ARCHIVÉE - Sujet de recherche : le VIH/sida

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé, et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. En 2008-2009, le gouvernement du Canada a investi environ 39,7 millions de dollars par l'entremise des IRSC dans la recherche sur le VIH/sida.


Les faits

  • Le premier cas de sida au Canada a été signalé en 1982. De 1985 à juin 2008, les tests de dépistage du VIH au pays se sont révélés positifs chez 66 106 personnes, dont 83 % d'hommes adultes.
  • Après une certaine stabilisation au milieu des années 1990, l'estimation du nombre total de personnes vivant avec le VIH au Canada a commencé à augmenter vers la fin des années 1990, en partie en raison de l'effet des antirétroviraux sur la durée de vie des personnes séropositives.
  • Le nombre annuel de nouveaux cas d'infection à VIH déclarés est passé de 2 470 en 2002 à 2 511 en 2007. Les relations sexuelles non protégées entre hommes constituent encore la principale cause des nouvelles infections à VIH.
  • Chaque jour dans le monde, plus de 6 800 personnes contractent le VIH, et plus de 5 700 personnes meurent du sida.
  • En 2007, 32,2 millions de personnes vivaient avec le VIH, dont 2,5 millions de nouveaux cas. À l'échelle mondiale, 2,1 millions de personnes sont décédées à cause du sida en 2007.
  • Environ 4 millions de personnes de pays à revenu faible ou moyen recevaient un traitement antirétroviral à la fin de 2008, comparativement à 3 millions en 2007, et 400 000 en 2003.

Sources : Agence de la santé publique du Canada, Organisation des Nations Unies, Organisation mondiale de la santé

Trouver des solutions

Une équipe canado-américaine scrute le combat du système immunitaire contre l'herpès

Une équipe canado-américaine de chercheurs a découvert comment le système immunitaire reconnaît et attaque le virus de l'herpès simplex de type 1 (VHS-1), responsable des feux sauvages. En effet, des chercheurs de l'Université de Montréal participant à un projet concerté avec l'Université Washington et l'Université d'État de Pennsylvanie ont découvert que la membrane nucléaire d'une cellule de souris infectée par le VHS-1 peut démasquer le virus et stimuler la réponse immunitaire. Le Dr Michel Desjardins, de l'Université de Montréal, titulaire d'une chaire de recherche du Canada en microbiologie cellulaire, était l'auteur principal de cette étude appuyée par les IRSC, qui a fait l'objet d'un article publié en juin dans Nature Immunology et qui pourrait mener à des traitements pour maîtriser le furtif VHS-1 et d'autres virus, comme le VIH.

Protéines en lien avec l'immunité au VIH à l'étude

Des scientifiques de l'Université du Manitoba ont identifié plus de 15 protéines qui « s'expriment différemment » chez des travailleuses du sexe kényanes immunisées contre le VIH. Ces chercheurs, de concert avec des collègues du Laboratoire national de microbiologie et de l'Université de Nairobi, s'intéressent particulièrement aux protéines ayant des propriétés antivirales et qui sont plus présentes chez ces travailleuses du sexe. Comme le mentionnait au Winnipeg Free Press le Dr Blake Ball, coauteur de l'étude : « Nous croyons que s'il est possible de provoquer une « bonne réponse immunitaire »(d'une ou plusieurs protéines), c'est peut-être ce qui protège ces femmes. » Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Proteome Research.

Les chercheurs

Dr Michael Grant – Prendre le VIH à son propre jeu

Dr Michael GrantSur l'étiquette du petit flacon en plastique contenant du sang, on peut lire 001. « Il y a treize ans, le sujet 001 a été le premier sujet infecté par le VIH à s'engager dans notre projet de recherche », dit le Dr Michael Grant, de l'Université Memorial.

Pour le Dr Grant, le sang du sujet 001 est signe à la fois de succès dans le passé et d'espoir pour l'avenir dans la lutte contre le virus mortel qu'est le VIH. Car, si le Dr Grant a raison, le sang renferme des indices essentiels qui conduiront à une nouvelle génération de vaccins contre le VIH.

Au cours des treize dernières années, le Dr Grant, qui est immunologue, a dirigé un programme de recherche appuyé par les IRSC dans le cadre duquel des échantillons de sang ont périodiquement été prélevés chez un total de 223 patients à la clinique de VIH de St. John's (Terre‑Neuve).

« Ces patients font maintenant partie d'un des groupes les mieux caractérisés du point de vue immunologique parmi les personnes atteintes du VIH au Canada », dit le Dr Grant.

Les échantillons de sang permettent au Dr Grant d'avoir une vue globale d'une bataille qui dure depuis longtemps. En analysant les échantillons de sang, son groupe de laboratoire a étudié comment des changements à la stratégie médicamenteuse ont influé sur l'efficacité aussi bien du virus que du système immunitaire des patients. Cela va du moment où il n'existait pas de traitement spécifique il y a vingt ans, jusqu'à l'apparition de puissants antirétroviraux il y a dix ans.

Pendant tout ce temps, le groupe du Dr Grant examinait avec beaucoup d'attention le comportement d'un sous‑groupe précis de cellules du système immunitaire, les cellules T cytotoxiques. Ce sont les cellules du système immunitaire dont le rôle est d'éliminer les cellules infectées par un virus.

Dans le cas du VIH, dit le Dr Grant, un problème que pose le traitement est que le virus est capable de cacher sa présence aux cellules T cytotoxiques. Les cellules du système immunitaire sont activées par la présence de petits peptides (des parties de protéines) attachés au VIH. Toutefois, comme des milliards de virus du VIH se reproduisent chaque jour, le virus arrive à se transformer assez rapidement pour créer des peptides qui ne sont pas détectés.

La tactique du Dr Grant est d'essayer de prendre le VIH à son propre jeu, en créant des peptides artificiels semblables à ceux du VIH et qui activent les cellules T cytotoxiques.

Son laboratoire analyse le sang des sujets chez qui les peptides du VIH provoquent la plus forte réaction du système immunitaire. Ces peptides sont ensuite modifiés chimiquement pour créer des variantes synthétiques qui déclenchent une réaction encore plus forte.

Lorsque ces peptides plus réactifs seront au point, le Dr Grant espère qu'ils pourront être utilisés pour créer le premier vaccin peptidique efficace contre le VIH.

« Les avancées dans le traitement du VIH/sida ont été graduelles », dit le Dr Grant. « Mais nous savons que si nous pouvons maîtriser le virus, nous ralentirons la progression de la maladie et, peut-être même, l'arrêterons. »

Le sujet 001 est la preuve vivante de ce qui a déjà été accompli, et il fournit l'espoir que le meilleur reste à venir.

Pour de plus amples renseignements

L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires (IMII) des IRSC a défini cinq domaines de recherche pour des investissements ciblés : les infections émergentes et la résistance microbienne; le VIH/sida; l'immunothérapie; la capacité d'intervention en cas de pandémie de grippe; les vaccins pour le XXIe siècle. Pour en savoir plus sur ces priorités et sur les autres activités de l'IMII, consulter le site de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.