Bulletin pour les médias

Édition de mars 2010

Dans ce numéro :


Mars est le Mois national de l'épilepsie
Une micropuce « intelligente » implantable peut détecter et prévenir les crises d'épilepsie
Recherche en cours financée par les IRSC : Le Dr Berj L. Bardakjian et son équipe à l'Université de Toronto ont mis au point une micropuce « intelligente » implantable qui peut détecter et prévenir les crises d'épilepsie. Le nouveau dispositif est porteur d'espoir pour les millions de personnes épileptiques qui doivent s'en remettre à des médicaments dont l'efficacité est limitée et les effets secondaires, souvent importants. La micropuce sera capable d'anticiper le début de la crise et de provoquer une réponse pour stimuler des signaux électriques dans le cerveau qui l'empêcheront de se produire.
Le saviez-vous? L'épilepsie est un trouble neurologique débilitant qui touche plus de 40 millions de personnes dans le monde, et les traitements pour combattre les violentes crises qu'elle provoque sont limités.

Mars est le Mois national de la nutrition
Les probiotiques sont efficaces, mais renseignez-vous d'abord
Recherche en cours financée par les IRSC : Les probiotiques sont-ils aussi efficaces qu'on le dit pour promouvoir la santé et prévenir les maladies? En résumé, « dans certaines circonstances, oui », dit la Dre Karen Madsen, chercheuse financée par les IRSC et experte en matière de probiotiques à l'Université de l'Alberta. Elle émet toutefois une réserve : il y a des centaines de produits probiotiques qui ne sont pas réglementés et dont l'efficacité n'a pas été démontrée par des données cliniques. « Renseignez-vous », conseille-t-elle. « Lisez les étiquettes des produits, utilisez les bactéries actives vivantes des grandes marques et visitez leur site Web pour consulter les essais cliniques. Tout comme les antibiotiques, chaque souche de probiotiques a une spécificité différente. Vous devez donc en choisir une qui répond à vos besoins particuliers. »
Le saviez-vous? Il a été démontré que les probiotiques, les cultures bactériennes vivantes trouvées dans certains yogourts, aident à renforcer le système immunitaire, à réduire la durée du rhume chez les enfants, à réduire la diarrhée associée aux antibiotiques et à combattre la maladie intestinale inflammatoire.

Mars est le Mois de la lutte contre la maladie du foie
Une mutation génétique rend les enfants des Premières nations sujets aux maladies du foie
Recherche en cours financée par les IRSC : La cirrhose, une maladie du foie qui touche normalement les adultes, frappe les enfants autochtones dans la région de l'Abitibi au Québec, résultat d'une mutation génétique peu commune. La Dre Andrea Richter et son équipe à l'Université de Montréal ont déjà montré qu'une mutation du gène cirhin causait la cirrhose chez les enfants des Premières nations. « On estime que jusqu'à 10 % des membres des Premières nations dans la région de l'Abitibi sont porteurs de la mutation, ce qui expose leurs enfants à la maladie. La transplantation hépatique est le traitement actuellement utilisé pour ces enfants. Dans le cadre de notre recherche, nous avons mis au point un test moléculaire adapté à l’utilisation en milieu clinique pour cette mutation. Ce test nous permet d’identifier les porteurs en santé et d’offrir aux couples touchés un service de consultation génétique; il permettrait également le dépistage de masse, au gré des communautés. Nous étudions la fonction du gène cirhin parce que nous voulons trouver de nouveaux traitements pour cette affection grave et mortelle chez les enfants autochtones », explique la chercheuse. « Nous souhaitons également accroître la sensibilisation à la maladie dans la région, tant auprès des communautés que des professionnels de la santé. Nous cherchons à établir, avec l’aide et le soutien des communautés, des programmes de counselling adaptés à la réalité culturelle et offerts par des conseillers en génétique agréés qui collaborent à notre programme de recherche. »
Le saviez-vous? Moins de la moitié des enfants des Premières nations nés avec la cirrhose amérindienne infantile depuis 1970 sont encore vivants.

Mars est le Mois national du rein
La carrière d'un chercheur du Québec vouée au traitement des maladies rénales infantiles
Chercheur financé par les IRSC : Le Dr Paul Goodyer, spécialiste en néphrologie pédiatrique à l'Hôpital de Montréal pour enfants, est l'un des meilleurs au monde pour réparer les reins déficients chez les enfants. Il fait partie d'une équipe internationale qui étudie la cystinose, une maladie métabolique et génétique rare qui afflige environ 500 enfants et jeunes adultes aux États-Unis, et 2 000 dans le monde. Il dirige également un projet financé par les IRSC pour voir si le métabolisme lent de la vitamine A durant la grossesse explique la petitesse des reins chez les nouveau-nés, ce qui en fait des sujets à risque pour l'hypertension et l'insuffisance rénale plus tard. Le Dr Goodyer a récemment reçu la Médaille d'excellence en recherche 2008 de la Fondation canadienne du rein.

Un nouvel outil de diagnostic permet un pronostic plus exact pour les personnes atteintes d'un cancer des os
Recherche publiée financée par les IRSC : Des chercheurs de l'Université de Toronto et de l'Hôpital pour enfants ont découvert un nouvel outil puissant qui permet un pronostic plus exact pour les patients qui ont le cancer des os, et qui peut aider les médecins à mieux déterminer l'intensité du traitement de patients donnés. Sous la conduite du Dr David Malkin, chercheur principal à l'Hôpital pour enfants, l'équipe a découvert que chez les patients qui présentent un ostéosarcome, la présence d'une mutation génétique particulière dans certaines tumeurs se traduit par des résultats moins favorables. L'ostéosarcome est la forme de cancer des os la plus courante chez les enfants et les adolescents L'étude a été publiée dans un récent numéro de Cancer Research.

Les enfants ressentent plus de douleur qu'ils ne devraient lorsqu'ils sont traités à l'hôpital
Recherche en cours financée par les IRSC : Les enfants et les bébés, semble-t-il, souffrent inutilement lorsqu'ils sont piqués au talon, lorsqu'ils sont mis sous intraveineuse ou lorsqu'ils reçoivent une injection dans les hôpitaux au Canada. C'est une situation qu'une équipe de recherche financée par les IRSC essaie de changer. Sous la conduite de la Dre Bonnie Stevens, à l'Hôpital pour enfants, des chercheurs en soins infirmiers, en médecine, en physiologie et en pharmacie travaillent avec les hôpitaux pédiatriques dans tout le pays afin de mettre en pratique des méthodes éprouvées pour réduire la douleur. « La prise en charge de la douleur aiguë dans les milieux cliniques pédiatriques est sous-optimale au Canada », dit-elle. « En appliquant efficacement les résultats de recherche à la prise en charge de la douleur en milieu clinique, nous espérons réduire la douleur aiguë et la souffrance chez les enfants hospitalisés. »
Le saviez-vous? Dans des enquêtes auprès d'enfants hospitalisés, au moins 50 % ont dit avoir ressenti une douleur modérée à grave au cours des 24 heures précédentes, seulement 20 % ont fait l'objet d'une évaluation de la douleur, et 50 % ont reçu un traitement pour la soulager.

Quelle recherche croire?
Les médicaments homéopathiques peuvent-ils aider à réduire les effets secondaires du traitement du cancer?
Environ le tiers des patients qui ont un cancer prennent des médicaments homéopathiques pour essayer de réduire les effets secondaires déplaisants de la chimiothérapie et de la radiothérapie : nausées, vomissements, lésions buccales, dermatite et symptômes de ménopause. Toutefois, malgré cet usage répandu, il existe bien peu de preuves de l'efficacité de ces médicaments. Telles sont les conclusions de l'examen d'un certain nombre d'essais contrôlés randomisés par la Collaboration Cochrane. L'examen de huit études portant sur 664 participants a révélé un certain soulagement de l'irritation cutanée provoquée par la radiothérapie et des lésions buccales causées par la chimiothérapie. Par contre, l'équipe Cochrane a trouvé très peu de recherche dans l'ensemble sur l'innocuité et l'efficacité des traitements homéopathiques, et a conclu que plus de recherche à cet égard était nécessaire. Cliquez ici pour un balado de l'auteur de cet examen. Les IRSC sont un partenaire du Réseau-centre canadien Cochrane.

Activités à venir

Mars : Étanchez votre soif de sciences
Grâce à leur programme Café scientifique, les IRSC rendent accessibles au grand public les tout derniers résultats de la recherche dans le domaine des sciences et de la santé. Les cafés scientifiques réunissent des chercheurs et des membres du public dans un cadre informel (restaurants, cafés ou pubs) pour une soirée de discussions animées et informatives. Les IRSC et certains de leurs instituts et partenaires ont déjà organisé des cafés scientifiques pour traiter de questions de santé comme l'obésité, vieillir en santé, la santé mentale en milieu de travail, le logement à Edmonton, le pour et le contre de la médecine personnalisée, les dangers du mode de vie urbain et les effets de la pollution atmosphérique sur les Torontois.

Quand maladies de l'âme et du coeur vont de pair
Lien possible entre dépression et cardiopathies
Le 2 mars, 2010, Mezzo Ristorante and Lounge
Windsor (Ontario)

Je suis stressé, c'est tout...
Établir le lien entre le stress et la maladie mentale
Le 24 mars, 2010, Bottlescrew Bill's Old English Pub
Calgary (Alberta)

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web des Cafés scientifiques des IRSC.

Pour de plus amples renseignements sur les sujets susmentionnés, s'adresser à :
David Coulombe
Relations avec les médias
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4563
Cellulaire : 613-808-7526
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