ARCHIVÉE - Sujet de recherche : le cancer

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l’organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d’améliorer la santé, d’offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 000 chercheurs et stagiaires en santé d’un bout à l’autre du Canada. Par l’intermédiaire des IRSC, le gouvernement du Canada a investi, en 2008-2009, environ 138,1 millions de dollars dans la recherche en santé liée au cancer.


Les faits

  • On estime qu’en 2009 on recensera au Canada quelque 171 000 nouveaux cas de cancer (à l’exclusion des cancers de la peau avec mélanomes bénins) et 75 300 décès attribuables au cancer.

  • En général, l’incidence du cancer et le taux de mortalité liée au cancer sont les plus élevés dans les provinces de l’Atlantique et au Québec, et les plus faibles en Colombie-Britannique.

  • Chez les personnes de 70 ans et plus, on constate 43 % des nouveaux cas de cancer et 60 % des décès liés au cancer.

  • On estime à 836 le nombre d’enfants de moins de 14 ans qui développent un cancer chaque année. En raison du traitement efficace de la plupart des cancers les plus communs, on compte un décès pour six cas.

  • Les cancers de la thyroïde, du testicule et de la prostate affichent les taux de survie les plus élevés, tandis que les cancers du pancréas, de l’œsophage, du poumon et du foie affichent les taux de survie les plus bas.

  • Quarante pour cent des femmes et 45 % des hommes développeront probablement un cancer durant leur vie.

Source : Comité directeur de la Société canadienne du cancer. Statistiques canadiennes sur le cancer 2009. Toronto : Société canadienne du cancer, 2009.

Trouver des solutions

Un médicament contre le diabète pourrait renforcer les thérapies anticancéreuses

Une équipe de recherche canado-américaine a constaté qu’un médicament contre le diabète semblait augmenter l’efficacité de certains vaccins et traitements contre le cancer. L’étude, financée en partie par les IRSC, a révélé que la metformine, un médicament contre le diabète de type 2, augmentait le nombre de lymphocytes T combattant le cancer chez la souris, tout en laissant son système immunitaire en meilleur état pour combattre les tumeurs. « Notre étude est la première à laisser entrevoir la possibilité d’agir sur le rendement du système immunitaire en ciblant les voies métaboliques en cause dans le diabète », a déclaré au Globe and Mail le Dr Russel Jones de l’Université McGill après la publication des résultats dans Nature. La recherche laisse entendre que la metformine pourrait stimuler l’efficacité des vaccins ou des nouvelles thérapies anticancéreuses qui combattent les tumeurs en se servant du système immunitaire.

Découverte de mécanismes clés dans l’apparition des tumeurs

La faiblesse des niveaux d’oxygène dans l’organisme favorise la croissance des tumeurs en stimulant la division cellulaire et la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Une équipe de recherche sous la direction du Dr Michael Ohh de l’Université de Toronto a grandement contribué à comprendre comment les faibles niveaux d’oxygène (phénomène appelé hypoxie) déclenchent le développement des tumeurs, par la découverte d’un mécanisme qui semble inhérent au processus. Selon l’étude du Dr Ohh, l’hypoxie rend les cellules plus sensibles au facteur de croissance épidermique, une protéine existant à l’état naturel qui favorise la division cellulaire. Les résultats de l’étude financée par les IRSC, publiés dans Nature Medicine en mars, nous permettent d’en connaître davantage sur la biologie du cancer et devraient aider les chercheurs en santé à créer de meilleures thérapies anticancéreuses.

Des nanotubes de carbone pourraient servir à administrer certains traitements

Des nanotubes de carbone – des tubes d’environ un à trois milliardièmes de mètre de diamètre composés de feuilles de carbone pur – pourraient devenir un véhicule biomédical pour l’administration des médicaments. Essentiellement, les nanotubes pourraient être chargés de molécules thérapeutiques et transportés au site de maladies comme le cancer du colon. Cependant, le transport des nanotubes au site des tumeurs s’est révélé problématique. Dans la revue Nanotechnology, le Dr Satya Prakash de l’Université McGill a présenté un nouveau dispositif de transport ciblé des nanotubes de carbone par microcapsule, qui se sert des anticorps pour faciliter l’adhérence à certains sites. La recherche, réalisée par une équipe de chercheurs canadiens et américains avec l’aide financière des IRSC, démontre que les microcapsules de transport des nanotubes de carbone pourraient être prises par voie orale pour combattre le cancer et d’autres maladies.

Un sursis dans la lutte contre le cancer du pancréas grâce à une nouvelle combinaison vaccin-protéine

Des chercheurs canadiens pensent avoir trouvé un nouveau moyen de stimuler la réponse immunitaire du corps humain au cancer. La Dre Pamela Ohashi, titulaire de la Chaire de recherche du Canada financée par les IRSC sur l’auto-immunité et l’immunité tumorale, à l’Université de Toronto, a travaillé avec des chercheurs allemands et américains à la mise au point d’une nouvelle thérapie combinant un vaccin avec l’interleukin-7 (IL-7), une protéine non toxique existant à l’état naturel qui contribue à la santé des lymphocytes. Selon les résultats parus dans Nature Medicine, le traitement a notablement prolongé la vie des souris atteintes du cancer du pancréas

Les chercheurs

Dre Cynthia Hawkins – Révéler les mystères du cancer du cerveau chez les enfants

Dre Cynthia HawkinsLa Dre Cynthia Hawkins analyse soigneusement la tumeur maligne que le chirurgien vient d’extraire du cerveau d’un jeune patient. Pour guider la suite du traitement, elle doit établir un diagnostic immédiat du type de tumeur.

Toutefois, la Dre Hawkins sait que les chances à plus long terme de sauver la vie des enfants atteints d’un cancer du cerveau ne dépendent pas de son diagnostic immédiat, mais des secrets moléculaires que la tumeur peut plus tard révéler dans le cadre de sa recherche financée par les IRSC.

« Malheureusement, le pronostic pour de nombreux patients qui ont des tumeurs cérébrales pédiatriques est peu favorable, et les options thérapeutiques actuelles offrent peu d’espoir de survie », dit la Dre Hawkins, neuropathologiste pédiatrique à l’Hôpital pour enfants de Toronto.

« Notre but est de mieux comprendre la biologie de ces tumeurs afin de pouvoir mettre au point de nouvelles options thérapeutiques ciblées. »

Les cancers du cerveau comptent pour le tiers des cancers chez les enfants et sont la principale cause de mortalité par cancer chez cette population. La tâche des oncologues pédiatriques est décourageante, la radiothérapie et la chimiothérapie reçues par les jeunes patients étant particulièrement toxiques pour l’organisme en développement.

Faisant partie d’une poignée seulement de chercheurs canadiens qui s’intéressent à la biologie des tumeurs pédiatriques, la Dre Hawkins dit que les améliorations dans le traitement dépendent maintenant d’une meilleure compréhension de l’ennemi.

« Nous aimerions commencer à utiliser certains des marqueurs biologiques que nous découvrons avec d’autres pour essayer de mieux caractériser les types de tumeurs cérébrales pédiatriques. De cette façon, les patients qui ont certaines tumeurs n’auraient pas besoin d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie aussi agressives. »

Une cible moléculaire prometteuse étudiée par le laboratoire de la Dre Hawkins est la télomérase. C’est une des protéines qui permettent aux cellules cancéreuses de se multiplier indéfiniment, et elle est présente dans environ les trois quarts des tumeurs cérébrales pédiatriques.

« Dans des cultures cellulaires de plusieurs types différents de tumeurs cérébrales qui produisent la télomérase, nous avons découvert que nous pouvions effectivement stopper la croissance des tumeurs avec un médicament qui inhibe la télomérase », dit la Dre Hawkins.

Ce résultat est encourageant, dit elle, parce que la télomérase semble être un important déterminant de la survie dans certains cancers. Par exemple, dans le cas de l’épendymome, un cancer de cerveau commun chez l’enfant, le taux de survie à long terme est de 90 % chez les enfants dont la tumeur n’exprime pas la télomérase, comparativement à 20 % chez ceux dont la tumeur l’exprime.

Des inhibiteurs de la télomérase font déjà l’objet d’essais pour le traitement de cancers chez l’adulte. La Dre Hawkins espère que ses efforts au niveau diagnostique et moléculaire seront un jour la combinaison qui portera le coup de grâce à plus de cancers du cerveau chez les enfants.

« En théorie, si nous pouvions mettre au point un médicament pour inverser complètement l’effet de la télomérase, nous changerions radicalement le taux de survie des enfants qui présentent des tumeurs cérébrales. »

 

Pour de plus amples renseignements

L’Institut du cancer des IRSC (IC des IRSC) a désigné huit priorités de recherche stratégique sur le cancer au Canada : soins palliatifs et de fin de vie; profil moléculaire des tumeurs; essais cliniques; détection précoce du cancer; comportements à risque et prévention; imagerie moléculaire et fonctionnelle; accès à des soins de qualité pour les personnes atteintes du cancer; formation en recherche. Pour en savoir plus sur ces priorités et d’autres activités de l’IC des IRSC, prière de visiter le site Web de l’Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.