Bulletin pour les médias
Édition de juin 2010
Dans ce numéro :
- Le sel est-il le nouvel opium du peuple?
- Un régime de travail flexible peut être bon pour votre santé physique et mentale
- Combien faut-il d'arsenic exactement pour causer le cancer?
Du 31 mai au 5 juin : Semaine canadienne de l'environnement
Combien faut-il d'arsenic exactement pour causer le cancer?
Recherche en cours financée par les IRSC : C'est une question qui mystifie les chercheurs depuis des années. Malgré l'évidence du lien entre l'exposition à l'arsenic et le cancer de la peau, de la vessie et du poumon, ce qu'on ne sait pas exactement, c'est la manière dont ce poison d'origine naturelle cause le cancer, ce qui complique la tâche des responsables de la santé publique chargés de déterminer les niveaux d'exposition sans danger. « Au lieu d'endommager l'ADN, comme la plupart des substances cancérigènes, l'arsenic interfère avec la capacité naturelle de l'organisme de réparer l'ADN endommagé, ce qui accroît le risque que des cellules malignes se développent », explique le Dr Chris Le, chercheur principal, qui étudie comment l'arsenic contribue à l'apparition du cancer et qui mesure les concentrations d'arsenic dans l'eau que l'on boit partout au pays.
Le saviez-vous? Bien que la plupart des Canadiens soient seulement exposés à de faibles concentrations de cette substance, c'est-à-dire de moins de 0,005 mg/L, le niveau d'arsenic acceptable n'est toujours pas clair.
20 juin : fête des Pères
L'ombre du cowboy de Marlboro plane-t-elle toujours sur les nouveaux pères?
Recherche publiée financée par les IRSC : Les stéréotypes de masculinité peuvent influencer les habitudes des nouveaux pères qui continuent de fumer même s'ils connaissent les risques de la fumée directe et indirecte du tabac, selon une étude dirigée par les Drs Joan Bottorff et John Oliffe à l'Université de la Colombie-Britannique. « Les conclusions révèlent le difficile dilemme des nouveaux pères face au tabac et à leur rôle de pourvoyeur et de protecteur de leur famille. Elles mettent aussi en relief l'importance de comprendre les contextes dans lesquels les hommes continuent de fumer », dit la Dre Joan Bottorff. L'équipe de recherche travaille à des façons d'aider les nouveaux ou les futurs pères à cesser de fumer, ou à fumer moins, y compris des façons fondées sur l'entraide.
Le saviez-vous? Vingt-neuf pour cent des hommes canadiens continuent de fumer pendant les années où ils élèvent des enfants; il y a au moins une personne qui fume chaque jour dans 15 % des foyers; presque 10 % des enfants de moins de 12 ans sont régulièrement exposés à la fumée indirecte du tabac.
Du 7 au 13 juin : Semaine nationale de la prudence au soleil
Une équipe de Queen's sur le point de trouver de nouveaux traitements contre le mélanome
Recherche en cours financée par les IRSC : Des chercheurs de l'Université Queen's avancent à grands pas dans la recherche d'une nouvelle façon de traiter le mélanome. Si les essais sur des animaux et des humains sont fructueux, ce pourrait être la fin de la radiothérapie et de la chimiothérapie traditionnelles contre le cancer de la peau. Utilisant une technique appelée interférence par ARN, mise au point il y a dix ans pour combattre les virus, les chercheurs ciblent une protéine dans le mélanome qui empêche les cellules cancéreuses de mourir. « Si nous parvenons à envoyer des toxines jusqu'à la tumeur, le tissu normal qui l'entoure sera épargné », explique le chercheur principal, le Dr Victor Tron. « D'après nos études sur les cellules, cela peut être possible, et c'est très encourageant. »
Le saviez-vous? On estime qu'il y aura 5 000 nouveaux cas de mélanome et 940 décès liés au mélanome au Canada cette année.
Juin : Mois des aînés
Une étude canadienne examinera la sûreté des soins de santé à domicile
Recherche en cours financée par les IRSC : Recevoir des soins de santé dans un établissement plutôt que chez soi peut être plus sûr, mais cela n'a pas empêché un nombre croissant de personnes âgées de choisir de rester chez elles. Et comme les soins de santé à domicile ne pourront faire autrement que devenir plus courants avec le vieillissement de la population, les IRSC travaillent avec l'Institut canadien pour la sécurité des patients, la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé et la Change Foundation dans le but de commanditer une étude nationale – la première en son genre dans le monde – pour examiner des façons de minimiser les risques pour les patients qui reçoivent des soins à domicile de soignants rémunérés et d'aidants naturels (p. ex. membres de la famille et amis). « La recherche fait véritablement défaut sur cette question », selon Dre Colleen Flood, directrice scientifique de l'Institut des services et des politiques de la santé des IRSC. « Nous devons comprendre les avantages et les inconvénients sur le plan de la sécurité pour le patient au foyer, et ce qui peut être fait pour atténuer les risques dans ces milieux non réglementés. »
Le saviez-vous? Le nombre de clients des soins à domicile a augmenté de 51 % au Canada depuis 1997, plus de 900 000 personnes ayant reçu des services en 2007 (Association canadienne de soins et services à domicile, 2008). Néanmoins, la recherche sur la sécurité des patients a été limitée presque exclusivement aux milieux institutionnels.
Juin est le Mois de sensibilisation aux accidents vasculaires cérébraux
Le sel est-il le nouvel opium du peuple?
Recherche en cours financée par les IRSC : Les personnes qui consomment trop de sel peuvent avoir quelque chose en commun avec les toxicomanes et les outremangeurs : un dérèglement des endorphines. Les Drs Guy Drolet et Didier Michel Mouginot, à l'Université Laval, étudient pourquoi un nombre croissant de personnes consomment plus de sel que ce dont leur organisme a besoin. Les réponses, croient-ils, résident dans le système de récompense naturel de l'organisme, qui l'emporte sur les besoins physiologiques de base. « Historiquement chez l'humain, l'appétit pour le sel représentait un impératif de survie, mais ce n'est pas toujours le cas aujourd'hui, surtout dans les pays industrialisés. Notre but est de mieux comprendre comment la circuiterie de notre organisme utilise les endorphines, qui sont un opioïde naturel, pour réguler l'apport en sel. Contrôler ce mécanisme de régulation est un important premier pas pour aider les gens à réduire leur consommation de sel », dit le Dr Drolet.
Le saviez-vous? L'hypertension artérielle est une des principales causes d'AVC, et une des principales causes d'hypertension est la surconsommation de sel.
21 juin : Journée nationale des Autochtones
Le Canada se joint à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande pour améliorer la santé des Autochtones
Recherche en cours financée par les IRSC : Nombre des maladies chroniques qui touchent les populations des Premières nations au Canada, comme le diabète et les maladies du coeur, affectent aussi les Autochtones en Australie et en Nouvelle-Zélande. Les trois pays échangent des compétences en matière de financement et de recherche pour trouver des solutions au problème. Par exemple, la Dre Janet Smylie, de l'Hôpital St. Michael's à Toronto, met sur pied un programme pour améliorer la littératie en matière de santé parmi les professionnels de la santé, les patients et les familles. « Nous examinerons comment mieux traiter les maladies cardiaques et les AVC en fonction de la capacité des gens à accéder aux renseignements de santé, à comprendre ces renseignements et à s'en servir. Les patients et les familles doivent comprendre les traitements et les soins pour favoriser la prise en charge des maladies cardiaques et améliorer les résultats de santé à long terme », dit-elle.
Le saviez-vous? Le Partenariat de collaboration internationale de recherche en santé des Autochtones est une initiative trinationale entre les IRSC, le Health Research Council de la Nouvelle-Zélande et le National Health and Medical Research Council de l'Australie.
Un régime de travail flexible peut être bon pour votre santé physique et mentale
Votre tension artérielle est trop élevée? Vous dormez mal? Vous pourriez parler à votre employeur de modalités de travail plus souples. L'examen par la Collaboration Cochrane de 10 études portant sur plus de 16 600 personnes a permis de conclure qu'un régime de travail flexible, comme l'horaire variable et le télétravail, pouvait avoir un effet positif sur plusieurs aspects de la santé, comme la tension artérielle, le sommeil et la santé mentale. Dans une étude, par exemple, des améliorations significatives du bien-être psychologique ont été observées chez des policiers qui pouvaient modifier l'heure à laquelle ils commençaient à travailler, comparativement à d'autres dont le quart de travail débutait à heure fixe. « Des modalités de travail souples semblent plus bénéfiques sur le plan de la santé et du bien-être quand les personnes sont maîtres de leur régime de travail, par opposition aux situations où les employeurs décident de ce régime », dit la chercheuse principale, la Dre Clare Bambra, de l'Université Durham au Royaume-Uni. Les IRSC sont un partenaire du Centre canadien Cochrane. Un balado de cet article peut être téléchargé ici.
Activités à venir
7 juin : 10e anniversaire des Instituts de recherche en santé du Canada
Juin : Étanchez votre soif de sciences
Grâce à leur programme Café scientifique, les IRSC rendent accessibles au grand public les tout derniers résultats de la recherche dans le domaine des sciences et de la santé. Les cafés scientifiques réunissent des chercheurs et des membres du public dans un cadre informel (restaurants, cafés ou pubs) pour une soirée de discussions animées et informatives. Les IRSC et certains de leurs instituts et partenaires ont déjà organisé des cafés scientifiques pour traiter de questions de santé comme l'obésité, vieillir en santé, la santé mentale en milieu de travail, le logement à Edmonton, le pour et le contre de la médecine personnalisée, les dangers du mode de vie urbain et les effets de la pollution atmosphérique sur les Torontois.
Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web des Cafés scientifiques des IRSC.
Pour de plus amples renseignements sur les sujets susmentionnés, s'adresser à :
David Coulombe
Relations avec les médias
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4563
Cellulaire : 613-808-7526
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