ARCHIVÉE - Sujet de recherche : la santé mentale

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Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme de recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé, et de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 000 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada. Par l'entremise des IRSC, le gouvernement du Canada a investi environ 70 millions de dollars en 2008-2009 dans la recherche sur la santé mentale.


Les faits

  • Un Canadien sur trois sera touché par une maladie, un trouble ou une lésion du cerveau ou du système nerveux à un moment ou l'autre de sa vie*.
  • L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2002 a révélé que près de 4 % des travailleurs âgés de 25 à 64 ans ont souffert de dépression au cours des douze mois précédant leur participation à l'enquête**.
  • Près de 83 % des jeunes répondants ont indiqué qu'ils avaient consommé de l'alcool au cours des douze mois précédents. De ces derniers, à peine moins de 37 % l'avaient fait au moins une fois par semaine, et plus de 33 % avaient consommé au moins cinq verres à chaque occasion de consommer***.
  • Les 10 premières causes de décès en 2004 étaient les mêmes pour les hommes et les femmes, mais dans un ordre différent. Chez les deux sexes, les trois principales causes de décès étaient le cancer, les maladies du coeur et les accidents vasculaires cérébraux. Des différences entre les sexes ont été observées pour les blessures non intentionnelles et le suicide. Les blessures non intentionnelles étaient la quatrième cause de décès chez les hommes, mais la septième chez les femmes. Le suicide venait au septième rang chez les hommes, mais au dixième chez les femmes****.
  • Environ 16 % des femmes au Canada feront une dépression grave au cours de leur vie. Chez les hommes, la prévalence de la dépression est de 11 %*****.

Sources :
* NeuroScience Canada, Le cerveau en bref...
** Statistique Canada, Le Quotidien, 12 janvier 2007, « Étude : La dépression et les problèmes au travail ».
*** Consommation d'alcool et de drogues par les jeunes – Une enquête nationale sur la consommation d'alcool et d'autres drogues par les Canadiens – Enquête sur les toxicomanies au Canada.
**** Statistique Canada, « Les principales causes de décès, 2000 à 2004 »
***** Santé Canada, Votre santé et vous, « Santé mentale – La dépression »

Trouver des solutions

Le stress peut amener le cerveau à mal interpréter les signaux qu'il reçoit

En situation de stress aigu, les neurones qui se trouvent dans l'hypothalamus, la partie du cerveau qui contrôle notamment la température corporelle, la faim, l'humeur et la libido, peuvent mal interpréter les signaux chimiques que lui envoie le corps, selon des chercheurs de l'Université de Calgary. Les cellules du cerveau reçoivent des signaux chimiques qui leur disent de s'activer ou de se désactiver – un processus régulé par la protéine KCC2. En travaillant sur des rats, les chercheurs ont découvert que sous l'effet du stress, la protéine KCC2 transforme les signaux « désactiver » en signaux « activer » , ce qui pourrait expliquer pourquoi les personnes stressées réagissent émotionnellement plutôt que rationnellement. Les résultats de l'étude dirigée par le Dr Jaideep Bains, avec le soutien financier des IRSC, ont été publiés en ligne dans l'édition de mars de Nature Neuroscience.

Une humeur négative rétrécit notre vision du monde

Les personnes dépressives voient littéralement le monde différemment, a démontré une étude financée par les IRSC. Une équipe de chercheurs de l'Université de Toronto, dirigée par le Dr Adam Anderson, a eu recours à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour montrer comment travaille le cortex visuel quand les personnes sont de bonne humeur, de mauvaise humeur ou indifférents. Les participants exposés en premier lieu aux images plus positives pouvaient traiter l'information en voyant des images composites. Les personnes d'abord exposées aux images plus tristes avaient une vision davantage « tubulaire » et des détails de l'arrière-plan des images composites leur échappaient. Les résultats de cette étude, publiés dans l'édition de juin du Journal of Neuroscience, permettront d'élaborer des stratégies pour traiter la dépression.

Des chercheurs de l'Université Queen's font progresser l'identification des facteurs de risque associés au TSAF

Grâce au financement accordé par les IRSC, une équipe de chercheurs de l'Université Queen's dirigée par le Dr James Reynolds a pu effectuer des tests dans neuf centres de recherche répartis dans deux provinces afin d'améliorer le processus d'identification des enfants à risque de développer un TSAF (trouble du spectre de l'alcoolisation foetale). Le financement a permis aux chercheurs d'établir un laboratoire mobile et de parcourir les collectivités de l'Ontario et de l'Alberta pour y effectuer des tests sur les mouvements oculaires. À l'heure actuelle, il existe peu d'outils permettant de mesurer objectivement et précisément les fonctions cérébrales chez les jeunes enfants. Ce nouveau test vient améliorer sensiblement les protocoles d'identification des enfants à risque de développer un TSAF – ce qui, sans confirmation de la consommation d'alcool par la mère durant la grossesse, peut représenter un défi. Les résultats de cette étude, à laquelle ont également collaboré des chercheurs de l'Université de l'Alberta et du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, ont été publiés en ligne dans l'édition de mars du European Journal of Neuroscience.

Un petit coup de pouce de vos amis pour aller mieux...

Selon une étude récente, les femmes citent le soutien social au nombre des facteurs qui influent le plus sur leur humeur. Dans cette étude financée par les IRSC et dirigée par la Dre Sarah Romans, du Centre Sunnybrook des sciences de la santé, plus de 500 femmes de Toronto, âgées de 18 à 40 ans, ont été interrogées sur leur humeur et sur des facteurs susceptible, croit-on, de l'influencer, tels la santé physique, le stress, le soutien social et le cycle menstruel. Plus de femmes se sont dites généralement d'humeur positive plutôt que négative. Les répondantes percevaient le soutien social comme le facteur favorisant le plus l'humeur positive, et le stress comme celui influençant le plus l'humeur négative. Moins de 5 % des répondantes ont cité le cycle menstruel comme facteur d'influence.

Aider les femmes quand une grande joie de la vie sème un profond désarroi

Dans le cadre d'un projet de recherche visant à évaluer et à comprendre la dépression chez la femme durant la grossesse et le post-partum, les Drs Nazeem Muhajarine et Angela Bowen, de l'Université de la Saskatchewan, ont créé simultanément un programme spécial de services de santé mentale pour aider les femmes participant à l'étude. Avec le concours de partenaires de leur région sanitaire, ils ont mis sur pied le Programme de santé mentale maternelle. En deux ans, 170 femmes enceintes ou en post-partum ont été traitées par l'entremise de ce nouveau programme. Celui-ci s'est révélé être un outil précieux favorisant le partage d'information et l'éducation en matière de dépression durant la grossesse et le post-partum.

Pour de plus amples renseignements

L'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies L'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC (INSMT des IRSC) a établi cinq priorités stratégiques : accroître la capacité de la communauté de recherche en santé canadienne par des programmes de formation transdisciplinaire innovateurs; favoriser et développer l'excellence de la recherche transdisciplinaire; favoriser l'application efficace des connaissances provenant de la recherche innovatrice et améliorer les meilleures pratiques; chercher à établir et entretenir des partenariats créatifs; et favoriser la présence de l'INSMT et l'influence des scientifiques canadiens sur la scène internationale. Pour en savoir plus sur ces priorités et sur les autres activités de l'INSMT des IRSC, consulter le site Web de l'Institut.

Pour plus de détails, consultez ARCHIVÉE - La recherche en santé, ça rapporte.