Bulletin pour les médias

Édition de juillet 2010

Dans ce numéro :


Une étude pour aider les parents d’enfants petits dormeurs
Recherche en cours financée par les IRSC : Les parents dont les bébés dorment peu ont tout essayé : bercer, nourrir, laisser pleurer jusqu’à épuisement ou mettre dans le lit parental. Des dizaines de livres expliquent aux parents quelle est la « meilleure » façon de faire, mais on y trouve beaucoup de contradiction. Que doit faire un parent à bout de nerfs? La Dre Wendy Hall, à l’École de sciences infirmières de l’Université de la Colombie-Britannique, recrute actuellement 240 familles pour trouver des solutions qui ont fait leurs preuves. Baptisé l’étude Rocky Sleep, le projet cible les parents de nouveau-nés qui présentent des troubles comportementaux du sommeil. Contrairement à d’autres pays comme l’Australie, le Canada n’a pas de formule faisant consensus en ce qui concerne le sommeil et les nouveau-nés. « La plupart des professionnels de la santé ne reçoivent pas de formation à cet égard, et c’est pourquoi nous formons les infirmières de santé publique en leur présentant la meilleure méthode, preuves à l’appui, susceptible d’aider les nouveaux parents », dit la Dre Hall.
Le saviez vous? Les troubles comportementaux du sommeil touchent jusqu’à 50 % des
nouveau-nés et peuvent avoir un effet néfaste sur la santé des parents. Un sommeil fragmenté peut aussi avoir des conséquences pour le bébé, par exemple entraîner des problèmes de comportement ou des difficultés d’apprentissage, et augmenter le risque d’obésité.

La ligne dure du Canada en ce qui concerne le prix de l’alcool pourrait devenir la norme internationale
Recherche en cours financée par les IRSC : Le Canada est l’un des rares pays où la plupart des magasins de vins et de spiritueux et les bars sont assujettis à des règles de prix minimum, mais est-ce que cela se traduit vraiment par une consommation réduite d’alcool et une population en meilleure santé? Une équipe internationale de chercheurs du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni pense que c’est le cas, mais elle a besoin de preuves pour que d’autres pays puissent suivre l’exemple du Canada. Cette équipe étudie l’effet du contrôle réglementaire des prix en Colombie-Britannique, en Ontario, en Alberta et en Nouvelle-Écosse sur différents groupes de population, dont les jeunes adultes, les buveurs excessifs et les adolescents. « Un nombre croissant de pays songent à imiter le Canada en imposant un prix minimum par règlement. Si nous trouvons que des prix plus élevés découragent une consommation excessive, des approches semblables pourraient être considérées pour d’autres facteurs de risque comme les gras trans et le sel », explique le Dr Tim Stockwell, chercheur principal de l’étude et directeur du Centre de recherche sur les toxicomanies de la C.-B. à l’Université de Victoria.

Du 18 au 23 juillet : 18e Conférence internationale sur le sida, Vienne
Des chercheurs découvrent comment le VIH infecte les femmes dans les rapports sexuels
Recherche publiée financée par les IRSC : Des chercheurs de l’Université McMaster ont levé le voile sur la façon dont le VIH s’attaque aux femmes. L’étude, publiée dans la revue PLoS Pathogens, montre que le VIH peut détruire une barrière protectrice tissulaire (la barrière épithéliale) dans le tractus intestinal et génital féminin, ce qui ouvre la voie au virus durant les rapports sexuels. Une fois passé, le virus peut infecter les cellules immunitaires plus vulnérables. « C’est un progrès important pour savoir vers quoi doivent tendre les stratégies de prévention, comme les microbicides et les vaccins. Au lieu d’essayer de prévenir l’infection des cellules immunitaires par le VIH, nous devons penser à des façons d’empêcher le virus de se fixer aux cellules épithéliales elles-mêmes », propose la Dre Charu Kaushic, chercheuse principale de l’École de médecine Michael G. DeGroote à l’Université McMaster. Illustration vidéo à HIV virus binding to cells.
Le saviez vous? La moitié des 40 millions de personnes infectées par le VIH dans le monde sont des femmes. Parmi les hétérosexuels, les femmes sont le groupe chez qui le taux d’infection augmente le plus rapidement.

La BPCO sous-diagnostiquée au Canada
Recherche en cours financée par les IRSC : Les personnes aux prises avec la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’expression générique par laquelle on désigne la bronchite chronique et l’emphysème, ne reçoivent souvent pas les soins dont elles ont besoin au Canada parce que les affections sont mal connues tant des médecins que des patients. Pour tenter de remédier à la situation, des chercheurs du Centre universitaire de santé McGill et de l’Université McGill ont lancé une étude pancanadienne auprès de 2 000 sujets présentant un risque allant de faible à modéré ou grave pour la BPCO dans neuf centres d’un bout à l’autre du pays, de façon à mieux comprendre les causes de la BPCO, les facteurs qui peuvent modifier le cours de la maladie et les traitements possibles. « Il est grand temps de démystifier la BPCO afin de mieux expliquer les enjeux et d’aider les personnes qui en sont atteintes », dit le Dr Jean Bourbeau, du CUSM, un des chercheurs principaux du projet CanCOLD (cohorte canadienne pour la maladie pulmonaire obstructive).
Le saviez vous? Parce qu’elle est mal connue, la BPCO (bronchite et emphysème) n’est pas diagnostiquée chez environ 70 % des personnes qui en sont atteintes.

Sécurité d’été : les nouvelles normes de RCR ne s’appliquent pas aux victimes de noyade, entre autres
Selon les nouvelles normes de RCR, il est recommandé d’omettre le bouche-à-bouche et de se concentrer uniquement sur la compression thoracique pour sauver une vie, sauf si une personne manque d’oxygène parce qu’elle a failli se noyer. « Les médias ont accordé beaucoup d’attention aux nouvelles normes de RCR, mais il est extrêmement important que les gens sachent que dans certains cas, comme celui de la quasi-noyade, le bouche-à-bouche peut sauver la vie de la victime », dit le Dr Peter Liu, directeur scientifique de l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire des IRSC. Quiconque est victime d’une surdose de drogue ou d’une intoxication par le monoxyde de carbone doit également recevoir le bouche-à-bouche. Pour interviewer le Dr Liu, veuillez vous adresser aux Relations avec les médias des IRSC. Téléphone : 613-941-4563; cellulaire : 613-808-7526; courriel : relationsaveclesmedias@irsc-cihr.gc.ca.
Le saviez vous? Chez les enfants de 1 à 4 ans, la noyade est la deuxième cause de décès accidentel en importance (15 %), pas très loin derrière les accidents de véhicule à moteur (17 %).

Un laboratoire mobile pour la recherche en santé mentale et en toxicomanie dans l’Ontario rural
Recherche en cours financée par les IRSC : Des chercheurs adoptent une nouvelle approche pour comprendre la santé mentale, les toxicomanies et la violence en introduisant un laboratoire de recherche mobile là où les gens vivent. Dans la première étude du genre au Canada, une équipe multidisciplinaire de chercheurs du Centre de toxicomanie et de santé mentale, de l’Université de Toronto et de l’Université McMaster amènera la recherche dans au moins 20 collectivités à la grandeur de l’Ontario, pour y étudier les cas de cooccurrence de maladie mentale, de toxicomanie et de violence (appelés comorbidités). « Nous réunissons des experts des sciences biologiques, sociales et comportementales afin d’étudier ces problèmes dans des collectivités, de manière à fournir de l’information essentielle pour établir des programmes de traitement et de prévention à l’échelon local ou pour améliorer les programmes existants », explique la Dre Samantha Wells, une des chercheuses principales de l’étude.

Le Canada fera face à une pénurie critique d’infirmières gestionnaires au cours de la prochaine décennie
Recherche en cours financée par les IRSC : Les Dres Heather Laschinger et Carol Wong et d’autres chercheurs de l’Université Western Ontario veulent aider le Canada à faire face à une pénurie prévue d’environ 6 800 infirmières gestionnaires au cours des 5 à 10 prochaines années. L’étude pancanadienne permettra de sonder quelque 4 000 infirmières pour déterminer quels facteurs personnels et autres facteurs influencent leur intérêt pour la gestion dans leur cheminement professionnel. « Il y a eu étonnamment peu de recherche sur les facteurs qui influent sur les aspirations des infirmières à cet égard, même si c’est ce groupe qui représente l’avenir du leadership infirmier au Canada », affirme la Dre Heather Laschinger, une des chercheuses principales de l’étude.
Le saviez vous? L’âge moyen des infirmières gestionnaires au Canada est de 55 ans, ce qui fait sérieusement craindre une pénurie de personnel de cette catégorie au cours des 5 à 10 prochaines années.

Les tactiques-chocs font plus de tort que de bien dans la prévention de la criminalité juvénile
À quel point les pays doivent-ils se montrer sévères pour lutter contre la criminalité chez les jeunes? Des chercheurs de la Collaboration Cochrane viennent de sonner l’alarme au sujet d’un programme américain qui vise à infliger un traitement-choc aux jeunes à risque et aux délinquants en leur faisant voir directement ce qu’est la vie en prison. Un examen systématique de neuf essais randomisés a montré que des programmes comme « Scared Straight » (qui existent aux États-Unis depuis les années 1970) ont non seulement aucun effet dissuasif, mais font également augmenter la délinquance. « Les responsables gouvernementaux qui autorisent ce programme doivent entreprendre une évaluation rigoureuse pour s’assurer qu’ils ne causent pas plus de tort aux citoyens mêmes qu’ils s’engagent à protéger », concluent les chercheurs. Les IRSC sont un partenaire du Centre canadien Cochrane.

Activités à venir

Juillet : Étanchez votre soif de sciences
Grâce à leur programme Café scientifique, les IRSC rendent accessibles au grand public les tout derniers résultats de la recherche dans le domaine des sciences et de la santé. Les cafés scientifiques réunissent des chercheurs et des membres du public dans un cadre informel (restaurants, cafés ou pubs) pour une soirée de discussions animées et informatives. Les IRSC et certains de leurs instituts et partenaires ont déjà organisé des cafés scientifiques pour traiter de questions de santé comme l’obésité, vieillir en santé, la santé mentale en milieu de travail, le logement à Edmonton, le pour et le contre de la médecine personnalisée, les dangers du mode de vie urbain et les effets de la pollution atmosphérique sur les Torontois.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web des Cafés scientifiques des IRSC.

Pour de plus amples renseignements sur les sujets susmentionnés, s’adresser à :
David Coulombe
Relations avec les médias
Instituts de recherche en santé du Canada
Téléphone : 613-941-4563
Cellulaire : 613-808-7526
Courriel :
relationsaveclesmedias@irsc-cihr.gc.ca