Bulletin pour les médias

Édition de février 2010

Dans ce numéro :


Février est le Mois du coeur
Les comprimés de vitamine B ne réduisent pas le risque de maladie cardiaque
Ne comptez pas sur les suppléments de vitamine B pour réduire votre risque de maladie cardiaque – malgré les conseils donnés sur de nombreux sites Web. L'examen par des chercheurs de la Collaboration Cochrane de huit essais auxquels ont participé 24 210 personnes a permis de conclure que les suppléments de vitamine B, lorsqu'ils sont comparés à des placebos ou à des soins courants, n'ont aucun effet sur l'incidence de la crise cardiaque, de l'AVC ou de la mortalité des suites de maladie cardiaque. « La prescription de ces suppléments ne peut être justifiée, à moins que de nouvelles preuves de vastes essais de haute qualité ne modifient nos conclusions. Trois essais en cours aideront à renforcer ces conclusions ou à les remettre en question », a déclaré le chercheur principal, Arturo Martí‑Carvajal, du Réseau Cochrane ibéroaméricain à Valencia, au Venezuela. Les IRSC sont partenaires du Réseau-centre canadien Cochrane.

Février, Mois de l'histoire des Noirs
Une étude examine le lien entre la discrimination raciale et la santé physique et mentale
Recherche en cours financée par les IRSC : Dans ce qui est la première étude du genre, des chercheurs de l'Université Carleton examinent comment les réponses du corps à la discrimination raciale peuvent avoir une incidence sur la santé physique et mentale de la personne qui la subit. Dirigée par les Drs Hymie Anisman et Kimberly Matheson, l'étude porte sur les immigrants et les Canadiens noirs qui vivent au Canada et la façon dont les réactions physiologiques au stress (p. ex. niveaux plus élevés de cortisol, l'hormone du stress) et de fortes émotions négatives comme la colère contribuent à la dépression, à l'anxiété, aux maladies cardiovasculaires et à d'autres effets néfastes sur la santé. L'étude vise aussi à déterminer dans quelle mesure la capacité d'adaptation d'une personne peut aider à réduire les niveaux de détresse physiologique face à la discrimination raciale.

14 février : jour de la Saint-Valentin
La science montre que les femmes ont réellement plus de facilité à reconnaître les émotions
Recherche publiée financée par les IRSC : Un conseil pour les hommes à la Saint‑Valentin : assurez‑vous que vos sentiments amoureux sont vrais. Une nouvelle étude, sous les auspices de l'Université de Montréal, révèle que les femmes sont meilleures que les hommes pour distinguer les émotions, en particulier la crainte et le dégoût. Le Dr Olivier Collignon et son équipe ont démontré que les femmes arrivaient mieux que les hommes à traiter les émotions auditives, visuelles et audiovisuelles. « Le but de l'étude n'est pas de prouver la supériorité des hommes ou des femmes – contrairement à ce que certains pensent », affirme Collignon. « Ces études sur le genre sont nécessaires pour aider les chercheurs à mieux comprendre les maladies mentales où les différences entre les hommes et les femmes entrent grandement en ligne de compte, soit les maladies qui affectent les hommes et les femmes différemment. L'autisme est un bon exemple, parce qu'il touche plus les hommes que les femmes, et qu'une des caractéristiques de ce trouble est la difficulté de reconnaître les émotions. »

Un ver « nobélisé » pourrait conduire à de nouveaux traitements ciblés du cancer
Recherche publiée financée par les IRSC : Des chercheurs de l'Université Queen's ont établi un lien entre deux gènes qui jouent un rôle dans la formation du cancer chez les humains en examinant les gènes de nématodes microscopiques. Leur découverte jette un éclairage précieux sur l'interaction des gènes responsables de la formation de tumeurs. « La recherche sur le nématode peut déboucher sur une cible médicamenteuse utile pour le traitement du cancer », dit le chercheur principal, le Dr Ian Chin‑Sang. « En fait, ce ver est en train de devenir une sorte de célébrité scientifique. Des études sur lui ont valu trois prix Nobel à leurs auteurs au cours des sept dernières années. »

Une étude examine le besoin d'une approche masculine pour aider les jeunes à risque
Recherche en cours financée par les IRSC : Les services de santé et les services sociaux s'emploient beaucoup plus à aider les adolescentes et les jeunes femmes exploitées sexuellement et à risque que les garçons et les jeunes hommes dans cette situation, même si la recherche montre qu'autant les garçons que les filles de la rue en Colombie‑Britannique sont susceptibles d'être exploités sexuellement. La Dre Elizabeth Saewyc, de l'Université de la Colombie‑Britannique, espère changer cette situation en examinant les expériences des jeunes hommes de milieu urbain avec les services de santé et les services sociaux, la manière dont leurs vues et leurs idéaux au sujet de la masculinité influent sur leurs décisions de recourir aux services, et les façons dont les soins de santé peuvent être fournis selon des approches masculines à cette population marginalisée.

L'IRM procure une meilleure image pour diagnostiquer et traiter la maladie pulmonaire
Recherche en cours financée par les IRSC : Des chercheurs au Robarts Research Institute et à l'Université Western Ontario sont les pionniers d'une nouvelle technique d'imagerie qui pourrait conduire à une meilleure compréhension et à des traitements plus ciblés de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Dirigée par la Dre Grace Parraga, l'étude vise à mettre au point et à appliquer l'imagerie par résonance magnétique (IRM) des poumons de patients avec des gaz nobles pour calculer les changements au niveau des poumons à mesure que la MPOC évolue, afin de mieux prédire les résultats à long terme comme l'hospitalisation et la mort prématurée. « Notre équipe interdisciplinaire utilise l'IRM à l'hélium‑3 hyperpolarisé pour mesurer des différences précises dans les tissus des voies aériennes et du poumon avec le temps », dit la Dre Parraga. « Nous avons des patients en IRM ici dont les mesures pulmonaires sont très semblables selon les outils cliniques existants, même si leurs images en RM montrent des différences très significatives dans la maladie sous‑jacente, ce qui offre la possibilité de personnaliser le traitement de la MPOC et d'utiliser les mesures d'imagerie comme prédicteurs des résultats. » Le financement des IRSC accélérera la mise à l'essai de ces importantes idées auprès d'un vaste groupe de personnes atteintes de MPOC.
Le saviez-vous? La MPOC, couramment appelée bronchite chronique ou emphysème, est la quatrième cause de décès en importance dans le monde, étant directement responsable de 10 000 décès et de 100 000 hospitalisations chaque année au Canada, pour des coûts directs et indirects de cinq milliards de dollars.

Activités à venir

Février : Étanchez votre soif de sciences
Grâce à leur programme Café scientifique, les IRSC rendent accessibles au grand public les tout derniers résultats de la recherche dans le domaine des sciences et de la santé. Les cafés scientifiques réunissent des chercheurs et des membres du public dans un cadre informel (restaurants, cafés ou pubs) pour une soirée de discussions animées et informatives. Les IRSC et certains de leurs instituts et partenaires ont déjà organisé des cafés scientifiques pour traiter de questions de santé comme l'obésité, vieillir en santé, la santé mentale en milieu de travail, le logement à Edmonton, le pour et le contre de la médecine personnalisée, les dangers du mode de vie urbain et les effets de la pollution atmosphérique sur les Torontois.

Lever les obstacles à une meilleure santé mentale
Comment améliorer l'accès à des services de santé mentale efficaces?
Le 9 février 2010, O Patro Vys
Montréal (Québec)

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web du Café scientifique des IRSC.

Pour de plus amples renseignements sur les sujets susmentionnés, s'adresser à :

David Coulombe
Relations avec les médias
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4563
Cellulaire : 613-808-7526
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