2007 - 2009 - Rapport biennal

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Table des matières


Message de la directrice scientifique de l'Institut du vieillissement des IRSC

L'objectif premier de l'Institut du vieillissement est la création et le transfert de nouvelles connaissances permettant d'améliorer la santé et la qualité de vie des Canadiens âgés. Guidé par cet objectif, l'Institut du vieillissement a accompli d'importantes réalisations au cours des deux dernières années, dont j'ai le plaisir de vous présenter les faits saillants.

Notre plus grande réussite a été le lancement de l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV) au printemps 2009, à la suite de l'approbation par le Conseil du Trésor du Canada, d'une subvention de fonctionnement de 23,5 millions de dollars des IRSC sur cinq ans. Une subvention d'infrastructure de 29 millions de dollars, résultat d'une demande fructueuse à la Fondation canadienne pour l'innovation, permettra à l'ELCV de devenir une plateforme scientifique majeure pour le Canada. Les chercheurs principaux, les Drs Parminder Raina, Susan Kirkwood et Christina Wolfson, méritent des félicitations pour cette réussite après six ans de préparatifs. L'Institut du vieillissement est heureux de voir ainsi couronnées de succès les années de travail investies dans la conception, le développement et le soutien de l'ELCV. L'étude peut maintenant entamer l'examen crucial des transitions et des tendances en santé durant le vieillissement.

Notre initiative stratégique Mobilité et vieillissement, inaugurée en 2005, a également pris son envol au cours des deux dernières années, surtout en raison des investissements initiaux de l'Institut dans les programmes de développement des capacités. Trois équipes en voie de formation et quatre projets de démonstration ont été financés jusqu'à présent, chacun consacré à une dimension particulière des défis intrinsèques et extrinsèques parfois associés à la mobilité durant le vieillissement.

L'initiative stratégique inaugurale de l'Institut, Troubles cognitifs liés au vieillissement, demeure soutenue par un partenariat national officiellement constitué pour orienter collectivement les objectifs de la recherche et optimiser le financement disponible.

Le vieillissement est un enjeu mondial, et cela se reflète dans la participation accrue de l'Institut dans des partenariats internationaux. Nous nous sommes engagés avec d'autres instituts des IRSC dans une collaboration scientifique avec la Fondation nationale des sciences naturelles de la Chine et, depuis peu, le ministère des Sciences et de la Technologie de la Chine. Au cours des deux dernières années, l'Institut a développé une collaboration unique avec le programme New Dynamics of Ageing (NDA), au Royaume-Uni, pour soutenir la participation de collaborateurs canadiens à des projets subventionnés par le R.-U. dans le cadre du programme NDA.

L'Institut poursuit ses efforts de développement de la recherche sur le vieillissement au Canada, notamment par le soutien et le développement des compétences des stagiaires dans le cadre de notre prix Age+ et par des prix de reconnaissance, des bourses de voyage, des prix pour affiches et notre grand événement annuel, le Programme d'été sur le vieillissement.

Au cours des deux dernières années, les 14 premières équipes en voie de formation (EVF) financées par l'Institut ont vu leur subvention arriver à échéance. Les EVF, un modèle de financement de la recherche qui n'avait pas été testé auparavant, ont beaucoup à apprendre aux IRSC et à l'IV à propos des défis et des possibilités associés à la recherche en équipe. Parallèlement au présent rapport, nous sommes heureux de publier un recueil des expériences individuelles de ces équipes : Équipes en voie de formation dans le domaine du vieillissement : Innovation et impact.

Nous continuons notre engagement auprès du public et particulièrement des associations de personnes âgées et du secteur bénévole. Cet engagement se manifeste par l'organisation de cafés scientifiques sur des thèmes liés au vieillissement et le soutien à l'initiative des « villes-amies » des aînés de l'Organisation mondiale de la santé au Canada.

En février 2008, j'ai complété mon premier mandat de quatre ans en tant que directrice scientifique de l'Institut du vieillissement, et j'ai eu l'honneur d'être nommée à ce poste pour une période supplémentaire de trois ans, alors qu'il nous reste clairement beaucoup à accomplir.

Le présent rapport présente un aperçu des activités de l'Institut du vieillissement au cours des deux dernières années et, peut-être surtout, il donne la parole aux chercheurs qui se consacrent à l'avancement de la science et à la poursuite de l'objectif fondamental qui est d'améliorer la santé et la qualité de vie des Canadiens âgés d'aujourd'hui et de demain.

Dre Anne Martin-Matthews
Directrice scientifique
Institut du vieillissement des IRS

Percées dans les connaissances en santé

L'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV)

L'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV), l'une des premières initiatives de l'Institut du vieillissement, a été lancée au printemps 2009 grâce au financement de 23,5 millions de dollars accordé par les IRSC pour la phase de mise en oeuvre de cinq ans de cette étude qui s'échelonnera sur 20 ans.

L'équipe de l'ELCV a été ravie d'apprendre au cours du mois de juin que son étude était l'une des initiatives en infrastructure qui avaient obtenu le soutien de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) avec une subvention de 10,2 millions de dollars. Les gouvernements provinciaux et d'autres partenaires contribueront jusqu'à 15 millions de dollars.

L'ELCV suivra environ 50 000 Canadiens et Canadiennes âgés de 45 à 85 ans pendant une période d'au moins 20 ans. La structure longitudinale et la longue durée du suivi fourniront une occasion unique d'observer les transitions et les tendances en santé, l'objectif étant de mieux comprendre l'interaction complexe entre les déterminants de la santé de toute nature (p. ex. interactions gènes-environnement, transition vers la retraite, etc.). L'ELCV fera progresser la recherche sur le vieillissement au Canada et permettra aux chercheurs de ne plus se contenter de dresser un portrait statique de la population adulte canadienne, mais d'observer et de comprendre l'évolution des maladies, de la psychologie, des fonctions, des incapacités et des processus psychosociaux qui accompagnent souvent le vieillissement. Même durant les premières années de la collecte des données, l'ELCV aura établi une des plateformes scientifiques les plus élaborées en son genre, non seulement au Canada mais aussi dans le monde.

« Le comité a reconnu l'importance et l'envergure unique de l'ELCV. Son étendue et sa portée sont sans précédent dans le domaine du vieillissement des populations. Dans l'ensemble, le comité a convenu qu'il s'agit d'une excellente étude. »
« …le responsable du projet a fait preuve d'un excellent leadership…L'équipe possède sans aucun doute les connaissances et l'expertise voulues pour produire, à partir de son infrastructure, des résultats scientifiques de la plus haute qualité pendant de nombreuses années. » Rapport du comité d'experts de la FCI

Le Dr Parminder Raina de l'Université McMaster est le chercheur principal; la Dre Christina Wolfson de l'Université McGill et la Dre Susan Kirkland de l'Université Dalhousie sont les co-chercheuses principales de l'ELCV. Le Dr Raina, la Dre Wolfson et la Dre Kirkland, ainsi qu'une équipe comptant plus de 200 chercheurs et collaborateurs de plus de 26 universités canadiennes travaillent sans relâche à la conception de ce programme de recherche interdisciplinaire novateur.

En plus des trois chercheurs principaux, sept groupes de travail contribuent au contenu scientifique de l'ELCV. Les responsables des groupes de travail sont :

  • Groupe de travail sur le thème Clinique
    Dr Christopher Patterson, Département t de Médecine, Université McMaster
  • Groupe de travail sur le thème Psychologie
    Dre Holly Tuokko, Département de Psychologie, Université de Victoria
  • Groupe de travail sur le thème Santé et Mode de vie
    Dre Hélène Payette, Centre de recherche sur le vieillissement, Université de Sherbrooke
  • Groupe de travail sur le thème Sociale
    Dre Margaret Penning, Département de sociologie, Université de Victoria
  • Groupe de travail sur la Santé et le soin de la santé
    Dr Parminder Raina, Dre Susan Kirkland et Dre Christina Wolfson
  • Groupes de travail sur les Biomarqueurs/la génétique/l'épigénétique
    Dr Michael S. Kobor et Dr Michael Hayden, Centre de médicine moléculaire et thérapeutique, Université de la Colombie-Britannique; Dr Russell Hepple, Faculté de kinésiologie, Université de Calgary; Dre Cynthia Balion, Département de pathologie et la médicine moléculaire, Université McMaster
  • Groupe de travail sur la Méthodologie
    Dre Christina Wolfson; Dr Harry Shannon, Département d'Épidémiologie Clinique et le Biostatistique, Université McMaster; Dr Richard Cook, Département of Statistiques et de la science actuarielle, Université de Waterloo.

Afin de préparer le lancement de l'ELCV, on a effectué des études pilotes et de validation en vue d'un essai pratique, en collaboration avec Statistique Canada, au printemps 2008, et on a mis la dernière main aux procédures de fonctionnement normalisées et aux manuels de formation. On a conçu des approches pour faire face aux problèmes éthiques et juridiques complexes particuliers aux études longitudinales sur la population et le vieillissement. Les données ont été publiées dans le supplément de La revue canadienne du vieillissement (CJA/RCV 28(3)), en juin 2009.

Au début de 2009, on a commencé à recruter les 20 000 premiers répondants canadiens, en collaboration avec Statistique Canada qui, à partir de ses propres sondages, choisira les citoyens désirant participer à l'ELCV.

Des relations internationales se sont établies au cours des deux dernières années. En mars 2009, les IRSC et le Conseil de recherches médicales du Royaume-Uni ont organisé conjointement un atelier portant sur les cohortes et la santé à tous les stades de la vie. Cet atelier a réuni divers experts britanniques dans le domaine des études longitudinales de la population sur le vieillissement ainsi que des scientifiques de l'ELCV. De plus, un représentant de l'ELCV a participé à la réunion portant sur l'harmonisation des sondages et des études transnationales sur le vieillissement, qui a eu lieu en février 2009, et qui a mené à des discussions avec des experts de l'étude sur la santé et la retraite menée aux États-Unis.

Pour suivre le progrès de l'ELCV, voir le site-web.

L'article suivant est un exemplaire du grand nombre de domaines de recherche qui bénéficiera de l'ELCV.

Une étude à long terme sur les gènes et l'environnement

Nos gènes déterminent-ils notre destinée dès notre naissance?

Pas du tout, répond le Dr Michael Kobor, chercheur au Centre de médecine moléculaire et de thérapeutique (CMMT) à l'Université de la Colombie-Britannique. On sait que les gènes peuvent se modifier avec le temps en réaction à des facteurs environnementaux. L'étude de ces interactions entre gènes et environnement est appelée épigénétique. Le Dr Kobor profite d'une occasion unique d'étudier ces interactions dans le cadre de l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV).

« Nous explorons la différence entre l'inné et l'acquis », explique le Dr Michael Hayden, cochercheur et directeur du CMMT. « Nous croyons que l'ELCV nous donnera suffisamment de moyens et de données pour étudier la relation entre les gènes et l'environnement, de même que leurs liens avec un vieillissement en santé ou la progression des maladies. »

L'observation des changements épigénétiques chez une grande cohorte de sujets et sur une longue période n'a jamais été tentée jusqu'à présent, souligne le Dr Kobor. Les travaux qu'il entreprend avec le Dr Hayden sont donc uniques. De plus, comme l'ajoute le Dr Kobor, étant donné que l'ELCV conserve des échantillons biologiques provenant des participants, les chercheurs seront en mesure d'appliquer les nouvelles méthodes d'analyse qui seront mises au point au fil de l'évolution de la technologie, qui en est à ses balbutiements.

« Cette technologie se développe rapidement, et dans vingt ans, les méthodes seront très différentes, prédit le Dr Kobor. Nous sommes vraiment privilégiés de participer à cette étude. Il est particulier de pouvoir suivre les marqueurs épigénétiques chez le même groupe pendant vingt ans. »

« Cette étude reflète les valeurs canadiennes, comme la coopération et la recherche dans un esprit collégial, ajoute le Dr Hayden. Les Canadiens sont parmi ceux qui ont une espérance de vie la plus longue au monde. Aujourd'hui, nous avons enfin la chance de découvrir pourquoi, de connaître les déterminants d'un vieillissement en santé et de comprendre certains aspects fondamentaux des interactions entre les gènes et l'environnement et leur rôle dans la progression des maladies. »

« On ne soulignera jamais assez le leadership dont a fait preuve l'Institut du vieillissement afin d'obtenir des appuis pour ce projet, ni celui des chercheurs principaux », conclut-il.

Mobilité et vieillissement

La mobilité est un facteur essentiel pour rester indépendant et bien vieillir. Pourtant, de nombreuses maladies chroniques associées au vieillissement réduisent la mobilité et l'autonomie fonctionnelle. En 2005, l'Institut du vieillissement a annoncé que la mobilité et le vieillissement feraient l'objet d'une importante initiative stratégique et constitueraient un thème de recherche et d'application des connaissances.

Les premières consultations auprès de chercheurs de premier rang et de ceux qui auraient besoin de résultats de recherche sur la mobilité (y compris les personnes âgées, les praticiens en santé, les responsables des politiques et les représentants des ONG et de l'industrie), ont indiqué les principaux thèmes qui ont éclairé l'élaboration de l'initiative Mobilité et vieillissement :

  • Comprendre et définir la mobilité chez les personnes âgées : trajectoire de l'état de mobilité dans la santé et la maladie, et de la fonction à l'invalidité;
  • Maintenir et rétablir la mobilité chez les personnes âgées : conséquence du comportement, prévention, intervention et modèles de système de santé;
  • Mesures, outils et technologies dans les domaines de la recherche, de l'évaluation et des aides à la mobilité;
  • Concepts favorisant la mobilité chez les personnes âgées : habitation, communautés et transports.

L'objectif de l'initiative est la création et l'application des connaissances relativement aux défis associés à la mobilité et au vieillissement au Canada. Parmi les domaines de recherche appuyés par l'initiative, mentionnons la structure et la fonction des muscles chez les personnes âgées; l'activité physique pour optimiser la mobilité; la fragilité et les chutes, ainsi que les technologies et les appareils fonctionnels.

« Canada meets UK on Design and Technology for Quality of Life in Old Age », une réunion en juin 2007, a permis de cerner des possibilités de collaboration de recherche entre le Canada et le Royaume-Uni. Un des résultats de cette réunion a été la formation d'un groupe de recherche binational composé de représentants de disciplines aussi diverses que le génie, l'ergothérapie et les neurosciences, dont le rôle sera d'étudier les technologies d'assistance pour les personnes atteintes de démence et leurs soignants. Ce groupe a élaboré des projets concertés de conception d'appareils, qui permettront d'améliorer la sécurité, la santé et la qualité de vie des adultes atteints de déficience cognitive vivant dans la communauté.

Le Forum national sur la mobilité et le vieillissement : mobilisation des chercheurs et des intervenants, tenu en septembre 2007, a été organisé pour donner suite à des consultations qui avaient fait ressortir le besoin de réunir des experts d'une grande variété de disciplines et de secteurs pour stimuler la recherche et l'application des connaissances et combler d'importantes lacunes dans le domaine de la mobilité et du vieillissement. Les participants, venus de milieux divers (décideurs municipaux, provinciaux et fédéraux, organismes caritatifs, industrie, chercheurs), ont eu l'occasion de :

  1. mieux comprendre et évaluer comment les différents secteurs et disciplines abordent les questions liées à la mise en pratique de la recherche sur la mobilité et le vieillissement;
  2. faire connaître les pratiques exemplaires et les réalités entre les disciplines et les collaborations chercheurs-utilisateurs visant à mobiliser la mise en pratique de la recherche;
  3. donner une orientation sur les futures activités et possibilités de financement en partenariat, utiles dans le cadre de l'initiative Mobilité et vieillissement.

L'Institut du vieillissement a tenu compte des recommandations formulées lors du Forum pour le développement des possibilités de financement dans le cadre de l'initiative Mobilité et vieillissement. L'article suivant décrit un tel projet de la Dre Louise Demers.

Des technologies d'assistance pour les personnes atteintes de démence

Imaginez un système de sécurité résidentiel qui vous rappelle de vous laver les mains lorsque vous allez à la salle de bains… et de fermer le robinet quand vous avez fini. Ce n'est pas grand-chose, mais pour les personnes atteintes de démence, c'est un bon coup de pouce pour rester autonome plus longtemps, et pour les soignants, c'est une pression de moins sur les épaules.

Les études sur les systèmes intégrés de sécurité résidentiels s'inscrivent dans un domaine de recherche en pleine croissance, qui traduit une volonté de créer des technologies d'assistance pour aider les personnes atteintes de démence à surmonter les effets de leur maladie. On pense notamment à des technologies qui permettent de détecter les chutes et de déterminer si un patient s'est aventuré à l'extérieur. Le plus difficile est de savoir si ces outils fonctionnent comme il se doit, et c'est ici que la Dre Louise Demers entre en scène. Mme Demers est chercheuse en réadaptation à l'Université de Montréal et spécialiste en évaluation.

« Les personnes atteintes de démence ont un comportement très particulier, et cela se vérifie notamment dans leur capacité de répondre à des questionnaires, explique-t-elle. Mais il est très important de savoir si un dispositif fonctionne comme il se doit et s'il répond aux besoins des patients et des soignants. »

La Dre Demers fait partie d'un groupe de chercheurs canadiens et britanniques qui ont uni leurs efforts pour mettre au point des technologies d'assistance destinées aux personnes atteintes de démence. Les chercheurs canadiens de ce groupe travaillent dans le cadre de l'initiative stratégique Mobilité et vieillissement de l'Institut du vieillissement des IRSC. Le groupe a tenu deux ateliers, l'un à Toronto en octobre 2008 et l'autre à Bath, au Royaume-Uni, en mars 2009.

« Les ateliers visaient à réunir nos compétences pour faire avancer ce domaine de recherche, signale Mme Demers. Bien que les systèmes des deux pays soient très différents quant à leur manière d'utiliser les technologies avec les patients, les problèmes fondamentaux sont les mêmes. Nous avons les mêmes besoins en matière de technologie et de savoir. »

Lors du second atelier, les participants ont dressé une liste de sept projets conjoints pour lesquels ils demanderont des fonds de démarrage. Mme Demers participe à l'un de ces projets, qui vise à concevoir des indicateurs de rendement pour les outils technologiques liés à la démence.

« Nous souhaitons définir ce qui doit et peut être évalué et déterminer les outils dont nous avons besoin pour le faire, précise-t-elle. Nous aimerions être en mesure de déterminer les besoins dès le départ et garantir que ce sont eux, et non la technologie, qui orientent le processus. »

Recherche sur la mobilité et le vieillissement

Dans le contexte de l'initiative Mobilité et vieillissement, l'Institut du vieillissement a établi un programme de possibilités de financement, en commençant par des subventions Catalyseur et des subventions de synthèse d'une durée d'un an pour accroître la capacité de recherche sur tous les aspects de la mobilité et du vieillissement. Le point milieu de l'initiative Mobilité et vieillissement se situe dans les années 2007 à 2009, car c'est au cours de cette période qu'ont été lancés les programmes de financement les plus importants et les plus à long terme pour les équipes émergentes et les projets de démonstration.

Subvention d'équipe émergente : Alliances dans le domaine de la mobilité et du vieillissement

Les subventions d'équipe émergente appuient la création d'équipes qui travaillent dans le domaine de la mobilité et du vieillissement et dont les membres viennent de disciplines, de professions et de secteurs différents, afin d'accélérer l'application des connaissances issues de la recherche et d'offrir des possibilités de carrière en recherche. Des neuf équipes émergentes qu'on prévoit financer dans le domaine de la mobilité et du vieillissement, les trois premières ont été subventionnées en 2008.

Projet : Initiative sur la mobilité dans le cadre de l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (IM-ÉLCV) – Une équipe émergente dans le domaine de la mobilité et du vieillissement
Chef d'équipe : Dr Parminder Raina, Université McMaster
Problème : On ne comprend pas très bien les facteurs qui contribuent au degré de mobilité d'une personne qui vieillit.
Solution : Cette équipe multidisciplinaire décrit et évalue les facteurs physiques, psychologiques et sociaux qui influent sur la mobilité des personnes âgées de 45 à 85 ans, et les relations entre ces facteurs.
Impact : En sachant comment l'environnement, les facteurs intrinsèques et l'âge comme tel influent sur les changements en ce qui a trait à l'état de mobilité au fil du temps, on sera davantage en mesure de prévenir les troubles de la mobilité liés au vieillissement. De nouvelles stratégies de prévention seront mises au point grâce à une meilleure compréhension de l'effet de l'état de mobilité sur les résultats importants en matière de santé et de maladie.

Projet : Équipe chargée de la conception, de la mise à l'essai et de l'application d'approches innovatrices pour optimiser la démarche et l'équilibre chez les personnes âgées
Chef d'équipe : Dr Brian Maki, Centre Sunnybrook des sciences de la santé
Problème : Se déplacer en toute sécurité pour vaquer à ses activités quotidiennes constitue un défi pour de nombreuses personnes âgées.
Solution : L'équipe élabore et vérifie des approches novatrices et rentables pour améliorer la démarche et l'équilibre et prévenir les chutes, en mettant au point de nouvelles méthodes d'évaluation et de formation à cet égard, des aides sensorielles, des aides à la mobilité, des chaussures, des vêtements et des systèmes de rampes, et en transférant ces technologies et ces connaissances aux consommateurs, aux fournisseurs de soins de santé et aux responsables de politiques.
Impact : Améliorer la mobilité des aînés permettra de réduire les conséquences physiques et financières des chutes, des pertes d'équilibre et des troubles de la démarche, ainsi que d'améliorer leur santé et leur qualité de vie.

Projet : Centre pour la santé de la hanche et la mobilité : une approche d'équipe par rapport à la mobilité chez les personnes âgées vulnérables
Chef d'équipe : Dr Karim Miran-Khan, Vancouver Coastal Health Research Institute
Problème : Les études sur les chutes portent principalement sur celles qui ne causent pas de blessure, pourtant les chutes qui causent des blessures ont des répercussions plus importantes sur la santé et les services de santé. Il faut donc reconnaître les facteurs de risque des chutes causant des blessures.
Solution : L'équipe effectue une étude prospective par observation de 850 femmes âgées de 65 à 75 ans afin de mesurer les risques de chute en tenant compte de trois facteurs : les fonctions cognitives, la fragilité osseuse et les problèmes de démarche ou d'équilibre.
Impact : La détermination des facteurs de risque permettra de prévenir les chutes causant des blessures, de protéger la santé des aînés vulnérables et d'éviter les coûts élevés des soins et des traitements.

Subvention de fonctionnement : Projets de démonstration en mobilité et vieillissement

Des consultations auprès de chercheurs et d'utilisateurs des résultats de la recherche ont révélé qu'il existe un ensemble de connaissances et de données dans le domaine de la mobilité au cours du vieillissement qui n'est pas utilisé au plein profit des utilisateurs de la recherche et des intervenants. Les projets de démonstration servent à rendre les utilisateurs des résultats de la recherche (les administrateurs des établissements de santé, les professionnels de la santé, les aidants, les travailleurs sociaux et les travailleurs de première ligne, les responsables des politiques, les médias, les organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé, le secteur privé et le grand public) mieux à même d'appliquer les données issues de la recherche à leurs décisions en matière d'approches (produits, programmes, services et modèles de système de santé) qui contribuent à améliorer la mobilité au cours du vieillissement. L'un des quatre projets financés dans le cadre de ce programme est décrit ci-dessous.

Projet : Entraînement physique et stimulation cognitive pour améliorer la mobilité des personnes âgées fragiles
Chercheur : Dr Louis Bherer, Institut universitaire de gériatrie de Montréal
Problème : L'objectif principal de ce projet de recherche est d'évaluer l'efficacité d'un programme d'entraînement physique combiné à des séances de stimulation cognitive, pour améliorer les capacités physiques et cognitives associées à la mobilité. Le projet vise aussi à vérifier l'impact de ces interventions sur la qualité de vie des personnes âgées légèrement et modérément fragiles.
Solution : Des personnes âgées seront suivies au Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal et évaluées par des cliniciens (gériatres, physiothérapeutes, psychologues) qui souhaitent prescrire de l'activité physique à ces personnes.
Impact : Il est attendu que ce projet de recherche permette une évaluation scientifique rigoureuse de l'efficacité de ces prescriptions et évalue la faisabilité de la mise en place des programmes d'activités physiques et cognitives pour les personnes âgées fragiles.

Subvention Catalyseur : Planification et développement en mobilité et vieillissement

Ces subventions servent à soutenir des activités de planification et/ou de développement qui permettent aux chercheurs de préparer des demandes de financement de programmes de faisant appel à des intervenants multiples et/ou à une équipe dans le domaine de la mobilité et du vieillissement.

Un exemplaire d'un projet financé par ce programme suit.

Projet : Éliminer le décalage entre les besoins cernés et l'observance des traitements contre l'ostéoporose après une fracture due à la fragilité osseuse
Chercheuse : Dre Joanna Sale, Hôpital St. Michael, Toronto
Problème : De nombreux patients souffrant d'ostéoporose abandonnent leur traitement au cours de l'année qui suit le début de celui-ci, ou ne suivent pas les recommandations reçues pour traiter leur maladie.
Solution : La Dre Sale s'intéresse aux patients âgés qui ont eu une fracture liée à l'ostéoporose. Elle tente de savoir ce qu'ils connaissent des recommandations thérapeutiques qui leur sont données et ce qu'ils font quotidiennement pour traiter leur ostéoporose.
Impact : Cette recherche aide à concevoir des protocoles qui permettront aux patients de suivre les recommandations thérapeutiques, ce qui réduira leurs risques de subir d'autres fractures et les aidera par conséquent à maintenir leur mobilité et leur qualité de vie en vieillissant. Au bout du compte, le système de soins de santé du Canada profitera de la réduction des coûts associés à l'hospitalisation, à la réadaptation et aux admissions dans des maisons de soins infirmiers.

Chercheurs émergents

Selon le plan stratégique de l'Institut du vieillissement pour 2007-2012, l'expansion de la capacité de recherche est un processus clé pour faire avancer la science sur le vieillissement. Le nombre relativement peu élevé de chercheurs dans le domaine du vieillissement à l'heure actuelle au Canada et l'urgent besoin de connaissances sur tous les aspects de cette période de la vie en raison du vieillissement de la population au pays et dans le monde forcent à développer la capacité de recherche dans tous les domaines. Les investissements de l'IV permettront d'appuyer de nouveaux chercheurs travaillant sur des thèmes stratégiques et prioritaires; de financer et d'offrir des programmes de formation, d'avoir recours à des chercheurs d'autres domaines et de préparer une capacité de recherche pour appuyer l'Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV).

Les programmes décrits ci-dessous visent à intéresser de nouveaux universitaires à la recherche sur le vieillissement, ainsi qu'à les soutenir, les encourager et les motiver.

Prix de reconnaissance en recherche sur le vieillissement

Afin d'honorer les étoiles montantes de la recherche sur le vieillissement, l'IV remet ce prix aux candidats qui ont obtenu la cote la plus élevée lors des concours habituels des IRSC pour les bourses doctorales, les bourses de recherche et bourses de nouveaux chercheur.

Lauréats du prix de reconnaissance, 2007-2009

Dre Meghan Donaldson, Université de la Colombie-Britannique
Prix de recherche, printemps 2007
The study of osteoporotic fractures: A novel hip fracture prediction algorithm and knowledge translation*

Dre Chantal Dumoulin, Université de Montréal
Prix de nouveau chercheur, automne 2007
Improving continence care in older women: Linking anatomy to rehabilitative interventions

Dr Anthony Perruccio, Toronto Western Research Institute
Prix de recherche, automne 2007
The influence of comorbidities on the trajectory of key health outcomes in the elderly: A longitudinal study of patients undergoing total joint replacement

Alexander Goldberg, Université Concordia
Prix de recherche au doctorat, automne 2007
Mechanisms of aging in yeast

Graeme Schwindt, Université de Toronto
Prix de recherche au doctorat, automne 2008
Functional and structural brain imaging in Alzheimer's Disease: Towards a biomarker of treatment response and decline

Dre Véronique Provencher, Université de Montréal
Prix de recherche, automne 2008
Evaluation d'activités liées a la préparation de repas au sein des milieux clinique et domiciliaire auprès de personnes âgées fragiles.

Dre Suzanne Cadarette, University of Toronto
Prix de nouveau chercheur, automne 2008
Improving Medication Use, Health Care and Quality of Life Through Innovative Health Outcomes Research

*Les titres des projets de recherche sont affichés dans la langue dans laquelle ils ont été fournis.

l'importance de la reconnaissance 1

En 2006, le Dr Alex Clark a reçu le Prix de reconnaissance des nouveaux chercheurs décerné par l'Institut du vieillissement. Trois ans plus tard, le Dr Clark, maintenant professeur agrégé des sciences infirmières à l'Université de Alberta, poursuit ses recherches sur les soins offerts aux aînés souffrant d'insuffisance cardiaque et vivant en milieu rural.

« Ce prix m'a grandement encouragé et a renforcé ma confiance en tant que chercheur établi », affirme-t-il. « Compte tenu des normes très élevées et de la diversité des demandes, il s'agit d'une réussite dont je serai fier tout au long de ma carrière. Recevoir ce prix a fait progresser mon programme de recherche dans ce domaine stimulant et passionnant ».

Prix Réjean Hébert en recherche gériatrique

Ce prix est accordé, en partenariat avec la Société canadienne de gériatrie (SCG), pour le meilleur exposé scientifique par un résident en médecine dans un programme de formation de base en résidence, à l'occasion de la réunion scientifique annuelle de la SCG.

Lauréats du prix de Réjean Hébert, 2007-2009

2007

Cary Cunic, Université de la Colombie-Britannique
Older Adults after Discharge from an Acute Care for Elders Unit (ACE)*

2008

Dr Vikram R. Comondore, Université de la Colombie-Britannique
The Quality of Care in Private For-Profit and Private Not For-Profit Nursing Homes: A Systematic Review

2009

Dr Quynh-Dao Dinh, Université de la Colombie-Britannique
Documenting Code Status at the Time of Admission to Hospital

*Les titres des projets de recherche sont affichés dans la langue dans laquelle ils ont été fournis.

Prix Âge+

Le prix Âge+ de l'Institut du vieillissement reconnaît l'excellence dans la recherche sur le vieillissement réalisée au Canada. Les prix sont remis durant toute l'année à de 10 à 15 à auteurs méritants pour des articles scientifiques publiés. Le prix Âge+ est destiné d'abord aux étudiants des cycles supérieurs et postdoctoraux et aux résidents de toutes les disciplines qui travaillent dans le domaine du vieillissement. 27 prix ont été décernés pendant la période 2007 à 2009.

Les demandes jugées admissibles sont sujettes à un examen de la pertinence ((c.-à-d. l'article aborde un ou plusieurs des cinq thèmes prioritaires de recherche sur le vieillissement, et la recherche aborde les questions du vieillissement et des personnes âgées). Seules les soumissions pertinentes passent à l'étape de l'examen par les pairs dont les critères suivants s'appliquent :

  1. Importance de la contribution du candidat à l'article (c.-à-d. conception, réalisation, analyses) dans le contexte de l'expérience du candidat;
  2. Qualité et intégralité du projet de recherche (y compris la notoriété de la revue dans le contexte du domaine de recherche ou la question de fond de la recherche);
  3. Impact de la recherche sur l'avancement des connaissances dans le domaine du vieillissement, de la gérontologie ou de la gériatrie;
  4. Résumé en des termes accessibles et faciles à comprendre pour le grand public.

Des articles gagnantes ont été publiées dans les revues tels que La Revue Canadienne de vieillissement, Journal of the American Geriatrics Society, Archives of Gerontology and Geriatrics, Journal of Neuroscience et Journal of Experimental Medicine.

Les lauréats du Prix Âge+, 2007-2009

  • Jonathan Afilalo, Université McGill
  • Beatriz Alvarado Llano, Université McGill
  • Karen Bell, Université McGill
  • Allison Bielak, Université de Victoria
  • Robin Blanchard, Université de Waterloo
  • Danielle Bouchard, Université de Sherbrooke
  • Sienna Caspar, Université Simon Fraser
  • Andrea Charise, Université de Toronto
  • Meghan Donaldson, San Francisco Coordinating Centre
  • Sacha Dubois, Université Lakehead
  • Alexandra Fiocco, Université McGill
  • Dawn Gill, Université de Western Ontario
  • Stanley Govenlock, Université McMaster
  • Susan Jo, Université d'Ottawa
  • Debby Koonen, Université de l'Alberta
  • Martin Lavallière, Université Laval
  • Catherine Lord, Université McMaster
  • Gail Low, Université de Victoria
  • Phillip Ly, Université de la Colombie-Britannique
  • Daniel Mandell, Université de Toronto
  • Marissa Mendelsohn, Université de Western Ontario
  • Susan Muir, Université de Western Ontario
  • Sean Nestor, Université de Western Ontario
  • Dror Ofir, Université Queen's
  • Melanie Plourde, Université de Sherbrooke
  • Jeff Poss, Université de Waterloo
  • J. Brent Richards, King's College, London
  • Eugenie Roudaia, Université McMaster
  • Julia Rozanova, Université de l'Alberta
  • William Tays, Université Brock
  • Jeremy vanRaamsdonk, Université McGill
  • Nathalie Veillette, Université du Québec à Trois-Rivières
  • Sylvia Villeneuve, Université de Montréal

Pour savoir plus des articles gagnants, visiter le site-Web de l'IV.

l'importance de la reconnaissance 2

Le Dr Jean-François Gagnon, chercheur au Centre d'étude du sommeil et des rythmes biologiques de l'Hôpital Sacré-Coeur de Montréal, étudie le sommeil et les maladies neurodégénératives tels la démence à corps de Lewy, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer. Ses travaux sur cette dernière, où il démontre la rareté du TCSP chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, lui ont d'ailleurs values le prix Âge+ de l'Institut du vieillissement en janvier 2007.

Le prix Âge+, explique-t-il, lui a apporté confiance, crédibilité et récompense. « Disons que les prix nous permettent de justifier les efforts que nous faisons et le prix Âge+ joue bien ce rôle, » dit-il.

Programme d'été sur le vieillissement

Le Programme d'été sur le vieillissement (SPA – Summer Program in Aging) de l'Institut du vieillissement a été inauguré en 2006 dans le but général de réunir des stagiaires de recherche sur le vieillissement. Il arrive souvent que seulement un ou deux étudiants par université ou par programme de formation se consacrent à l'étude du vieillissement, et ils connaissent peu les stagiaires boursiers des autres universités canadiennes ou n'ont pas souvent l'occasion de les rencontrer.

Le programme de quatre jours comporte des séances plénières et des ateliers pratiques sur la collaboration multidisciplinaire, la préparation de demandes de subvention, l'examen par les pairs, la communication, l'application des connaissances, le professionnalisme et l'éthique, dans le contexte de la recherche sur le vieillissement.

En plus d'offrir un programme unique de développement des compétences scientifiques, le SPA permet à des étudiants diplômés de rencontrer des pairs venant d'une grande variété de disciplines scientifiques et d'universités, afin de découvrir différentes perspectives et d'établir un réseau de futurs collaborateurs.

Les participants ont également l'occasion, tout aussi importante, d'apprendre et de communiquer face à face avec leurs mentors, lesquels donnent généreusement de leur temps pour partager leurs expériences et leurs connaissances diversifiées. En plus d'animer les séances, les mentors interagissent avec les participants durant les repas et les temps libres, ce qui laisse place aux échanges d'idées et d'opinions. De nombreux mentors ont tellement apprécié leur expérience avec les participants enthousiastes et motivés qu'ils se sont portés volontaires pour d'autres SPAs.

Le SPA 2007 a été organisé en collaboration avec le British Columbia Network for Aging Research (BCNAR) à Harrison Hot Springs en Colombie-Britannique. Les 52 participants, sélectionnés parmi 84 candidats, étaient des étudiants à la maîtrise et au doctorat et des boursiers postdoctoraux représentant 20 disciplines et 22 universités canadiennes. Les mentors, sous la direction de la Dre Lynn Beattie, incluaient des membres du BCNAR dans les universités de la C.-B., des chercheurs d'autres universités canadiennes et des experts des IRSC. En plus des séances plénières et des exercices pratiques, les mentors ont organisé un numéro d'improvisation, drôle mais réaliste, sur la collaboration multidisciplinaire.

« J'ai vraiment aimé entendre parler d'expériences de recherche réelles - les choix que les mentors ont dû faire, ce qu'ils ont fait et ce qu'ils ont appris. Comme j'envisage sérieusement une carrière universitaire, leurs histoires faisaient du bien à entendre - cela m'a donné un aperçu équilibré des gratifications et des défis de la recherche. »

-Un participant au SPA 2007

Le SPA 2008 a été organisé au Delawana Inn dans la région de la baie Georgienne, en Ontario, par des membres de l'Initiative stratégique pour la formation en recherche dans le domaine de la santé (ISFRS) du Dr Bruce Schneider, axée sur les communications et les interactions sociales dans le vieillissement sain. Ici, les 48 participants (choisis parmi une centaine de candidats) se sont rapidement initiés aux défis et aux gratifications de la recherche multidisciplinaire et ont eu droit à une séance d'information sur la communication avec les médias offerte par Jay Ingram, animateur de l'émission Daily Planet sur la chaîne Discovery. Lors du dernier jour, les participants au SPA 2008 se sont joints à la Conférence annuelle sur l'échange des connaissances de la NICE (Initiative nationale pour le soin des personnes âgées) à Toronto, où ils ont pu se renseigner sur les questions liées à l'application des connaissances dans le domaine du vieillissement, de même que rencontrer des chercheurs, des décideurs et des praticiens de différents pays.

« Le Programme nous a offert un judicieux mélange de discussions de recherche, de perfectionnement professionnel, de réseautage (et de plaisir). L'expérience a été extraordinaire : plus le temps avançait, plus je me rendais compte de la possibilité exceptionnelle qui m'était donnée en tant que nouveau chercheur. Après cette rencontre de trois jours seulement, je n'aurais aucune difficulté à communiquer avec d'autres participants pour discuter de collaborations. Cela est extraordinaire compte tenu de la diversité des parcours et de la courte durée de cette rencontre ».

– Un participant au SPA 2008

Mettre en pratique les résultats de la recherche en santé

Réseau canadien d'application des connaissances sur la démence

Le Partenariat sur les troubles cognitifs lies au vieillissement (PTCV), établi en 2002, est un consortium d'organismes privés, bénévoles, gouvernementaux et non gouvernementaux travaillant ensemble afin de favoriser une recherche plus approfondie sur la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence, et son application pour améliorer la vie de ceux qui en sont atteints.

Après avoir financé pendant plusieurs années des initiatives de recherche stratégiques sur les aspects biologiques de la démence, de la démence vasculaire et de l'aide aux proches dans la démence, le PTCV a décidé en 2007 de lancer une initiative nationale pour l'application de la recherche sur la démence aux soins et au traitement de ce trouble. Cette initiative sollicitait une seule proposition collaborative nationale visant à réunir des universitaires de tout le spectre de la recherche sur la démence, les sociétés Alzheimer, les soignants (p. ex. médecins, infirmières, physiothérapeutes), les aidants officiels et officieux, les travailleurs sociaux et les intervenants de première ligne, et surtout les personnes atteintes de démence, pour qu'ils se penchent sur l'échange de connaissances et de pratiques exemplaires concernant la maladie d'Alzheimer et la démence.

Le Réseau canadien d'application des connaissances sur la démence (RCACD) a été financé en mars 2008, en réponse à cette invitation, grâce à une subvention de 3,45 millions de dollars sur cinq ans. Bien que le Canada compte sur tout son territoire de nombreux chercheurs et cliniciens dont le travail a une importante influence sur les soins pour la démence, ces ressources sont souvent isolées. Le RCACD est conçu pour développer la capacité existante en matière d'application et d'échange des connaissances.

Les activités du réseau auront les résultats suivants :

  • Application et échange accrus et favorisés des connaissances afin que des traitements, des services et des produits efficaces pour la démence puissent être créés et offerts;
  • Davantage de formation pour les spécialistes de l'application et de l'échange des connaissances;
  • Nouvelle culture de recherche où l'application et l'échange des connaissances sont des composantes essentielles des activités de recherche;
  • Meilleure diffusion des conclusions de la recherche par des moyens nouveaux (fondés sur la technologie ou l'art);
  • Connaissances et compétences accrues des aidants (pratiques exemplaires);
  • Recherche cliniquement pertinente et centrée sur le patient;
  • Meilleur accès des patients et des aidants à l'information, aux ressources et aux outils;
  • Liens renforcés avec l'industrie, les chercheurs, les cliniciens, les aidants et les personnes atteintes de démence.

Améliorer les soins pour les personnes atteintes de démence

Pendant toute sa carrière, le Dr Kenneth Rockwood s'est consacré d'abord au soin des patients atteints de démence et à leurs aidants.

« Patient vient du mot latin patiens, qui signifie « souffrir », dit le chercheur de l'Université Dalhousie. « Je veux soulager la souffrance et je vois que j'ai une véritable possibilité de le faire. »

Cette possibilité est offerte par le Réseau canadien d'application des connaissances sur la démence, une initiative de quatre millions de dollars, sur cinq ans, du Partenariat sur les troubles cognitifs liés au vieillissement, dirigé par l'Institut du vieillissement des IRSC. Le Dr Rockwood est à la tête du Réseau, en plus d'être responsable d'un des trois thèmes sur lequel le Réseau concentre ses efforts – sans surprise, le thème des patients et de leurs aidants.

Pour le Dr Rockwood, le Réseau canadien d'application des connaissances sur la démence représente une possibilité non seulement de communiquer des informations aux patients et aux aidants, mais aussi d'écouter ce qui est important pour eux : l'échange de connaissances autant que l'application des connaissances.

« Par exemple, si on parle aux aidants, on s'aperçoit que les questions répétitives du membre de leur famille atteint de démence ont de quoi les rendre fous », dit le Dr Rockwood. « Dans un cas semblable, je dis à l'aidant que le patient est anxieux et a besoin d'être rassuré, et pas seulement de réponses. Être capable d'utiliser cette stratégie valide l'aidant et reconnaît l'importance de son rôle. »

En admettant que ce n'est pas la réponse finale, le Dr Rockwood souhaite encourager plus de recherche dans ces domaines. Et c'est là que les deux autres thèmes du Réseau entrent en jeu.

Un deuxième thème, dirigé par la Dre Lynn Beattie, de l'Université de la Colombie Britannique, est l'éducation et la formation en application des connaissances. Son but est d'enseigner aux jeunes stagiaires comment incorporer l'application des connaissances dans leurs programmes de recherche. Utilisant le modèle qui consiste à « suivre la piste de l'argent », le Réseau met d'autres fonds à la disposition des stagiaires qui acceptent de réaliser l'application des connaissances dans le cadre de leur travail.

Le thème final est l'application des connaissances parmi les travailleurs de la santé de première ligne. Ce thème est inspiré d'une stratégie fructueuse mise en oeuvre par le directeur de thème, le Dr Kenneth LeClair, de l'Université Queen's (Ontario).

Bien que les trois thèmes soient différents, ils partagent le même but ultime : prendre mieux soin de personnes atteintes de démence.

Prix Betty Havens de l'application des connaissances dans le domaine du vieillissement

Commémorant la vie et la carrière exceptionnelles de la regrettée Betty Havens, une pionnière en gérontologie, ce prix annuel souligne la contribution de personnes, d'équipes ou d'organismes qui ont fait avancer l'application des connaissances sur le vieillissement au Canada.

Lauréats du Prix Betty Havens

La Dre Heather Keller, professeure agrégée au Département de relations familiales et de nutrition appliquée de l'Université de Guelph, s'est vu décerner le prix Betty Havens de 2007, pour la création de SCREEN© (Seniors in the Community Risk Evaluation for Eating and Nutrition) et d'une boîte à outils connexes pour favoriser son application dans la communauté.

« L'évaluation de la nutrition est une tâche extrêmement complexe », souligne la Dre Keller. « SCREEN© aide à repérer tôt les patients à risque, en examinant des facteurs tant physiques - difficulté à mastiquer ou à déglutir - que sociaux, comme le fait de manger seul ou d'avoir de la difficulté à faire l'épicerie ou à cuisiner. »

SCREEN© et son successeur, SCREEN© II, sont utilisés par plus d'une centaine de praticiens partout au Canada. Le Japon et plusieurs pays de l'Europe souhaitent appliquer et adapter l'outil à leurs propres besoins.

La Dre Keller a également conçu, avec Les diététistes du Canada, un véhicule d'application des connaissances en ligne appelé Bringing Nutrition Screening to Seniors (BNSS), pour aider les praticiens à orienter leurs patients vers les sources d'aide dans la communauté.

Le Dr Marnin Heisel, psychologue clinicien à l'Université Western Ontario, et la Dre Sharon Moore, professeure agrégée en sciences infirmières à l'Université Athabasca, sont les récipiendaires du Prix Betty-Havens de 2008. Le Dr Heisel est très informé sur la façon de repérer et d'aider les personnes âgées suicidaires. Il veut maintenant que les autres le soient aussi. Lui et ses collègues de la Coalition canadienne pour la santé mentale des personnes âgées ont donc mis au point les toutes premières lignes directrices canadiennes interdisciplinaires fondées sur des données probantes pour l'évaluation du risque de suicide chez les personnes âgées et sa prévention. Ils ont aussi conçu une série d'outils et de produits en ligne et imprimés pour promouvoir l'utilisation de ces lignes directrices à grande échelle.

« Les fournisseurs de soins de première ligne nous ont dit avoir trouvé les lignes directrices utiles; toutefois, ils n'avaient pas tendance à les sortir et à les feuilleter quand ils étaient en présence d'un patient », affirme le Dr Heisel. Par conséquent, on trouve parmi les outils une fiche de référence que les professionnels de la santé peuvent immédiatement consulter au besoin. Celle-ci précise les messages clés des lignes directrices et suggère des modes d'évaluation et d'intervention.

Les Drs Heisel et Moore planifient utiliser les fonds obtenus grâce au Prix Betty-Havens pour évaluer l'efficacité des lignes directrices afin de savoir si les milliers d'exemplaires qui ont été distribués et téléchargés améliorent vraiment le niveau de connaissances et les attitudes des cliniciens lorsqu'il s'agit de travailler avec les aînés à risque.

Le Forum canadien de recherche sur le vieillissement

Le Forum canadien de recherche sur le vieillissement est un programme d'activités présenté par l'Institut du vieillissement conjointement avec la Réunion scientifique annuelle de l'Association canadienne de gérontologie. L'élément clé du Forum est un symposium précédant la réunion et présentant une importante initiative de recherche de l'IV.

2007 – Fragilité : du concept à la pratique en passant par la recherche. Ce symposium a permis d'examiner le concept de la fragilité afin d'améliorer les soins cliniques, la santé publique et les politiques en matière de santé en ce qui concerne les personnes âgées. Le symposium a été organisé et présidé par le Dr François Béland, professeur au Département d'administration de la santé de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, où il est membre du Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS). Le Dr Béland est aussi cofondateur et coresponsable de SOLIDAGE – Groupe de recherche Université de Montréal – Université McGill sur la fragilité et le vieillissement. la discussion entre les cliniciens, les praticiens en santé publique, les chercheurs et les décideurs a porté notamment sur les indicateurs biologiques de base de la fragilité, les soins à offrir et les incidences sur les politiques.

2008 – La mobilité et la cognition au troisième âge : un pas de deux. Ce symposium a été coparrainé par l'Institut de recherche Lawson et présidé par le Dr Montero-Odasso de la Faculté de médecine de l'Université Western Ontario.

La mobilité et la déficience cognitive semblent être de plus en plus liées au fil du vieillissement. De fait, le ralentissement de la démarche et la démence coexistent souvent chez une même personne et sont attribués à des changements dans certaines régions du cerveau, ce qui pourrait contribuer à un risque accru de chutes et d'invalidité.

Le symposium a permis d'examiner les liens et les interrelations entre la mobilité et la cognition au cours du vieillissement, ainsi que d'explorer les possibilités d'unifier la recherche sur ces syndromes courants.

Subventions de synthèse des connaissances

Ces subventions appuient des équipes de chercheurs et des utilisateurs des connaissances pour préparer des examens de la portée et des synthèses de documents scientifiques afin de répondre aux besoins en information des décideurs dans tous les domaines liés au vieillissement. Les synthèses de connaissances permettent de présenter de façon fiable, pertinente et accessible de l'information scientifique aux utilisateurs des connaissances et aux décideurs. Les examens de la portée sont des projets exploratoires qui ratissent systématiquement la documentation disponible sur un sujet donné, en faisant ressortir les concepts clés, les théories, les sources de données probantes et les lacunes de la recherche. La recherche de la Dre Ann Cranney est un exemplaire de ces projets.

Projet : Synthèses de recherche sur la conduite automobile chez les personnes âgées souffrant d'arthrite
Chercheuse : Dre Ann Cranney, Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa
Problème : Avec le vieillissement de la population canadienne, le nombre d'arthritiques ira en augmentant. L'arthrite entrave la liberté de mouvement et gêne la conduite automobile, chez les personnes âgées qui veulent préserver leur mobilité et leur autonomie. Cependant, le lien entre la capacité de conduire et la limitation des mouvements causée par l'arthrite reste à clarifier.
Solution : Afin de mettre au point des outils utiles à la fois aux fournisseurs de soins de santé et aux arthritiques, l'équipe de chercheurs de la Dre Cranney se livrera à un examen de la documentation scientifique pour déterminer les effets de l'arthrite sur la capacité de conduire et pour trouver/évaluer les ressources existantes à la disposition des conducteurs arthritiques. Les patients souffrant d'arthrite, les fournisseurs de soins de santé et les décideurs contribueront à établir la portée de l'étude, à interpréter les résultats et à les mettre en pratique.
Impact : Les résultats de cet examen serviront à concevoir des recommandations et des outils pour aider les fournisseurs de soins et les patients à optimiser la sécurité automobile et l'autonomie.

Partenariats et participation du public

Partenariats

Le travail en partenariat est un principe fondamental aux IRSC. De 2007 à 2009, l'IV a continué de chercher activement des possibilités de s'associer à d'autres organismes désireux de collaborer à un meilleur échange de connaissances, à l'utilisation efficace des ressources, à une meilleure dissémination des résultats et à l'amélioration de la qualité de vie des personnes âgées au Canada. Comme le montre le présent rapport, bon nombre des activités de l'Institut sont le produit de partenariats avec des ministères et organismes provinciaux, fédéraux et internationaux, des hôpitaux, des organismes bénévoles en santé, des associations professionnelles, l'industrie, ainsi que les instituts et les directions des IRSC. Voici la liste des nombreux partenaires avec qui l'Institut du vieillissement a collaboré entre 2007 et 2009 :

  • Agence de la santé publique du Canada*
  • Anciens combattants Canada*
  • Association canadienne de gerontology
  • Association canadienne des infirmières et infirmiers gérontologiques
  • Astra Zeneca Canada Inc.*
  • Le Bureau de l'éthique des IRSC*
  • Centre de la recherche appliquée de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Consortium des centres de la recherche clinique et cognitive du Canada (Consortium of Canadian Centres for Clinical Cognitive Research (C5R))*
  • Direction d'Application des connaissances et commercialisation des IRSC*
  • Fondation canadienne des ergothérapeutes
  • Fondation de la recherche en santé da la Nouvelle Écosse *
  • Fondation des et infirmières et infirmiers du Canada*
  • Fondation de physiothérapie du Canada
  • Fondation des maladies du coeur*
  • Fondation national des sciences naturelles de Chine
  • Fonds de recherche en santé du Québec/Réseau québécois de recherche sur le vieillissement*
  • Institut national du vieillissement (National Institute of Aging), Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health) – É.U.
  • Les Instituts suivants des IRSC : Appareil locomoteur et de l'arthrite, Génétique, Neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, Nutrition, du métabolisme et du diabète, Santé circulatoire et respiratoire, Santé des femmes et des hommes*, Santé publique et des populations, Services et des politiques de la santé
  • Janssen-Ortho Inc.*
  • Merck Frosst Canada Ltd.*
  • Ministère de la santé et la technologie (Chine)
  • NeuroScience Canada*
  • New Dynamics of Ageing du R.-U.
  • Novartis*
  • Pfizer Canada Inc.*
  • Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires
  • Société Alzheimer du Canada *
  • Société canadienne de gériatrie

*Ces partenaires sont aussi membres du Partenariat sur les troubles cognitifs liés au vieillissement

Des faits saillants des partenariats incluent:

Initiative sur le vieillissement Canada-Royaume-Uni

Le programme New Dynamics of Ageing (NDA) du R.-U. est une initiative innovatrice de financement de la recherche d'une durée de sept ans, qui repose sur une alliance unique entre cinq conseils de recherche britanniques dont le but est de mieux comprendre la dynamique du vieillissement dans une perspective multidisciplinaire. En 2007, l'Institut du vieillissement a formé avec NDA un partenariat sans précédent qui a permis à des chercheurs canadiens d'obtenir des fonds de l'IV des IRSC pour la recherche concertée avec des scientifiques financés par NDA. Cette initiative Canada–R.-U. sur le vieillissement a engendré deux séries de subventions qui ont contribué aux recherches internationales sur les environnements de travail sains et productifs pour les travailleurs âgés, sur les technologies d'assistance pour l'alimentation et l'incontinence et sur l'interconnexion des personnes âgées en milieu rural.

Initiative de recherche en santé conjointe Canada-Chine

Il y a 25 ans à peine, la Chine se préoccupait du nombre alarmant d'enfants dont le pays devait assurer la subsistance. Au cours des décennies qui se sont écoulées depuis, l'augmentation de l'espérance de vie et le succès de la politique de l'enfant unique ont créé une population nationale qui vieillit maintenant plus vite que n'importe quelle autre. Comme partenaire de l'Initiative de recherche en santé conjointe Canada-Chine, l'Institut du vieillissement mise sur son but pour stimuler et renforcer les alliances avec les nations qui s'intéressent aux questions du vieillissement de la population.

Subventions de l'Initiative de recherche en santé conjointe Canada-Chine

Il s'agit d'un programme des subventions géré et financé conjointement par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Fondation nationale des sciences naturelles de la Chine (FNSNC) dont l'objectif est de promouvoir la collaboration scientifique entre les universités, les hôpitaux, les instituts de recherche ou les organismes de recherche affiliés au Canada et en Chine. Un comité mixte de pairs examinateurs des IRSC et de la FNSNC évalue les demandes détaillées, et les membres du comité font rapport à leur organisme respectif. Le processus d'évaluation alterne d'une année à l'autre entre le Canada et la Chine.

Trois équipes internationales en 2007 et quatre équipes en 2008 ont reçu des subventions pour la recherche dans le domaine du vieillissement.

« La collaboration nous permet d'avoir recours à une approche multidisciplinaire — balayage génomique et approche moléculaire, cellulaire, physiologique et comportementale — pour mieux examiner le rôle du gène TMP21 dans la pathogenèse des maladies neurodégénératives. L'équipe offre aussi d'excellentes possibilités de formation aux étudiants des cycles supérieurs et aux postdoctorants des deux pays »,

déclare le Dr Weihong Song de l'Université de la Colombie Britannique, co-chercheur principal avec le Dr Kun Xia de l'Université du Centre-Sud de la Chine, d'une étude intitulée Function of TMP21 and its role in Alzheimer's disease pathogenesis.

Atelier Canada-Chine de recherche sur le vieillissement

Des délégués de la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine ont rencontré à l'Université de la Colombie-Britannique des scientifiques de partout au Canada à l'occasion d'un atelier Canada-Chine de recherche sur le vieillissement, en septembre 2008. Cette rencontre d'une journée s'est tenue sous les auspices de l'Institut du vieillissement, en collaboration avec le Réseau québécois de recherche sur le vieillissement du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ). Traitant de la recherche sur des sujets allant des mécanismes biologiques du vieillissement à l'épidémiologie en passant par la santé publique, cet échange bilatéral a contribué à la création de nouvelles relations entre les chercheurs des deux pays.

Équipes de collaboration Canada-Chine dans la recherche en santé

Encouragé par le succès des subventions de l'Initiative de recherche en santé conjointe Canada–Chine, l'Institut du vieillissement s'est joint à une autre collaboration des IRSC avec le Ministère des Sciences et de la Technologie de la Chine pour le lancement de ce programme en mars 2009. Le but consiste à promouvoir les partenariats à long terme entre spécialistes en recherche fondamentale et appliquée (y compris en recherche clinique et sur la santé des populations) des deux pays et à stimuler les possibilités de formation pour les étudiants au doctorat et/ou les boursiers postdoctoraux, les équipes, etc. Des projets de recherche sur le vieillissement sont maintenant à l'étude.

Anciens Combattants Canada

Afin de maintenir les liens établis entre l'IV des IRSC et Anciens Combattants Canada (ACC), le comité consultatif de l'IV et le Conseil consultatif de gérontologie du ministère des Anciens Combattants ont tenu une réunion commune en juin 2007. La discussion a porté sur les sujets suivants : la simplification des connaissances issues de la recherche afin de guider les décideurs; les limites des preuves scientifiques que l'on juge bonnes, et la nécessité de consigner en dossier le processus que suivra ACC pour l'application des connaissances et l'évaluation des résultats.

Des discussions de suivi sur la planification entre ACC et l'IV ont mené à la création d'une bourse de recherche conjointe financée par l'Institut du vieillissement en partenariat avec l'Hôpital Sainte-Anne, administré par Anciens Combattants Canada, le programme de soins aux anciens combattants du St. Joseph's Health Care London et Capital Care Group Inc. Cette bourse vise à accroître la capacité de recherche pour faire progresser les connaissances et les pratiques cliniques dans le domaine du vieillissement, de la démence et des soins aux anciens combattants.

  • Anne-Marie Bostrom, Université de l'Alberta
    Enhancing research use in elder care*
  • Stéphane Protat, Hôpital Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Bellevue, QC
    Mise en place et évaluation de l'efficacité d'une intervention non-pharmacologique multisensorielle adaptée aux personnes atteintes de maladie d'Alzheimer
  • Briana Zur, St-Joseph Hospital, London, ON
    An enhancing best practice in dementia care: examination of the Cognitive Competency Test

*Les titres des projets de recherche sont affichés dans la langue dans laquelle ils ont été fournis.

Institut de génétique et Institut du vieillissement des IRSC : Réunion des nouveaux chercheurs principaux

Depuis 2002, l'un des objectifs de l'Institut de génétique (IG) des IRSC est de favoriser le perfectionnement professionnel de nouveaux chercheurs dans le domaine de la santé (qui en sont dans leurs quatre premières années). En 2008, l'IV s'est joint à l'IG pour organiser l'atelier annuel à l'intention de 100 nouveaux chercheurs, scientifiques et cliniciens, dans les domaines de la génétique et du vieillissement. La réunion a encouragé l'établissement de réseaux de pairs entre les nouveaux chercheurs principaux qui travaillent dans des domaines de recherche connexes ou se recoupant. Les nouveaux chercheurs principaux ont reçu des conseils sur la rédaction d'articles et de demandes de subvention, la direction d'un laboratoire, la gestion d'un budget et l'interaction avec le personnel de laboratoire. Une partie importante de la réunion a été consacrée au mentorat, que ce soit lors de nombreux échanges informels ou dans le cadre d'exposés formels faits par des scientifiques chevronnés « vedettes », suivis de discussions.

« La table ronde, qui donnait des renseignements sur le processus d'examen des demandes de subventions des IRSC, a été particulièrement utile à ceux d'entre nous qui n'avons jamais demandé de subventions. Cependant, le plus important avantage qu'ont retiré les nouveaux chercheurs principaux a été l'occasion de faire la connaissance d'autres personnes confrontées à des difficultés semblables ou nouvelles et de tisser des liens avec d'éventuels collaborateurs. J'encourage fortement les personnes qui ne se sentent pas à l'aise dans leur rôle de nouveau chercheur principal à participer à cette conférence si bien organisée qui les aidera à partir du bon pied! »

Dr Brent Richards, professeur agrégé, Faculté de médecine, Université McGill

Participation du public

Couverture médiatique

On observe une augmentation fulgurante de la couverture médiatique au cours des deux dernières années. Cela s'explique en partie par des sujets d'intérêt comme le départ prochain à la retraite de la génération des bébé-boumeurs et les progrès réalisés dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Aux IRSC, le vieillissement est un des sujets qui a connu la plus forte remonté, passant en un an de la dernière à la deuxième place pour le nombre de mentions dans les médias.

Atelier à l'intention des journalistes : Cap sur le vieillissement

Les journalistes jouent un rôle essentiel pour informer le public des résultats de la recherche et aident la population canadienne à comprendre l'importance de l'entreprise de recherche en soi.

En mars 2009, l'IV a tenu un atelier à l'intention des journalistes scientifiques et leur a ainsi permis de rencontrer huit des plus grands chercheurs canadiens dans le domaine du vieillissement et de la santé. Cette rencontre avait essentiellement pour but de faciliter le réseautage, de favoriser les relations et, finalement, d'accroître les connaissances.

Confirmant que le vieillissement est un sujet d'un grand intérêt pour les médias, cet atelier a battu tous les records des IRSC au chapitre de la participation des médias : 25 journalistes, notamment des pigistes et des reporters de journaux nationaux, de revues, de la radio et de la télévision et de la presse électronique ont participé à des discussions sur des sujets tels que la cause du vieillissement, les mesures à prendre pour faire en sorte que les villes soient mieux adaptées aux personnes âgées et l'importance de garder son cerveau en forme.

« C'est une question qui touche tous les aspects du journalisme — parce que nous vieillissons tous. Il est important d'en tenir compte, peu importe son domaine ».

– Un journaliste participant

Café scientifique – « Pas plus vieux, mais plus ingénieux! »

Les Cafés scientifiques des IRSC permettent au grand public de discuter librement d'enjeux liés à la santé qui leur intéressent. Dès le premier café, organisé par l'Institut du vieillissement en octobre 2006, les cafés ont réussi à offrir aux chercheurs l'occasion d'expliquer leur recherche au publique et au grand public d'obtenir des réponses aux questions qu'il se pose.

Le Café scientifique, « Pas plus vieux, mais plus ingénieux! », a fait salle comble. En effet, 75 personnes ont participé à cette rencontre mise sur pied par l'Institut du vieillissement, en partenariat avec la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), dans le cadre d'une série de cafés organisés par les IRSC et la CSMC.

Les participants au Café, qui a eu lieu le 12 juin à Halifax, en même temps que l'Expo 50+, une foire annuelle destinée aux aînés, ont assisté à des présentations faites par le Dr Kenneth Rockwood, le Dr Sultan Darvesh et la Dre Keri-Leigh Cassidy, tous de l'Université Dalhousie, portant sur le vieillissement du cerveau, la plasticité du cerveau ainsi que le lien entre le vieillissement et la dépression et l'anxiété. Une discussion animée sur ces sujets a suivi les présentations. Le café a été présidé par la Dre Anne Martin-Matthews, directrice scientifique de l'IV, et la Dre Marie-France Tourigny-Rivard, directrice clinique du groupe des Services de santé Royal Ottawa.

« Je me sens plus disposé à parler aux médecins au sujet de la maladie d'Alzheimer de ma femme. »

-Un participant au Café scientifique

Le conseil consultatif de l'Institut

Le conseil consultatif de l'Institut compte des membres de diverses disciplines, se réunit trois fois par année et fournit à l'Institut une rétroaction communautaire essentielle sur toutes ses activités. Le CCI joue un rôle actif et vital dans le succès de l'Institut.

Dr Howard Bergman (président)
Université McGill

Dre Louise Cloutier Fisher
Université de Victoria

Dr Max Cynader
Université de la Colombie Britannique

Dre Louise Demers
Université de Montréal

Norma Drosdowech
Conseil manitobain sur le vieillissement

Dre Carole Estabrooks
Université de l'Alberta

Margaret Gillis (2007-2008)
Agence de la santé publique du Canada

Dr Russell Hepple
Université de Calgary

Dre Janice Keefe
Université Mount Saint Vincent

Dr Daniel Lai (2004-2008)
Université de Calgary

Dr Peter Lansley
Université de Reading

Dre Verena Menec
Université du Manitoba

Gael Page
Ancienne présidente, Association canadienne de soins palliatifs

Dr Christopher Patterson
Université McMaster

Dre Hélène Payette
Université de Sherbrooke

Frances Pennell (2007-2008)
Ressources humaines et Développement social Canada

Dre Dorothy Pringle (ancienne présidente)
Université de Toronto

Douglas Rapelje (2004-2008)
Consultant

Dre Rebecca Jane Rylett (vice-présidente)
Université Western Ontario

Dr Gary Teare
Saskatchewan Health Quality Council (conseil de la qualité de la santé)

Dr Huber Warner (2004-2008)
National Institute on Aging et Université de Minnesota

Personnel de l'IV

Vancouver

Dre Anne Martin-Matthews
Directrice scientifique

Dre Susan Crawford
Directrice adjointe

Rowena Tate
Gestionnaire de projets

Bonnie McCoy
Agente de projets

Marian Chong-Kit
Administratrice

Lynda Callard
Assistante financière

Ottawa

Dre Linda Mealing
(2003 – 2009)
Directrice adjointe, Partenariats

Dre Michelle Peel
Directrice adjointe, Partenariats

Sharon Nadeau
Associée, Initiatives stratégiques de l'Institut

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