ARCHIVÉE - Sujet de recherche : Les maladies infectieuses

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 000 chercheurs et stagiaires en santé d'un bout à l'autre du Canada. En 2008‑2009, le gouvernement du Canada a investi environ 263,5 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur les maladies infectieuses.


Les faits

  • Selon des données recueillies en 2007, 64,1 % des personnes âgées ont affirmé avoir reçu un vaccin antigrippal dans les 12 mois précédant le sondage, soit une baisse par rapport au taux de 66,2 % observé en 2005*.
  • Dans le monde, la rougeole est la principale cause de décès chez les jeunes enfants, malgré l'existence d'un vaccin sécuritaire et rentable contre cette maladie. En 2007, 197 000 personnes sont décédées des suites de cette maladie, ce qui représente près de 540 morts par jour**.
  • Le nombre de Canadiens vivant avec le VIH augmente toujours : ils étaient environ 58 000 à la fin de 2005, contre 50 000 à la fin de 2002***.
  • Lorsqu'une personne est infectée par la tuberculose, elle risque de développer la maladie si son système immunitaire ne peut freiner la croissance de la bactérie. Les personnes vivant avec le VIH ou le sida risquent de 50 à 170 fois plus que les autres de développer la maladie lorsqu'elles sont infectées par la tuberculose****.

Sources :
* Santé Canada. Les Canadiens et les Canadiennes en santé – Rapport fédéral sur les indicateurs comparables de la santé;
** Organisation mondiale de la Santé. Rougeole;
*** Agence de la santé publique du Canada. Actualités en épidémiologie sur le VIH/sida, novembre 2007;
**** Santé Canada. Vie Saine : Tuberculose : Votre santé et vous

Trouver des solutions

Pourquoi les superbactéries ne se manifestent pas toujours

Le Dr Joaquin Madrenas et ses collègues de l'Institut de recherche Robarts de l'Université Western Ontario ont découvert comment on peut maîtriser les effets souvent mortels des superbactéries. Le staphylocoque doré est la principale cause d'infection nosocomiale. L'arme la plus meurtrière de cette superbactérie est un superantigène capable de déclencher une importante réaction du système immunitaire conduisant au syndrome de choc toxique, un trouble soudain et souvent fatal. Les scientifiques tentent depuis longtemps de découvrir comment certaines personnes parviennent à être porteuses de cette bactérie productrice de toxines sans tomber malades. L'étude du Dr Madrenas, financée par les IRSC et publiée dans le numéro de juin de Nature Medicine, montre que les molécules de la paroi cellulaire du staphylocoque adhèrent aux récepteurs des cellules immunitaires du sujet et déclenchent la production d'une protéine appelée interleukine 10, qui contribue à neutraliser les cellules présentant l'antigène, permettant ainsi la cohabitation.

Une nouvelle façon de combattre le virus de l'herpès

Des chercheurs ont découvert une nouvelle façon pour notre système immunitaire de combattre le virus élusif responsable du feu sauvage : herpes simplex de type 1 (HSV‑1). Comme l'indique la version en ligne de Nature Immunology, un groupe de virologues de l'Université de Montréal, conjointement avec des collègues des États‑Unis, ont découvert un processus cellulaire qui repère et combat l'herpès. L'équipe de recherche prévoit maintenant étudier comment l'activation du processus cellulaire combattant ce virus pourrait être appliquée à d'autres maladies. Le résultat pourrait accélérer la mise au point de traitements pour combattre d'autres bactéries, parasites et virus qui échappent au système immunitaire. « Notre but est d'étudier plus à fond les molécules participant au mécanisme pour mettre au point un jour des traitements contre des maladies comme le VIH ou même le cancer », affirme l'auteur principal de l'étude, le Dr Luc English, étudiant au doctorat sous la direction du Dr Michel Desjardins.

À la recherche de nouveaux antibiotiques

Étant donné le nombre croissant de bactéries qui deviennent résistantes aux antibiotiques, le moment est venu de trouver de nouveaux médicaments antibactériens ou de modifier ceux qui existent déjà pour les rendre efficaces à nouveau. Le Dr Gerard Wright de l'Université McMaster, à Hamilton, dirige une étude financée par les IRSC portant sur les mécanismes moléculaires de la résistance aux antibiotiques. Dans un article publié dans Animal Health Research Review en décembre 2008, le chercheur explique que des percées technologiques ont facilité la découverte de nouveaux agents antibactériens, particulièrement au moyen du criblage à haut débit (un procédé robotisé d'évaluation rapide du potentiel de milliers, voire de millions de composés chimiques) et de la recherche de nouvelles familles de gènes biosynthétiques dans le génome.

Les chercheurs

Dr Brett Finlay – L'asthme et le ventre

Dr Brett FinlayUne cause fondamentale de l'asthme, qui fait éternuer, tousser et dépendre de leur pompe des millions de Canadiens, n'est peut-être pas dans les poumons, mais dans l'intestin. C'est là l'intrigante hypothèse de travail du Dr Brett Finlay, microbiologiste à l'Université de la Colombie-Britannique.

Sa recherche financée par les IRSC est à l'avant-scène du domaine en plein essor de l'exploration du lien entre l'état de notre flore intestinale et une gamme auparavant inimaginable de problèmes de santé allant de l'obésité à ceux associés au développement du cerveau de l'enfant.

« De plus en plus de preuves fort intéressantes donnent à penser que des changements dans le microbiote gastro-intestinal peuvent aussi contribuer à l'asthme », affirme le Dr Finlay.

Ces preuves sont d'abord qu'au cours de la dernière décennie, le nombre d'enfants asthmatiques a explosé dans les pays industrialisés, y compris au Canada. Et pendant ce temps, l'incidence de l'asthme demeurait remarquablement stable dans les pays en développement.

Cette constatation a conduit à l'hypothèse de l'hygiène, voulant que les enfants dans les pays industrialisés éprouvent davantage de problèmes immunitaires parce qu'ils ne sont pas exposés à une aussi grande diversité de microbes. Singulièrement, les enfants traités avec des antibiotiques risquent plus de souffrir d'asthme.

« Ce qui devient de plus en plus apparent, c'est que la flore gastro-intestinale normale joue un rôle clé dans le développement du système immunitaire », dit le Dr Finlay. « Jusqu'ici, cependant, personne n'a effectué les expériences nécessaires pour savoir si c'est effectivement ce qui est en cause dans l'asthme. »

Le laboratoire du Dr Finlay est parfaitement placé pour résoudre ce mystère. Il y a deux ans, ce dernier a publié un article précurseur qui a démontré que la composition de la flore intestinale normale joue un rôle dans la sensibilité d'une personne à une maladie infectieuse.

« Nous avons maintenant démontré qu'il est possible de traiter des animaux avec différents antibiotiques pour modifier leur flore et influencer profondément le résultat de leur maladie », dit le Dr Finlay, dont la recherche s'inscrit dans l'Initiative canadienne du microbiome, entreprise cofinancée par les IRSC.

Les membres de son laboratoire, dont deux douzaines d'étudiants des cycles supérieurs et postdoctorants, utilisent maintenant divers antibiotiques pour modifier la flore intestinale de souris asthmatiques et observer les résultats que cela a sur la maladie.

La recherche comprend une collaboration interdisciplinaire unique avec les Drs Kelly McNagny, spécialiste de l'asthme, et Bill Mohn, microbiologiste environnemental. Le Dr Mohn a mis au point des outils perfectionnés pour analyser les populations microbiennes dans le sol et les environnements marins.

« Il a été le premier à utiliser des technologies qui permettent de caractériser les populations microbiennes dans l'environnement, et le tractus intestinal n'est qu'un autre environnement », dit le Dr Finlay. « C'est la première fois que cette technologie est appliquée aux humains et à la santé humaine. »

Pour de plus amples renseignements

L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) des IRSC a défini cinq priorités de recherche stratégiques pour le Canada : les infections émergentes et la résistance microbienne; le VIH/sida; l'immunothérapie; la capacité d'intervention en cas de pandémie de grippe; et des vaccins pour le XXIsiècle. Pour en savoir plus sur ces priorités et sur les autres activités de l'IMII, consultez le site de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.