Bulletin pour les médias

Édition de mai 2010

Dans ce numéro :


Mai est le Mois de la communication
Une étude de l'Université Western Ontario fournit de l'espoir aux enfants qui ont un problème de langage mal connu
Recherche en cours financée par les IRSC : Le Dr Marc Joanisse se sert de l'imagerie du cerveau pour étudier pourquoi certains enfants éprouvent des difficultés inexpliquées à apprendre la langue parlée. Le spécialiste des neurosciences de l'Université Western Ontario étudie le trouble spécifique du langage (TSL), trouble de la communication à l'origine d'un retard dans la compréhension et l'expression orales. « Les causes de ce trouble demeurent fort mal comprises, et pour certains des enfants atteints, les techniques d'orthophonie habituelles sont insatisfaisantes. Ces enfants n'atteindront donc jamais leur plein potentiel », dit le Dr Joanisse.
Le saviez-vous? Les enfants atteints du TSL prennent du retard à l'école même s'ils possèdent une intelligence normale et une audition en apparence normale. Le trouble touche de 2 à 7 % des enfants d'âge préscolaire, estime‑t‑on, et il est aussi courant que la dyslexie.

Mois de la sensibilisation à la sclérose en plaques
La vitamine D pourrait réduire le risque de sclérose en plaques chez les enfants et ralentir la maladie
Recherche en cours financée par les IRSC : Ce ne sont pas tous les enfants dont les cellules du système immunitaire ont attaqué la myéline, gaine protectrice des fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière, qui souffriront de sclérose en plaques (SP). Les taux de vitamine D pourraient jouer un rôle à cet égard. La candidate au doctorat Heather Hanwell, de l'Université de Toronto, étudie les échantillons de sang d'enfants canadiens chez qui la démyélinisation a été diagnostiquée pour déterminer si une déficience en vitamine D fait que certains enfants sont plus à risque d'êtres atteints de SP. « Nous avons découvert que les enfants qui ont de faibles taux de vitamine D lorsqu'ils subissent leur première attaque risquent plus d'être atteints de SP que les enfants chez qui les taux de vitamine D sont normaux. Une autre étude devrait explorer la possibilité qu'une supplémentation en vitamine D aide à prévenir la SP, ce qui fait que beaucoup moins d'enfants – et d'adultes – souffriraient de SP », dit Mme Hanwell.
Le saviez-vous? On estime à 75 000 le nombre de Canadiens atteints de SP. Principale cause d'incapacité au Canada, la SP est une maladie inflammatoire chronique entraînant des lésions de la myéline, membrane qui isole les fibres nerveuses dans le système nerveux central.

3-9 mai 2010 : Semaine de la santé mentale
Une étude vise à déterminer comment la revitalisation d'un complexe de logements sociaux peut améliorer la santé mentale
Recherche en cours financée par les IRSC : Un important projet de revitalisation étalé sur 15 ans du plus vieux et du plus grand complexe de logements sociaux du Canada, Regent Park à Toronto, offre à un chercheur de l'Université McMaster une possibilité unique de mesurer l'impact du logement sur la santé. L'étude, qui constitue une première du genre au Canada, visera à déterminer comment la transformation de Regent Park, d'un complexe de logements subventionnés à 100 % en un ensemble de condominiums, de maisons en rangée, de logements sociaux et de logements locatifs, peut améliorer la santé mentale des adultes ainsi que le développement et la santé mentale des enfants. L'étude offre une « occasion inouïe » d'étudier l'impact du logement sur la santé, en particulier les avantages potentiels de l'amélioration du logement des personnes qui vivent dans la pauvreté, dit le chercheur principal, le Dr James Dunn.

9 mai : Fête des Mères
Permettre aux futures mamans de manger et de boire ce qu'elles veulent durant le travail
Recherche en cours financée par les IRSC : La règle en vigueur dans de nombreuses maternités est de limiter les aliments et les liquides consommés par les femmes durant le travail. Toutefois, des chercheurs de la Collaboration Cochrane ont conclu que cette règle était inutile après avoir examiné cinq études publiées auxquelles avaient participé 3 130 femmes. La règle de la diète absolue (nil per os) découle en grande partie d'un rare type de trouble pulmonaire mortel qui peut survenir quand la mère est sous anesthésie générale. « Comme ni avantages ni préjudices ne peuvent être prouvés, cette règle n'est pas justifiée pour les femmes qui courent peu de risques de complications », a dit la chercheuse principale Mandisa Singata, au East London Hospital en Afrique du Sud. Un balado de cet article peut être téléchargé ici. Les IRSC sont un partenaire du Centre canadien Cochrane.

Un diagnostic précoce pourrait aider des millions de femmes aux prises avec des problèmes d'incontinence urinaire
Recherche en cours financée par les IRSC : Des millions de femmes âgées peuvent souffrir inutilement d'incontinence urinaire, car elles pensent que c'est une conséquence normale du vieillissement. Cela pourrait changer, toutefois, grâce à une recherche dirigée par la Dre Chantale Dumoulin, de l'Université de Montréal. La Dre Dumoulin étudie comment de nouvelles technologies, comme la dynamométrie, l'échographie et l'IRM, peuvent aider les professionnels médicaux à mieux trier les femmes et à déterminer l'option thérapeutique la plus efficace. « Avec plus de 2 millions de femmes qui risquent d'être touchées au cours des 15 prochaines années, les professionnels et les administrateurs de la santé ont besoin de traitements ciblés et économiques pour l'incontinence urinaire », dit la Dre Dumoulin. Le renforcement des muscles du plancher pelvien est considéré comme un traitement de première ligne; il est le plus efficace chez les femmes qui ont une dysfonction du plancher pelvien.
Le saviez‑vous? Chez les femmes de 60 ans et plus qui vivent à domicile, jusqu'à 55 % présentent des problèmes d'incontinence urinaire, et de 20 à 25 % d'entre elles éprouvent des symptômes graves.

L'hypertension est plus difficile à soigner si l'habitude du sel a été prise tôt dans la vie
Recherche en cours financée par les IRSC : Un apport élevé en sodium tôt dans la vie, même dans le ventre de la mère, peut conduire à une forme tenace d'hypertension qu'il est difficile de supprimer. Le Dr Bruce Van Vliet, de l'Université Memorial à Terre‑Neuve, a étudié les différences entre les effets à court et à long terme du sodium sur la tension artérielle, et il essaie maintenant de savoir à partir de quel moment dans la vie l'apport en sodium commence à avoir des conséquences. « Plus on consomme de sel dans une société, plus la tension artérielle augmente au cours de la vie. Plus on est exposé tôt au sel, plus l'effet sera marqué », dit le Dr Van Vliet. Les résultats de son étude pourraient éventuellement conduire à des modifications des recommandations alimentaires pour les enfants et les femmes enceintes.

Activités à venir
Mai : Étanchez votre soif de sciences

Grâce à leur programme Café scientifique, les IRSC rendent accessibles au grand public les tout derniers résultats de la recherche dans le domaine des sciences et de la santé. Les cafés scientifiques réunissent des chercheurs et des membres du public dans un cadre informel (restaurants, cafés ou pubs) pour une soirée de discussions animées et informatives. Les IRSC et certains de leurs instituts et partenaires ont déjà organisé des cafés scientifiques pour traiter de questions de santé comme l'obésité, vieillir en santé, la santé mentale en milieu de travail, le logement à Edmonton, le pour et le contre de la médecine personnalisée, les dangers du mode de vie urbain et les effets de la pollution atmosphérique sur les Torontois.

Adieu sodium : comment l'excès de sel nuit à la santé
Le 27 mai 2010. Hôtel Gladstone, 1214, rue Queen
Toronto (Ontario)

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web des Cafés scientifiques des IRSC.

Le 28 mai 2010 : Atelier des IRSC sur le sodium à l'intention des journalistes
Les IRSC invitent les journalistes à prendre part à un atelier unique visant à mieux faire comprendre l'impact sur la santé d'une consommation excessive de sodium. 
Toronto (Ontario)

Pour de plus amples renseignements sur les sujets susmentionnés, s'adresser à :
David Coulombe
Relations avec les médias
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4563
Cellulaire : 613-808-7526
relationsaveclesmedias@irsc-cihr.gc.ca