le cancer (UICC). L'ordre du jour de la réunion est approuvé, et on ajoute le point de la représentation du public lors des réunions du CCI, point qui sera abordé par Cheryl Robertson.
Rapports budgétaires et financiers de l'IC
Le Dr Lussier présente le budget des initiatives stratégiques de l'Institut (ISI). (Voir l'onglet 8. Les lignes bleues représentent les fonds que l'IC s'est engagé à verser.)
- L'IC octroiera trois subventions intégrales dans le cadre de l'Initiative stratégique pour la formation en recherche dans le domaine de la santé (ISFRS).
- La subvention destinée au Réseau canadien de banque de tumeurs (RCBT) a été réaffectée afin que ce groupe reçoive un million de dollars l'an prochain. On procède à une réaffectation lorsque des montants considérables de fonds non dépensés sont disponibles dans les comptes des universités au début de l'année financière; ainsi, afin de réduire le plus possible le solde non dépensé, on reporte les paiements devant être versés pour des subventions de cinq ans et on les répartit sur les années restantes. Étant donné que l'octroi du financement au RCBT a été retardé en raison du processus d'approbation sur le plan éthique, le groupe n'a pu dépenser les fonds au cours de la période prévue. Chaque titulaire d'une subvention a environ une année complète pour dépenser la somme restante.
- L'Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme (ICRCT) recevra, pour la phase III, 500 000 $ par année pendant cinq ans. Le Dr Wosnick fait observer que la structure de l'ICRCT pourrait changer et qu'une partie du financement pourrait donc être récupérée.
- L'IC s'est engagé à accorder un financement de l'ordre de cinq millions de dollars sur cinq ans à l'initiative sur les cellules souches cancéreuses, et les IRSC fourniront un montant équivalent. La Dre Park affirme qu'une annonce sera faite la semaine prochaine à propos des CSC.
- Le budget de l'année prochaine atteindra 8,5 millions de dollars; cependant, le dernier budget fédéral pourrait avoir des répercussions sur les budgets de l'Institut. Si les prévisions s'avèrent exactes, l'IC disposera, l'an prochain, d'environ 250 000 $ à allouer à diverses initiatives. Comme il nous est impossible de reporter le solde des fonds, nous nous servons actuellement de financement provisoire pour verser les subventions de fonctionnement.
- Aucune décision n'a encore été prise en ce qui concerne la mise en oeuvre de l'initiative sur les soins palliatifs et de fin de vie.
Aperçu des priorités actuelles
On fait remarquer la nouvelle apparence des modèles de diapositives de l'IC. Cette nouvelle image sera utilisée pour tous les moyens de communication de l'Institut.
David Hartell présente un compte rendu des initiatives de financement de l'IC :
- L'Institut a consenti 22 subventions totalisant 13,3 millions de dollars dans le cadre de l'ISFRS.
- Quatre équipes de recherche en imagerie moléculaire et fonctionnelle ont reçu un financement total de plus de 1,3 million de dollars. Par ailleurs, les subventions du programme de démonstration des principes (PDP) ont été lancées en décembre 2008.
- L'IC a financé six projets pilotes et a accordé deux subventions d'équipe en voie de formation (EVF) pour la recherche sur la détection précoce du cancer, des initiatives représentant un investissement de six millions de dollars. En outre, les subventions du PDP ont été lancées en décembre 2008.
- L'Institut a alloué 3,5 millions de dollars à la réalisation d'essais cliniques par le Groupe des essais cliniques (GEC) de l'Institut national du cancer du Canada (INCC); ce partenariat tire toutefois à sa fin.
- Comportements à risque : L'IC a attribué des fonds à l'ICRCT et à l'initiative Objectif Obésité, en collaboration avec l'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète (INMD).
- Le projet sur le profil moléculaire des tumeurs (RCBT) a reçu un financement de 3,8 millions de dollars sur six ans, de 2004-2005 à 2009-2010. Le versement de ces fonds a été différé à deux reprises, et prolongé une fois pour une sixième année. Les IRSC ont analysé le processus de renouvellement et demanderont aux titulaires d'une subvention de produire un rapport d'étape. À l'automne 2008, on a introduit une nouvelle procédure pour les demandes de renouvellement des « subventions réservées » , qui prévoit un examen du site de recherche. La décision finale concernant le RCBT sera prise en mars 2010. Le RCBT aide les responsables de banques de tumeurs à organiser leurs pratiques exemplaires et leurs procédures de fonctionnement normalisées (PFN); il ne possède aucune banque, mais peut établir des partenariats.
- L'IC a accordé sept nouvelles subventions aux équipes en voie de formation pour la recherche sur l'accès à des soins de qualité pour le cancer; ces subventions représentent un investissement total de 10 millions de dollars. Les équipes comprenaient des chercheurs et des utilisateurs finaux de la recherche. Une téléconférence a eu lieu le 15 janvier, pendant laquelle les participants ont reconnu la nécessité du réseautage et d'une plus grande réunion à laquelle participeraient d'autres intervenants. On prévoit inviter les équipes (cinq membres par équipe) à une réunion d'une journée à l'automne 2009, et tenir d'autres réunions connexes.
La Dre Bray souhaite présenter une motion et tenir un vote au sujet des prochaines étapes de l'initiative sur les soins palliatifs et de fin de vie, dans laquelle l'IC a investi 16,5 millions de dollars en collaboration avec 16 partenaires. Cette initiative a fait du Canada un chef de file des soins palliatifs et de fin de vie. Les subventions viennent à échéance en 2009‑2010, et l'IC devra démontrer les effets de cette initiative dans le cadre du prochain examen international, en 2011. Dans le contexte du vieillissement de la génération du baby‑boom, les soins palliatifs et de fin de vie sont de plus en plus nécessaires. La Dre Bray propose trois sujets de discussion :
- L'évaluation des rapports de fin de subvention (voir le document à ce sujet). Une ébauche du rapport a été remise aux membres du CCI pour qu'ils fassent part de leurs commentaires, et ils ont formulé plusieurs recommandations. On y a ajouté des questions concernant l'AC, que l'on ne trouve pas dans le premier rapport de mi‑parcours. On suggère également d'ajouter des questions sur les répercussions sociales et de demander aux chercheurs quels sont leurs besoins précis. Est‑il encore trop tôt pour évaluer l'impact de cette initiative? En outre, on devrait poser certaines questions essentielles avant de demander des renseignements généraux tels que le nom des candidats, et on devrait limiter le nombre de pages. Cette évaluation pourrait être plus complexe que la simple administration d'un questionnaire; on propose donc d'embaucher une personne pour mener à bien cette tâche.
- Le financement des activités d'AC. La Dre Bray suggère de financer les équipes qui présentent une demande dans le cadre des concours ouverts des IRSC.
- Le financement d'un consortium national sur les soins palliatifs et de fin de vie. La Dre Bray propose que l'IC investisse 100 000 $ afin d'entamer le processus visant à inciter les partenaires à collaborer. Il serait judicieux de sonder l'intérêt des partenaires à fournir du soutien à un consortium national sur les soins palliatifs et de fin de vie et à s'engager à octroyer du financement.
Initiative sur les enfants survivants du cancer
L'IC avait décidé de placer la survie au cancer au coeur de sa mission, puis a réorienté ses priorités pour accorder la plus grande importance à la recherche sur le cancer chez les enfants et les jeunes adultes. Les problèmes de santé des personnes de 15 à 39 ans (jeunes adultes), qui sont très différents de ceux des enfants de 0 à 14 ans, sont plutôt négligés; c'est pourquoi ce domaine de recherche représente un secteur d'investissement intéressant pour l'IC. Les subventions Catalyseur lancées en décembre visent les aspects biomédicaux et cliniques de la survie au cancer. L'IC devrait‑il rediriger ses investissements vers la recherche sur la survie chez les enfants plutôt que sur la survie dans la population générale? On organise une réunion d'une journée, qui se tiendra le 9 mars 2009 et qui rassemblera les différents partenaires qui oeuvrent dans le domaine de la pédiatrie, d'un océan à l'autre, par exemple le Pediatric Oncology Group of Ontario (POGO), la Fondation canadienne Candlelighters pour enfants atteints du cancer, etc.
Nouvelles orientations et transition de la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé
Le Dr John Challis remercie le conseil consultatif de l'avoir invité. Il est, depuis six mois, le nouveau président-directeur général de la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé (MSFHR). Il présente brièvement l'historique de l'organisation, qui a été fondée en 2001 et dont le mandat est de renforcer les capacités de recherche en santé. Il explique le financement alloué par les IRSC aux principales provinces, et souligne que la Colombie‑Britannique a finalement obtenu plus de fonds que l'Alberta et l'Ontario. Quelque 1 000 stagiaires et 285 chercheurs de carrière ont reçu du financement de 2001‑2002 à 2008‑2009, et environ 30 % des fonds de la MSFHR sont consacrés à la recherche sur le cancer. Il explique également la position de la MSFHR dans le contexte des changements survenus dans le milieu externe. Les intervenants clés réclament de plus en plus de transparence et un meilleur rendement de l'investissement; ils insistent aussi sur la nécessité de financer des programmes pertinents pour les problèmes de santé qui touchent la population de la Colombie‑Britannique et de travailler de concert avec les organismes subventionnaires partenaires et les utilisateurs finaux. La MSFHR vise à devenir un organisme de recherche plus stratégique qui pourra réagir rapidement aux problèmes de santé urgents et aux nouvelles priorités grâce à des partenariats. En outre, la MSFHR travaille actuellement à l'élaboration d'un plan stratégique pour 2009‑2015, qui sera complété en juillet. Le Dr Challis termine son exposé par un vidéoclip présentant les réalisations de la MSFHR, et invite l'IC à travailler en partenariat avec l'organisation. Il accepte l'invitation de la Dre Eisenhauer à participer à une assemblée publique en avril à Vancouver, qui s'inscrit dans le plan stratégique national de l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer (ACRC). La Dre Bray communiquera aussi avec lui en vue de l'atelier sur la recherche sur le cancer chez les enfants et les jeunes adultes.
Stratégies d'application des connaissances
On recommande à l'IC de se fonder sur le rapport de l'Institut de génétique (IG) sur les stratégies d'AC ainsi que sur la réponse de la direction pour élaborer sa propre stratégie d'AC. L'IC pourrait mettre en oeuvre plusieurs mesures d'AC, notamment : 1) donner de la formation et renforcer ses capacités; 2) utiliser les services d'un courtier du savoir ou d'un facilitateur; 3) effectuer une évaluation, mesurer les effets et déterminer les prochaines étapes; 4) diffuser ses pratiques exemplaires. À court terme, les prochaines étapes pourraient comprendre une synthèse du contexte d'AC dans le milieu de la recherche sur le cancer, ainsi que la publication d'un recueil de cas liés au cancer. À moyen et à long terme, les activités pourraient comprendre l'octroi d'un prix soulignant l'AC, un atelier d'été ou un grand événement portant sur l'AC, etc. On fait remarquer que la responsabilité de l'AC ne devrait pas incomber aux nouveaux chercheurs, qui manquent de temps; cependant, on pourrait se servir des subventions de PDP, par exemple, pour gérer les activités d'AC afin de faciliter l'utilisation de l'information pour les domaines 2, 3 et 4. Certaines activités d'AC telles que la préparation du recueil de cas et de la synthèse pourraient être financées avec la subvention d'appui aux instituts (SAI).
Mise à jour sur le concours de subventions de fonctionnement pour la recherche sur le cancer
Dale Dempsey présente un compte rendu de quatre concours ouverts et des quatre comités d'examen liés à l'IC. Il annonce que les réductions budgétaires ont augmenté d'environ 5 %.
- Biologie du cancer et thérapeutique (BCT) : On a octroyé du financement à 13 candidats sur 36 (26,5 %) dans le cadre du premier concours, en mars 2007, et à 11 sur 36 en septembre 2007.
- Évolution du cancer et thérapeutique (ECT) : Le financement a aussi diminué, passant de 26 % à 20 %.
- Biologie moléculaire et cellulaire du cancer (MCC) : relativement stable.
- Comité sur les soins palliatifs et de fin de vie : Le financement est passé de 25 % à 31 %. M. Dempsey explique qu'il faut un plus gros volume de demandes dans ce domaine.
Par ailleurs, M. Dempsey constate que le seuil d'approbation moyen varie beaucoup d'un comité à l'autre; le BCT et l'ECT sont plutôt prudents dans leurs évaluations, alors que le MCC et le comité sur les soins palliatifs et les soins de fin de vie (PLC) accordent des notes plus élevées. Cependant, les réductions budgétaires sont les mêmes pour toutes les subventions. Certaines personnes se disent préoccupées par la question des subventions pour lesquelles un renouvellement est demandé après la formulation de recommandations par le groupe d'experts, mais qui se retrouvent encore sous le seuil d'approbation au deuxième tour du concours. Les IRSC s'efforcent de se doter de pratiques exemplaires et, pour ce faire, consultent d'autres organismes tels que les NIH; ils s'assurent ainsi que les membres des comités d'examen possèdent l'expertise nécessaire.
Nouvelles priorités et orientations stratégiques de l'IC
La Dre Park résume les priorités déterminées lors de la réunion de planification des priorités stratégiques tenue en mai 2008 avec les intervenants et lors de la réunion du CCI en septembre 2008. Elle indique que les IRSC travaillent très fort à l'élaboration d'initiatives conjointes avec les instituts. On invite les membres du CCI à réfléchir à ces nouvelles priorités et à celles qui existaient déjà, notamment le RCBT, afin de prendre une décision finale au sujet des futures orientations de l'IC en matière de financement.
- Biologie des systèmes : Les subventions Catalyseur ont été lancées; les lettres d'intention doivent être remises ce mois‑ci, et la décision finale sera rendue en mars. L'objectif consistait à prendre le pouls du milieu, particulièrement en ce qui a trait à l'intérêt pour la bio-informatique. D'autres instituts, notamment l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) et l'Institut de génétique (IG), s'intéressent à la biologie des systèmes. D'ailleurs, ce terme est plutôt large, et certains membres en suggèrent d'autres plus précis, par exemple la génématique, la biomédecine des systèmes ou la bio-informatique. L'IC serait prêt à financer des ISFRS dans ce domaine, et il n'est pas nécessaire d'organiser un atelier. Il serait pertinent d'accorder des bourses de transition de carrière et de mettre en place un programme de chaire afin de recruter quelqu'un à l'étranger au besoin.
- Métastase – microenvironnement de la tumeur : La recherche sur l'inflammation constitue une autre priorité de recherche des IRSC, domaine qui intéresse aussi l'IMII, l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite (IALA) et l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR). L'IC devrait‑il unir ses efforts à ceux de ces instituts afin d'organiser un atelier?
- Survie au cancer : Le Dr Doll a organisé un atelier portant sur ce thème, et l'IC a mis en place des subventions Catalyseur pour la recherche sur les aspects biomédicaux de la survie au cancer. Les organismes subventionnaires intéressés par un partenariat sont ceux qui oeuvrent dans le domaine du cancer chez les enfants et les jeunes adultes. Le Canada pourrait devenir un chef de file du séquençage du génome chez les enfants. Une réunion aura lieu en mars afin d'établir un plan d'action concernant la survie au cancer chez les enfants et les jeunes adultes; l'IC devrait donc attendre à ce moment pour prendre des décisions. Certains participants se disent préoccupés par la sélection d'un groupe de la population pour la recherche sur la survie au cancer.
- Recherche translationnelle : D. Thomas a déjà fait une présentation aux membres du CCI sur le thème de la biochimie. On fait observer que la recherche translationnelle devrait également englober les activités du domaine 2. L'IC dispose‑t‑il des moyens financiers nécessaires à la réalisation de ces activités?
Mise à jour sur l'Institut de recherche Terry Fox (IRTF)
La Fondation Terry Fox a inauguré l'IRTF en octobre 2007 après avoir demandé aux intervenants du milieu de la recherche sur le cancer quelle était, selon eux, la meilleure façon d'utiliser les fonds recueillis à l'occasion de la Journée Terry Fox tenue pour souligner le 25e anniversaire du Marathon de l'espoir. La Fondation a alors décidé de mettre l'accent sur la recherche translationnelle. L'IRTF reliera les grands centres de recherche sur le cancer par l'intermédiaire de pôles situés à divers endroits au pays, et investira 50 millions de dollars sur cinq ans. De plus, l'IRTF cherche à participer au cofinancement de projets avec d'autres organisations telles que le Partenariat canadien contre le cancer (PCCC), l'Alberta Cancer Board (ACB) et l'Institut ontarien de recherche sur le cancer (IORC). L'IRTF compte actuellement trois employés, dont le Dr Ling.
Le Dr Ling explique les raisons qui ont amené l'IRTF à centrer ses efforts sur la recherche translationnelle. L'Institut souhaite produire le plus grand impact possible sur les incidences du cancer. De plus, la recherche translationnelle est sous‑financée, et des innovations sont de mise dans le système de lutte contre le cancer. Il existe de nombreux obstacles d'ordre culturel, réglementaire et financier, car le public croit que les connaissances sont automatiquement appliquées. On doit donc mettre en place des infrastructures basées sur des équipes scientifiques solides, ce qui ne constitue pas une des priorités actuelles du milieu universitaire et des organismes subventionnaires.
Le Dr Branton est président du comité consultatif scientifique de l'IRTF. Le Dr Ling accueille les suggestions concernant l'ajout d'autres membres au comité et dresse la liste des partenaires actuels des provinces. L'IRTF considère la recherche translationnelle sur le cancer du point de vue de la pratique clinique et de la santé des populations, et croit que cette recherche doit être accélérée par l'adoption d'une vision axée sur les percées.
L'IRTF mettra l'accent sur des projets à grande échelle portant sur du matériel ou des données provenant des patients et dont les résultats doivent être mesurables. Il y a actuellement 16 projets en cours, en majorité des projets pilotes, qui bénéficient d'un financement de 15 millions de dollars chacun. Ces grands projets exigent un processus de lancement de trois mois. Le Dr Branton cite comme exemple de projet de grande envergure celui sur la détection précoce du cancer du poumon, mené en partenariat avec le PCCC (6,6 millions de dollars). La stratégie consiste à évaluer une approche multimodale pour le dépistage. Cette étude nous informera sur les principaux paramètres de dépistage et les coûts des soins de santé, des renseignements vitaux pour décider d'un programme à mettre en place partout au Canada.
Une première réunion annuelle aura lieu du 22 au 24 mai 2009 à Vancouver, à laquelle participeront des chefs de projets et des dirigeants des différents pôles; ils profiteront de la rencontre pour présenter leurs projets et le progrès réalisé dans le cadre de ceux‑ci. On organisera également un atelier afin d'engager le dialogue avec les décideurs et les autorités sanitaires.
Les projets à venir porteront sur le cancer des ovaires, le cancer du cerveau, le cancer de la prostate, le lymphome, la leucémie et d'autres sites tumoraux. L'IRTF planifie également d'autres partenariats avec le RCBT et des pôles dans la région de l'Atlantique et les Prairies. L'Institut souhaite encourager les stagiaires du domaine de la recherche translationnelle sur le cancer et amorcer le dialogue sur la meilleure façon d'appliquer les résultats de la science actuelle pour réellement améliorer l'issue du cancer dans l'avenir.
Il existe 4 000 courses Terry Fox dans le monde. Certains pays gardent l'argent recueilli, mais la Fondation Terry Fox a le dernier mot sur la façon dont ces fonds sont utilisés. En outre, la Fondation examine la possibilité de faire participer des représentants de ces pays aux prochaines réunions annuelles.
Le Dr Ling demande aux participants de suggérer des possibilités de collaboration avec l'IC. Au cours de la prochaine année ou des deux prochaines années, l'IRTF axera ses activités sur les sites tumoraux. Le Dr Ling mentionne que le programme de financement de la recherche a été transféré de l'INCC aux IRSC et souligne l'importante contribution de l'INCC au programme Nouvelles frontières.
La séance de la réunion de la première journée est levée 17 h 10.
JOUR 2 : Le vendredi 6 février 2009
Ouverture
La Dre Heather Bryant ouvre la séance à 8 h 30.
L'imagerie du cancer au Canada
Le Dr François Bénard remercie la Dre Park de l'avoir invité à présenter au conseil consultatif un aperçu de l'imagerie du cancer au Canada. Il aborde surtout le thème des soins cliniques et, dans une moindre proportion, celui de la recherche. Les initiatives en cours au Canada sont axées sur trois modalités principales (parfois appelées les techniques d'imagerie fonctionnelle du cancer) :
- les techniques nucléaires;
- les méthodes utilisant l'imagerie par résonance magnétique (IRM);
- les méthodes optiques.
L'expertise du Dr Bénard porte sur les traceurs radioactifs, le domaine le plus propice à une application clinique. Il existe 16 ou 17 centres de tomographie par émission de positons (TEP) au pays, dont l'objectif ultime est d'améliorer la précision des examens par tomographie et, par le fait même, l'exactitude des diagnostics. Les projets de recherche menés dans ce domaine visent à personnaliser la médecine, à adapter la posologie des médicaments selon les patients, à caractériser les cancers au moyen de biomarqueurs prédictifs, à prédire la réponse des patients à des traitements précis, et à évaluer rapidement la réponse au traitement afin de pouvoir modifier le régime posologique en cas d'échec. Le Dr Bénard montre l'exemple d'un lymphome révélé par l'imagerie au moyen d'un récepteur oestrogénique chez une patiente atteinte d'un cancer du sein métastatique. Des projets de courte durée visant l'application clinique des connaissances dans le domaine de l'imagerie du cancer de la prostate et de la métastase osseuse ainsi que de la synthèse d'ADN sont également en cours. On peut commencer à utiliser de nombreux composés dès maintenant.
Au Canada, il existe un réseau qui comprend 14 centres collaborant à des projets d'imagerie. Les activités de ce réseau, qui est en pleine expansion, ne portent pas uniquement sur la recherche sur le cancer. L'IRTF apporte aussi sa contribution; il propose un financement de 60 millions de dollars. Ces centres désirent fortement échanger leurs connaissances et bâtir une approche multicentrique. Le réseau peut aussi compter sur plusieurs entreprises partenaires, notamment MDS Nordion (traceurs radioactifs) et Advanced Cyclotron Systems. Le Dr Bénard souhaite établir des partenariats avec l'IC des IRSC, le Groupe des essais cliniques (GEC) et l'ACRC.
Fréquence des réunions du CCI
La Dre Park suggère que les membres du CCI se réunissent seulement deux fois par année, vers les mois de mai et de novembre, et que les rencontres se tiennent sur deux journées au lieu d'une journée et demie, en fonction du volume de travail. Elle recommande également la création de sous‑comités affectés aux différentes priorités. Les participants approuvent sa proposition.
Plan stratégique II 2009-2014
Le premier plan stratégique quinquennal de l'IC couvrait la période de 2002 à 2007. En 2000, la majeure partie du financement pour la recherche sur le cancer provenait de l'INCC, du Conseil de recherches médicales du Canada (CRM) et du Programme national de recherche et développement en matière de santé de Santé Canada (PNRDS). Cependant, le milieu de la recherche sur le cancer a changé depuis, et la création des IRSC a permis d'accroître le financement. D'autres organisations sont apparues dans ce nouveau paysage, notamment les Chaires de recherche du Canada (CRC), Génome Canada, la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), le Réseau ontarien de recherche sur le cancer (RORC), l'IORC, l'ACRC, le PCCC, l'IRTF, ainsi que l'organisme intégrant l'INCC et la SCC. Enfin, d'autres marathons pour la lutte contre le cancer ont été organisés.
Le Dr Lussier mentionne que, pour définir les orientations stratégiques de l'IC, il est important d'harmoniser la mission de l'Institut avec le mandat des IRSC (Plan stratégique II), le plan stratégique des IRSC, la stratégie fédérale en matière de S-T et les stratégies nationales de recherche sur le cancer, y compris la stratégie pancanadienne de recherche sur le cancer de l'ACRC. L'IC doit également tenir compte du ralentissement économique; en effet, il est peu probable que le budget des initiatives stratégiques augmente. Le plan stratégique contient une description du milieu de la recherche sur le cancer et de la mission, de la vision et des valeurs de l'organisation, ainsi que les orientations stratégiques et les principaux objectifs.
La prochaine étape consiste à rédiger le deuxième plan stratégique afin que les membres du personnel puissent en discuter et, ensuite, le soumettre aux membres du CCI pour obtenir leurs commentaires avant la prochaine réunion du CCI. Nous devrions également saisir l'occasion que représentent les assemblées publiques tenues dans le cadre de la stratégie pancanadienne de recherche sur le cancer de l'ACRC pour obtenir plus de rétroaction de la part des intervenants du milieu de la recherche sur le cancer et examiner les plans d'autres instituts des IRSC, qui peuvent être consultés dans le site Web des IRSC. On procédera à l'approbation finale du plan stratégique pendant la réunion d'automne 2009 du CCI.
Mesure de suivi : Le Dr Lussier fera circuler une ébauche du plan stratégique d'ici la fin du mois de février et organisera une téléconférence en mars pour communiquer tous les commentaires reçus. La deuxième version sera ensuite soumise à l'approbation finale du CCI.
Priorités possibles de l'IC –
DécisionsLes membres discutent de certaines priorités actuelles et nouvelles concernant les possibilités de financement de décembre 2009. En présumant que 250 000 $ (au lieu des 500 000 prévus) seront octroyés à la recherche sur les cellules souches du cancer à la fin de l'année, il y aura environ 430 000 $ disponibles pour l'année 2009‑2010 et 2,6 millions de dollars pour 2010‑2011. On rappelle à tous que les décisions finales en matière de financement doivent être prises en mai pour être en mesure de lancer les initiatives en décembre.
Priorités originales
- Soins palliatifs et de fin de vie : AC (jusqu'à 100 000 $ pour les EVF – quatre équipes recevant chacune 25 000 $). D'ici mai, nous saurons s'il existe un intérêt pour la création d'un consortium.
- Comportements à risque : Le 31 mars, le protocole d'entente avec l'ICRCT viendra à échéance. Nous ne savons pas actuellement si l'ICRCT conservera sa structure actuelle ni si le concours du 1er avril aura lieu. Une réunion du conseil de l'ICRCT se tiendra le 12 février, et les Drs Peter Scholefield et Rémi Quirion prendront des décisions. L'IC attendra de connaître les résultats de cette réunion. L'Institut finance actuellement un concours de subventions Idée. On note que le PCCC a alloué une somme d'environ quatre millions de dollars au projet COALITION (Connaissances et action liées pour une meilleure prévention) (voir le site Web). Le financement accordé par l'IC à l'ICRCT pour 2009‑2010 s'élève à 500 000 $, et l'IC propose de l'utiliser pour le concours du 1er avril. Cependant, on aura probablement besoin de moins de la moitié de cette somme.
- RCBT : On rédige actuellement un rapport d'évaluation et une procédure de renouvellement.
Nouvelles priorités
- Génématique/biologie des systèmes : L'IC a contribué au financement de trois subventions dans le cadre de l'ISFRS.
- Cancer chez les enfants et les jeunes adultes : L'IC devra déterminer le montant de financement possible pour ce domaine.
- Survie au cancer : Coordonner un partenariat par l'entremise de l'ACRC.
- Inflammation, immunité, cancer et maladies chroniques : Les DS devraient se réunir pour discuter de la tenue d'une conférence canadienne à laquelle seraient invités les différents instituts des IRSC.
Mesure de suivi : La Dre Park abordera le sujet à la prochaine réunion des DS.
La recherche translationnelle sur l'imagerie du cancer pourrait devenir la cinquième priorité de l'IC. La Dre Eisenhauer rencontrera le Dr Bénard pour discuter de questions touchant le GEC et tiendra le CCI informé.
On conclut qu'il est essentiel de former des groupes de travail pour s'attaquer à ces priorités. On a déjà donné des idées pour quelques groupes, qui comprendraient chacun un champion du CCI chargé de recruter des jeunes chercheurs innovateurs. D'autres priorités n'ont pas encore été définies ou ne nécessitent pas de groupe de travail.
- Génématique (champion du CCI : Jacques Corbeil)
- Cancer chez les enfants (champion du CCI : R. Barr)
- Survie au cancer (championne du CCI : E. Eisenhauer). On discutera avec l'ACRC après la réunion du 9 mars. Aucun groupe de travail n'est nécessaire pour l'instant.
- Inflammation, immunité, cancer et maladies chroniques. La Dre Park discutera de cette priorité avec les autres DS avant que l'IC prenne quelque décision que ce soit.
Éthique
La Dre Mes-Masson informe les membres du conseil que le Comité permanent de l'éthique des IRSC et les représentants en matière d'éthique des conseils consultatifs des instituts (RECCI) ont déterminé que les inégalités en matière d'accès aux soins constituent un sérieux problème. Par conséquent, on mettra en place une possibilité de financement stratégique conjointe afin de faciliter le passage de la théorie à la pratique. On tiendra un seul concours conjoint, et chaque partenaire fournira 50 000 $ par année pour une période de trois à cinq ans. On présentera cette possibilité de financement aux DS d'ici le mois de mars afin qu'elle puisse être lancée en décembre 2009. Cependant, chaque institut doit accepter de fournir 50 000 $ par année à cette initiative. La Dre Mes‑Masson recommande fortement à l'IC de participer afin de montrer son attachement au respect de l'éthique.
Décision : Les membres du conseil consultatif sont tous d'accord pour fournir un montant de 50 000 $ à la possibilité de financement stratégique conjointe.
Autres :
- Les IRSC souhaitent que le gouvernement fédéral et des organismes subventionnaires internationaux participent à une possibilité stratégique qui permettra d'aborder la question des inégalités sociales, en plus des questions éthiques.
- Une initiative dirigée par l'Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH) en collaboration avec le Bureau de l'éthique des IRSC est en cours. Plusieurs instituts y participent.
- On a révisé l'Énoncé de politique des trois Conseils sur la recherche sur les humains, et on a publié la nouvelle version en décembre 2008 en vue de recueillir des commentaires. De nombreuses modifications ont été apportées au document original. On invite les RECCI à communiquer leurs commentaires et ceux de leur milieu par téléconférence ce mois‑ci. La version définitive sera adoptée à la suite d'un vote en juin.
- Les chapitres d'intérêt de l'Énoncé de politique des trois Conseils portent sur les essais cliniques multicentriques (chapitre 8), les biobanques (chapitres 12 et 13) et les questions touchant les Autochtones (chapitre 11). Ce dernier chapitre a été modifié en entier. Le document fait aussi référence au Comité de surveillance de la recherche sur les cellules souches.
Rapport de l'INCC/SCC
Le Dr Michael Wosnick indique que l'INCC a officiellement été intégré à la SCC le 1er février 2009 et s'appelle désormais l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer (IRSCC). Tous les membres du personnel du programme de recherche ont conservé leur poste, et le contenu du site Web de l'INCC a été transformé et intégré au site Web de la SCC. Le Dr Stuart Edmonds, ancien directeur des programmes de recherche de l'INCC, s'est joint au PCCC; l'INCC a donc entamé un processus de recrutement pour lui trouver un remplaçant.
Le Dr Wosnick présente les résultats du concours de subventions de fonctionnement du 15 octobre 2008 : on a reçu 452 demandes (soit 10 % de moins que l'an passé). L'INCC a ajouté un nouveau comité d'examen sur la génétique du cancer et la génomique. Il existe actuellement 15 comités d'examen permanents. Par ailleurs, toutes les demandes sont désormais remplies électroniquement et remises sur CD afin d'éliminer l'utilisation du papier.
Les principaux programmes nationaux comprennent : 1) le GEC de l'INCC, qui gardera son nom à l'intérieur de la SCC; 2) le Centre de recherche sur le comportement et d'évaluation des programmes (CRCÉP); 3) un nouveau plan stratégique; 4) la définition de trois domaines prioritaires. Le comité consultatif national en matière de recherche de prévention (CCNRP) de la SCC, présidé par la Dre Carolyn Gotay, se réunira pour la première fois le 12 février. La recherche sur la survie au cancer constitue l'une des priorités du Fonds du leadership, mais l'IRSCC est toujours à l'étape d'examiner ses orientations afin de s'assurer qu'elles correspondent à celles des autres partenaires. En ce qui concerne les bourses de stagiaire de recherche, on a reçu 50 % moins de demandes que lors du concours du 1er février.
Autres points :
- L'Initiative canadienne de recherche sur le cancer de la prostate (ICRCP) constitue maintenant une entité distincte, et la SCC a mis en place son propre programme à l'interne.
- Le partenariat avec l'ICRCT sous sa forme actuelle sera dissous. Les programmes de recherche sur la lutte contre le tabagisme des IRSC (l'IC et l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies [INSMT]) et de la SCC se poursuivront séparément, mais on pourra établir des partenariats ponctuels.
- L'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein (ACRCS) continue ses activités. La SCC rédige actuellement une nouvelle entente de partenariat au nom des partenaires.
- La Fondation Terry Fox a décidé de confier aux IRSC, après le concours de cette année, toutes les nouvelles demandes présentées dans le cadre de ses programmes de subventions d'équipe.
- Le ralentissement économique a des répercussions sur le nombre de dons; la SCC disposera donc de moins de fonds pour ses activités de recherche.
- La SCC a lancé un processus de recrutement pour trouver un nouveau président et chef de la direction, étant donné que Barbara Whylie prendra sa retraite cet été.
Mise à jour sur le PCCC/ACRC
Le PCCC a été fondé en 2007 en vue de la mise en oeuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer (SCLC). On a alors créé plusieurs groupes d'action, notamment le groupe d'action sur la recherche, composé en majorité de membres de l'ACRC. L'ACRC a mené deux grands projets : 1) une étude de cohorte (100 millions de dollars, dont 42 millions fournis par le PCCC) à laquelle on prévoit faire participer 300 000 Canadiens et dont le comité sur la gouvernance est déjà en place; 2) un projet de recherche translationnelle (20 millions de dollars, dont la moitié provient du PCCC) qui comprend un partenariat avec l'IRTF pour des projets portant sur les biomarqueurs, un projet sur la détection précoce du cancer du poumon, et d'autres sur le cancer du sein, des ovaires, etc. L'ACRC a publié les résultats d'une enquête sur le financement de la recherche sur le cancer au Canada; ces résultats se trouvent dans le site Web et sont présentés en fonction du résumé scientifique commun (RSC). Le RSC divise le financement en plusieurs catégories, et les résultats de l'enquête montrent que le gros du financement est investi dans les domaines de la biologie et des traitements, alors que la prévention et les modèles scientifiques reçoivent le moins de fonds. Chaque organisme membre a recueilli des statistiques pour ses domaines de compétence. On a mis sur pied un sous‑comité afin qu'il élabore une stratégie pancanadienne, et un processus de consultation nationale est en cours dans cinq régions; c'est la deuxième étape de cinq d'un programme géré par un expert-conseil externe.
Questions diverses
Cheryl Robertson indique que chaque institut compte au moins un membre n'appartenant pas au milieu de la recherche dans son conseil. Sous la gouverne de Catherine Moore, la Direction des partenariats et de l'engagement des citoyens des IRSC avait décidé de réunir les membres des CCI afin de déterminer de quelle façon ils pourraient contribuer aux activités des instituts et quelles étaient les attentes envers chacun des membres non experts. La première réunion depuis quatre ans a eu lieu en février dernier, et la plupart des instituts étaient représentés. Les participants ont présenté leurs pratiques exemplaires, et Mme Robertson a recommandé la tenue d'une réunion en personne des examinateurs des subventions pour ateliers, ainsi que l'amélioration de la documentation d'introduction destinée aux nouveaux membres des CCI, plus particulièrement aux membres non chercheurs. Elle distribuera le procès‑verbal de la dernière réunion aux membres de ce conseil consultatif.
Constitution d'un nouveau sous‑comité d'examen des demandes de subventions pour des ateliers (Programme de subventions pour réunions, planification et dissémination [RPD])
Le Dr Lussier mentionne que jusqu'à l'an passé, l'IC gérait son propre programme de financement d'ateliers, auquel il consacrait un budget d'environ 250 000 $, et tenait trois concours par année, ainsi qu'une téléconférence permettant aux examinateurs de se concerter pour analyser les demandes. Cependant, le Conseil du Trésor (CT) n'est pas d'accord avec le fait que le montant alloué à ces subventions pour ateliers soit tiré des SAI. Les IRSC ont donc créé le programme de RPD, dans le cadre duquel un montant annuel fixe est retenu des SAI de chaque institut. Ce programme est géré centralement. L'IC a participé au premier programme pilote de RPD des IRSC; chaque institut doit maintenant entreprendre un processus d'examen en personne ainsi qu'une vérification de la pertinence. L'IC, l'IMII et l'INMD dirigent ce processus, et ce sont les examinateurs de chaque institut qui évalueront la pertinence des demandes. Quant aux recommandations en matière de financement, c'est le comité d'examen par les pairs des IRSC qui les formulera. Le comité d'examen actuel de l'IC, composé de Cheryl Robertson, Angela Brooks-Wilson et Richard Doll, a évalué de 6 à 15 demandes par concours pendant les trois dernières années. Il est maintenant temps de nommer de nouveaux examinateurs.
Les membres du CCI suivants ont été désignés pour siéger au nouveau comité d'examen du programme de RPD :
- Steve Pillipow
- Scott Leatherdale
- Anne Marie Mes-Masson
Le Dr Lussier mentionne que le prochain examen de la pertinence est prévu pour le 17 février. Le nombre de demandes a augmenté considérablement cette année, probablement en raison de la visibilité que le site Web a conférée au programme.
Le conseil fait part de ses commentaires sur les questions du rapport d'évaluation qui lui a été remis. Les membres indiquent que les questions devraient être axées sur les retombées du financement de cette initiative, afin de pouvoir en déterminer la valeur ajoutée. En outre, on devrait poser d'autres questions à propos des nouvelles initiatives et des futures orientations du RCBT. Ce questionnaire sera bientôt envoyé au RCBT, qui aura trois mois pour y répondre et le retourner. Le processus d'examen durera environ six semaines et se terminera donc à la fin de juin 2009. L'examen sera réalisé par un comité spécial composé de nouveaux examinateurs et de membres internationaux. Dale Dempsey fera circuler le modèle de composition du comité pour recueillir les suggestions des membres. Cet été, on fera savoir au RCBT s'il est admissible à un renouvellement et, si c'est le cas, on lui demandera de présenter sa demande de renouvellement en décembre. La Dre Bryant suggère d'envoyer un courriel aux membres du CCI pour leur communiquer le calendrier du processus d'examen du RCBT afin qu'ils prennent une décision finale à ce sujet. Enfin, les membres expriment leur préoccupation quant à la nécessité d'effectuer une visite des lieux.
La séance du jour 2 est levée à 12 h 30.
Préparé par Diana Sarai