Lauréate du prix Âge Plus 2009 : Meghan Donaldson

San Francisco Coordinating Center

Estimations de la proportion de femmes âgées de race blanche à qui serait recommandé un traitement pharmacologique en vertu des nouvelles lignes directrices de la National Osteoporosis Foundation des États-Unis

Meghan DonaldsonLa gestion de l'ostéoporose au Canada est fortement influencée par les lignes directrices de la National Osteoporosis Foundation (NOF) des É.-U. qui, en 2008, a révisé en profondeur ses lignes directrices en matière de traitement. La présente recherche a été entreprise après avoir établi que les nouvelles lignes directrices entraîneraient une hausse importante des recommandations de traitement pharmacologique, surtout chez les femmes souffrant d'ostéopénie et confrontées à un risque élevé de fracture. Les bienfaits du traitement préventif des fractures pour ce groupe de femmes n'ont pas vraiment été démontrés.

La Study of Osteoporotic Fractures (SOF) est une étude portant sur une cohorte de près de 10 000 femmes d'origine caucasienne de 65 ans et plus, recrutées dans quatre centres aux États-Unis. Les participantes à la SOF ont commencé par remplir une série de questionnaires destinés à recueillir de l'information pertinente sur leurs antécédents médicaux. Des mesures de leur densité osseuse ont également été prises au niveau des hanches et de la colonne vertébrale. Ces données ont été analysées pour déterminer les implications des nouvelles lignes directrices de la NOF.

La recherche a révélé qu'on recommanderait un traitement pharmacologique de l'ostéoporose à une forte proportion des participantes, même si on ignore l'efficacité d'un tel traitement pour prévenir les fractures chez la majorité de ces femmes. Ces résultats ont amené une révision des probabilités de fracture sur dix ans dans la population américaine d'origine caucasienne, calculée à l'aide du FRAX. Les nouvelles estimations, plus basses que les premières, feront baisser la proportion de femmes qui seraient traitées.

Grâce à ce projet, Meghan a pu étudier pour la première fois comment prédire les risques de fracture chez les personnes âgées. Cela lui a permis d'acquérir de l'expérience dans l'utilisation de la plus grande base de données mondiale sur les fractures à l'aide du FRAX, le nouveau modèle de prédiction des fractures de l'Organisation mondiale de la santé. Elle a aussi développé une expertise dans la collecte de données importantes sur la santé à partir de cette précieuse ressource. Meghan appliquera maintenant cet outil analytique à diverses questions de recherche concernant la population âgée.

Meghan bénéficie actuellement d'une bourse de recherche postdoctorale au San Francisco Coordinating Center où elle travaille avec le Dr Steven Cummings. Elle restera à ce poste jusqu'en février 2011 et prévoit ensuite se lancer dans une carrière de chercheuse universitaire sur la mobilité et le vieillissement.